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Jusqu’à 10°C dans les classes : « Les enfants doivent s’habituer à travailler dans ces conditions »… après le terrorisme, le Covid et les Français doivent maintenant s’habituer au froid


Jusqu’à 10°C dans les classes : « Les enfants doivent s’habituer à travailler dans ces conditions »… après le terrorisme, le Covid et les Français doivent maintenant s’habituer au froid

« Jusqu’à 10°C dans les classes » : face à la flambée des prix de l’énergie, les communes peinent à chauffer les écoles

Depuis plusieurs semaines, de nombreux enseignants et parents d’élèves se plaignent des températures dans les classes. A l’origine de ce retard à l’allumage, l’explosion des prix de l’énergie pour les mairies.

Il y a quelques jours encore, écharpes et gants étaient indispensables pour les élèves de l’école élémentaire du Bois Bohy d’Evreux (Eure). Pas seulement dans la cour, mais jusque dans les salles de classe. « En arrivant avec ma fille un matin de cette semaine, l’enseignant m’a prévenue qu’il faisait 12°C, raconte Marie*, mère d’une élève de CE2, mercredi 23 novembre. Exceptionnellement, les enseignants ont laissé les enfants garder leurs écharpes et leurs gants en classe. » Dans l’école de sa fille, le chauffage vient à peine d’être correctement réglé.

Elle n’est pas la seule. Partout en France, de nombreuses écoles ont constaté le même retard. A Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), il a fallu attendre le 28 novembre pour que tous les établissements scolaires soient correctement chauffés, après plusieurs semaines de plaintes répétées des parents. « Les enfants ne peuvent pas apprendre dans de telles conditions », dénonce Eric Labastie, président de la FCPE. Si le problème du chauffage se pose chaque année dans de nombreux établissements vétustes, la crise énergétique complique la donne. Plusieurs mairies interrogées par franceinfo affirment devoir économiser pour tenir leur budget et faire face à l’explosion des factures.

« Les enfants doivent s’habituer à ces conditions »

Dès le début du mois d’octobre, la colère est montée dans les écoles de Limeil-Brévannes. Les températures estivales avaient commencé à laisser place à la fraîcheur de l’automne. Mais dans les salles de classe de plusieurs écoles, élémentaires comme maternelles, les radiateurs restaient froids. « Des parents ont fait des relevés de température, on était à 10-12°C », assure Audrey Gouffé, vice-présidente de l’association locale de parents GIPE.

L’association décide alors de rédiger une pétition pour exiger l’allumage du chauffage dans les classes. Malgré des relances, la demande reste lettre morte. « La mairie nous a dit qu’étant donné la situation, les enfants devaient s’habituer à travailler dans ces conditions », assure Audrey Gouffé.

A Limeil-Brévannes, les élèves de petite section, qui ont classe dans des préfabriqués mal isolés, grelottent. « Lorsque les températures baissent, les préfabriqués sont les premiers touchés », illustre Diana, mère d’un enfant de 4 ans dans une école de la ville. Elle explique avoir à plusieurs reprises contacté les services de la mairie, qui lui ont répondu que les classes se réchauffaient souvent à la mi-journée. Un argument « irrecevable » pour ce type de bâtiments « mal isolés », objecte la mère.

« On ne peut pas laisser les enfants faire la sieste sans chauffage. »
Audrey Gouffé, parent d’élève et vice-présidente de l’association GIPE

Impuissants, les instituteurs conseillent aux parents de « bien couvrir » leurs enfants, et de « multiplier les couches » de vêtements. Dans l’école du fils de Diana, le personnel prévient les parents des faibles températures en classe à l’aide d’affiches accrochées à la grille. Le lendemain, la mère décide de retirer son fils de classe, pour éviter qu’il tombe malade. « 10°C pour un élève de 4 ans, je trouvais ça inadmissible, déplore-t-elle. Cela faisait deux jours que mon fils se plaignait d’avoir froid à l’école, je me suis sentie idiote de ne pas l’avoir cru. »

Couvertures et chauffages d’appoint

Des solutions ponctuelles sont proposées pour pallier le froid. Limeil-Brévannes fournit des couvertures aux établissements dès la mi-octobre, puis des chauffages électriques d’appoint pour les préfabriqués. « Certains chauffages ne fonctionnaient déjà plus au retour des vacances de la Toussaint », selon Audrey Gouffé.

Comme à Limeil-Brévannes, d’autres écoles ont dû s’armer de patience. A Limoges, les enfants ont également fait l’expérience de faibles températures dans les salles de classes, lors de la rentrée des vacances de la Toussaint. A Evreux, c’est presque « de force » que le chauffage est finalement activé dans les écoles maternelles, le jour où des parents bloquent des établissements, le 27 septembre, comme le rappelle Paris-Normandie. Mais dans plusieurs écoles élémentaires d’Evreux, il faut attendre plusieurs semaines après le retour de vacances scolaires. La mairie leur avait pourtant donné la date du 15 octobre pour l’allumage du chauffage.

Interrogée par franceinfo, la municipalité d’Evreux justifie ce report par la nécessité de réduire ses dépenses énergétiques dans le cadre d’un plan de sobriété adopté à l’automne. Parmi une trentaine de pistes retenues pour limiter les dépenses figure l’ajustement du chauffage des bâtiments publics. Cela implique d’allumer le chauffage au cas par cas, « en tenant compte des besoins de chaque école, selon les températures extérieures et les conditions météo », précise la mairie.

Des factures énergétiques qui explosent

Dans un contexte de flambée des prix de l’énergie, de nombreuses municipalités se retrouvent dans l’incapacité d’absorber les dépenses face à des factures énergétiques qui explosent. La mairie de Limeil-Brévannes évalue à 3,7 millions d’euros le surcoût lié à la hausse des prix de l’énergie.

« Le coût du chauffage tel qu’il est annoncé va mettre l’ensemble des communes de France face à un mur. »
Julien Laudet-Haddad, directeur de cabinet à la mairie de Limeil-Brévannes

Outre l’explosion des factures énergétiques, des problèmes techniques plus ponctuels surviennent dans certains établissements vétustes. De manière générale, « de nombreux établissements représentent des gouffres de dépenses énergétiques », affirme Eric Labastie.

A long terme, le directeur de cabinet de la mairie de Limeil-Brévannes ignore si la commune parviendra à maintenir tous les services publics, malgré la fermeture ponctuelle déjà entamée de plusieurs bâtiments administratifs. La Première ministre, Elisabeth Borne, a présenté fin octobre un bouclier tarifaire destiné aux collectivités territoriales, comprenant notamment un « amortisseur « électricité » qui vise à prendre en charge une partie des factures. Mais à l’heure actuelle, les municipalités contactées par franceinfo n’en ont toujours pas vu la couleur.

Source Francinfo

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  • 5 thoughts on “Jusqu’à 10°C dans les classes : « Les enfants doivent s’habituer à travailler dans ces conditions »… après le terrorisme, le Covid et les Français doivent maintenant s’habituer au froid

    1. JEAN PN

      Ce qu’on donne aux migrants on ne peut pas l’avoir pour nos enfants ! Il y a un moyen d’inverser les choses: Les Fourches !!!

    2. alauda

      Et les municipalités ne peuvent pas rhabiller ces mal fichues cabanes de chantier en tôle, où l’on crève tout autant de chaud en été, avec un matériau isolant en chanvre, en textile récupéré compressé ou en tout autre solution technique ?

      De mon temps, au collège, les préfabriqués étaient en bois et ne servaient qu’aux heures d’étude. Serrés comme des sardines, la chaleur animale suffisait à compenser la très faible épaisseur des murs. Quand on voit les tonnes de bois de palette qui passent à la décharge, matériau demeurant malgré tout noble, même si ce n’est « que » du bois blanc, il y a quelque chose qui ne tourne vraiment pas rond dans notre société.

      Tirer sur les prix au point de loger des marmots dans des boîtes de conserve en métal ou en plastique, du même acabit que les conteneurs utilisés pour le fret maritime, franchement faut le faire ! Les parents devraient aller mesurer l’épaisseur des cloisons !

      J’ai failli faire un malaise, à plus trente degrés sous le soleil, en fin de journée, quinze ans en arrière. Cette fichue pseudo-architecture en kit me sort par les yeux. Elle n’est supportable que temporairement, en cas de travaux dans d’autres bâtiments principaux. Mais le provisoire qui dure vingt, trente ans, c’est n’importe quoi.

      On notera sur la photo « le vide sanitaire » qui garantit d’avoir les pieds gelés tout l’hiver ; les doigts, je n’imagine même pas. Les gens qui ont répondu que les enfants devaient s’adapter à leur incurie devraient venir passer une journée de remise à niveau, sur une chaise sans bouger dans les passoires thermiques qu’ils leur imposent, avec un exemplaire du Principe de Peter sur leur table pour les occuper.

    3. Jacques B.

      « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ».
      Je ne sais pas si cette citation attribuée à Pasteur sur son lit de mort est exacte, mais il est certain que le « terrain » est très important quand on veut éviter de tomber malade.
      Je me souviens par exemple d’un jour où j’ai passé 4 heures dans une salle où il devait faire à peine 10°C : j’avais oublié d’allumer le chauffage, ou plutôt j’avais cru l’allumer alors qu’en fait je l’avais éteint ; et comme j’avais beaucoup de travail et des gens à renseigner, je n’avais pas pris le temps de vérifier le radiateur.
      Résultat, au bout de 4 heures j’étais frigorifié et dans les heures qui ont suivi j’ai arttrapé une crève carabinée : rhinite, bronchite, la totale. C’est bel et bien le FROID, qui affaiblissant mon « terrain », avait permis à des microbes à l’évidence déjà présents de prendre le dessus.

      Combien de gosses un peu fragiles vont tomber malades à cause de nos gouvernants incapables de prévoir une chose aussi élémentaire que le chauffage à l’école ?
      Et combien de nos anciens ne vont pas assez se chauffer cet hiver, soit à cause des coupures soit parce que le prix de l’électricité explose (180 euros le MWheure au lieu de 12 l’an dernier soit +50% !), et donc vont attraper une crève possiblement mortelle chez les personnes les plus fragiles ?

      Question subsidiaire : comment les Français ont-ils pu reconduire ces pieds nickelés manifestement farcis de conflits d’intérêts et d’idéologie débile et dangereuse (l’écologisme, pour commencer) à la tête de la France, vu tous les dégâts qu’ils avaient déjà commis et la liste sans fin de leurs mensonges ? Ça me dépasse…

    4. Malcolm Ode

      Macron nous en aura fait voir de toutes les couleurs! Là toutefois, en impliquant de jeunes enfants dans ces délires d’irresponsable congénital, il commet une grave erreur… ou peut-être pas, si la grenouille achève de cuire. Ce qui semble être le cas.

      @ Jacques B : 120 euros au lieu de 12, ça ne ferait pas plutôt 1000%?

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