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Repentance à sens unique et haine anti-occidentale, les leçons de “l’auto-racisme”


Repentance à sens unique et haine anti-occidentale, les leçons de “l’auto-racisme”

Suite aux demandes d’excuses du président algérien Abdelmadjid Tebboune et après des semaines de campagne de diabolisation des Etats-Unis, de la France et de l’Occident par des lobbies anti-racistes de plus en plus ouvertement racistes envers tout ce représente l’Homme-Blanc-judéo-chrétien, Alexandre Del Valle rappelle qu’il n’y a pas de culpabilisateurs sans culpabilisés et que ceux qui nous demandent de nous auto-flageller et de nous incliner devant leur victimisme suprémaciste (noir ou islamiste) répondent à notre enseignement de la haine de soi…

Ce dimanche 5 juillet, à l’occasion du 58ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, son nouveau président élu fin 2019, Abdelmadjid Tebboune, a fait une déclaration très remarquée qui invite une fois de plus la France à s’excuser pour la colonisation, ceci trois ans après qu’Emmanuel Macron ait qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité » et de « vraie barbarie » (interview à la chaîne algérienne Echorouk News, 14 février 2017). Le président Macron avait précisé: « Ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes. » L’exigence du président algérien est intéressante à analyser d’un point de vue psycho-géopolitique car elle résume tout le problème de la repentance en politique. En effet, la psychologie humaine nous enseigne que « plus on s’excuse et l’on se sent coupable, plus on est culpabilisé et accusé ». Ceci fait écho au fameux adage : « qui s’excuse s’accuse », ou encore au constat qu’il n’y a « pas de culpabilisateur sans culpabilisé ».

Le président algérien a donc habilement rappelé à ses interlocuteurs français post-gaullistes complexés : « On a déjà reçu des demi-excuses. Il faut faire un autre pas. » On notera le « il faut », qui équivaut à un ordre. Tebboune va d’ailleurs encore plus loin lorsqu’il menace à demi-mot la France en estimant nécessaire d’« affronter le problème de la mémoire qui hypothèque beaucoup de choses dans les relations entre les deux pays (…). Cela va permettre d’apaiser le climat et le rendre plus serein pour des relations économiques, pour des relations culturelles, pour des relations de voisinage. » Faisant clairement allusion au « contexte actuel » (violences urbaines et révoltes traoristes anti-Gaullois de plus en plus violentes des banlieues hors contrôle), le président algérien a opportunément rappelé qu’il y a « six millions d’Algériens ou descendants d’Algériens en France », faisant ainsi comprendre qu’il aurait les moyens de radicaliser ou apaiser cette communauté selon que l’Etat français cède à d’ultérieures demandes ou pas… Le message a été parfaitement compris par nos élites capitulardes et nos forces de l’ordre qui savent à quel point l’immigration allogène de masse peut devenir, lorsqu’elle n’est plus intégrée, un levier d’ingérence pour les pays d’origine et donc une perte de souveraineté pour l’Etat autochtone.

Non-réciprocité dans le respect des souverainetés et susceptibilités nationales

Alors même que l’ex-ministre algérien « de la diaspora », Samir Chaabna a dû récemment démissionner pour garder sa (double) nationalité française et que l’Etat algérien exige de lui une seule allégeance, la France nomme depuis des années des ministres binationaux sans jamais exiger d’eux pareille uni-allégeance et les laisse même souvent critiquer leur pays d’adoption (qualifié notamment de « raciste ») ou se vanter de préférer civilisationnellement leur peuple d’origine. JAMAIS l’Algérie (mais aussi l’Egypte, le Maroc, la Croatie, la Serbie, l’Argentine, le Brésil ou même la Corée du Sud ou nos alliés américains ou Australiens) n’accepterait qu’un ministre ait une préférence identitaire affichée pour un autre pays. En fait le président algérien, comme son homologue turc, sait parfaitement, en bon connaisseur de l’âme européenne complexée, que le peuple français dirigé depuis la fin de De Gaulle par des élites post-nationales, est profondément nationalement et psychologiquement amoindri par cinq décennies de repentance et d’enseignement de la haine de soi. La requête du président Tebboune confirme notre observation selon laquelle faire culpabiliser l’Autre permet de lui soutirer indéfiniment une rente morale ou effective. L’Homme aurait bien tort de ne pas utiliser ce stratagème, d’autant qu’il doit tout faire pour détourner le regard du peuple algérien qui a lancé une téméraire Révolution démocratique non pas contre la France mais contre le « Système » oligarchique algérien, c’est à dire son VRAI bourreau actuel. D’ailleurs, tous les autocrates algériens du « Système », « élus » depuis l’indépendance, ont détourné l’attention du peuple et des vrais problèmes en crachant sur le bouc-émissaire français coupable éternel facile de tout et pour tout. La chose ne pourra pas durer éternellement, mais de son point de vue, l’harceleur oral aurait tort de se priver d’une arme tant qu’elle est efficace . Comme Erdogan le néo-sultan turc qui appelle ses ressortissants en France à ne pas s’intégrer et à voir dans l’intégration à un « crime (« raciste-islamophobe ») contre l’humanité », Abdelmajid Tebboune connait bien cette loi de la psychologie de la domination qui fait que le culpabilisé-débiteur ne s’excuse jamais assez, surtout si ses « fautes » ne sont pas unilatérales et si l’accusation permet de faire oublier celles du culpabilisateur… D’où l’absence totale dans le débat franco-algérien de la question des milliers de Français-européens pieds-noirs et Harkis enlevés, torturés, massacrés ou disparus et dont on a jamais réussi à retrouver les traces.

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Mea culpa à sens unique et accusation-miroir

En matière de mémoire, de repentance et de demandes de pardon, tout ne se vaut pas: il existe de vraies victimes, des responsabilités unilatérales et des fautes partagées. Et le noble principe d’autocritique a lui aussi ses limites et ses perversions. Pour distinguer l’acceptable de l’inacceptable, la cible de l’attaque psychologique doit savoir dire stop quand la capacité à reconnaître des torts est dévoyée par un prédateur. Et à ceux qui tenteront la manchette de la reductio ad hitlerum (les antiracistes à sens unique l’emploient tout le temps) en lançant: « Ceux qui refusent de s’excuser pour les horreurs de la guerre d’Algérie et la colonisation européenne sont les mêmes que ceux qui refusent de s’excuser pour la Shoah », il convient de répondre: les juifs cibles de l’antisémitisme et de la Shoah étaient des victimes pures et ils furent persécutés durant des siècles dans un total rapport de victimes à bourreaux. Il est par conséquent logique que les seconds demandent pardon aux premiers dans un sens unique. Il en va de même pour les Arméniens et autres chrétiens araméens ou grecs d’Anatolie génocidés par les Turcs ottomans-nationalistes. On pourrait aussi mentionner les Vendéens génocidés par le régime révolutionnaire de la Terreur ou encore les Aborigènes australiens et autres indigènes amérindiens exterminés par les Anglo-saxons et dans une moindre mesure les conquistadores espagnols. Il n’y a là qu’un seul camp victime et en face un vrai bourreau. En revanche, pour la colonisation de l’Algérie et du Maghreb, les torts ont été bien plus partagés, comme les apports, car à la différence de l’Afrique noire, qui n’avait jamais agressé les peuples européens, les dirigeants de la Tunisie, du Maroc et des tribus prédatrices à la tête des ancêtres de l’Algérie ou de la Libye (pays artificiellement créés par les colonisateurs européens) et liés à l’empire califal turco-ottoman n’ont jamais cessé d’agresser et de menacer l’Europe chrétienne entre le VII et le XIXeme siècle. La traite des esclaves (européens-chrétiens) par les empires musulmans et les incessantes pirateries barbaresques, razzias et prises d’otages jihadistes qui les alimentaient avec la bénédiction du Califat islamique (arabe puis turco-ottoman) ne se tarirent qu’avec les guerres barbaresques livrées par les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France (1804-1815), une fois neutralisée la flotte pirate, puis avec la prise d’Alger en 1830 par les Français. Et rappelons aux pro-Traoré revanchards anti-occidentaux que le commerce des esclaves ne s’acheva en Afrique avec la colonisation et l’adoption des lois européennes émancipant les esclaves.

Aussi, lorsque les Européens d’aujourd’hui s’excusent d’avoir colonisé des pays musulmans — lesquels répondent comme Tebboune en exigeant toujours plus d’excuses — ils commettent une erreur de jugement sur eux-mêmes et sur l’Autre et font preuve d’amnésie, car les pays européens chrétiens ont été eux-mêmes encore plus durement et plus longtemps agressés, colonisés et même réduits en esclavage par les empires arabes, l’empire turco-ottoman et les pirateries berbéro-maghrébines, soit du VIIeme siècle (conquête de la péninsule ibérique) au milieu du XIXeme siècle (colonisation du Maghreb). Les excuses de nos dirigeants envers des leaders nationalistes arabes, turcs ou islamistes — quant à eux très fiers d’avoir colonisé les Espagnols, les Ibères, la Sicile, les Balkans, Byzance ou la Russie — constituent une culpabilisation unilatérale inappropriée et un renversement des responsabilités. Lorsque la gauche espagnole post-franquiste demande de s’excuser collectivement pour la Reconquista vue comme « raciste islamophobe » (nouvelle mode inaugurée dans les années 1990), elle devrait demander en contrepartie aux pays du Maghreb, au Maroc et à la Mauritanie de s’excuser pour les conquêtes ommeyades arabo-berbères de l’Espagne et du Portugal puis pour les massacres des dynasties almohades et almoravides qui réduirent à l’état de sujet de seconde zone, d’esclaves et de soumis humiliés les habitants autochtones chrétiens et même juifs.

José Maria Aznar : les excuses doivent être réciproques avec le monde arabe

L’ex-président du Conseil espagnol José Maria Aznar me fit un jour cette remarque hélas jamais sortie de la bouche d’un président français depuis la mort de De Gaulle: « Nous nous excuserons d’avoir repoussé les Arabes-musulmans d’Espagne quand ils s’excuseront d’avoir occupé et soumis l’Espagne durant huit siècles! » De la même manière, si l’Eglise catholique eut raison lors du Concile Vatican II de demander pardon pour l’antisémitisme passé, elle a eu tort de le faire envers le monde musulman pour les croisades, car JAMAIS aucun dirigeant arabe, un grand imam d’Al Azhar, de La Mecque ou de Médine, aucun intellectuel musulman de renom, même progressiste, n’a songé une seconde à s’excuser pour les attaques arabo-islamiques, turco-ottomanes et tatares contre l’Europe chrétienne durant 1200 ans. Nous ne recevrons en effet jamais les moindres présentations d’excuses pour les conquêtes et razzias de l’Espagne, du Portugal, de l’Italie du Sud, des Balkans, de l’Afrique, de la Russie, des Indes ou des empires byzantins ou perses par les envahisseurs arabo-turco-musulmans. Tout le malentendu entre l’islam et la Chrétienté depuis Vatican II repose sur cette repentance à sens unique, poussée à son paroxysme par le Pape Benoit qui lave régulièrement les pieds de prisonniers ou migrants clandestins musulmans et dénonce « l’islamophobie » de Salvini en Italie tout en ne disant rien sur la christianophobie et la judéophobie (et même « mécréantophobie ») des pays musulmans. En réalité, la sagesse voudrait que l’on soit autant indulgent avec notre passé impérial qu’avec le passé tout aussi impérialiste des Califats-sultanats arabes et turcs « glorieux » de Bagdad, Damas, Cordoue ou Istanbul tant vantés dans nos littératures (« mythes de la Sublime porte éclairée »; modes des Turqueries; Al-Andalous la « tolérante » ou de la « science arabo-musulmane en avance » qui aurait « sauvé la pensée grecque »). Le souci d’équité voudrait que nos empires passés ne soient pas plus diabolisés que ceux des califats islamiques, donc que l’on en condamne aucun ou TOUS ; que l’on fustige tous les racismes ou aucun, toutes les colonisations passées ou aucune, afin d’éviter que la repentance à sens unique ne devienne une arme au service des suprémacistes à rebours enclins à justifier leurs appétits conquérants par des insatiables exigences de « réparation ». La sagesse voudrait que l’on ne juge pas notre passé avec l’oeil du présent (anachronisme) et que l’on ne soit pas plus « auto-raciste » que raciste. Car la haine n’engendre que la haine, et Mandela a prouvé que seul le pardon (envers l’Autre mais aussi envers soi) permet la réconciliation, pas l’entretien des rancunes à la façon des Indigéniste/ »racisés » vindicatifs.

Par Alexandre del Valle

 

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  • 6 thoughts on “Repentance à sens unique et haine anti-occidentale, les leçons de “l’auto-racisme”

    1. doudou

      si l’executif et son patron osent se repentir devant ces racaille qui crachent sur la France, je jugerais comme bb que nous sommes gouvernés par des »p »qui n’on pas de « c »,pauvre France,elle est tombée bien bas,j’etais fier d’etre français,et maintenant je regrette d’avoir combatu pour elle!

    2. Robert Davis

      Excellent article qui montre une fois de plus à quel point microbe est le roi des c. car ce qui est terrible c est d »être aussi stupide et couard que lui. Ce gamin n’est pas digne d’être président.

    3. Pinhas

      2022 sera décisif et même vital pour le futur de la France .
      France , que t’es t’il arrivé ,toi terre d’accueil de tous les opprimés.
      Opprimés que tu as protégé et nourri comme une mère le fait pour ses enfants.
      Tu les a vu grandir et te vénérer tous ces peuples venus de partout
      Polonais, Italiens, Portuguais, Chinois, etc ..
      Tous ont connu la guerre , la barbarie et la misère et les descendants de ces gens le savent et cultivent l’amour de la France et en défendent ses valeurs.
      Tous sauf les musulmenteurs et la plupart des maghrébins.
      Ils ne faut pas avoir peur des mots puisque la terrible réalité est la.
      Agressions, vols,viols, racisme anti blanc , antisémitisme ,dictature .
      Volonté de supprimer l’identité Française et Judéo Chrétienne à ce pays qui s’est tant battu pour conserver sa Liberté de penser .
      Oui , nous sommes gouvernés par des vendus, des c……. molles .
      En 2022 ce sera un vote Révolutionaire sinon nous aussi on pourra se ranger parmis les c……. molles et les vendus et les soumis .
      On a le sort que l’on veut bien lorsque l’on refuse de se révolter .
      Révoltons nous et chassons les ennemis de la Liberté.
      Ceux qui crachent et salissent ce beau pays le quitteront car les nouvelles lois feront leur oeuvre ….
      Tu aimes et honore tu restes .
      Tu craches et désonhores tu dégages .

    4. Circonstances exténuantes

      Cette analyse est intéressante. Mais pourquoi épargner De Gaule et poser que ce serait seulement après lui que les politiciens sont devenus désastreux en tendant pour ainsi dire les deux joues à l’Algérie et autres pays sous-développés?
      De Gaule a donné l’exemple et on peut affirmer sans se tromper qu’il a ouvert la voie à cette politique lâche.
      L’un des symptômes en a été la trahison d’Israël par De Gaule, en l’invitant à se laisser massacrer par ses voisins en 67. On peut aussi évoquer la lâcheté de son escroquerie quand il a gardé les vedettes commandées par Israël mais surtout payées. Il a voulu garder l’argent et la marchandise. Heureusement que les Juifs ne l’ont pas entendu de cette oreille.

    5. Robert Davis

      Non seulement cette repentance est exagérée car elle a apporté la civilisation à l’algérie mais en plus elle est à sens unique! microbe est vraiment un gamin!

    6. doudou

      ils devraent au contraire remercier la France qui a embelli l’algérie qui n’etait qu’un désert,:alger la blanche,bone la coquette,constantine,biscra et mème batna etc…etc..mais ce gamin de macron n’etait pas encore né,il ne peut se douter des belles choses qu’à construit la France depuis qu’elle s’est etabli dans ce pays,et maintenant,elle acceuille ,nourit,habille,eduque et soigne à l’oeuil les enfants de ses ressortissants qui crachent sur elle et ne revent que de l’envahire;pauvre France,à cause de tes vendus de français tu es tombée bien bas.

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