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Ensauvagement et violences à Bordeaux: jusqu’à une attaque au couteau par jour « On interpelle toujours les mêmes mineurs non accompagnés, toutes les nuits… et ils sont relâchés »


Ensauvagement et violences à Bordeaux: jusqu’à une attaque au couteau par jour « On interpelle toujours les mêmes mineurs non accompagnés, toutes les nuits… et ils sont relâchés »

Bordeaux, petite ville de province tranquille, est-ce terminé ? Depuis le déconfinement, on compte beaucoup d’agressions, jusqu’à une attaque au couteau par jour entre fin juin et fin juillet, exactement 31 agressions par arme blanche entre le 22 juin et le 27 juillet selon la préfecture.

Selon la préfecture « l’usage d’armes blanches à l’occasion de vols avec violence est une réalité en zone police ». Tout l’été, à Bordeaux, les actes de violences se sont répétés, jusqu’à atteindre une attaque par arme blanche quotidienne entre fin juin et fin juillet. Vous vous souvenez peut-être de ce coup de machette, qui avait donné lieu à une interpellation, de ces bagarres en marge de la fête de la musique, de cette série de blessés en une seule nuit ou de cet homme poignardé au miroir d’eau.

Trafic de drogue et mineurs non accompagnés

Les chiffres ne sont pas encore arrêtés mais la mairie compte déjà plus d’une dizaine d’agressions par arme blanche en août. Une réelle problématique pour une municipalité qui vient juste de s’installer. L’adjoint au maire en charge de la sécurité n’a pas pris de vacances. Chaque jour, il remplit un tableau avec le nombre d’agressions. Une quarantaine donc, depuis le début de l’été. Pour Amine Smihi, il y a deux raisons à cette recrudescence de la violence, avec en premier lieu, la drogue : « On a affaire à une recomposition de territoire qui entraîne des guerres de groupes autour du contrôle de la place du trafic de stupéfiants. »

Ensuite ce sont les problématiques liées aux mineurs non accompagnés, les MNA : « Des enfants, explique le maire adjoint, qui sont pris en charge par des trafiquants d’humains qui profitent de leur situation de faiblesse et qui pour survivre s’adonnent à des larcins qui, parfois, dépassent l’enjeu de l’acte lui-même. » Les MNA représentent à eux seuls 44% des actes de violences au premier trimestre selon la préfecture.

Selon Amine Smihi, Bordeaux s’est considérablement développée, mais les moyens de la police nationale et de la justice n’ont pas suivi. Pour coordonner leurs actions, un GLTD va prendre effet la première quinzaine de septembre dans le quartier Saint-Michel. Ce Groupement local de traitement de la délinquance est une sorte de cellule de crise pour identifier et neutraliser les têtes de réseau, comme nous vous l’expliquions fin juillet.

On va embaucher dans la police municipale

Le maire Pierre Hurmic promet que ce ne sera pas tout : « On va embaucher dans la police municipale, on souhaite aussi à Bordeaux le retour d’une brigade de CRS pour soulager le travail de la police nationale. Nous avons écrit au ministre de l’intérieur Gérald Darmanin dans ce sens. »

La police d’ailleurs se rend compte du changement, « depuis quelques temps, après le confinement, on a vu une recrudescence des agressions, des règlements de compte, avoue Philippe Rolland, le secrétaire régional UNITE SGP Police. C’est surtout dans les quartiers des Capucins, de Saint-Michel, des Aubiers, de Bacalan. Nous n’y étions pas habitués. »

La police à bout de souffle

« Mais le problème, continue Philippe Rolland, c’est qu’on va s’essouffler à force ! On interpelle toujours les mêmes mineurs non accompagnés, toutes les nuits… Ils sont mis à disposition et ils sont relâchés. Le lendemain on les ré-interpelle, ils sont mis à disposition, ils sont relâchés etc. Entre-temps, ça fait beaucoup de dégâts et d’agressions. Et puis ça donne l’impression aux policiers de perdre leur temps, on s’épuise. Les problèmes de violence dans notre société ce ne doit pas être qu’une réponse policière, il faut une réponse de la justice aussi.  Demain vous allez griller un feu rouge, il y aura une réponse, vous n’avez pas votre ceinture, il y aura une réponse. Là c’est pareil, il y a des gens qui commettent des agressions, des vols violents, ils sont interpellés et relâchés le lendemain, ils se disent : je recommence ! »

Source France Bleu

 

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  • One thought on “Ensauvagement et violences à Bordeaux: jusqu’à une attaque au couteau par jour « On interpelle toujours les mêmes mineurs non accompagnés, toutes les nuits… et ils sont relâchés »

    1. alauda

      La lutte contre la délinquance est à la troisième place des thèmes prioritaires. En 20 ans, on a vu la dégradation. Cela devient n’importe quoi dans les grosses villes.Et même dans les petites.

      A la télé, je vois des types sauter sur des bagnoles… J’habite dans un quartier assez tranquille et pourtant c’est arrivé à la mienne. Mon garagiste, qui a l’œil, a remarqué le creux sur le toit de la carrosserie. Qu’est-ce qui lui est arrivé ? m’a-t-il demandé ? Voilà, en fin d’une après-midi, j’ai entendu un bruit curieux sous mes fenêtres et j’ai eu le temps de voir un type assez jeune -moins de 20 ans- sauter, depuis le toit de ma voiture, sur le trottoir. et s’enfuir en courant.

      Des actes gratuits pour faire suer le monde, on ne les recense plus tellement il y en a. Un jour, ces types, à force de monter en puissance dans la canaillerie, puis de la racaillerie – désolée, il n’y a pas d’autres mots – passent à l’acte. Et là rentre en scène, dans les prétoires, la culture de l’excuse qui couvre des crimes en déplaçant le champ des responsabilités.

      Il est temps de remettre le romantisme hérité de Victor Hugo et consorts à sa place historique et contextualisée.

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