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Coronavirus : l’analyse par Michel Onfray, philosophe et écrivain


Coronavirus : l’analyse par Michel Onfray, philosophe et écrivain

La réponse de la France face à la propagation galopante du coronavirus en Europe est-elle suffisante ? Et qu’apprenons-nous sur nous-mêmes dans le contexte actuel ? Analyse par Michel Onfray, philosophe et écrivain.

Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que, la Chine ne passant pas pour très économe de la vie de ses citoyens, le confinement de l’une de ses villes de plusieurs millions d’habitants par les autorités communistes témoignait de facto en faveur de la gravité de cette crise du coronavirus. Je l’ai pour ma part fait savoir sur un plateau de télévision fin janvier. Ce pays, dont il est dit qu’il prélève dans les prisons les condamnés à mort qu’il exécute afin de vendre leurs organes frais au marché noir des transplantations partout sur la planète, n’est pas connu pour son humanisme, son humanité et son souci des hommes concrets. C’est le moins qu’on puisse dire… En prenant ces mesures, il disait à qui réfléchissait un peu qu’il y avait péril en sa demeure, donc en la nôtre. Qui l’a vu? Qui l’a dit? Qui a compris cette leçon? La plupart ont vu et dit ce que les agents de l’État profond disaient qu’il fallait voir et dire.

Mais, comme pour illustrer la vérité de la sentence qui dit que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt, il y eut quantité de prétendus sachants pour gloser sur le doigt et oublier la lune: c’était une gripette, elle ferait moins de morts qu’une vraie grippe, la véritable épidémie, c’était la peur des gens -et les intellectuels et les journalistes du régime libéral en profitaient pour rejouer la scie musicale du peuple débile et de la sagacité des élites…

Pendant que la populace achetait des tonnes de papier toilette, ce qui permettait d’avouer qu’elle avait, disons-le comme ça, le trouillomètre à zéro, les comités de scientifiques invisibles chuchotaient à l’oreille du président ce qu’il convenait de faire entre gestion de l’image présentielle et santé publique, proximité des élections municipales et mesures d’hygiène nationale, situation dans les sondages et décisions prophylaxiques. Un mélange de Sibeth Ndiaye et de docteur Knock fabriquait alors la potion infligée par clystère médiatique au bon peuple de France. Nul besoin de préciser qu’il s’agissait d’une soupe faite avec une poudre de perlimpinpin aussi efficace qu’un médicament commandé sur internet… en Chine!

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Quel était cette position magique? Une grande admonestation libérale, un genre de leçon de chose prétendument antifasciste. Il s’agissait de montrer aux abrutis de souverainistes la grandeur de l’idéologie maastrichienne: plus de frontières, libre circulation des hommes, donc des virus! Les chinois étaient contaminés mais ils n’étaient pas contaminants: nous étions immunisés par la beauté du vaccin de Maastricht! Pendant qu’ils fermaient leurs frontières, nous ouvrions les nôtres plus grand encore -si tant est que cela puisse être encore possible… Nous nous offrions au virus.

Voilà pourquoi, sur ordre du chef de l’État, le gouvernement français s’est empressé d’aller chercher sur place les expatriés français qui travaillaient en Chine. On n’est jamais mieux servi que par soi-même: si l’on devait se trouver contaminés, qu’au moins ce soit en allant nous-mêmes chercher le virus sur place et le ramener en France. Mais pas n’importe où en France, non, pas à Paris, bien sûr, ni au Touquet, mais en province qui est, en régime jacobin, une poubelle ou un dépotoir dont on se souvient toujours dans ces cas-là. Une première livraison s’est faite dans le dos du maire d’une commune du sud de la France, une seconde en Normandie où nous avons l’habitude des débarquements.

La mode à l’époque, nous étions dans le premier acte de cette histoire, consistait à rechercher le client zéro: celui qu’il aurait fallu confiner chez lui pour que rien n’ait lieu, un genre de bouc émissaire à traire. C’était chercher la première goutte du raz-de-marée avec le projet de l’enfermer dans une bouteille afin que la catastrophe n’ait pas lieu.

Il fut dit que, peut-être, ce numéro zéro serait à chercher sur la base militaire d’où étaient partis les soldats français missionnés pour aller taquiner le virus chinois sur place avant de rentrer chez eux. Que croyez-vous qu’il advint à ces militaires ayant été au contact de gens immédiatement mis en quarantaine après leur retour de l’empire du Milieu? Ils ont été renvoyés chez eux en permission… Pas question de les mettre en quarantaine! Quelle sotte idée c’eut été! Qu’on aille donc pas chercher aujourd’hui le client zéro car il se pourrait bien qu’on puisse obtenir des informations qui nous permettraient demander des comptes au ministre de la défense et au chef des armées auquel il a obéi.

 

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  • 4 thoughts on “Coronavirus : l’analyse par Michel Onfray, philosophe et écrivain

    1. Richard Desgagné

      Je ne comprends pas que la réaction de l’État français soit si timide, pour ne pas dire absente, face aux agissements des jeunes (musulmans je suppose) qui ne se soucient pas du danger en continuant à vivre comme si de rien n’était. Il est vbrai que la pisse de chameau et les six prières quotidiennes… L’État a une armée, une gendarmerie, des policiers, pourquoi, avant qu’il ne soit trop tard, n’utilise-t-il pas ces hommes et femmes formés pour défendre la Nation ? S’il y a guerre, il y a danger d’utiliser des armes et de tuer, c’est la dure réalité de la guerre. Et je crois que les têtes folles mériteraient une bonne leçon et ils apprendraient à se faire tout petits ou souhaiteraient retourner en Islamie appliquée.

    2. Malcolm Ode

      Grande découverte macroniennes : les autruches, même avec la tête dans le sable, restent contagieuses du fion…

      🙉🙊🙈

      La Présidence de Macron est aussi un indicateur de situation nationale : après avoir endoctriné jusqu’à décébrération le peuple depuis Mitterrand, 23% d’entre eux ont élu leur candidat le plus représentatif : Décérébré 1ier.

      Pôvre France!

    3. robert davis

      La guerre micron ne sait la faire qu’aux français de droite: les mus et les gauchistes sont immunisés il en a trop la trouille, son hélico pourrait tomber en panne au bon moment…

    4. LeClairvoyant

      La nullité des gouvernants en France, en Espagne, etc, qui ont des informations depuis des mois de situation en Chine ; ne résiste pas à une analyse philosophique, ni du coin d’un comptoir, car les analyses des médias, comme des scientifiques, sont de complices qui mangent à la gamelle de la politique et le pouvoir, qui ne pensent pas êtres poursuivis pour leurs manipulations, parfois grossières et sans rapport avec la réalité de la situation à la vue et au su de tout le monde, et malgré les centaines, voir les milliers de morts.

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