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Trente-deuxième Anniversaire de l’opération qui a permis la neutralisation d’Abu Jihad (Khalil Al-Wazir)


Trente-deuxième Anniversaire  de l’opération qui a permis la neutralisation d’Abu Jihad (Khalil Al-Wazir)

En ce jour de l’année 1988, les hommes du Mossad ont réussi , dans le plus grand secret, à anéantir le terroriste palestinien Abu Jihad (Khalil Al-Wazir) en Tunisie par les commandos qui ont réussi à se faire introduire chez lui dans la banlieue de Sidi Bou Saïd et ils sont retournés en toute sécurité dans leurs bases.
 
Abu Jihad était un exemple de terrorisme brutal et il a tué près de 100 citoyens israéliens dans 22 opérations terroristes aux niveaux local, régional et mondial. Le Mossad a rendu justice à tous les civils morts sous les ordres de ce sale criminel.
En exemple, le massacre de la route côtière planifié par Abou Jihad et perpétré, le 11 mars 1978, par treize terroristes pro-palestiniens composant un commando-suicide de fedayin du groupe Fatah de l’OLP, sur la route côtière reliant Haïfa à Tel Aviv en Israël, durant lequel 38 civils dont 13 enfants sont tués et 71 personnes sont blessées, principalement dans un bus.
Neuf des onze auteurs assaillants arabes meurent durant l’attaque. Trois jours plus tard, Israël lance en représailles l’Opération Litani visant l’OLP dans le sud du Liban.
Selon un commandant du Fatah,  qui avait aidé à planifier cette attaque, l’enjeu était de faire échouer les pourparlers de paix israélo-égyptiens entre Menahem Begin, le Premier ministre israélien en 1978, et Anouar el-Sadate, le Président égyptien, et de nuire au tourisme en Israël.
Au total, 38 civils sont tués dans l’attaque, dont 13 enfants. 71 autres personnes sont blessées ; c’est l’agression anti-israélienne la plus sanglante de l’histoire du pays.
Abou Jihad obtient sans difficulté le commandement des opérations extérieures du Fatah. Les attaques meurtrières qu’il coordonne en Israël même en font l’ennemi public numéro un.
À partir de 1965, le Shin Bet tente plusieurs fois de l’éliminer, sans succès. Sa traque ne s’interrompt à aucun moment et s’intensifie même après le raid contre l’hôtel Savoy à Tel-Aviv en 1975 (11 morts), et celui mené contre un autobus israélien longeant le littoral (38 morts), trois ans plus tard.
Entre-temps, ni les massacres de Septembre noir en Jordanie ni la guerre civile libanaise n’ont interrompu totalement ses activités de guérilla. Ce n’est qu’en 1982, après le siège de Beyrouth par l’armée israélienne, qu’Abou Jihad est forcé de se replier loin de ses terres. En compagnie de Arafat il rejoint Tunis, où l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) obtient la permission d’installer ses quartiers généraux.
Depuis la capitale tunisienne, il réorganise sa stratégie. Privé de base arrière proche, il pousse la jeunesse des Territoires et de la bande de Gaza à la violence.  « C’est moi qui ai déclenché l’Intifada », prétendra-t-il pourtant en janvier 1988, dans une interview à Radio Monte Carlo, au plus fort des affrontements entre lanceurs de pierre palestiniens et soldats israéliens.
Une préparation minutieuse du Raid commando
 À la fin de 1987, les services de renseignements israéliens ont déjà localisé avec exactitude la nouvelle résidence du chef palestinien ; celle-ci se situe à Sidi Bou Saïd, au nord-est de Tunis. Chargé de mettre à exécution une opération à l’autre bout de la Méditerranée, le Mossad comprend qu’un appui militaire est indispensable. Le Premier ministre, Itzhak Shamir, le lui accorde sans hésiter. Tout comme son ministre de la Défense, Itzhak Rabin, et l’ensemble de l’appareil sécuritaire israélien, il est décidé à écourter la vie d’Abou Jihad.
L’opération Démonstration de force se prépare dans le plus grand secret. Pendant de longues semaines, les membres de la Sayeret Matkal (unité d’élite de l’état-major) s’entraînent à prendre d’assaut des villas inoccupées de Ramat Hasharon, banlieue chic de Tel-Aviv. Chaque soir, ils répètent inlassablement ce scénario supposé les attendre à 2 000 km de leur pays. Le 13 avril 1988, plusieurs navires de guerre quittent le port de Haïfa. La traversée vers la Tunisie durera trois jours.
 Le commandant des forces de la Sayeret en Tunisie etait Nahum Lev, un des soldats les plus courageux de l’unite.
Arrivés au large des côtes tunisiennes, les bateaux jettent l’ancre. À la nuit tombée, les commandos prennent place à bord de Zodiac et poursuivent leur route vers le bord de mer. Ils sont au nombre de treize divisés en deux groupes.  Un Boeing 707 de l’aviation israélienne faisait également partie du dispositif. À bord de l’appareil, deux hôtes de marque : le chef d’état-major de Tsahal, Dan Shomron, et son futur successeur, Ehoud Barak.
Sa mission était de brouiller les systèmes de communication et les radars pour couvrir l’avancée des troupes. Sa mission était de brouiller les systèmes de communication et les radars pour couvrir l’avancée des troupes.
Sur la plage de Raoued, deux véhicules attendent les hommes de tête du commando. Ils ont été loués par trois agents du Mossad, arrivés sur place quelques jours plus tôt, par vol régulier, et détenteurs de faux passeports libanais. Une première voiture fait route vers Sidi Bou Saïd ; elle a pour mission de repérer d’éventuelles patrouilles de police ou de l’armée tunisienne, voire de miliciens du Fatah. Le second véhicule roule à distance respectable. À 500 m de la villa d’Abou Jihad, les agents israéliens décident d’achever leur parcours à pied. Il est environ 1 h 35 du matin.

Nahum Lev, un combattant de  la ‘Sayeret Matkal’ qui a liquide le chef terroriste. 

Le commandant Nahum Lev se dirige sereinement vers sa cible. Afin de ne pas éveiller les soupçons, il marche au bras d’un jeune soldat déguisé en femme et tient un paquet de friandises dans lequel est dissimulé un revolver muni d’un silencieux. Le couple s’approche de la villa, où est posté un premier garde. Celui-ci a tout juste le temps de leur adresser un regard qu’il s’effondre, atteint d’une balle en pleine tête. C’est le signal pour l’assaut.
Vêtu de l’uniforme noir de la brigade antiterroriste tunisienne, un groupe d’appui pénètre à toute allure à l’intérieur la maison. Ils abattent un second garde, ainsi que le jardinier, qui dormait au sous-sol. Alerté par le bruit des portes et les hurlements en hébreu, Abou Jihad se lève brusquement de son bureau situé au rez-de-chaussée. Au moment où il tente de s’emparer d’une arme dans son armoire, Nahum Lev le repère.
« Apparemment, il avait un pistolet. J’ai tiré sur lui une longue rafale. D’autres agents ont également tiré pour s’assurer qu’il était mort. J’ai tiré sur lui sans la moindre hésitation : il était voué à mourir », se justifie Nahum Lev.
23 minutes plus tard, le terroriste numéro 1 aurait été découvert et liquidé.
Les commandos se retirent de la maison en laissant derrière eux l’épouse d’Abou Jihad, en larmes, agenouillée près du corps de son mari, sur lequel les médecins légistes relèveront 75 impacts de balle.
Le commando réussit à se replier vers la mer et à regagner les navires à bord des canots pneumatiques. Les autorités tunisiennes retrouveront près de Raoued deux minibus Volkswagen et une Peugeot 305.
Lev était le premier officier religieux a avoir intégrer la ‘Sayeret Matkal’, et des le début il s’est révélé être un excellent soldat. Quand il est revenu du cours d’officier il a reçu le commandement de l’équipe et plus tard il fut nomme adjoint du chef d’etat-major de l’epoque, Moshe ‘Bogie’ Yaalon pour le commandement de la Sayeret, et pour le commandement de l’Opération de liquidation d’Abou Jihad.
L’histoire retiendra qu’Israël a conduit avec succès – et sans enregistrer la moindre perte – un nouveau raid dans la lignée de ceux menés à Entebbe ou à Beyrouth quelques années plus tôt. Même si l’assassinat d’Abou Jihad n’a pas mis un terme à l’Intifada – objectif déclaré des responsables israéliens -, il a porté un coup sévère au Fatah de Yasser Arafat et au fonctionnement de sa branche militaire.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël

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Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 3 thoughts on “Trente-deuxième Anniversaire de l’opération qui a permis la neutralisation d’Abu Jihad (Khalil Al-Wazir)

    1. Titi

      Après avoir sanctifier arafat et ses dizaines de milliards en Suisse, il faudrait célébrer la neutralisation de cette saloperie de nazi, mais alors pourquoi ne pas avoir neutraliser arafat en premier et tant d’autres, y compris abas et tous ces nazis encore en post actuellement ?

    2. Hervé

      Et dire que miteuxrance s’est vanté d’avoir sauvé la vie d’arafat, alors que les Israéliens avaient la possibilité de lui faire avaler son bulletin de naissance, il est né egypte, une centaine de fois, mais ils l’ont épargné car c’était le meilleur ambassadeur d’Israël à l’étranger, pour les quelques européens et surtout français qui n’étaient pas comparés à des veaux et qui ont compris son manège.
      Non miteurance, ce n’est pas vous qui lui avez sauvé la vie, mais Israël jusqu’au jour où il a avalé quelque chose que personne n’a pu identifié jusqu’à présent.

    3. Titi

      Il avait pas encore 13 ans quand son « oncle » le nazi amin al husseini lui avait péter la rondelle, arafat était comme les focs des navires de la flotte française, il prenait le vent par derrière !

      Toute sa vie il collectionnait les gamins qu’il violait en séries, cela même à Genève où il a vécu presque 15 ans et en totale impunité, il faisait venir des gamins de Tunisie avec des visas de la confédération helvétique, une fois qu’arafat avait joué avec, la Suisse les renvoyait au bercail, donc arafat est très certainement mort du sida !

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