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La doctrine Trump en action : « Une ère de paix sans précédent s’ouvre au proche-orient »


La doctrine Trump en action : « Une ère de paix sans précédent s’ouvre au proche-orient »

En général, quand un accord de paix de dimension historique se trouve signé quelque part, il figure sur la première page des journaux français. Les accords d’Abraham signés le 15 septembre à la Maison Blanche font exception. Les journaux français en ont traité le moins possible et ont placé la nouvelle en deuxième ou troisième page, sous d’autres sujets infiniment plus importants aux yeux de leur rédaction : un référendum sur la 5G demandé par un député d’extrême gauche, un chien renversé par une voiture dans un village du Massif central. 

Il y a plusieurs raisons à cela. D’une part, Donald Trump est le grand artisan des accords de paix en question : dire du bien de Donald Trump, dire qu’il a une vision stratégique remarquable, et qu’il la suit avec génie, lucidité et obstination est, pour un journaliste français qui n’a cessé de vomir sur Trump depuis plus de quatre ans, inimaginable. D’autre part, le second artisan des accords de paix en question est Binyamin Netanyahou, et pour un journaliste français qui n’a cessé de cracher sur Netanyahou depuis plus de dix ans, c’est tout aussi inimaginable. En supplément, manquent dans le tableau les héros de tant de journalistes français : les terroristes “palestiniens” tueurs de Juifs. Si les accords passes avaient été des accords par lesquels Mahmoud Abbas roulerait dans la farine un idiot de gauche israélien, cela aurait été différent. Mais là…

Une autre raison est que la politique du gouvernement français, qui est aussi celle de quasiment toute la classe politique française, défend la “solution à deux Etats”. Les politiciens français, tous partis confondus, savent parfaitement que les dirigeants “palestiniens” ne veulent pas d’un Etat à côté d’Israël et veulent seulement détruire Israël, mais cela n’a aucune importance pour les politiciens français. Défendre la “solution à deux Etats” est ce qu’ils font obstinément, quoi qu’il se passe. Cela leur permet de conserver l’amitié de Mahmoud Abbas, et de glaner des voix dans les banlieues islamiques.

Mais quittons la réalité cloacale française pour respirer un air moins fétide, et disons ce qui doit l’être.

Oui, Donald Trump est un très grand stratège et un très grand homme d’Etat. Oui, Binyamin Netanyahou est lui aussi un très grand stratège et un très grand homme d’Etat. Et oui, les accords signés le 15 septembre sont des accords historiques.

Deux pays du monde arabe Sunnite ont signé un accord de paix et de reconnaissance pleine et entière d’Israël. Ces accords sont plus importants encore que les accords signés avec l’Egypte, puis avec la Jordanie, car ce sont des accords sans réserve, et sans la moindre concession israélienne. Des investissements financiers venant des émirats et de Bahreïn vont se faire en Israël, et des entreprises israéliennes vont signer des contrats qui vont renforcer considérablement la puissance économique d’Israël. Des moyens de défense et de renseignement militaire israéliens vont être déployés dans les Emirats et à Bahreïn, et si les Emirats et Bahreïn seront ainsi mieux défendus contre leur ennemi, l’Iran des mollahs, Israël y gagne un avantage stratégique considérable, en pouvant militairement être présent à quelques dizaines de kilomètres de l’Iran. L’idée qu’il faudra faire quelque chose pour les “Palestiniens” est évoquée, mais pas du tout l’idée qu’il faut un “Etat palestinien”, ce qui veut dire que cette idée a été écartée par les signataires.

Ces accords ont reçu l’approbation tacite du monde arabe Sunnite, à trois ou quatre pays près, et ils ouvrent la voie vers d’autres accords. Oman, le Soudan, le Maroc, et l’Arabie Saoudite pourraient suivre très vite.

Ces accords sont le fruit involontaire de la politique nocive de Barack Obama, qui a fait accéder au pouvoir les Frères Musulmans en Tunisie et en Egypte, renversé Mouammar Kadhafi en Libye au profit de groupes terroristes islamiques, créé les conditions de la guerre civile en Syrie, fait renaitre une guerre civile au Yémen, suscité l’émergence de l’Etat Islamique d’Abou Bakr al-Baghdadi, entériné la prise de pouvoir par le groupe islamo-terroriste Hezbollah au Liban et le glissement explicite d’Erdogan vers l’islamisme, et enfin, choisi comme allié majeur régional la République islamique d’Iran, en allant jusqu’à le financer et donc à financer les groupes islamo-terroristes que les mollahs financent.

Le fait qu’Obama ait montré des penchants pour l’islam radical et pour le remplacement de dirigeants arabes alliés de l’Occident par des ennemis de l’Occident a suscité de vives craintes chez les monarques du Golfe et chez les Saoud, car ils ont vu qu’ils pouvaient être renversés et que les Etats-Unis, avec un président comme Obama, pouvaient les trahir. Le fait qu’Obama ait choisi de s’allier avec les mollahs et de financer leurs activités nocives, contre les monarques du Golfe et les Saoud a poussé ces derniers à regarder Israël d’un œil différent, à voir qu’ils n’étaient pas les seuls à être trahis, et qu’ils n’étaient pas les seuls à être menacés par les mollahs.

Ils en sont venus à voir en Israël une superpuissance économique et militaire régionale, et à discerner qu’Israël ne les menace pas et est prêt à vivre en paix.  Ils en sont venus à considérer les organisations “palestiniennes” comme des fardeaux, et la cause “palestinienne”, qu’ils avaient utilisé jusque-là contre Israël, comme un problème à régler, comme un obstacle et comme secondaire par rapport à leur propre survie.

Ils se sont rapprochés d’Israël, et Binyamin Netanyahou a su gérer ce rapprochement de manière remarquable.

Quant Donald Trump a été élu et est devenu Président, il a analysé la situation, et il a agi.

Il a éliminé l’Etat Islamique.

Il a en parallèle proposé au monde arabe Sunnite une alliance stratégique et une perspective de paix. Il l’a fait à Riyad en mai 2017. Il a dit que les Etats-Unis seraient à nouveau les amis des pays arabes sunnites et leur allie face à l’Iran, mais il a exigé d’eux qu’ils cessent tout financement du terrorisme, qu’ils se réforment, qu’ils s’ouvrent, qu’ils adoptent un discours musulman modéré, qu’ils prennent pleinement leurs distances avec les organisations “palestiniennes”, qui sont des organisations terroristes, et surtout qu’ils se rapprochent davantage d’Israël et discernement que leur avenir implique de s’entendre avec Israël. Ils sont en train de faire tout cela.

Il a dit, en parallèle, qu’il éliminerait l’Etat Islamique, ce qu’il a fait, qu’il asphyxierait le régime des mollahs, ce qu’il a fait, et qu’il poserait des limites à Erdogan, ce qu’il a fait.

Le plan de paix Trump présenté en janvier s’est inscrit dans la continuité. Il était porteur d’une proposition dont Trump, Netanyahou, les dirigeants arabes sunnites savaient que l’Autorité Palestinienne la refuserait, et ce refus a ouvert la porte aux accords du 15 septembre : des accords reposant sur le fait que le monde arabe peut avancer en laissant essentiellement de côté la cause “palestinienne”, ou en l’évoquant en passant, pour la forme, et en poussant l’Autorité Palestinienne vers la marge.

L’échéance décisive maintenant est l’élection présidentielle américaine du 3 novembre.

Si Trump est réélu, dans quatre ans, la quasi-totalité du monde arabe Sunnite aura passé accord avec Israël, l’Iran sera hors d’état de nuire, la Turquie aussi, la Chine sera endiguée (je le dis ici parce qu’elle s’implante au Moyen Orient), et, bien sûr, il n’y aura pas d’Etat palestinien, mais une Judée-Samarie israélienne incluant des zones autonomes arabes sous surveillance israélienne. La paix devra être une paix vigilante, mais elle règnera.

Si Joe Biden est élu et amène au pouvoir la horde de gauche extrême cachée derrière lui, ce sera très différent, et très favorable à l’Iran des mollahs, à la Turquie, aux organisations “palestiniennes”, très défavorable à Israël et aux pays arabes sunnites qui se rapprochent d’Israël.

Les journalistes français qui vomissent sur Trump, détestent Netanyahou, et placent les accords d’Abraham en deuxième ou troisième page (et qui souvent ne citent même pas Trump lorsqu’ils parlent des accords !!!) préfèrent, bien sûr, Joe Biden, l’Iran des mollahs, les organisations palestiniennes, les tueurs de Juifs. Ils ne dissent pas toujours préférer la Turquie d’Erdogan, mais ce ne sont pas des gens cohérents.

Les politiciens français ont les mêmes préférences.

PS Je ne peux donner dans un article toutes les explications de ce que j’énonce. Les explications sur les actions d’Obama et de Donald Trump figurent dans mon prochain livre. La stupidité crasse des articles consacrés aux accords d’Abraham en France peut donner envie de rire ou de pleurer. L’imbécilité niaise des commentaires qui figurant sous les articles montre à quel point la lecture des journaux français est dangereuse pour la santé mentale.

© Guy Millière pour Dreuz.info

 

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  • One thought on “La doctrine Trump en action : « Une ère de paix sans précédent s’ouvre au proche-orient »

    1. Robert Davis

      Je suis globalement d’accord avec l’auteur sauf pour Israel qui ne peut pas contrôler éternellement une 5ème colonne de millions d’arabes notamment en Judée/Samarie. La paix ne se fera en Israel qu’en expulsant ces falestiniens mais ça c’est aux Israéliens de le faire Trump ne peut pas TOUT faire.

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