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Coronavirus : « Un accident de laboratoire » ? Chronique de Dora Marrache


Coronavirus : « Un accident de laboratoire » ? Chronique de Dora Marrache

Coronavirus : « Un accident de laboratoire »?

« La vérité est en marche, rien ne l’arrêtera plus » (Émile Zola)

Radio-Canada annonçait le 9 juin que, selon une nouvelle étude de la Harvard Medical School, le coronavirus était présent en Chine dès août 2019. Cette étude, qui s’appuie sur la hausse de la fréquentation hospitalière et sur des données sur la recherche de symptômes sur internet, vient corroborer, selon les chercheurs, les résultats d’une autre étude sur le sujet.

Comme il fallait s’y attendre, la Chine a réagi, qualifiant de « ridicule » l’étude de la Harvard Medical School. Et encore une fois, comme il fallait s’y attendre, un certain nombre de scientifiques ont volé au secours de la Chine et ont déclaré que l’étude ne présente à l’appui quelque preuve convaincante que ce soit.

Rien de tel pour relancer la théorie du complot, une théorie à laquelle les gens intelligents n’adhèrent pas, nous dit-on. Mais comme je ne suis pas de ceux-là, je suis portée à croire que les rumeurs ont un fond de vérité quand elles ne sont pas la Vérité.

Il faut dire que bien des questions se posent depuis le début de la pandémie et qu’elles restent encore sans réponse, n’en déplaise aux décodeurs qui nous sont présentés comme les « anges gardiens » de l’information.

Étrange coïncidence ! Août 2019, une date importante pour le Canada.   En effet, ce fut à cette date que le Laboratoire National de microbiologie (LNM) de l’Agence de la santé publique du Canada, situé à Winnipeg, congédia deux scientifiques chinois.

Cette nouvelle ne fit pas la une des journaux, elle fut même passée sous silence. Mais quand l’épidémie éclata, les réseaux sociaux établirent un lien entre le coronavirus et le congédiement – pour des raisons obscures- de ces deux chercheurs.  Et cette rumeur fut alimentée par un homme d’affaires américain, Kyle Bass, qui   tweeta qu’un un article de la CBC datant de juillet 2019 annonçait qu’une chercheuse, son mari ainsi que certains de leurs étudiants avaient été expulsés du Laboratoire national de microbiologie (LNM) situé à Winnipeg.

 Le bruit courut alors que le virus avait été fabriqué en laboratoire, que lesdits chercheurs étaient des espions qui avaient pour mission de voler ce coronavirus et de le rapporter en Chine.

Rapidement, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) s’empressa de rassurer le public en affirmant qu’il ne s’agissait que d’ une « possible affaire administrative », et qu’il n’y avait « aucune menace pour la sécurité publique ».

Radio-Canada s’occupa de blanchir la Chine « Non, la Chine n’a pas volé le coronavirus d’un laboratoire canadien » affirmait la radio d’État et, pour nous en convaincre, elle nous fournit l’explication suivante : « Un reportage de CBC a été détourné pour créer cette théorie du complot ».

Puis Éric Morrissette, chef des relations avec les médias, déclara : « C’est de la désinformation et ces allégations faites sur les réseaux sociaux sont sans fondement ».

Alors, pour mettre un terme à ce « complot » ourdi par des êtres jugés ignares et malfaisants, les décodeurs s’employèrent à nier tout lien entre l’épidémie et le congédiement des deux chercheurs. Ils s’appuyèrent sur le fait que ce sont les laboratoires de niveau 3 (P3) qui traitent les coronavirus, tandis que celui de Winnipeg en est un de niveau 4 (P4) et qu’il «  est la seule installation au Canada à être équipée pour manipuler les agents pathogènes les plus dangereux de la planète, comme le virus Ebola ».

Pourtant, faut-il le rappeler, ce laboratoire de niveau 4 est celui vers lequel les provinces, au début de l’épidémie, acheminaient les tests diagnostiques. Sans doute parce que celui qui peut le plus peut le moins

Et quotidiennement, médias et politiques nous enjoignirent de n’accorder notre confiance qu’aux scientifiques. Bien mal leur en prit!

Et si le professeur Montagnier avait raison!

Quelque temps après, le 17 avril plus précisément, le professeur Montagnier, Prix Nobel de médecine en 2008 et découvreur du virus du sida, déclara que les caractéristiques de ce nouveau coronavirus ne pouvaient avoir surgi de façon naturelle, que tout portait à croire que le virus était peut-être bien issu de d’un « accident de laboratoire ».

Évidemment, le professeur Montagnier subit le même sort que son confrère, le professeur Raoult. Ses confrères, comme dans le cas du professeur Raoult, contestèrent ses études, ils choisirent d’embrasser les prises de position de l’OMS et des gouvernements, à savoir que le nouveau coronavirus n’a pu être transmis à l’homme que par un animal. Impossible de leur faire admettre l’hypothèse qu’une fuite à l’Institut de virologie de Wuhan puisse être à l’origine de cette pandémie. Pourtant, un chercheur ne devrait jamais s’accommoder de la certitude!

«Ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou» (Nietzche)

Or, voilà que maintenant, alors que nous tentons de retrouver une vie normale, cette étude de la Harvard Medical School nous oblige à constater une étrange coïncidence dans les dates. Comme elle ouvre grandement la porte à la possibilité que le virus ait été fabriqué en laboratoire, les médias vont s’employer à tout mettre en œuvre pour nous convaincre de résister à la tentation d’établir de nouveau un lien entre le coronavirus et le congédiement de ces scientifiques.

Bien que la théorie soit largement contestée, il n’en demeure pas moins que le doute persiste, et ce d’autant plus que certains faits nous interpellent et qu’à ce jour ni les scientifiques ni l’OMS n’ont pu nous fournir les arguments nécessaires pour démentir les thèses avancées par certains scientifiques qui refusent la recherche sans conscience.

D’ailleurs, Fox News et le Washington Post ont relancé la rumeur. Le secrétaire d’’État américain, Mike Pompeo, de son côté affirme « qu’il y a d’énormes preuves » qui incriminent le laboratoire de Wuhan. Après tout, les Chinois travaillent à créer des virus depuis longtemps. À titre d’exemple, en mai 2013, le quotidien Le Parisien titrait « Un virus inquiétant créé en Chine » et l’auteur avançait que « des chercheurs chinois ont fabriqué un virus hybride de la grippe aviaire très dangereux. Des scientifiques tirent la sonnette d’alarme »

Alors, quoi que fassent ceux qui se disent détenteurs de la vérité et qui nous abreuvent de « fake news » pour mieux nous contrôler, le doute persiste et débouchera un jour sur la Vérité. Peut-être viendra-t-elle de ceux que les «Grands » de ce monde dénigrent  de façon ostentatoire au lieu de réaliser que, comme le disait Zola, cet amoureux inconditionnel de la vérité, « Une société n’est forte que lorsqu’elle met la vérité sous la grande lumière du soleil ».

© Dora Marrache pour Europe Israël News

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  • 3 thoughts on “Coronavirus : « Un accident de laboratoire » ? Chronique de Dora Marrache

    1. ladi

      Bravo, en plein dans le mille.
      Livre de Job 12:22 HM mettra à découvert ce qui est caché dans les ténèbres, Il mettra à la lumière l’ombre de la mort.

    2. Jacques B.

      Bien entendu que le doute persiste. Du reste, le Pr. Montagnier n’a jamais fait état de certitudes, mais d’un étonnement (sur la structure génétique du virus) et de suppositions.

      Un élément qui personnellement me fait tenir pour possible une origine humaine du virus, ce sont les séquelles semble-t-il sérieuses (à en croire le Pr. Raoult) qu’il laisse chez des gens ayant développé une forme bénigne de la maladie. Sans être épidémiologiste ni médecin, je n’ai pas souvenir que des virus « ordinaires » provoquent ce genre de séquelles.

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