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Gilles William Goldnadel « Les propos d’Audrey Pulvar sont une nouvelle preuve du racisme de la gauche dite antiraciste »


Gilles William Goldnadel « Les propos d’Audrey Pulvar sont une nouvelle preuve du racisme de la gauche dite antiraciste »

Lors d’un entretien sur BFMTV, Audrey Pulvar, adjointe de la maire de Paris, a déclaré que lors des réunions entre victimes, les «blancs» devraient se taire et rester des spectateurs silencieux. L’avocat Gilles-William Goldnadel, réagit à ces déclarations.

Paradoxe ou symptôme de la folie du temps, on demande à présent au blanc de se taire précisément au moment où il se décide enfin à parler.

C’est ainsi que, dernier avatar de la séquence insensée sur les réunions racisées, Audrey Pulvar, adjointe de la maire de Paris, a fait une méchante sortie.

Interrogée sur BFM après les laborieux aveux de la présidente de l’UNEF, l’adjointe à l’agriculture a cultivé le mauvais grain qui germe: elle n’est pas pour interdire le blanc, elle veut bien le tolérer, mais à la condition qu’il la boucle: «Que des personnes discriminées pour les mêmes raisons et de la même façon sentent la nécessité de se réunir entre elles pour discuter, ça ne me choque pas profondément… S’il se trouve que vient à cet atelier une femme blanche, un homme blanc, il n’est pas question de la ou le jeter dehors. En revanche, on peut lui demander de se taire, d’être spectateur ou spectatrice silencieux».

Bref, la tolérance dans l’intolérance.

Comme je l’indiquais dans une précédente chronique, mon imagination est impuissante à décrire la réaction intellectuelle ou médiatique si, par une hypothèse hardie, j’entreprenais de réunir des blancs en souffrance en interdisant à tout noir de pénétrer ou en lui intimant à lui seul le silence.

On comprend bien ce qui se trame derrière ces nouvelles divagations, c’est toujours pour le blanc le devoir de pénitence.

On comprend bien ce qui se trame derrière ces nouvelles divagations, dans cette variation dans la discrimination, c’est toujours pour le blanc le devoir de pénitence. Par l’absence ou par le silence.

La nouveauté, habite, comme je l’annonçais, dans le fait que désormais le beauf blanc se rebiffe.

C’est ainsi que les réunions où il était interdit de cité universitaire, et qui ont déclenché l’orage médiatique que l’on sait, étaient connues depuis longtemps (je les avais signalées dans ces colonnes) et n’avaient jusque-là suscité qu’une coupable indifférence.

Sans doute ici encore suivons-nous servilement la vilaine pente américaine où, comme l’a signalé le sociologue de gauche d’outre-Atlantique Mark Lilla, le blanc, à force d’être montré du doigt, a retrouvé, hélas, une conscience chromatique oubliée.

« Moi aussi, je souffre donc je suis », prévenais-je, il y a dix ans dans mes Réflexions sur la Question Blanche (éditions Gawsevitch janvier 2011).

Il n’est donc pas fortuit, qu’à la suite de la dernière saillie de l’adjointe à la mairie de Paris, une grande partie du monde politique soit sortie de sa torpeur antique.

À l’exclusion notable , sans surprise ni espoirs, de M. Mélenchon et de Mme Autain qui ont complimenté l’adjointe de Mme Hidalgo, la présidente les Républicains d’île-de-France, Valérie Pécresse a déclaré : « dans ma région, aucun habitant ne doit être discriminé pour la couleur de sa peau. Il n’y a pas de racisme « acceptable » ! « On ne peut pas être enjoint de parler ou de se taire en fonction de sa couleur de peau ou de son origine » a observé Christian Jacob, le président des Républicains.

L’empire médiatique antiraciste qui a accouché de ce racisme veille toujours à trier le bon grain coloré à pleurer de l’ivraie blanche à dissimuler.

« Le parquet doit engager des poursuites pour provocation à la discrimination raciale contre Mme Pulvar » a demandé la présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen tandis que son lieutenant, Jordan Bardella questionnait : « C’est cette gauche qui patauge dans l’islamo-gauchisme et la haine des blancs qui aspire à présider la première région de France ? ».

Ne tient pas non plus du hasard si une partie de la gauche libérale autant qu’éclairée n’hésite plus à nommer ce racisme anti blanc, innommable hier encore. C’est ainsi que Rachel Kahn, ancienne conseillère politique de Jean-Paul Huchon, jeune femme métissée qui croit devoir prôner la créolisation, ne craint pas d’incriminer «le racisme anti-blanc» des Indigènes de la République et notamment l’usage de l’intolérable ,et pourtant judiciairement toléré, vocable «souchien» ( Racée, éditions de l’Observatoire Mars 2021 pages 35- 36).

Ceci posé, l’empire médiatique antiraciste qui a accouché de ce racisme veille toujours à trier le bon grain coloré à pleurer de l’ivraie blanche à dissimuler.

C’est ainsi que lundi dernier à Boulder, Colorado, un massacre de masse a été commis tel qu’il n’en avait pas été perpétré depuis deux années aux États-Unis. Dix personnes dans un supermarché ont été assassinées. L’événement a été grandement minoré aux États-Unis et totalement ignoré en France. C’est ainsi que, par exemple, la radio de service publique France Inter n’en a pas soufflé mot dans ses éditions du lendemain matin.

Le beauf a beau se rebiffer, la compassion médiatique à sens inique est toujours largement obligatoire.

On comparera avec la tuerie de Charlottesville, Virginie, où la mort d’une militante antiraciste en août 2017, écrasée par un camion conduit par un blanc nostalgique de la sécession sudiste avait inspiré des millions de mots.

On peut également comparer avec l’assassinat cette semaine à Atlanta de six personnes d’origine asiatique dans des salons de massage, cette fois largement relayé, ce qui permit aux médias d’invoquer la responsabilité de l’ancien président des États-Unis honni en raison de son utilisation du terme « virus chinois ».

Il est vrai que lors du dernier attentat contre une synagogue aux États-Unis, les mêmes médias n’avaient pas hésité à peindre Donald Trump en antisémite…

Mais cette fois, dans le Colorado, l’assassin n’a pas la couleur d’un salaud. Il s’appelle Ahmad Al Aliwi Alissa et est né en Syrie.

Un écriteau esquissé timidement à la main sur le lieu du calvaire des dix victimes proclame « We will not forget ». Aucun danger d’oubli, elles n’entreront dans aucun mémorial.

Elles étaient toutes blanches et n’avaient donc pas le visage des martyrs d’un racisme à envisager.

Le beauf a beau se rebiffer, la compassion médiatique à sens inique est toujours largement obligatoire.

© Gilles-William Goldnadel pour Dreuz.info.

 

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  • One thought on “Gilles William Goldnadel « Les propos d’Audrey Pulvar sont une nouvelle preuve du racisme de la gauche dite antiraciste »

    1. alauda

      Beaufe au visage pâle, je ne me sens plus d’humeur à la rebiffade contre les moulins à vent de la gauche racialiste. Quand un sujet me squatte le cerveau, je me laisse aller à la collectionnite sur ledit sujet jusqu’à ce qu’il me semble en avoir fait le tour. Alors, je prends mon stylo et je le biffe sur ma liste de course, en mode caviardage.

      Avantage de la méthode : un sujet épuisé n’est plus épuisant.

      Pulvar censure préventivement la parole des beaufs au visage pâle qui risque de la déranger, grand bien lui fasse de méconnaître l’usage centenaire des boules quiès.
      Dans mon épuisette à retrancher a posteriori le blabla des racialistes, Anastasia a déjà recyclé ses ciseaux : quelques confettis flottent sur l’eau du puits.

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