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Surréaliste : le Conseil d’État confirme l’interdiction de la crèche à Beaucaire. le maire de Beaucaire Julien Sanchez installera quand même une crèche cette année au nom de la “liberté artistique”


Surréaliste : le Conseil d’État confirme l’interdiction de la crèche à Beaucaire. le maire de Beaucaire Julien Sanchez installera quand même une crèche cette année au nom de la “liberté artistique”

Il n’en démord pas. Julien Sanchez, le maire RN de Beaucaire (Gard), a annoncé aujourd’hui sur CNews qu’il installera de nouveau cette année une crèche au sein de la mairie. Et ce alors que le Conseil d’État a rejeté hier le recours de la Ville contre une décision de la cour administrative de Marseille qui ordonnait le retrait d’une telle installation.

“On est aux portes de la Provence et ici, à Beaucaire, les traditions provençales et camargaises sont bien ancrées. C’est notre culture, nos traditions et mon devoir en tant que maire est de valoriser nos traditions. Depuis 2014, dans la mairie, j’installe la crèche provençale avec plus de 250 santons. Hier, le Conseil d’État nous a condamnés pour les crèches 2017 et 2018. J’installerai tout de même une crèche en mairie de Beaucaire cette année parce que tout simplement ce n’est pas la même exposition. On ne peut pas nous obliger a priori à ne pas l’installer. On ne pourra nous le dire qu’a posteriori quand on aura pu constater ce qu’il y a dans cette crèche. Sinon, c’est l’interdiction de l’art en général”, avance l’édile.

laprovence.com

La mairie RN de Beaucaire dans le Gard avait déposé un recours contre une décision de justice lui ordonnant de retirer la crèche de Noël installée dans l’hôtel de ville. Un recours rejeté ce mercredi 16 novembre 2022 par le Conseil d’Etat.

Le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative, a donc confirmé ce mercredi 16 novembre 2022 l’interdiction de la crèche de Noël à la mairie de Beaucaire, dans le Gard.

L’affaire -et la polémique- a débutée il y a presque deux ans déjà. Lorsque le tribunal administratif de Nîmes, saisi par le préfet du Gard, avait ordonné en référé le 18 décembre 2020  « la suspension de l’exécution de la décision non formalisée du maire de la commune de Beaucaire d’installer une crèche de la nativité dans l’enceinte de l’hôtel de ville du 3 décembre 2020 au 2 février 2021″.
La crèche de Beaucaire installée sous l'escalier de l'hôtel de ville. Archives

Plainte pour « discrimination »

La municipalité RN avait alors fait appel de ce jugement. Julien Sanchez, le maire de Beaucaire avait mis en avant le « caractère culturel, artistique ou festif » de la crêche installée sous l’escalier de l’Hôtel de ville. Un mois plus tard, en janvier 2021, le juge des référés de la cour administrative d’appel de Marseille avait rejeté la requête beaucairoise et enjoint la commune de « procéder à l’enlèvement de la crèche » sous peine d’astreinte. Cette décision avait été confirmée sur le fond en septembre 2021 par la cour administrative de Marseille.

Julien Sanchez avait alors annoncé qu’il allait déposer une plainte devant le Conseil d’Etat pour « discrimination ». A l’audience, en octobre, la commune de Beaucaire a soutenu que la décision de la cour administrative de Marseille était entachée de diverses erreurs, estimant que l’installation d’une crèche dans l’hôtel de ville « ne reposait pas sur des circonstances particulières permettant de déroger à l’interdiction d’une telle installation au siège d’une collectivité publique ».

Julien Beaucaire, le maire RN de Beaucaire, devant la crêche de Noël installée à l''hôtel de ville. Archives

Julien Beaucaire, le maire RN de Beaucaire, devant la crêche de Noël installée à l »hôtel de ville. Archives • © FTV

Dans son arrêt rendu ce mercredi, le Conseil d’Etat estime qu’aucun des arguments de la ville « n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi » et décide donc qu’il « n’est pas admis ».

Les crèches de Béziers, dirigée par Robert Ménard, et de Beaucaire sont régulièrement poursuivies en justice. Mais elles continuent à être installées chaque année par les maires concernés.

Avec AFP.

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  • 11 thoughts on “Surréaliste : le Conseil d’État confirme l’interdiction de la crèche à Beaucaire. le maire de Beaucaire Julien Sanchez installera quand même une crèche cette année au nom de la “liberté artistique”

    1. Laifer

      Bravo allez y installez des crèches partout vous êtes chez vous remplissez toutes les églises de France vous avez raison ! C est comme si en Israël on empêche les israéliens de se promener avec le taleth
      Courage les Français !

    2. Bensimhon 😂

      La France n’est pas le pays de l’islam c’est pas à eux de faire la loi en France qu’ils la fasse chez eux si c’était nous qui l’installes dans leur pays d’origine je comprendrais mieux le malaise mais ici on est chez nous.Ils nous aime pas pourquoi la France doit suivre l’islam et ses traditions on ne les empêche pas de faire leur fête en France et qu’ils nous laisse faire nos fêtes chez nous.France réveille toi ne te laisse pas t’éloigner tes traditions et tes 🥳. Peuple réagissez avant qu’ils vous engloutissent et qu’ils disent que c’est leur pays et vont vous virés comme ils font partout. Debout la France du Général De Gaulle.

    3. Raggio

      Vous avez bien raison… défendre nos libertés contre notre envahissement recherché par nos dirigeants qui en faites veulent les asservir légalement…
      Et ce n’est pas ni par amour ni parce qu’ils les aiment, mais parce qu’ils ne pensent qu’au business… si justement nos dirigeants étaient propres, généreux, et aimaient leurs prochains, ils les aideraient à s’émanciper chez eux avec leur femmes, leurs enfants, leurs familles, ils feraient en sortent de détrôner tous ces dictateurs avec qui ils pactises sur le dos de la misère, pour en faire des esclaves….

    4. alauda

      1. Soutien à une filière artisanale made in France
      2. Eloge du développement durable par la figuration de quantités de métiers d’hier et d’aujourd’hui
      3. Inscription dans la problématique de la crise énergétique, la crèche étant chauffée par la chaleur animale 100% bio
      4. Pratique artistique transversale ou pluridisciplinaire : sculpture en modelage de figurines et d’architectures, objets divers miniaturisés, peinture de tous les éléments, atelier couture pour les costumes, travail de maquettiste (liste pas forcément exhaustive)
      5. Transmission de savoir-faire intergénérationnels

      En plus, cette transmission-là est gratuite !

      On peut aussi dire au CC que le jour où tous les bénévoles qui œuvrent au service de la charité publique se mettront en grève ou rendront leur tablier, leur belle pyramide de conseils s’effondrera comme un château de cartes dans un courant d’air.

    5. Malcolm Ode

      «TOUTES» les représentations figuratives sont des «OEUVRES D’ART» : le décors, la crèche, les personnages et leur positionnement… tout est artistique. Ça ne s’apparente avec aucune autre activité humaine.

      Donc, «À vos crèches» et que la plus jolie gagne d’être exposé à l’Élysée.

    6. Malcolm Ode

      P.S. : Lire les articles de la loi sur les droits d’auteurs «d’OEUVRES COMPOSITES» réalisées en totalité ou en partie avec des œuvres existantes, comme toutes les Crèches de Noël, et même si les personnages sont Ken, Barbie, Superman et Ladybug… en plastique de supermarché!

      Saviez-vous par exemple que «TOUTES» les photos sans exception, même celles prises par accident par un enfant de deux ans, sont automatiquement protégées par les droits d’auteurs dès lors qu’elles sont prises? Juges et avocats s’y perdent, mais la loi y est limpide : on n’a pas à juger de la valeur artistique d’une œuvre ; seuls comptent leurs réalisations.

    7. Rosa SAHSAN

      Et quand Hidalgo la dingo fête l’iftar à l’Hôtel De Ville de Paris, il dit quoi le Conseil d’Etat??
      ROSA

    8. alauda

      Une de mes boussoles favorites, en matière d’arts au pluriel, est un petit catalogue d’une exposition qui a eu lieu aux Arts Décoratifs entre mai et septembre 77. Son titre : artiste / artisan ?

      Une préface de Duby. rappelant la ségrégation antique entre les arts libéraux dévolus aux hommes libres (conduisant par exemple encore au CC) et les arts mécaniques (transformant la matière réputée vile sous la houlette des premiers de la classe) au sein desquels des artistes de génie formés aux arts majeurs ont fini, en poussant un peu les murs, par se faire un nom à une époque médiévale où les charpentiers ou les tailleurs de pierre ne laissaient que quelques traits anonymes au ciseau ou au compas pour marquer leur contribution au chef d’oeuvre collectif.

      Un florilège de textes, distribués en courts chapitres, par un collectif de signatures ouvre différents champs de réflexion. autour des deux vocables s’inscrivant dans des traditions de formations différentes, encore un peu actuelles si l’on en juge par l’offre des cursus distribués en écoles ou métiers d’art.

      « Il y a longtemps que les « beaux arts » ont refusé de participer au discours idéologique, secoué le joug de l’académisme », écrivait Duby, ajoutant que « l’artiste se targue volontiers de combattre la culture, la nôtre au moins »… Évoquant parallèlement le mouvement poussant les gens à recueillir dans les greniers et les brocantes les vestiges de la production artisanale, il se demandait ce qu’il en restait « aujourd’hui de vivant, alors que les objets dont nous nous servons sont maintenant tous fabriqués en série ».

      S’agissant des crèches et de leurs mises en scène folklorique, la question du vivant est évidemment centrale, indépendamment des conservatoires où l’on veut bien les ranger en fonction de leur qualité « artistique » (des grandes collections de peintures aux musées ethnographiques, du plus ou moins artistes au plus ou moins populaires, au sens que George-Henri Rivière donnait à ce mot). J’ai sous les yeux une reproduction d’une époustouflante crèche en verre filé de Nevers. Artisanat de luxe du XVIe s. Elle est rangée au Musée parisien des Arts décoratifs, peut-être même invisible dans une réserve.

      Qu’est-ce qui fait qu’une création éphémère telle qu’une crèche reste vivante ?

      Au chapitre « signatures », Jean-Marie LHôte souligne le fil secret de la fécondité d »une oeuvre : « Ce que l’on appelle la beauté n’est peut-être finalement que cette joie cachée dans une oeuvre capable d’engendrer chez quelqu’un d’autre le désir de créer. Mêmes fascinantes, des productions d’artistes ou d’artisans, reconnus et célébrés, peuvent très bien ne pas susciter ce désir ».

    9. alauda

      Depuis l’aile Montpensier du Palais royal, le CC peut regarder de haut les crèches provençales et interdire aux édiles de leur faire une place dans l’année. Les reliques de l’Ancien Régime et de l’Empire lui sert de crèche plus confortable.

      J’ai connu l’indigence artistique à la communale. La Troisième République formait ses instits en se moquant de nourrir les sensibilités par des pratiques manuelles, créatrices. Lire, écrire, compter. Point final.
      J’ai trouvé ailleurs.

      On peut aimer les crèches sans complexe « lorsqu’on sait que l’artisanat rural a satisfait durant des siècles 90% de la population de la France, celle du monde rural » (Raymond Humbert). C’est un peu de cette histoire-là qu’elles racontent.

    10. Malcolm Ode

      … «Ce que l’on appelle la beauté n’est peut-être finalement que cette joie cachée dans une œuvre capable d’engendrer chez quelqu’un d’autre le désir de créer. Mêmes fascinantes, des productions d’artistes ou d’artisans, reconnus et célébrés, peuvent très bien ne pas susciter ce désir».

      Édifiant moment de lecture…

    11. alauda

      Merci

      J’ai bien envie de rebondir aussi sur la question des droits d’auteur, universels selon ce que vous dites, en photographie… Droits très relatifs en fait, à ce qu’il me paraît. D’une collection de photos de papillons conservées chez soi, tout un chacun reste maître. Mais dès qu’on les partage sur le Web, on ne sait où elles s’envolent…L’hébergeur peut changer du jour au lendemain ses conditions d’utilisation.

      Ce ne sont que des droits symboliques destinés à favoriser le partage gratuit. La monétisation se fait ailleurs.

      Si je prends pour exemple les oeuvres plastiques anciennes conservées dans les musées, oeuvres de longue date tombées dans le domaine public, il encore peut peser sur elles les droits d’auteur des photographes. Là, les reproductions ne sont pas gratuites et certains sites en font commerce à des prix hors de portée… (même si on peut trouver le même document en partage sur Wikipédia 😉 )

      Les véritables droits d’auteur restent une chasse gardée, réservée au petit nombre qui en vit (publications, expositions etc). Conformément à l’idée initiale datant de la fin du XVIIIe s. qui visait à rémunérer la société des écrivains en fonction du nombre d’exemplaires de leurs livres vendus.

      Après, on peut se pencher sur les droits à l’image… Encore une autres paires de manches ! On ne peut pas faire ni partager n’importe quoi. A se demander si les photographes ne doivent pas passer une maîtrise de droit pour s’y retrouver !

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