toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Ce que les archives confidentielles du CCIF révèlent de l’ampleur de la radicalisation en France


Ce que les archives confidentielles du CCIF révèlent de l’ampleur de la radicalisation en France

Valeurs actuelles a eu accès aux archives en ligne des trois dernières années de travail du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). L’exploration de ces milliers de documents révèle une idée précise de l’ampleur du phénomène de séparatisme, soutenu par l’association, et les conflits concrets qui en découlent à tous les échelons de la société face aux résistances. Le deuxième épisode de notre enquête concerne le combat du CCIF dans la défense d’individus radicalisés. 

Comme nous le révélions il y a une semaine, Valeurs actuelles a eu accès à quelque 7 000 documents confidentiels issus du site Internet du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Ces archives, qui recouvrent les trois dernières années d’activité du CCIF (2018, 2019 et 2020), rassemblent des documents assez variés, comprenant à la fois des dépôts de plaintes, des lettres d’avocats, des réclamations juridiques, des enregistrements sonores, des courriels de licenciement, des extraits de règlements internes, des décisions de justice, des vidéos et des courriers du CCIF ou du Défenseur de droits, avec lequel le CCIF a étroitement collaboré. L’ensemble de ces pièces donne une idée assez précise du travail juridique mené par l’association afin de peser dans les nombreux litiges liés à l’arrivée de la culture islamique, étroitement religieuse, sur le sol français façonné par la laïcité. L’objectif du CCIF semble assez clair, à la lecture de ces documents : imposer, par le droit, le mode de vie islamique aux Français, quel que soit le rejet exprimé par ces derniers.

Après avoir dévoilé un ensemble de documents relatifs aux conflits engendrés par le voile, Valeurs actuelles s’est concentré cette semaine sur le volet de la radicalisation islamique dont les archives du CCIF font état via différents documents qui démontrent le parti pris de l’association et sa volonté d’imposer l’islam en France sous ses formes les plus rigoristes et dangereuses. Là encore, toutes les strates de la société sont concernées par cette montée du fondamentalisme qui engendre de nombreux conflits, notamment à la RATP, où les archives du CCIF font mention de l’emblématique affaire d’un chauffeur de bus, que nous appellerons Monsieur Z., en litige avec la RATP pour sa radicalisation manifeste.

Comment pouvez-vous attester que je priais ? En effet, je suis un fervent adepte du yoga, depuis plusieurs années… 

Un compte rendu d’entretien de la RATP datant de février 2018 fait état des faits suivants : en janvier, un agent de la Brigade de Surveillance du Personnel de la RATP constate que le chauffeur (Monsieur Z.), après avoir garé son bus au terminus du Parc de Saint-Cloud, et avant de reprendre son service au terminal, s’offre une escapade sur un parking à quelques mètres pour y dérouler un tapis et effectuer sa prière pendant huit minutes. Le tout, en tenue de chauffeur de la RATP et sur son temps de travail, ce qui lui vaut une accusation par l’entreprise de « non-respect du principe de neutralité et de laïcité ». Interrogé sur ces faits au cours d’un entretien de mise en garde, le chauffeur répond : « Comment pouvez-vous attester que je priais ? En effet, je suis un fervent adepte du yoga, depuis plusieurs années… » (voir document ci-dessous).

Capture

Réponse du chauffeur à la suite de l’accusation par la RATP d’avoir prié sur son temps de travail

Le même chauffeur s’était pourtant vu accusé, par une plainte adressée à la police en septembre 2016, d’avoir voulu écraser un groupe d’Israéliens. Il avait été stoppé en pleine journée travail par sa hiérarchie alors qu’il roulait sur les Champs Elysées au volant de son bus. Convoqué par la responsable des ressources humaines pour cet incident, il avait alors refusé de lui serrer la main. Un enregistrement audio (effectué à l’insu de la responsable des ressources humaines, par le chauffeur) présent dans les archives du CCIF fait était de cet entretien. « On vous reçoit aujourd’hui de manière un peu subite parce que nous avons eu connaissance de faits qui nous amène à nous interroger » commence la responsable des ressources humaines, qui vient d’être nommée à ce poste, avant de préciser qu’elle n’a pas apprécié le refus de Monsieur Z de lui serrer la main, ce qui est pourtant « une règle d’entreprise qui est importante » et qui correspond au principe de « non-discrimination » appliqué dans l’entreprise, dit-elle. « Moi je n’ai pas vu que vous m’aviez tendu la main, répond le chauffeur. Je vous ai fait un signe de politesse en vous disant bonjour avec ma main ». Il ajoute, se contredisant du même coup : « si je ne vous serre pas la main, c’est uniquement pour des raisons personnelles. Ça fait dix ans que ça se passe comme ça. J’ai mis pas mal de personnes au courant, ça se passe super bien, il n’y aucun manque de respect. Il y a même de très bonnes relations entre moi et des collègues féminins ». Le chauffeur explique qu’il a déjà eu la conversation avec la précédente responsable des ressources humaines, qui respectait cette méthode distanciée de salutation. Face à lui, la responsable des ressources humaines semble finalement accepter ces explications. « C’est normal, on ne se connait pas. (…) J’étais RRH sur un autre site et j’ai déjà eu ce genre de conversations avec quelques agents. Il faut quand même avoir à l’esprit que ça peut froisser certaines personnes ». En mars 2019, Monsieur Z., qui est alors en arrêt maladie depuis sept mois, envoie finalement un long courrier au service juridique du CCIF pour se plaindre de son traitement à la RATP qu’il accuse d’être responsable de son mauvais état de santé. « Je pense être tombé malade suite aux premières accusations et conditions de travail. En effet je suis hypertendu et dois prendre un médicament chaque jour pour que ma tension reste stable. Mon cardiologue soupçonne mes conditions de travail comme étant la cause de ma maladie ». 

Agent de sécurité pour le tribunal de Bordeaux, il récite des versets du Coran pendant ses heures de travail

Plus inquiétant encore est cet ensemble de trois documents qui concerne des employés d’une société de gardiennage dénommée Eclypse, en charge de la sécurité du tribunal de grande instance de Bordeaux. Les documents sont envoyés au CCIF par un certain Sylvain*, employé chez Eclypse sur le site du TGI de Bordeaux et converti à l’islam en 2012. Ce dernier est en conflit avec l’un de ses collègues Christian*, à qui il reproche d’avoir tiré une bouffée de cigarette électronique dans la salle du poste de commande de sécurité. Le premier des trois documents présents dans les archives du CCIF est une note du chef d’équipe racontant la scène de la dispute. « Un échange un peu vif a eu lieu entre Sylvain et Christian sur le fait que Christian a sorti par inadvertance sa vapoteuse » pourtant interdite dans le « PC sécurité ». Puis, « Christian a fait remarquer à son tour que toute manifestation religieuse était interdite sur le lieu de travail et que par souci de tolérance lui-même, et les autres membres de l’équipe, n’avaient jamais fait de remarques sur le fait qu’ils étaient gênés d’entendre après chaque verset [du Coran] murmuré par Sylvain un clic clic, venant d’un compteur utilisé par Sylvain dans la pratique de sa religion ». Le rapport continue : « Sylvain s’est alors brusquement levé et s’est dirigé vers Christian en hurlant », avant que le chef d’équipe ne les sépare à temps.

Le deuxième document, un fichier audio d’une durée d’une heure et demi, est un enregistrement d’un entretien entre les trois protagonistes (Sylvain, Christian, le chef d’équipe) et la direction bordelaise de l’agence chargée de trancher le litige. Tout au long de l’entretien le chef de la région de Bordeaux accuse le chef d’équipe de ne pas avoir fait appliquer le règlement au sein du PC Sécurité concernant l’usage de la cigarette électronique. Le chef d’équipe encaisse mais soulève un tout autre problème auquel il est confronté depuis quelques temps, d’ailleurs mentionné dans son rapport, à savoir la modification du comportement de Sylvain : repli sur soi, refus de serrer la main des femmes, barbe qui s’allonge, changement de style vestimentaire, mais surtout récitations de versets coraniques durant ses heures de travail à l’aide d’un compteur et d’un classeur vert sur lequel sont écrites des phrases en arabe.  Loin de prendre au sérieux ces signes de radicalisation, le chef de la région de Bordeaux remet en cause la version du chef d’équipe et minimise l’importance des signes de radicalisation extérieurs. Chacun a le droit de porter une barbe comme il le souhaite, de se vêtir comme il l’entend et de croire en ce qu’il veut, explique-t-il. Y compris en pleine menace terroriste, et alors même que la société Eclypse est chargée de la sécurité d’un tribunal… Le chef de la région de Bordeaux finit tout de même par interroger Sylvain sur sa pratique religieuse sur le lieu de travail, ce que Sylvain dément, prétextant qu’il s’agit de chants folkloriques du Portugal, dont il est originaire. En retour, Sylvain accuse son chef d’équipe d’islamophobie et ira même jusqu’à porter plainte contre ce dernier à l’issue de l’entretien, comme en témoigne le troisième document : le procès-verbal d’une plainte déposée au commissariat.

Décembre 2018. Un courrier de la préfecture de police témoigne d’un problème similaire avec la société Excellence Intérim qui fournit des employés de sécurité pour l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. L’un deux, Monsieur Y., aurait besoin d’une habilitation d’accès en zone de sûreté pour pouvoir mener à bien sa mission, ce que la police en charge des zones aéroportuaires refuse, du fait de l’appartenance de Monsieur Y depuis 2017 « à la mouvance islamique radicale française », ainsi que pour ses liens avec un certain David F., « velléitaire au jihad en Syrie ». « Par ailleurs, indique le document, Monsieur Y. est également connu pour avoir apporté son aide à des islamistes radicaux français afin que ces derniers se procurent de faux papiers d’identité ». Sur sa page LinkedIn Monsieur Y., par ailleurs ex-ceinture noire jiu jitsu brésilien, apparaît par ailleurs abondamment barbu, la moustache rasée, comme le veut la mode salafiste. Ces accusations, loin d’intimider Monsieur Y., le poussent à se déclarer victime d’une discrimination néfaste à son activité professionnelle, si bien qu’il effectue deux moins plus tard un recours contentieux auprès du tribunal administratif de Montreuil pour contester la décision de la préfecture de police.

Même problème avec El Mustapha Z., chauffeur au sein de la société CarPostal France et soupçonné de radicalisation d’après un ordre de perquisition daté de 2016 et lancé par le préfet de police des Bouches du Rhône (qui n’est autre que Laurent Nunez), qui stipule : « les habitations ou locaux situés chez Monsieur Yazid B. (…) sont fréquentés par Monsieur El Mustapha Z., né au Maroc, chauffeur de bus, en relation avec des individus radicalisés, pratiquant un islam radical et pour lequel il existe des raisons sérieuses de penser que le comportement représente une menace pour l’ordre et la sécurité publics ». Or, ce signalement n’est pas sans conséquences pour l’employabilité d’El Mustapha Z., puisque la direction de CarPostal France indique — dans un courrier datant d’avril 2018 — qu’elle se donne le droit de se renseigner auprès des services de l’Etat afin de « voir si le comportement d’un salarié donne des raisons sérieuses de penser qu’il est susceptible, à l’occasion de ses fonctions, de commettre un acte portant gravement atteinte à la sécurité ou à l’ordre public », ce qui, dans ce cas, peut entrainer le reclassement du salarié, voire son licenciement, si aucun reclassement n’est possible. Au cours de l’année 2018, EL Mustapha Z. effectue donc diverses requêtes avec l’aide du CCIF afin de réclamer la connaissance du fichier de signalement auprès de la CNIL, puis pour demander auprès du conseil d’Etat « l’effacement des données susceptibles de le concerner » dans les fiches de la DGSE, ainsi que le versement d’une compensation de 3800 euros.

Le comportement d’Adel K. et de sa famille, manifeste une radicalisation religieuse, se traduisant notamment par le refus de serrer la main d’une personne du sexe opposé et à la déscolarisation des enfants de l’enseignement classique.

En 2018, un employé d’EDF dénommé Adel K. rencontre les mêmes difficultés lorsqu’il se voit refuser l’accès de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux après avoir fait l’objet d’une enquête administrative. Quelques mois plus tard, Adel K. lance un recours au tribunal administratif de Dijon afin « d’annuler la décision du chef de service»…

Lire la suite sur Valeursactuelles

Puisque vous êtes là…

… on aimerait vous dire un dernier mot. Vous êtes de plus en plus nombreux à lire Europe Israël sur le web, et nous nous en réjouissons. Nous souhaitons qu’une grande partie des articles de notre site soit accessible à tous, gratuitement, mais l’information de qualité a un coût.

En n’étant rattaché à aucun groupe industriel, aucun lobby, aucun politique, Europe Israël prouve chaque jour son indépendance éditoriale. Pour nous aider à garder notre liberté de ton et notre exigence journalistique, votre soutien est précieux.

En donnant 100 € grâce à la déduction fiscale de 66% votre don ne vous coûte que 33 €.

Vous recevrez un reçu CERFA pour tous dons supérieurs à 50 Euros qui vous permettra de déduire 66 % des sommes versées.

Nous soutenir





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • One thought on “Ce que les archives confidentielles du CCIF révèlent de l’ampleur de la radicalisation en France

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    92 Shares
    Copy link
    Powered by Social Snap