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Quand le grand falsificateur de l’info Charles Enderlin accuse les Juifs de France de « franco-sioniste », revisitant la vieille théorie d’extrême droite de la double allégeance


Quand le grand falsificateur de l’info Charles Enderlin accuse les Juifs de France de « franco-sioniste », revisitant la vieille théorie d’extrême droite de la double allégeance

Charles Enderlin est le plus grand falsificateur de l’info avec l’affaire de l’enfant Al Dura soit disant mort dans les bras de son père sous les balles israéliennes sans en apporter la moindre preuve. Le traiter de propagateur de fake news serait un compliment.

Après son premier livre totalement mensonger « Un enfant est mort. Netzarim, 30 septembre 2000« , il nous sert la saison 2 avec son nouveau livre « Les Juifs de France entre République et sionisme » dans lequel il reprend la vieille accusation de l’extrême droite de la prétendue « double allégeance » des Juifs à la France et à Israël. Voici un extrait de la 4ème de couverture qui n’a guère besoin de commentaire :

La guerre de Six Jours (1967) marque le tournant : Israël attend des Juifs du monde entier un soutien sans faille. S’amorce alors la formation du franco-sionisme : fidélité au pays d’appartenance, bien sûr, mais aussi à Israël et à sa politique, quelle qu’elle soit.

C’est ainsi qu’aujourd’hui les institutions dominantes du judaïsme français s’efforcent de convaincre les Juifs que leur destin est lié non plus au principe d’une République juste et exigeante, mais à un  » État nation du peuple juif  » à tendance messianique et qui discrimine les minorités non juives.

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Du franco-judaïsme dominant sous la IIIe République au virage franco-sioniste d’aujourd’hui, l’histoire des Juifs de France a connu bien des vicissitudes. 

Pour se remettre en mémoire la grande fake news de l’affaire Al Dura voici un excellent article de Luc Rosenzweig :

[…]

La divulgation publique des rush permit, dans les mois qui suivirent l’arrêt de la Cour d’Appel ordonnant à France Télévisions de mettre à la disposition de la Cour les « rushes » (les images tournées, mais non diffusées) du reportage contesté, d’établir que ce reportage était une supercherie, voire une mise en scène pure et simple.

C’est pourquoi, au cœur du deuxième procès en appel après que le premier arrêt ait été cassé, Charles Enderlin et France 2 n’ont pas plaidé sur la véracité des faits rapportés, mais sur le fait que Philippe Karsenty, au moment où, en novembre 2004, il portait de graves accusations contre France 2, Charles Enderlin et Arlette Chabot, directrice de l’information de la chaîne publique, ne répondait pas aux critères pouvant excuser la diffamation, notamment en matière d’enquête sérieuse et de prudence dans la formulation.

Comme ces subtilités sont difficilement perceptibles par le grand public, une condamnation définitive de Karsenty permettrait à Enderlin et à France 2 de clamer que l’affaire est close, et que la vérité  des faussaires  est devenue vérité judiciaire. Il n’en est évidemment rien, et c’est avec une parfaite placidité que je peux, aujourd’hui, réaffirmer que Charles Enderlin et France 2 se sont rendus complices d’un bidonnage éhonté commis par leur cameraman de Gaza, dont les conséquences furent dramatiques :

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La diffusion de ces images provoqua, début octobre 2000, des émeutes dans les villages arabes d’Israël, qui provoquèrent 13 morts, et servirent de prétexte aux djihadistes pakistanais pour exécuter, devant  une caméra, le journaliste américain Daniel Pearl.

France 2 ne poursuivra plus aucun de ceux qui partagent ce point de vue, comme la documentariste allemande Esther Schapira, le philosophe Pierre-André Taguieff2 ou tous ceux qui s’apprêtent à publier de nouveaux ouvrages ou à réaliser de nouveaux documentaires sur la question. Car l’affaire a tellement évolué, grâce notamment à la persévérance de Philippe Karsenty, que désormais tout procès en diffamation serait perdu par la chaîne publique. C’est pourquoi, pour les faussaires et leurs complices, il est essentiel d’obtenir, le 3 avril, un arrêt de la Cour d’appel en leur faveur. Cela leur permettra de continuer à s’appuyer sur la justice française pour empêcher l’émergence, en France, d’une vérité déjà largement admise dans d’autres pays, notamment en Israël, aux États-Unis et en Allemagne.

Charles Enderlin et France 2 ont mis toute leur énergie à empêcher la vérité de surgir en instrumentalisant sans vergogne la justice française.

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La mise en cause du reportage de France 2 commença, quelques semaines après sa diffusion, par une enquête lancée à la demande du général Yom Tov Samia, alors commandant les forces engagées à Gaza. Cette enquête, à laquelle participa le physicien israélien Nahum Shahaf, mit en lumière quelques éléments invalidant la thèse d’Enderlin, concernant notamment la provenance des tirs ayant prétendument tué l’enfant et grièvement blessé le père, et l’heure auquel le drame était censé s’être déroulé.

À la suite de ces premières révélations, d’autres personnes enquêtent : le journaliste américain James Fallows, du prestigieux mensuel Atlantic Monthly, la documentariste allemande Esther Schapira, l’universitaire américain Richard Landes et le site d’information francophone israélien Mena, dirigé par Stéphane Juffa. Tous parviennent à la conclusion que la version présentée par France 2 ne tient pas. En 2003, un psychanalyste français, Gérard Huber, correspondant en France de la Mena, publiait un livre intitulé Contre-expertise d’une mise en scène qui synthétise tous les arguments étayant la thèse de la supercherie.

Le doute commence à se propager, et des journalistes reconnus sur la place de Paris se posent des questions. Raison pour laquelle la direction de France 2 invite trois d’entre eux, dont l’auteur de ces lignes, à visionner les « rushes » de Talal Abou Rahma au siège de la chaîne. Le principal effet de cette séance est de mettre en lumière les incohérences, contradictions  et mensonges de Talal Abou Rahma et de Charles Enderlin dans leur défense de l’authenticité des faits rapportés.

Au lieu d’accepter de mettre un terme définitif aux interrogations de ceux qui doutent en demandant à Jamal Al-Dura de se soumettre à une expertise médico-légale indépendante, France 2 envoie Talal Abou Rahma filmer les cicatrices, bien réelles, que le père de l’enfant prétendu mort porte sur tout le corps. Ces images seront présentées à la presse lors d’une projection d’où sont exclus tous les médias jugés défavorables à la thèse de France 2. On verra plus loin que ce film, qui persuada la plupart des journalistes présents de la bonne foi de France 2, allait se retourner contre elle.

Sûre de son fait, la chaîne publique se lance alors dans un combat judiciaire pour écraser définitivement ses contradicteurs. France 2 cependant, n’attaque pas en diffamation ceux qui sont directement à l’origine de sa mise en cause : la Mena, Gérard Huber ou Esther Schapira, qui, dans un premier film, conclut que l’enfant est bien mort, mais exonère les soldats israéliens de la responsabilité de ce drame. Elle choisit, à dessein, de traîner devant les tribunaux des sites internet qui n’ont fait que reprendre ces informations.  Ce choix n’est pas le fruit du hasard, mais vise à éviter que le tribunal reconnaisse aux critiques de Charles Enderlin l’excuse de la bonne foi et d’un travail d’enquête réel. Dans la ligne de mire de la chaîne se trouvent Pierre-Itzhak Lurçat, un Franco-Israélien qui anime le site de la Ligue de défense juive, Charles Gouz, un médecin retraité qui dirige le site

Désinfos.com, et Philippe Karsenty de Médias-Ratings. Le premier est relaxé pour des raisons de procédure : il n’a pas pu être établi qu’il était l’administrateur du site concerné. En revanche, Charles Gouz et Philippe Karsenty sont condamnés en dépit d’une demande de relaxe de l’avocat général, le tribunal estimant que les critères juridiques de la diffamation s’appliquent en la matière : enquête insuffisante, manque de prudence dans la formulation etc…En prime, le tribunal avalise le refus de France 2 de rendre publics les « rushes » du cameraman sous le fallacieux prétexte de la protection des sources, totalement inadéquat en l’espèce. Forte de ses condamnations, France 2 mobilise alors le ban et l’arrière-ban de la profession pour dénoncer la « campagne de calomnies » dont serait victime son correspondant à Jérusalem.

La Cour d’appel, en 2008, infirme le jugement, et c’est ce qui permet, pour la première fois, à tout un chacun de se faire une idée de ce qui s’est réellement passé le 30 septembre 2000, au carrefour de Netzarim. Des experts en balistique et de médecine légale, totalement indépendants, à qui les images sont projetées, concluent que la version présentée par Enderlin est contraire à toute vraisemblance (absence de sang sur les vêtements des victimes, impossibilité que les traces de balles sur le mur puissent provenir de la position israélienne etc.).

De plus, après avoir longuement hésité à rompre le secret médical, un chirurgien israélien déclare que les cicatrices présentes sur le corps de Jamal Al-Dura sont la conséquence de blessures à l’arme blanche subies par ce dernier lors d’une rixe à Gaza en 1994, et de l’intervention chirurgicale qu’il avait réalisée pour greffer des tendons sur sa main.

Le CRIF, resté jusque-là très en retrait dans cette affaire, interpelle alors France 2 et le CSA pour que la lumière soit faite au plus vite. Il y a donc le feu à la maison France 2, et son président d’alors, Patrick de Carolis, accepte une médiation entre la chaîne publique et le CRIF, confiée à la LICRA. Celle-ci propose de faire venir Jamal Al-Dura à Paris pour qu’il se soumette à une expertise médico-légale confiée à des médecins  légistes désignés par les deux parties.

Dans un premier temps, Charles Enderlin se réjouit, sur son blog, de cette initiative, dont il affirme qu’elle lui rendra, enfin, justice. Les semaines et les mois passent, et France 2, qui était chargée d’organiser le voyage en France de Jamal Al-Dura, est aux abonnés absents. Interrogés par Richard Prasquier, président du CRIF, les dirigeants de France Télévisions répondent que le blocus de Gaza par Israël empêche Jamal Al-Dura de se rendre à Ramallah, en Cisjordanie, pour renouveler son passeport périmé. Cette version est immédiatement contredite par le ministère israélien des Affaires étrangères qui se dit prêt à accorder,  à tout moment, un sauf-conduit à Jamal Al-Dura pour se rendre à Ramallah, et une autorisation de prendre l’avion pour Paris à l’aéroport de Tel Aviv. Quelques jours plus tard, on apprend que Jamal Al-Dura, de sa propre initiative (!) a décidé de porter plainte en diffamation contre Actualité juive, un hebdo communautaire paraissant à Paris, qui avait publié un entretien du Dr Yehuda David, réalisé par Clément Weill-Raynal,  rédacteur en chef adjoint à France 3 (Yehuda David et Clément Weill-Raynal ont été condamnés en première instance. La Cour d’appel relaxe Yehuda David, mais maintient, sur un point de détail,  la condamnation de Clément Weill-Raynal, qui s’est pourvu en cassation).

Cela fournit à France 2 un nouveau prétexte − « ne pas interférer dans une procédure en cours » − pour se tirer du mauvais pas de l’accord passé avec le CRIF. Cela permet surtout de gagner du temps, en attendant que la Cour de cassation se prononce sur l’arrêt de la Cour d’appel favorable à Philippe Karsenty. Parallèlement, France Télévisions exerce des pressions sur l’ARD, première chaîne de télévision allemande, pour qu’elle renonce à la diffusion et à la vente à l’étranger du nouveau film d’Esther Schapira, qui conclut, cette fois-ci, à la très grande probabilité d’une mise en scène de la mort d’un enfant. France Télévisions menace même de rompre ses accords de coopération avec l’ARD. Contrairement à la plupart des médias français, la télévision allemande ne se laisse pas intimider, diffuse le film, et le vend dans plusieurs pays, dont Israël.

L’opinion publique s’est, depuis longtemps, désintéressée de l’affaire. Les juges de la Cour d’appel de Paris pourront, certes, infirmer l’arrêt de leurs collègues en se drapant dans une interprétation littérale du droit en matière de diffamation. Summum jus, summa injuria (« Justice excessive devient injustice ») disaient sagement les Anciens. Sur l’attitude de France 2, et de l’ensemble des appareils de pouvoir venus à sa rescousse, l’Histoire jugera.

Douze années de polémiques…
30 septembre 2000. France 2 diffuse, au « 20 heures », un reportage, commenté par Charles Enderlin, semblant montrer la mort d’un enfant palestinien, Mohammed Al-Dura, tué intentionnellement par des balles de l’armée israélienne dans les bras de son père.
3 octobre 2000. Talal Abou Rahma, le cameraman, déclare sous serment au « Palestinian Centre for Human Rights »  de Gaza que les Israéliens ont tué l’enfant intentionnellement.
4 octobre 2000. Jamal Al-Dura est hospitalisé à l’hôpital d’Aman, où il recevra la visite du roi de Jordanie.
12 octobre 2000. Deux réservistes israéliens égarés à Ramallah sont lynchés aux cris de « Vengeance pour Al-Dura ! ».
19 octobre 2000. Le chercheur israélien Nahum Shahaf demande, en vain, l’accès aux « rushes » de France 2.
25 octobre 2000. Dans Télérama, Charles Enderlin affirme avoir coupé l’agonie de l’enfant au montage.
Février 2002. Le journaliste du Wall Street Journal, Daniel Pearl, est décapité pour venger la « mort » du petit Mohammed.
18 mars 2002. La chaîne publique allemande ARD diffuse Drei Kugeln für ein todes Kind (« Trois balles pour un enfant mort ») d’Esther Schapira.
Janvier 2003. Gérard Huber publie, aux éditions Raphaël Contre-expertise d’une mise en scène.
Octobre/décembre 2003. Richard Landes, professeur à l’université de Boston, rencontre Charles Enderlin qui lui permet de visionner les « rushes ».
21 octobre 2004. Daniel Leconte, Denis Jeambar et Luc Rosenzweig visionnent les « rushes » avec Arlette Chabot.
18 novembre 2004. Arlette Chabot organise une conférence de presse pour communiquer ses « preuves ».
22 novembre 2004. Philippe Karsenty, de Media-Ratings déclare : « Arlette Chabot et Charles Enderlin doivent être démis de leurs fonctions immédiatement. »
19 octobre 2006. Philippe Karsenty est condamné pour diffamation contre France 2 et Charles Enderlin, bien que le procureur ait demandé sa relaxe. Philippe Karsenty fait appel.
10 septembre 2007. L’armée  israélienne envoie une demande officielle à France 2 « en vue de communication des rushes ».
19 septembre 2007. Ouverture du procès en appel en diffamation intenté par France 2 et Charles Enderlin contre Philippe Karsenty.
3 octobre 2007. La présidente de la Cour, Laurence Trébucq, ordonne officiellement à France 2 de présenter les « rushes ». Charles Enderlin et France 2 se pourvoient en cassation.
12 décembre 2007. Le Dr  Yehuda David révèle que les cicatrices de Jamal Al-Dura ne datent pas du 30 septembre 2000.
21 mai 2008. Philippe Karsenty gagne en appel le procès pour diffamation intenté par France 2 et Charles Enderlin contre lui.
27 mai 2008. Le Nouvel Observateur publie la pétition « Pour Charles Enderlin ».
Juin 2008-septembre 2008. Le président du CRIF, Richard Prasquier, obtient de France Télévisions la création d’une commission d’enquête, mais elle ne verra jamais le jour…
4 mars 2009. La chaîne publique allemande ARD diffuse un nouveau documentaire d’Esther Schapira, L’Enfant, la mort et la vérité, qui démonte la mise en scène diffusée de France 2.
14 juillet 2009. Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy, fait attribuer la Légion d’honneur à Charles Enderlin.
Mai 2010. Pierre-André Taguieff publie, aux PUF, La Nouvelle propagande antijuive qui consacre 100 pages à l’affaire Al-Dura.
7 Octobre 2010.  Charles Enderlin publie un livre sur l’affaire Al-Dura : Un enfant est mort.
21 octobre 2010. Le bureau du Premier ministre israélien émet un communiqué contredisant la version de France 2.
28 février 2012. La Cour de Cassation annule la relaxe de Philippe Karsenty, contre l’avis de l’avocat général, et ordonne que l’affaire soit rejugée par la Cour d’appel de Paris.
16 janvier 2013. Lors du nouveau procès en appel, le procureur « s’en remet à la sagesse de la Cour », qui prononcera son arrêt le 3 avril 2013.

Luc Rosenzweig – Causeur


Charles Enderlin est resté bloqué au carrefour de Netzarim

Lors d’un débat à la Fondation Jean Jaurès, l’ancien correspondant de la télévision publique en Israël n’a pas de mots assez durs contre la politique de l’État juif.


Ce n’est jamais agréable d’être injurié par un Charles Enderlin bardé de certitudes qu’il jette du haut de son mirador d’injures. Sioniste-Likoud-messianique-colon-bourreau-de-Palestinien-violeur-des-droits-de-l’homme, traître aux idéaux des fondateurs, de Jabotinsky même, menteur, pleurnicheur qui voit l’extermination à tout coin de rue, soutien du CRIF qui soutient des soldats de Tsahal tuant les enfants palestiniens de sang-froid, exprès, cruellement…

Nous voici bloqués avec Charles Enderlin au carrefour de Netzarim dans la bande de Gaza le 30 septembre 2000. Vingt ans déjà ! Assis derrière une petite table à la Fondation Jean Jaurès, l’ancien correspondant de France 2 à Jérusalem s’adonne à son activité préférée : gronder les Israéliens juifs et les Juifs sionistes. Ce n’est pas par hasard que le prophète-journaliste fait la promotion aujourd’hui de son essai Juifs de France entre République et Sionisme et nous donne l’occasion de voir et revoir la fonction du « reportage » Al-Dura.

Charles Enderlin, journaliste star

A titre d’introduction, Monsieur Enderlin se félicite d’avoir publié nombreux ouvrages volumineux et de connaître d’innombrables personnes d’importance, quasiment tout le monde. Il se félicite d’être juif, israélien, bon citoyen ayant fait son service militaire, dont les enfants et petits-enfants font leur service militaire. Ainsi, en cas de désaccord, c’est lui qui a raison. Les Juifs de France l’attaquent parce qu’il montre ce qu’ils ne veulent pas voir.

Qui sont ces Juifs de France ? Interrogé, un responsable du CRIF estime que quelque 130 000 sont vraiment attachés à la communauté et ses institutions. L’auteur s’appuie sur la discrétion des bons Juifs pour fustiger le sionisme inconditionnel des mauvais. Les Juifs de la République étaient sages, prestigieux et bien intégrés. L’affaire Dreyfus, d’ailleurs, n’était pas ce que la mythologie en a fait. Les Juifs, on le découvrira, ont tendance à mentir. Herzl, témoin de la dégradation du capitaine Dreyfus, fonce en ligne droite vers le sionisme politique ? Non, c’était l’antisémitisme de Vienne le déclencheur. L’expert du Moyen-Orient aime à contredire la « propagande » juive/israélienne.

Les Israélites français n’étaient pas très chauds pour le sionisme. Sylvain Lévy s’opposait à la création d’un foyer juif en Palestine : « … il y aura une guerre terrible avec les Arabes. » Le rabbin Kaplan voyait Israël comme refuge pour les pauvres juifs persécutés… ailleurs. Bon, d’accord, l’intermède nazi change un peu la donne.

L’Etat d’Israël est dans son enfance et déjà on se méfie de ces sionistes de la première heure, hébreux descendants du premier Temple et rescapés de la Shoah, susceptibles de commettre des crimes contre les Arabes. Enderlin nous invite à un combat de coqs au sein du Colloque des Intellectuels juifs, boudé par Lévinas en raison du sionisme inconditionnel de Neher.

D’anecdote en anecdote, on avance vers le tournant : la Guerre des Six-Jours. La propagande juive fait croire qu’Israël était en danger ? Pas vrai. C’était gagné d’avance, Israël saisit les territoires « convoités » et c’est parti pour l’Occupation qui gangrène la démocratie. Les Palestiniens font de la résistance, c’est normal. On les appelle terroristes. Israël se droitise. Le CRIF lui emboîte le pas.

Point d’orgue : Camp David, été 2000. Au lieu de tenir la promesse d’Oslo, on jette un panier de bantoustans à la figure d’Arafat. Pas de capitale à Jérusalem, pas de retour des réfugiés. Et pourtant il aurait signé. Mais les Juifs n’ont pas voulu. C’est la vérité selon le Père Charles, point barre.

Al-Dura. « Les difficultés venaient lorsque j’ai filmé [sic] ce reportage de la mort d’un enfant à Gaza dans les bras de son père [sic]. » Deux années de silence radio et soudain les ennuis commencent. Du complotisme. Il cite, pour les ridiculiser, toute une série de connivences — les figurants, les journalistes, les médecins, le roi de Jordanie… Puisque c’est impossible, ne cherchez pas à vérifier. Voyons l’enquête d’un général farfelu. Là, c’est Enderlin dans le texte. Suffisant, méprisant, confiant en l’ignorance de son public qui, d’ailleurs, commence à chauffer.

Enderlin ciblé par des boules puantes

Le général farfelu croit voir le tracé des balles palestiniennes. On ne peut pas voir le tracé des balles dans une vidéo ! Celui qui sait égrène une petite liste des tentatives pathétiques de remettre en question son reportage. Le film d’une journaliste allemande, une organisation de droite me poursuit en justice, des menaces de mort, mon épouse insultée et ça continue. À ma conférence à l’IRIS la semaine dernière, la Ligue de Défense Juive a jeté des boules puantes !

Tout cela pour le punir de montrer la vérité qui n’est pas bonne à voir. Alors que c’est nickel chrome. Les balles, par exemple, qu’on ne voit pas dans la vidéo : c’est le général palestinien, Ossama el Ali, qui les a ramassées « tôt le lendemain de la mort de Mohammed al-Dura … et a demandé à notre cameraman [Talal Abou Rahmeh] de ne pas en faire mention. » (1) Le correspondant de France 2 ne tarit pas d’éloges pour son producteur gazaoui qui, on l’apprend dix ans plus tard, a su garder secrète cette preuve matérielle retenue par un général palestinien. Des balles, il doit en avoir beaucoup car, selon les deux témoins [il n’y en a pas d’autres], Talal et [le père] Jamal, le supplice a duré 45 minutes. Quarante-cinq minutes de tirs nourris ! Les autorités israéliennes n’ont pas trouvé un seul témoin pour dire qu’il s’agit d’une mise en scène.

Suite au meurtre de sang-froid d’un enfant palestinien, la chute est vertigineuse. Le mur de séparation, la colonisation sauvage, l’emprise des religieux, la loi d’État-nation, le CRIF complice… et maintenant le pousse au crime, Trump ! Le président Macron admire naïvement la start-up nation tout en prenant des gants avec ses Juifs facilement froissés. Le CRIF lui a fait comprendre qu’Israël c’est un peu leur Vatican. La gauche juive française ? « Rantaplan ». Outre-Atlantique, elle est très forte, 120 grands professeurs ont appelé au boycott de tout ce qui vient des colonies. JStreet est puissant. En Israël ? La gauche laïque et démocratique est anémique. Les messianiques veulent rétablir la prière juive sur le Mont du Temple, troisième lieu saint de l’Islam !

Les immigrés français donnent des interviews. Ouais, ma cousine a été agressée. Hein, la boulangère m’a regardé de travers. Des touristes israéliens demandent s’ils seront en sécurité sur les Champs-Élysées. Ça ricane dans la salle. C’est un thème qui plaît. Les Juifs exagèrent. Soixante-dix ans depuis la dernière extermination et ils en imaginent déjà une nouvelle à l’horizon. Ce sont eux, avec leur État juif, qui ne respectent pas le droit des minorités. Annexion. C’est tout ce qui les intéresse aujourd’hui. Eh ben, mon ami Saëb Erekat dit, laissez-les annexer, on sera les maîtres ici.

Les questions deviennent punitives. Si on faisait un vrai boycott? Ah, répond le franco-israélien, c’est compliqué. Le houmous « libanais », fabriqué dans les colonies, est moins cher que celui que j’achète à Jérusalem ! On rit jaune dans la salle. Vous êtes européen, non ? Alors, exigez qu’on coupe les subventions à l’Autorité palestinienne, bon sang, et ce sera à Israël de payer !

Les sionistes ne sont bons qu’à pleurnicher

Pas d’espoir du côté Bleu/Blanc? Bof ! C’est plein de likoudniks fâchés avec Benjamin Netanyahou. Puis, il ajoute, avec un sourire malin — il y a une histoire de jupe. Sordide. Vous voulez que je raconte ? Grondement de désir dans l’assistance. Oui ! Ils veulent. Bon, d’accord, et il finit en beauté avec l’histoire d’un responsable qui prend des photos sous la jupe d’une collègue. Il est enfin licencié. Puis elle est limogée.

La boucle est bouclée. Les sionistes pleurnichent, on veut m’exterminer, en profitent pour saisir les biens des autres, les territoires, maltraitent les habitants légitimes qui résistent, on les écrase, sales terroristes, tous ces coups bas finissent par saloper leur soi-disant démocratie, à force de refuser la solution à deux États ils vont finir noyés dans un État de Palestine et bien fait pour leur gueule.

Ce pourquoi, en 2020, l’ancien correspondent de France 2 à Jérusalem nous sert les restes du « reportage » Al-Dura. C’est la clef de voûte de son récit. D’un côté, pas de proposition généreuse à Camp David, de l’autre côté les atrocités commises sous prétexte de résister à l’Occupation, et au milieu un flot de reportages tendancieux dans le but avéré de montrer la méchanceté des Juifs israéliens. Le traiter de propagateur de fake news serait un compliment.

Ce pourquoi on répète « enfant palestinien tué par des soldats israéliens mort dans les bras de son père. » On ne voit rien de cela dans la vidéo, ce n’est pas dans les rushes, c’est hors de l’espace-temps, sans avenir, devenir, corps ou profondeur. C’est une accusation terrible. Faut-il croire son auteur sur parole ?

Causeur

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  • 7 thoughts on “Quand le grand falsificateur de l’info Charles Enderlin accuse les Juifs de France de « franco-sioniste », revisitant la vieille théorie d’extrême droite de la double allégeance

    1. Georges

      Ce n’est pas qu’un simple falsificateur. Il a du sang juif sur les mains. Ce type est une ordure, un salaud. Il aurait dû être poursuivi pour incitation à la haine raciale et complicité de crimes contre l’humanité. Et la journalosphere l’a soutenu comme un seul homme de même que les politiques.

    2. Wajsbrot

      J ai eu le triste privilège de faire une bonne partie de mes études au lycée puis en fac de médecine avec l ignoble Enderlin
      Après mai 68 affichant une anarchie trotskiste il s est fait jeter de la fac de Nancy pour venir polluer et souiller la terre d Israël
      Si je avais su à l,époque que ses actionss et falsifications criminelles encourageraient l assassinat de Juifs et d Israëliens,je lui aurait fait la peau avant qu il ne se prostitue au palestinisme terroriste
      Je ne comprends pas qu Israel ne l ai pas déchu de sa nationalité pour traîtrise et trahison

    3. Tamara

      Un lâche qui n’ose dénigrer les vrais tueurs et barbares que sont les voisins d’Israel, pays souverain et dont la capitale est Jerusalem. Que fait Israel à l’accepter sur son sol!!!!!! Et des lâches comme lui, ils existent en très grand nombre

    4. robert davis

      enderlin ce déchet humain empeste l’antisémitisme et comme tous les anti sionistes il ne rêve que de détruire Israel pour que les juifs finissent à nouveau dans les fours de n’importe quel fou du genre de Hitler! Peut-être aussi pense-t-l comme tous les opportunistes que l’antisémitisme…paye bien? une m. telle que lui ne serait pas connu s’il n’était pas antisémite mais est-ce que cela paye vraiment? je n’en suis pas convaincu mais c’est possible. De toutes manières ce type de juifs ne réussissent qu’à souder les juifs dans le Sionisme.

    5. robert davis

      PS. Israel ne discrimine pas les non Juifs mais il se PROTEGE contre ses ennemis. Evidemment cela gêne les antisémites qui auraient tant voulu qu’il se…suicide! ce serait pratique puisqu’on n’arrive plus à le tuer facilement en masse dans des pogromes ou dans les fours du fou Hitler! enderlein est surtout un MINABLE sans cervelle.

    6. MAGUID

      Bien sûr que ce type est écoeurant, mais pour cette « accusation ». D’ailleurs, dans son cerveau merdique, même et surtout le mot JUIF est un insulte! Je ne vois pas pourquoi être FRANCAIS serait incompatible avec le mot JUIF. Ou alors qu’on vienne me le dire en face et par écrit et devant des témoins.

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