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Double meurtre d’Élise et Julien à Rouen : l’assassin est un Rwandais, récidiviste et interdit de territoire français depuis 2011, mais jamais expulsé. Il est condamné à perpétuité. L’État mis en cause par les familles des deux victimes


Double meurtre d’Élise et Julien à Rouen : l’assassin est un Rwandais, récidiviste et interdit de territoire français depuis 2011, mais jamais expulsé. Il est condamné à perpétuité. L’État mis en cause par les familles des deux victimes

Les familles des deux jeunes victimes tuées par Jean-Claude Nsengumukiza en 2015, place de la Pucelle à Rouen, demandent des comptes à l’État. Le coupable, condamné à la peine maximale, était un récidiviste sous obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Le double meurtre d’Élise Fauvel, 24 ans, et de Julien Tesquet, 31 ans, en 2015 en plein centre-ville de Rouen a marqué les esprits à plus d’un titre. Après le choc, le deuil, le procès, les familles n’en ont pas fini avec cette terrible affaire qui avait mis en cause les ministères de la Justice et de l’Intérieur. Elles ont lancé devant le tribunal administratif une procédure visant l’État pour faute.

(…) Devant le tribunal administratif de Rouen, jeudi 30 juin 2022, la procédure lancée par les familles vise donc l’État, après qu’une commission d’inspection du ministère de la Justice a rendu ses conclusions en 2016. Déjà condamné par les assises à Rouen pour un viol en 2011, Jean-Claude Nsengumukiza avait été relâché en 2015, à peine un mois avant le double meurtre. Il était alors sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).

« Il est donc sorti le 17 novembre 2015 sans mesure d’accompagnement ni d’éloignement », rappelle le rapporteur devant le tribunal administratif. La question à laquelle le tribunal administratif doit répondre est celle de la responsabilité de l’État, d’autant plus que « quelques semaines avant le crime, l’auteur a fait l’objet d’un contrôle de police rue de la République et a été convoqué mais ne s’est jamais présenté devant les autorités », poursuit-il.

Le rappel des faits

Le 20 décembre 2015, les corps en partie dénudés de Julien Tesquet, 31 ans, infirmier, et de son amie Élise Fauvel, 24 ans, assistante de direction, sont découverts dans l’appartement de la jeune femme à deux pas de la place du Vieux-Marché à Rouen. Recouverts d’un drap, ils sont allongés sur le sol et présentent de très nombreuses ecchymoses. Les deux amis ont été étranglés. La jeune femme originaire de Dieppe a été violée. Les deux victimes ont fait la connaissance de leur bourreau en sortant d’un bar et Jean-Claude Nsengumukiza aurait alors proposé de raccompagner la jeune femme. Il sera interpellé dix jours après les faits par le Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen, sur la base de la vidéosurveillance et de traces d’ADN.

Paris-Normandie

Jean-Claude Nsengumukiza a écopé ce vendredi de la prison à perpétuité pour avoir violé et étranglé Élise, 24 ans, et étranglé Julien, 31 ans. À l’époque du drame, en décembre 2015, il n’aurait pourtant pas dû se trouver sur le territoire français.

(…) « Le scénario le plus vraisemblable est que Julien ait d’abord été étranglé, puis qu’Élise ait été frappée, violée à plusieurs reprises et enfin étranglée », déclare au Figaro Me Dominique Lemiègre, conseil de la famille d’Élise.

Le meurtrier a été condamné à plus d’une dizaine de reprises, dont une fois à huit ans de prison, en 2011, pour viol. À la faveur d’une remise de peine, il était sorti de prison mi-novembre 2015, soit un mois avant le double meurtre. Mais malgré l’interdiction du territoire français prononcée contre lui, il n’avait pas été reconduit à la frontière à sa sortie de détention.


«Il y a eu un dysfonctionnement total entre les services de l’administration pénitentiaire et ceux de l’administration préfectorale», tempête Me Lemiègre, qui souligne que le trentenaire a fréquemment tenté de brouiller les pistes pour éviter d’être expulsé en déclinant systématiquement des identités, dates de naissance et nationalités diverses. «Ça pose la question de savoir si la République protège vraiment ses enfants», abonde Me Yves Mahiu, conseil de la famille maternelle de Julien.

(…) Le Figaro

Depuis le drame, les familles se sentent « brisées », comme si le temps pour elles s’était arrêté le 20 décembre 2015. « On a l’impression que les gens sont passés à autre chose, explique Claude, le père d’Élise. Mais nous, on est jamais passé à autre chose. Chaque jour est un combat. »

Ce combat c’est celui de la justice. Et c’est Coralie, sœur cadette d’Élise qui l’a exprimé avec le plus de force, sans vaciller. Plus tôt dans l’après-midi, le président du tribunal a lu les conclusions de l’inspection menée pour déterminer pourquoi l’obligation de quitter le territoire de l’accusé n’avait pas été respectée. « Comment pouvons-nous encore croire en la justice française quand on voit tant d’erreurs ? », s’interroge Coralie.

 On ne serait pas là aujourd’hui s’il n’y avait pas eu ces erreurs.

Avant elle, Anne, la mère de Julien a exprimé vigoureusement ce désir de justice. « Je veux que la justice fasse son travail et punisse ce monstre », réclame-t-elle avant de se tourner vers l’accusé et de lui lancer d’une voix forte : « Il a tué ma chair, mon sang ! »

Actu.fr

Jean-Claude Nsengumukiza est déclaré coupable de l’intégralité des faits. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans, d’une obligation définitive de quitter le territoire français et d’un suivi socio-judiciaire de 20 ans.

— paris_normandie (@paris_normandie) 5 avril 2019

 


Les plaidoiries débutent avec celle de Me Lemiegre, avocat de la famille d’Elise Fauvel.

— paris_normandie (@paris_normandie) 5 avril 2019

 

« C’est quelqu’un qui procède avec ses proies comme un prédateur : à l’affût et qui part en chasse ensuite. »

— paris_normandie (@paris_normandie) 5 avril 2019

 

L’avocat indique qu’il engagera un procès contre « l’institution judiciaire et la juridiction administrative compétentes ».

— paris_normandie (@paris_normandie) 5 avril 2019

 

C’est désormais au tour de Me Mahiu, avocat de la famille de Julien Tesquet, de plaider.

— paris_normandie (@paris_normandie) 5 avril 2019

 

« Nous ne savons pas quels sont les secrets de cet homme là. Nous savons qu’il a fui la mort dans son pays pour la donner chez nous. » Me Mahiu dénonce également la remise de peine dont a bénéficié l’accusé lors de son incarcération pour viol en 2009.

— paris_normandie (@paris_normandie) 5 avril 2019

 


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  • 4 thoughts on “Double meurtre d’Élise et Julien à Rouen : l’assassin est un Rwandais, récidiviste et interdit de territoire français depuis 2011, mais jamais expulsé. Il est condamné à perpétuité. L’État mis en cause par les familles des deux victimes

    1. robert davis

      Et maintenant un rwandais! Heureusement que la planète mars est inhabitée sinon tous ses habitants se retrouveraient en France pour tuer des français avec l’approbation de macron!

    2. LeClairvoyant

      Entre négligences et complicités, la France va de travers, Il y a des assassins que circulent et que tu croises un jour ou l’autre et si « mal lunés ils te massacrent sans savoir pourquoi, à causse de ta couleur ou a cause de ton accent ou qui entendent des voix d’Allah. et les juges et avocats gagnent sont pain avec ça avant de classer ton dossier « par vice de forme ».

    3. robert davis

      C’est la conséquence des portes ouvertes du pays chères à macron, ce stupide président mondialiste et tiers mondiste qui protège les entrants au lieu de protéger son peuple assez bête pour l’avoir élu!

    4. LTC

      Comme dit Robert Davis dans le commentaire précédent, les Français sont malgré tout toujours assez bêtes pour continuer à voter pour les mêmes qui sont à l’origine de ces tragédies.
      Ces irresponsables ne remplissent aucun de leurs devoirs, pas même les essentiels comme la défense du territoire national, des Français et de leurs intérêts.

      Aussi les Français sont assez soumis pour continuer à verser leur argent à cet Etat, son administration traître et sa justice très souvent traître aussi. Ces millions de personnes qui travaillent à faire fonctionner ce système inique et corrompu sont complices de près ou de loin de la mort des Français.

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