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Les médias français ont encore menti : Non, le deuxième débat Trump vs Biden n’est pas annulé « à cause de Trump », il est seulement repoussé


Les médias français ont encore menti : Non, le deuxième débat Trump vs Biden n’est pas annulé « à cause de Trump », il est seulement repoussé

Dreuz consacre régulièrement des articles qui dénoncent, preuves à l’appui, les mensonges et la propagande des journalistes. Aussi nous les connaissons mieux que personne. La plupart du temps, nous devons faire preuve de pédagogie et expliquer pas à pas les manœuvres malhonnêtes de la presse. Là, ils nous ont facilité le travail : ce qu’ils viennent de faire est cousu de fil blanc.

Parce que nous les prenons la main dans le sac, et que nous les avons maintes fois humiliés, les journalistes menteurs ont honte de signer leurs articles de leur nom. Ainsi le dernier mensonge par omission du Point, publié ce 11 octobre à 9:30 : « États-Unis : le deuxième débat entre Biden et Trump annulé. » Il reprend la désinformation de l’ensemble de la presse, et franchement, là ils ont été crétins.

Depuis vendredi, tous leurs gros titres se recopient les uns les autres, et indiquent que le président Trump a refusé le débat virtuel du 15 octobre.

Et après ces gros titres ? Plus rien. Silence radio.

Des lecteurs m’ont envoyé des messages : « le débat est vraiment annulé ? »

Moi, étonné, n’ayant pas connaissance de cette énième débilité de la presse française, je fais un tour des médias francophones avec Google Actualité. Et en effet, ils ont annoncé que le deuxième débat était annulé, et plus rien.

Vous, chers lecteurs de Dreuz, êtes bien informés parce que vous ne perdez plus votre temps à lire ces faiseurs. Vous savez ce qui se passe vraiment, vous êtes mieux informés que l’immense majorité des francophones, que ce soit au Québec, en Suisse, en Belgique, en Israël ou en France, parce que nous avons publié dès vendredi que le débat aurait bien lieu.

Voici un petit cours de journalisme pour les nuls, pour les Jean-Loup Delmas de 20 Minutes, les François Vergniolle de Chantal (qui est autant spécialiste de l’Amérique que moi de la Maïolique italienne de la Renaissance) et prétend que « l’annulation du débat entre Joe Biden et Donald Trump le 15 octobre avantage totalement ce dernier » (quel sot, c’est tout l’inverse) ; les Philippe Berry, de 20 minutes (décidément), Jean-Stéphane Brosse, Nicolas Delame et Henri-Pierre André (ils se sont mis à trois, dans Challenge, pour écrire que « Le deuxième débat Trump-Biden pourrait être repoussé », alors qu’on savait déjà)…

Petit cours de journalisme

Jeudi matin, la Commission des Débats présidentiels a annoncé que le second débat présidentiel entre le président Donald Trump et le candidat Démocrate Joe Biden serait virtuel et non plus en personne.

Remarque : il est surprenant que la Commission ait pris une décision unilatérale sans consulter préalablement les candidats, mais je pense que ceci est trop compliqué à comprendre pour mes confrères, passons.

Le Président Trump a immédiatement réagi à la nouvelle en rejetant la proposition.

Donald Trump a confirmé sa position dans l’émission «Mornings with Maria» de Fox Business Network en déclarant :

«Je ne vais pas perdre mon temps à faire un débat virtuel».

Plus tard dans la journée, Erin Perrine, la directrice adjointe principale des communications pour la campagne de réélection du président, a accusé la Commission des Débats de tenter «de mettre le doigt sur la balance pour aider Joe Biden».

L’équipe de campagne du président a publié une confirmation de son rejet disant (mes commentaires en caractères gras) :

«Le président Trump a remporté le premier débat [ils aimeraient bien, mais ce n’est pas vrai. Trump n’a pas fait un bon premier débat] malgré un modérateur mauvais et partial en la personne de Chris Wallace [il est exact que Wallace a été partial. Il est faux de dire qu’il est mauvais, et l’équipe de Trump aurait dû savoir bien à l’avance que Wallace est partial, puisque moi je le sais], et tout le monde le sait [apparemment, tout le monde sauf eux].

Il est pathétique que les créatures du marécage de la Commission des débats présidentiels se précipitent maintenant à la défense de Joe Biden en annulant unilatéralement un débat en personne. Ce n’est pas l’objet des débats ni la manière dont ils sont menés. (…) Le Président Trump aurait affiché de multiples tests négatifs avant le débat, la Commission n’avait donc pas besoin de faire cette déclaration unilatérale.

La sécurité de toutes les parties concernées peut facilement être assurée [exact] sans annuler la possibilité pour les électeurs de voir les deux candidats s’affronter. (…) Nous organiserons un rassemblement à la place.»

Plus tard dans la journée, suite à la position de Trump, la campagne de Joe Biden a suggéré que la commission déplace la date du second débat, et a déclaré que le candidat Biden « trouvera un lieu adapté pour répondre aux questions des électeurs à cette date [le 15 octobre].

Kate Bedingfield, directrice de la communication de la campagne de Biden, a déclaré que le candidat était prêt à accepter la proposition de la Commission sur les débats présidentiels pour un débat virtuel mais qu’il changeait maintenant de point de vue après le refus de M. Trump d’y participer :

« Étant donné le refus du président de participer le 15 octobre, nous espérons que la Commission des débats déplacera le débat Biden-Trump au 22 octobre, afin que le président ne puisse pas se soustraire à ses responsabilités », a déclaré Mme Bedingfield. [Rien à dire, c’est de bonne guerre, même si Trump n’avait manifestement pas annulé le débat pour se soustraire à quoi que ce soit, et qu’au contraire, il a besoin plus que Biden d’un autre débat pour se refaire de sa mauvaise première prestation].

En réaction aux positions des deux camps, la commission a proposé de repousser le débat au 22 octobre et le troisième au 29.

Trump et Biden ont accepté plus tard dans la journée de décaler le second débat au 22.

Franchement, c’était si compliqué de publier ça ?

Seulement voilà, la presse ne sait plus travailler, et elle cherche plus à faire passer son message qu’à vous informer. C’est pourtant ce qu’ils auraient dû écrire s’ils avaient fait leur métier honnêtement comme Dreuz le fait, à l’ancienne, en prenant des informations fiables et non pas exclusivement auprès de médias aussi malhonnêtes que CNN.

Conclusion

Il existe une presse d’opinion et une presse qui rapporte les informations. Mélanger les genres sans l’indiquer est un des procédés de la grande presse pour tromper le public. Ils avancent un point de vue, et le formulent de telle sorte que le lecteur peu attentif croira que c’est ce qui s’est vraiment passé.

Dreuz fait du journalisme traditionnel, comme les autres ne le font plus depuis 40 ans. Basé sur les faits, sans mensonge. Nous analysons honnêtement ce qui se passe dans le monde, non pas à partir de spéculations mais des faits, non pas à partir de la propagande mais de ce qui se passe réellement. C’est un art difficile, c’est un pari audacieux, mais c’est ce que nous devons à nos lecteurs, et c’est pour cela que Dreuz est devenu un média de référence sur les valeurs conservatrices.

Qu’ont fait les médias à propos du second débat présidentiel :

  1. Quand ils ont appris que Donald Trump refusait le débat virtuel, ils se sont tous précipités sur leurs claviers pour le publier et dénoncer le président.

    Ca, à la limite, ça ne me dérange pas. Ca ne me gêne plus que la presse ait totalement viré à gauche, bien au contraire : ça apporte constamment à Dreuz de nouveaux lecteurs qui étouffent de lire partout le même son de cloche.

    Et je sais bien que le journalisme traditionnel n’existe plus, à part chez Dreuz. Ils sont tous devenus partisans, et je l’accepte. Ils ont droit d’avoir leur opinion, et puisqu’ils ont cessé de faire du journalisme, ils en payent les conséquences, car leur public continue de fondre.

  1. Mais quand Trump et Biden se sont accordés pour une nouvelle date, les médias ont gardé le silence, et ont laissé les gens avec la première information. C’est malhonnête, c’est une tromperie, une escroquerie morale.

© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

 

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