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Des militants Ahwazis manifestent à Bruxelles contre les discriminations du régime perse


Des militants Ahwazis manifestent à Bruxelles contre les discriminations du régime perse

Des militants arabes ahwazis vivant hors d’Iran, avec la participation de parlementaires et sympathisants européens, ont manifesté devant le siège de l’Union européenne à Bruxelles, pour exiger la libération immédiate des dirigeants du mouvement de lutte arabe pour la libération d’Ahwaz,une des régions iraniennes les plus pauvres et ce, bien que son sol regorge de richesses naturelles.

 

Une manifestation pacifique a eu lieu le 4 mars 2020 devant le Parlement européen pour revendiquer la liberté et le respect des droits de l’homme dans la région d’Al Ahwaz en Iran.

De nombreux parlementaires européens se sont joints à la manifestation, dont l’eurodéputé Fulvio Martusciello qui a déclaré: «Le peuple ahwazi est soumis aux crimes les plus atroces du régime iranien. Nous demandons au Parlement européen de s’exprimer sur le désir de ces personnes de déclarer leur indépendance.»

En effet, depuis son annexion par l’ Iran, la région est injustement exploitée par le gouvernement  perse et les Arabes d’ Ahwaz,vivent dans la plus grande misère.

Les manifestants ont appelé l’Union européenne à mener une politique plus ferme à l’égard des dirigeants de la République islamique en Iran.

Les participants à la manifestation ont exprimé leur solidarité avec la cause Al-Ahwazi, pour transmettre, aux forums et cercles internationaux, les souffrances du peuple arabe d’Al-Ahwaz, qui vit sous la domination de l’occupation iranienne.

Les manifestants ont demandé la libération des dirigeants du Mouvement arabe de lutte pour la libération d’Ahwaz: M. Habib Jabr, chef du mouvement, M. Nasser Jabr et la journaliste et membre du mouvement M. Issa al-Fakher

«Maintenant nous déclarons que nous avons pris la bonne et la seule voie afin de libérer Ahwaz et déclarer l’État d’Ahwaz en tant que membre de toutes les instances régionales et internationales. Ceci est fait en proposant le projet institutionnel de restaurer la légitimité usurpée d’Ahwaz pendant neuf décennies par les usurpateurs perses, dont maintenant toutes les puissances régionales et internationales ont commencé à considérer notre affaire pour des raisons de sécurité et de stabilité régionale» a dit un participant du mouvement Al-Ahwaziya, mouvance de lutte arabe dans la province du Khuzestan .

«Nous sommes les défenseurs de la légitimité parmi le peuple d’Ahwaz ce qui nous a réuni le désir de rétablir sa légitimité usurpée par les tyrans iraniens depuis plus de quatre-vingt-dix ans.Parmi nous des politiciens et des professionnels du droit, ainsi des historiens , des érudits et des écrivains d’élite qui ont écrit et enregistré la fierté et la dignité de la Nation Ahwaz » poursuit notre témoin originaire de la ville d’Hamidieh, qui vient des Pays-Bas et qui veux garder son anonymat.

Cette marche dans Bruxelles doit donner le coup d’envoi à une série d’autres manifestations de l’opposition iranienne à travers le monde, notamment à Washington DC, Berlin, Stockholm et Londres.

Le Danemark, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas abritent certains membres de la diaspora d’Ahvaz, ainsi que des cadres de la « Résistance nationale d’Ahvaz » et le  » Front populaire et démocratique des Arabes d’Ahvaz  » (FPDAA), qui luttent pour « le droit à l’autodétermination, la liberté et l’indépendance » des Arabes du Khuzestan.

De nombreux Arabes – entre 2,5 et 5 millions – vivent dans la province du Khuzestan, où se trouvent une grande partie des réserves de pétrole et de gaz d’Iran. Bien que riche en ressources naturelles, cette province connaît de graves carences socioéconomiques et un niveau de pollution de l’air et de l’eau élevé. Concentrés dans des zones pauvres manquant d’équipements de base à la périphérie des villes, de nombreux Arabes iraniens affirment que le gouvernement opère systématiquement des discriminations à leur égard, en particulier en matière d’emploi, de logement, de représentation politique, et dans l’exercice des droits culturels, civils et politiques. L’interdiction pour eux d’utiliser leur langue maternelle comme langue d’enseignement à l’école primaire est également source de ressentiment et d’agacement profonds.

Les médias des pays arabes sont silencieux  sur la privation des droits culturels et les discriminations persistantes des Arabes ahwazis .

Sensibiliser la communauté internationale sur les discriminations au Khuzestan  envers les Arabes d’Ahwaz .

Ahvaz est la capitale du Khuzestan. Dévastée par la guerre entre l’Irak et l’Iran (1980-1988), cette province pétrolifère du sud-ouest de l’Iran est peuplée majoritairement d’Arabes.

Les Arabes d’Ahwaz  sont victimes de discrimination raciale et ethnique depuis plus de 90 ans en Iran. Cette communauté, qui est surtout composée de paysans et des agriculteurs, vit dans la plus grande pauvreté, et souffre d’ un taux élevé d’ analphabétisme et de chômage. Alors que près de 18 % des Iraniens sont illettrés, plus de 60 % des Arabes iraniens ne savent ni lire ni écrire.

Dans les zones rurales, le taux d’analphabétisme chez les femmes arabes atteint même les 100 %. Par ailleurs, la langue arabe a été bannie dans les écoles, et les noms des villes, villages et rues de la province ont été « persianisés » dans le but d’effacer toute trace du caractère arabe de la région.

Comme la province du Khuzestan renferme plus de 90 % des réserves pétrolières iraniennes et 10 % de la production totale de l’ OPEC, cette terre, qui appartient historiquement aux paysans arabes, représente un enjeu économique majeur pour le pays.

Sous les sanctions internationales en raison de son programme nucléaire, l’Iran brandit la seule arme qu’ il possède : le pétrole. Il est donc indispensable pour le gouvernement iranien d’ avoir le plein contrôle sur ce territoire si riche en or noir.

Le Khuzestan est aussi une région politique et militaire de grande importance. Ahwaz est une zone stratégique incontournable pour la République islamique. Cette région, particulièrement proche de la ville irakienne de Bassorah. Le gouvernement iranien veut expulser les Arabes de la province afin de créer une zone militaire sur plus de 5 000 km2 aux abords de Chatt el-Arab dans le but de élargir son influence  en Irak.

Cette zone « militaire » pourrait être utilisée pour entraîner, soutenir et organiser des milices fidèles à Téhéran. Le gouvernement iranien a pendant très longtemps considéré les Arabes d’Ahwaz  comme des êtres inférieurs, dû à leur manque d’ éducation, et comme des « traîtres », étant donné que nombre d’ entre eux s’ étaient alliés à Saddam Hussein dans les années 80. Plusieurs avaient fui l’ Iran vers l’ Irak où ils y vivent toujours en tant que réfugiés. Aujourd ’hui, ils sont toujours passibles de la peine de mort s’ ils retournent dans leur pays.

Le Khuzestan connaît des problèmes de pollution atmosphérique et de sécheresse à répétition, et sa population se plaint chroniquement d’être laissée pour compte par les autorités.

Malgré l’obsolescence de la révolution d’Ahwaz et les circonstance qui l’ont accompagnée lors des événements vécus par la région en général après  la Seconde Guerre mondiale et  ses effets, le peuple Ahwaz est resté opposé aux occupants perses.

En 1964 lorsque les cheikhs et leurs dirigeants des mouvement d’Ahwaz, ont adressé un message au sommet de la Ligue Arabe en revendiquant de défendre les droits du peuple d`Ahwaz, ils n’ont pas trouvé de réponse.

La révolution du peuple Ahwaz a éclaté depuis l’occupation en 1925 et a continué pendant des décennies à incarner la lutte et la résistance contre l’occupation Iranien.Le dirigeant Khazal Alkabi, a été arrêté et emmène à Téhéran, oppresser, jusqu’à son assassinat dans les prisons injustes de l’occupation en 1936.

Une vague d’arrestations vise les militants arabes ahwazis

La semaine dernière les organes de renseignement et de sécurité  iraniens ont rassemblé et arrêté des dizaines d’Arabes ahwazis, dont plusieurs mineurs, dans le cadre de ce qui semble constituer une répression croissante dans la province iranienne du Khuzestan.

Selon des militants et des proches des personnes arrêtées, de nombreuses arrestations ont eu lieu à l’approche du 15e anniversaire de manifestations antigouvernementales de masse qui se sont emparées de cette province majoritairement arabe en avril 2005.

Des membres de la famille de militants ont affirmé que les arrestations ont été effectuées sans mandat par des groupes d’hommes masqués affiliés aux organes de sécurité et de renseignement iraniens, généralement à la suite de descentes au domicile de militants arabes ahwazis tard le soir ou tôt le matin. Les organisations de défense des droits humains ont fait part de leur inquiétude que des personnes aient pu être arrêtées simplement en raison de leurs opinions politiques présumées, pour avoir exprimé leur opposition de manière non violente ou pour avoir ouvertement affiché leur identité et culture arabe.

Les autorités iraniennes n’ont donné aucune raison pour les arrestations, ni révélé le statut des détenus au regard de la loi ou révélé où ils se trouvent, les exposant à un risque accru de torture et d’autres formes de mauvais traitements. Les arrestations et les détentions arbitraires ne feront pas disparaître les revendications des Arabes ahwazis.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, accusent l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, de soutenir cette population arabe. L’Arabie saoudite, alliée des États-Unis, est le grand rival régional de l’Iran. Les deux pays s’opposant sur de nombreux dossiers au Moyen-Orient, notamment dans les conflits en Syrie et au Yémen.Téhéran et Ryad ont rompu leurs relations diplomatiques en janvier 2016.

L’Iran entretient également des relations tendues avec les Émirats, dont ils dénoncent régulièrement la participation à la coalition militaire sous commandement saoudien qui combat au Yémen contre les rebelles Houthis. Téhéran dit soutenir politiquement cette rébellion, mais pas militairement.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël

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Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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