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Pancarte antisémite : l’enseignante Cassandre Fristot condamnée à six mois de prison avec sursis


Pancarte antisémite : l’enseignante Cassandre Fristot condamnée à six mois de prison avec sursis

Le 7 août à Metz, lors d’une manifestation anti-passe sanitaire, cette jeune femme de 33 avait brandi une pancarte avec la question « Mais qui ? » (sous-entendu : qui contrôle les médias ?). Jugée le 8 septembre dernier pour « provocation à la haine raciale », elle n’était pas présente à son procès.

La photo d’elle, coiffée d’un béret, brandissant un écriteau aux relents très antisémites lors d’une manifestation contre le passe sanitaire début août, avait suscité un tollé dans la classe politique et les organisations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Cassandre Fristot, enseignante et ex-membre du FN, a été condamnée ce mercredi à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Metz (Moselle).

Poursuivie pour « provocation à la haine raciale », l’enseignante, qui n’était pas présente ce mercredi, ne s’était pas non plus déplacée à son procès début septembre, son avocat ayant mis en avant des menaces à son encontre et un harcèlement de la part des journalistes. « C’est dommage qu’elle ne soit pas là, j’aurais aimé lui poser quelques questions », avait regretté la présidente du tribunal, Marie-José Miceli, se contentant de lire les déclarations de Cassandre Fristot faites aux enquêteurs durant sa garde à vue. « Je voulais dénoncer les puissants, je leur reproche leurs décisions et non leur confession religieuse », avait-elle affirmé.

Le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité. La défense de Cassandre Fristot a demandé sa relaxe. Au total, 13 organisations se sont constituées parties civiles, dont le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), la Licra et SOS Racisme.

Cassandre Fristot, ancienne élue locale et ex-candidate FN aux législatives de 2012, avait été interpellée après l’ouverture d’une enquête de flagrance par le parquet de Metz au lendemain de la manifestation. Les noms de plusieurs responsables politiques, hommes d’affaires et intellectuels, dont la plupart sont juifs, étaient ciblés sur cette pancarte, affublée de l’inscription « Mais qui ? » et de l’exclamation « Traîtres !!! ». Ce slogan est apparu à la suite d’un entretien accordé en juin sur la chaîne CNews d’un général à la retraite, Daniel Delawarde, signataire d’une tribune évoquant « le délitement » de la France, publiée par l’hebdomadaire Valeurs actuelles. A la question « qui contrôle la meute médiatique ? » et après plusieurs relances, il avait répondu « la communauté que vous connaissez bien », avant d’être coupé par le présentateur, Jean-Marc Morandini.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait dénoncé une pancarte « abjecte » et promis que ce geste ne resterait pas « impuni ». Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer avait lui annoncé que Cassandre Fristot serait « suspendue en attendant les suites disciplinaires ». Professeure d’allemand, elle enseignait comme remplaçante dans plusieurs établissements de Moselle avant sa suspension.

Le Parisien

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  • One thought on “Pancarte antisémite : l’enseignante Cassandre Fristot condamnée à six mois de prison avec sursis

    1. Jacques B.

      Ça devient délirant, à ce niveau-là. Juste une pancarte avec la mention « qui ? » et vous écopez de 6 mois de prison ?

      Le général qui avait fait cette allusion au départ avait clairement émis un propos à sous-entendu antisémite, puisqu’il avait parlé de « communauté » et que dans le contexte il était évident qu’il s’agissait de la communauté juive. Propos peu reluisants et éliminatoires à mes yeux de la part de ce général, mais ça n’empêche, cela devrait comme aux USA faire partie de la liberté d’expression. Sinon on en arrive au délire consistant à condamner une jeune femme sans même être certain de ce qu’elle a voulu dire. Et les mêmes laissent les islamistes prospérer sur notre sol, des gens pourtant infiniment plus violents, antisémites et antichrétiens. Cette condamnation sert d’alibi pour dire : vous voyez, nous agissons contre l’antisémitisme alors qu’ils font exactement le contraire : ils l’encouragent. Énorme hypocrisie, et il serait temps que les instances comme le CRIF le comprennent.

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