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Quarante ans après l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic à Paris, la cour d’appel de Paris décide de renvoyer aux assises le seul suspect


Quarante ans après l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic à Paris, la cour d’appel de Paris décide de renvoyer aux assises le seul suspect

La cour d’appel de Paris a décidé ce mercredi de renvoyer aux assises l’unique suspect retrouvé par la justice française dans l’enquête sur cette attaque le 3 octobre 1980.

Quarante ans après l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic à Paris, la cour d’appel de Paris a décidé ce mercredi de renvoyer aux assises l’unique suspect retrouvé par la justice française dans l’enquête sur cette attaque qui avait fait 4 morts et 46 blessés le 3 octobre 1980.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel a infirmé mercredi le non-lieu rendu en janvier 2018 par les juges antiterroristes au bénéfice de Hassan Diab, un universitaire libano-canadien de 67 ans, accusé d’avoir posé la bombe. Ce dernier, qui clame son innocence, était reparti au Canada après trois années de détention provisoire. Il peut encore se pourvoir en cassation.

« Cette décision (de la cour d’appel, ndlr) est insensée, car elle est totalement contraire au droit et au dossier, et par conséquent ne puise son inspiration que dans le politiquement correct », a réagi sa défense, annonçant qu’elle allait contester ce revirement devant la Cour de cassation.

Un attentat non-revendiqué

« Elle censure une décision prise par deux juges d’instruction, dont la motivation extrêmement rigoureuse, était proportionnée aux enjeux et à la gravité de faits. Personne ne peut soupçonner ces magistrats ni de faiblesse ni de naïveté », ont déclaré Mes William Bourdon, Apolline Cagnat et Amélie Lefevbre.

L’enquête avait attribué l’attentat commis le 3 octobre 1980, non revendiqué, au Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS), groupe né d’une scission du FPLP, et les renseignements français avaient identifié Hassan Diab en 1999.

Mais près de 20 ans plus tard, les juges antiterroristes avaient, contre l’avis du parquet, considéré que les charges réunies contre l’ancien étudiant de Beyrouth, n’étaient « pas suffisamment probantes », une décision infirmée mercredi à la grande satisfaction des parties civiles.

« Que tout s’arrête là m’aurait peinée »

« Je suis contente, cela faisait des années que nous demandions un procès », s’est félicitée Corinne Adler, partie civile venue écouter le délibéré. « Que tout s’arrête là m’aurait beaucoup peinée, pour toutes les victimes dont je fais partie », a déclaré celle qui, adolescente, célébrait sa bat-mitzvah dans le lieu de culte au moment de l’explosion.

« C’est une satisfaction d’obtenir un procès, presque la fin d’un long combat », a salué Me Bernard Cahen, avocat de la synagogue et des familles de deux victimes décédées dans l’attaque. « Si la cour d’assises déclare que M. Diab n’est pas coupable, au moins justice aura été rendue par une décision collégiale et contradictoire », a ajouté l’avocat, toutefois « sceptique » sur les chances d’obtenir une nouvelle extradition de l’accusé. « Mais on va essayer »

 

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  • 2 thoughts on “Quarante ans après l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic à Paris, la cour d’appel de Paris décide de renvoyer aux assises le seul suspect

    1. Hervé

      Lors d’un autre attentat, babarre que l’on pouvait voir traîner ses savates, vers la rue du Rhône et place Fusterie à Genève, (tiens il semble que c’est le quartier des banques) avait dit « on devait tuer des Juifs et se sont des français innocents qui sont morts »

    2. Pinhas

      @Hervé,
      Avec tout mon respect,je me permets de préciser que les Juifs ont aussi une nationalité et non seulement une religion.
      Les personnes mortes dans l’attenta étaient des Français de confession Juive.

      Pourquoi toujours mettre en avant le fait d’être Juif alors que nous sommes des gens comme tout le monde .
      Demain si je vais vivre en Espagne et change de nationalité je serai avant tout Espagnol.
      La religion relève de l’intime et ne doit en aucun être mise en affiche pour désigner un citoyen .
      Je sais bien pourtant que la plupart des gens n’arrivent pas à nous voir autrement que Juif .
      Faut-il que nous vivions tous en Israël ?En israël ils diront en parlant de moi « Tu as vu le voisin c’est un Français « 

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