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Le mystère de la « Bouffée délirante aiguë » dans l’affaire du meurtre de Sarah Halimi


Le mystère de la « Bouffée délirante aiguë » dans l’affaire du meurtre de Sarah Halimi

Il existe aujourd’hui en France deux sortes d’experts psychiatres, les premiers, qui sont de loin les plus nombreux, ont décidé une fois pour toutes de ne pas s’occuper des faits et se confondent de plus en plus avec des théologiens qui défendent le catéchisme de la psychiatrie, les seconds, qui sont aussi les plus rares, s’élancent au contraire avec force vers le concret, dont ils ramènent quelques notions venues de la sociologie et de la psychologie criminelle, en prenant soin de les traduire aussitôt dans le langage du commun.

Pour les premiers, il s’agit moins, semble-t-il, d’incorporer à l’expertise psychiatrique des informations concrètes nouvelles sur le comportement criminel, que de neutraliser la nouveauté de ces informations à l’aide du catéchisme de la psychiatrie régnante, c’est-à-dire d’un composé de dogmatisme et de préjugés.

S’approprier le catéchisme de la psychiatrie régnante est, pour la plupart des experts psychiatres, l’équivalent de ce qu’est pour le scientifique une importante observation en recherche fondamentale. Tout se passe comme si le catéchisme de la psychiatrie était quelque chose dans le genre du dogme et que le seul fait de parvenir à le réciter suffise à illustrer la vérité d’un comportement criminel. Ainsi, l’on a vu s’infiltrer peu à peu, dans la plupart des expertises psychiatriques, la bonne vieille métaphysique de l’irresponsabilité pénale des criminels. C’est pourquoi, vouloir décrire les conceptions et le vocabulaire de la psychologie criminelles et de la personnalité criminelle, est devenu le recours à des mots interdits car non-politiquement corrects.

La critique des expertises psychiatriques qui a retenu l’attention étudie la transformation du passage à l’acte criminel en maladie mentale et la transformation de l’état de criminel en état de malade mental. C’est ce qui correspond à l’état d’adulte irresponsable dans nos sociétés qui refusent la notion d’adulte responsable.

La critique des expertises psychiatriques se fonde sur des considérations objectives du fait que la plupart des experts psychiatres ne prennent pas en considération les résultats d’observations faites sur terrain par les enquêteurs et les témoins du passage à l’acte criminel. D’où le caractère contestable des expertises psychiatriques qui sont inscrites dans une logique d’inachèvement fondée sur une mythologie psychiatrique.

De sorte que la plupart des expertises psychiatriques nous éloignent pour longtemps de la vérité du passage à l’acte criminel. Pour une génération d’experts psychiatres, c’est une communauté de destin !

Il faut que les experts psychiatres, dans les sociétés actuelles, soient soumis à des influences venues du catéchisme de la psychiatrie. Avouez que cela mérite bien un effort de lecture des rapports d’expertise !

Cette façon d’enfumer les observations criminelles les plus intéressantes au moyen d’un vocabulaire psychiatrique passe-partout a presque totalement dominé la plupart des rapports d’expertises psychiatriques. Les psychiatres adorent penser, mais un psychiatre qui pense a besoin d’être soutenu par le catéchisme de la psychiatrie. De plus, il a le sentiment qu’il est à la fois le premier et le dernier à le faire. Il voudrait que sa vision de l’expertise psychiatrique soit à la fois la première digne de ce nom, et qu’elle soit définitive tout en refusant la vision des contradicteurs, sans même parler des critiques problématiques des censeurs officiels !

C’est l’image qu’ont d’eux-mêmes la plupart des experts psychiatres doctrinaires français !

Et c’est là ce qui confère ce tour dramatique aux débats judiciaires faussés par la plupart des rapports d’expertise psychiatrique incertains. Il n’y a pas en France de débat judiciaire possible à propos des rapports d’expertise psychiatrique, il n’y a que des dissensions. La susceptibilité des experts psychiatres doctrinaires n’ayant l’égale que le dogmatisme du catéchisme de la psychiatrie : la moindre objection déclenche aussitôt le conflit. Le point de non-retour est si vite atteint que nul n’a le choix qu’entre le conflit et la soumission !

Entre les deux, rien n’est possible. On s’en plaint, on souhaite l’apparition de discussions nuancées, ce que l’intransigeance des despotes de l’expertise psychiatrique rend précisément impossible. Cette absence de choix entre la révolte et la soumission est parfaitement illustrée par l’affaire du meurtre de Sarah Halimi.

C’est pourquoi une critique minutieuse et rigoureuse des rapports d’expertise psychiatrique s’impose.

Ils traduisent la déception que provoquent la plupart des rapports d’expertise psychiatrique.

Or, tant que le détail des rapports d’expertise psychiatrique n’aura pas été étudié, il est vain de penser pouvoir asseoir une décision judiciaire sur des bases solides. Autrement dit, le passage de la réalité criminelle à la vérité du catéchisme de la psychiatrie officielle se fait par des transpositions abstraites constituant un code consciemment appliqué par les experts psychiatres doctrinaires français que le criminologue doit étudier dans le cas particulier de chaque rapport d’expertise. On regrette que ces études soient si réduites par rapport aux considérations judiciaires impérieuses, dont l’exemple est bien l’affaire du meurtre de Sarah Halimi, ce dont personne ne peut se dire pleinement satisfait. Le cas particulier des rapports d’expertise psychiatrique, contre lequel on se révolte dans l’affaire du meurtre de Sarah Halimi, doit être jugé impitoyablement.

La critique des expertises psychiatriques s’ouvre et se poursuit de manière significative, avec le style de la critique scientifique qui n’a rien de la soumission académique. La critique, qui n’a rien de facile, impose le décorticage des rapports d’expertise psychiatrique et l’épluchage minutieux des erreurs logiques sur le plan de l’analyse rigoureuse propre à la méthode scientifique. Il n’est rien dont un juge ne puisse tirer profit à partir de ce travail de raisonnement logique qui résulte du caractère pressant pour le juge du besoin d’y voir clair dans le passage à l’acte criminel que ne limite aucune considération de personne ou de carrière des experts.

Les discussions les plus rigoureuses pour l’analyse logique des rapports d’expertise psychiatrique, critiquant ce style psychiatrique dogmatique, n’est pas un ornement polémique surajouté, mais il est essentiel à la critique scientifique des rapports d’expertise psychiatrique qui ont créé la confusion dans la pensée des juges dans l’affaire du meurtre de Sarah Halimi. Malheureusement, cette idéologie psychiatrique, en tant que telle, n’est autre que le dogmatisme du catéchisme de la psychiatrie, contre les fondements scientifiques de l’expertise psychiatrique, lequel est incapable de séparer la discussion de la condamnation de la critique.

L’analyse logique doit démonter les idées erronées des rapports d’expertise psychiatrique, ce qui peut rendre suspecte la moralité de certains experts psychiatres. L’histoire des rapports d’expertise psychiatrique dans l’affaire du meurtre de Sarah Halimi pourrait être écrite sous l’angle de l’impopularité des psychiatres et dans le pilonnage impitoyable dont cette activité d’expertise psychiatrique est aujourd’hui l’objet.

La critique des expertises psychiatriques conteste la valeur d’une connaissance dogmatique d’ordre psychiatrique abstrait incapable de décrire la réalité avec une objectivité scientifique au moyen de la preuve. Partant du catéchisme de la psychiatrie, l’expertise psychiatrique renonce à toute connaissance scientifique de la réalité criminelle en préférant des intuitions ou des mythes, voire des opinions morales. Cette position acquise en psychiatrie est commune aux doctrines les plus ennemies de la connaissance scientifique.

Aujourd’hui la criminologie vivante satisfait l’appétit de vérité que l’expertise psychiatrique ne contente plus. C’est pourquoi la figure du psychanalyste ou du psychiatre est devenue la figure de l’usurpateur qui a quitté le terrain de la science rigoureuse. Le fait est significatif de l’inquiétude des experts psychiatres bornés, secs, lourdauds, naïfs, qui vivent ensemble dans une sorte de connivence culturelle, devant le criminologue, ce rival dans la connaissance de la réalité de l’homme criminel sans l’arbitraire du dogme psychiatrique.

À propos de ces Bouffées délirantes psychiatriques que le criminologue conteste, il s’agit d’un type bien défini de poncifs familiers que les experts psychiatres se repassent entre eux très confraternellement.

La Bouffée délirante aiguë est, dans la littérature psychiatrique, le type de l’hypothèse non prouvée qui représente la seule ambition scientifique des experts psychiatres qui s’efforcent de gâter le mystère des comportements criminels en un ensemble de facteurs psychiatriques inintelligibles et invérifiables.

Ce ne sont point les échecs, les erreurs de cette tentative de tromperie, que le criminologue cloue au pilori, mais son principe même si répandu chez les experts psychiatres. On accorde trop souvent à la folie du moment, et à plus forte raison, à la Bouffée délirante aiguë une valeur explicative mensongère.

Le monde de la psychiatrie qu’elle révèle est, paraît-il, bien plus riche, bien plus vrai que la réalité. Devant ce monde plus riche, la vérité judiciaire fait faillite, alors que les faux-monnayeurs réussissent. Aussi, la création de la Bouffée délirante aiguë joue le rôle de substitut de la vérité dans l’expertise psychiatrique.

Mais on ne croit pas que les psychiatres soient eux-mêmes dupes de ce qu’ils racontent aux juges. Ils choisissent au jugé quelle histoire rocambolesque a le plus de chances de séduire le jury. La conclusion est sévère : Avoir fait des experts psychiatres dans l’affaire du meurtre de Sarah Halimi des sortes de Mandarins constitue manifestement une imposture. Ce n’est là qu’un des exemples de plusieurs analyses détaillées des rapports d’expertise psychiatrique. Pourtant, ce sujet considérable, à vrai dire, la justice n’a fait que l’effleurer, souvent avec pertinence, souvent aussi avec une certaine lenteur, au moins dans la recherche de la vérité.

En lisant un rapport d’expertise criminologique, on ne peut éprouver qu’un sentiment d’inaccoutumé, un vrai plaisir, fait de soulagement et d’excitation, comme celui qu’on éprouve devant une image parfaitement nette du comportement criminel, après en avoir subi de floues et d’approximatives des experts psychiatres.

On prend conscience des raisons de cette excitation psychique. Il s’agit d’un rapport d’expertise écrit directement en français, au sens classique du terme, pas en jargon psychiatrique, et un rapport d’expertise réunissant la réflexion et les faits, la pensée et l’observation concrète conférant à l’exposé des conclusion un caractère non plus hypothétique, mais réaliste. Fait stupéfiant, dans cette chronique de l’expertise judiciaire !

Il paraît que le défaut rédhibitoire des experts psychiatres doctrinaires français, leur penchant à la fois dangereux et sectaire, est d’élaborer sans cesse des hypothèses qu’ils transforment abusivement en vérités.

Or on constate que la théorie de la Bouffée délirante aiguë, dont ils font très largement usage dans le jargon psychiatrique actuel pour interpréter le comportement criminel, sinon la psychologie avérée de l’homme criminel, dans l’affaire du meurtre de Sarah Halimi, est tirée directement du catéchisme de la psychiatrie.

Le résultat est que, ne lisant la plupart du temps que de mauvais rapports d’expertise psychiatrique, dont la plupart sont presque tous exécrables, les magistrats se familiarisent avec la médiocrité avec laquelle la plupart des experts psychiatres finissent par écrire leurs rapports d’expertise psychiatrique faussés.

© Thierry MICHAUD-NÉRARD pour Europe Israël News

 

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  • 4 thoughts on “Le mystère de la « Bouffée délirante aiguë » dans l’affaire du meurtre de Sarah Halimi

    1. andre

      Interessant, a l’exception sans doute (a moins que je n’aie pas compris sa veritable intention) de la phrase « S’approprier le catéchisme de la psychiatrie régnante est, pour la plupart des experts psychiatres, l’équivalent de ce qu’est pour le scientifique une importante observation en recherche fondamentale « , qui me parait reveler uniquement une ignorance totale de ce qu’est la recherche fondamentale.

      Ceci dit, ce qui m’a choque le plus dans les suites, ou plus exactement l’absence de suites, judiciaires de cet horrible assassinat, ce n’est pas autant
      les discours pontifiants, penetres de l’admiration d’eux-memes, des experts psychatriques, que la facon dont la magistrature a, sans la moindre vergogne, fait fi de tous ses devoirs et abuse de ses fonctions. Cela a commence avec la juge d’instruction, decidant de son propre chef qu’il ne fallait pas proceder a une reconstitution, qui aurait pu troubler Kobili TRAORE (le pauvre petit ?): le fait qu’elle ait obtenu immediatement l’appui d’une grande partie de la magistrature ne surprend pas, vu le tournant qui a fait que celle-ci ne veut plus rendre de comptes a la loi, mais seulement a son ideologie de gauche. Qu’on ait interdit (« la question ne sera pas posee ? ») de se pencher sur les ordres qui ont conduit le grand nombre de policiers presents dans l’immeuble a ne pas intervenir pendant qu’on torturait une femme sans defense est la negation meme de la responsabilite principale de l’Etat.

      Enfin, le nom meme de TRAORE nous montre du doigt le niveau abject auquel on est arrive. L’autre affaire TRAORE, celle ou la tribu de ce nom tente de se faire passer, avec l’aide des medias, pour des victimes, conduit a permettre a la cheffe d’une bande de malfaiteurs, au contraire des parents de la victime de Kobili TRAORE, d’exiger de facon repetee de nouvelles expertises, tant que celles deja conduites n’iront pas dans le sens que la tribu souhaite.

      Et les medias ont totalement oublie l’affaire TRAORE incomparablement plus grave, celle dont Kobili TRAORE est le centre. Une femme sans defense assassinee par un TRAORE ne leur rappelle rien, vraiment ? Jewish lives do not matter ? on se croirait en France, aujourd’hui, dans une dictature islamique.

    2. Robert Davis

      Il y a longtemps que l’on sait que les psychiatres sont plus fous que leurs patients… maintenant s’y ajoute en plus l’idéologie et la politique. Foutez moi la psychologie à la poubelle c’est là qu’est sa place!

    3. Cyrano

      Au nom de la psychiatrie et de l’islamo-gauchisme ce sont toujours les mêmes qui trinquent. Tous les rapports de psy judiciaires sont faits pour noyer le poisson. Quand un juge indépendant veut appliquer la loi, il est libre de le faire en son âme et conscience. Enfin s’il veut…

    4. moi de france

      UN JOUR LE PEUPLE DE FRANCE AURA UNE GRANDE BOUFFEE DELIRENTE ON VERRA CE QUE DIRONT CEUX QUI ONT EMPLOYE CE TERME FACE A TOUT UN PEUPLE

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