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L’Affaire Sarah Halimi confrontée aux deux types d’expertises psychiatriques


L’Affaire Sarah Halimi confrontée aux deux types d’expertises psychiatriques

L’Affaire Sarah Halimi confrontée aux deux types d’expertises psychiatriques

Il existe aujourd’hui en France deux sortes d’expertises psychiatriques. Dans le premier cas, les experts psychiatres ont décidé une fois pour toutes de ne pas s’occuper des faits et ils se comportent de plus en plus comme des idéologues partisans. Dans le second cas, les experts en psychiatrie médico-légale vont au contraire directement et avec détermination faire l’examen du comportement criminel concret, dont ils tirent des informations venues de l’observation directe des faits, en prenant un soin minutieux de les traduire dans le langage de la psychiatrie médico-légale. Il convient ici de rappeler la doctrine de l’expertise médico-légale.

Du point de vue de la causalité, si l’état de démence au temps de l’action (selon l’article 64 ancien du Code Pénal de 1810) doit être certain, il doit découler directement de la maladie mentale avérée, comme l’effet découle de la cause. Si l’expert fait état de troubles pour lesquels il conclut à l’irresponsabilité pénale, la règle juridique impose de démontrer que les anomalies mentales, à supposer que la réalité des troubles soit prouvée, ont provoqué de manière absolument certaine l’abolition du discernement au temps de l’action.

L’expert doit démontrer le lien de causalité. Il doit constater la réalité du trouble psychique allégué et démontrer sa conséquence directe et certaine, l’abolition du discernement. Si les juges notent l’enchaînement des faits, ils doivent, pour justifier le lien de causalité, vérifier s’il existe une certitude de la relation entre le passage à l’acte criminel et la maladie mentale alléguée pour conclure à l’irresponsabilité pénale.

Cette exigence de la preuve et de la démonstration du lien de causalité s’impose aux juges. Pour être retenu, l’état de démence doit être certain quant à son existence et être la cause certaine de l’acte criminel.

La pensée médicolégale pose le problème du passage à l’acte criminel en termes de connaissance scientifique pour une compréhension logique qui contredit les hypothèses purement psychiatriques.

Rendre compréhensible l’acte criminel, c’est la mission de l’expert en psychiatrie médico-légale. C’est de cette manière qu’il parvient à une représentation claire du comportement concret de l’auteur présumé.

C’est pourquoi l’expert psychiatre qui veut concilier le trouble mental supposé et des faits criminels montre beaucoup d’insuffisances logiques, quand la description des symptômes psychiatriques à distance des faits est fondée sur des phénomènes psychiques non observés directement et mal compris, ce qui aboutit à entretenir la confusion chez les juges et les jurés. La logique de la démonstration médico-légale s’oppose aux préjugés des psychiatres comme la science s’oppose à l’opinion. L’expert s’interdit d’avoir une opinion sur des questions qu’il ne comprend pas et sur des questions qu’il ne sait pas formuler clairement. Mais il s’en faut de beaucoup que l’expertise psychiatrique en soit arrivée à ce degré de maturité en France.

Dans le premier cas, les experts psychiatres ont décidé une fois pour toutes de ne pas s’occuper des faits et ils se comportent de plus en plus comme les idéologues partisans. Il s’agit moins, semble-t-il, d’obtenir des informations nouvelles sur les conditions concrètes du passage à l’acte criminel, que de neutraliser la nouveauté de ces informations sur le passage à l’acte criminel à l’aide de l’idéologie partisane régnante, c’est-à-dire d’un composé de notions psychiatriques abstraites tirées des descriptions des manuels de psychiatrie.

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S’approprier des notions psychiatriques abstraites tirées des descriptions des manuels de psychiatrie est, pour les experts psychiatres, l’équivalent de ce qu’est pour le scientifique une observation fondamentale.

Tout se passe comme si la langue psychiatrique abstraite était quelque chose dans le genre bien trop complexe de l’idéologie et que le seul fait de parvenir à la déchiffrer suffise à illustrer la qualité de psychiatre.

Ainsi, on a vu s’infiltrer peu à peu dans notre bonne vieille psychiatrie classique, dans les conceptions et le vocabulaire de la psychiatrie, la théorie de l’irresponsabilité, mais ces mots sont devenus interdits dans les contenus de l’enseignement de la psychiatrie. La déresponsabilisation des adolescents dans la société bourgeoise a retenu l’attention bienveillante des psychiatres. Les études de la transformation du passage de l’état de jeune à l’état d’adulte dans nos sociétés refusent même la responsabilité de base de l’âge adulte.

Elles concluent que le délinquant ou le criminel des temps modernes reste toujours un enfant qui reproduit l’irresponsabilité de base sans jamais progresser. D’où le caractère contestable de la responsabilité de base de l’âge adulte que les études scientifiques critiquent pourtant à l’aide du plus élémentaire bon sens.

C’est pourquoi l’expertise psychiatrique propose une nouvelle logique de l’inachèvement, fondée sur une anthropologie de l’irresponsabilité pénale qui est une totalisation de la déresponsabilisation en cours et, bien entendu, une nouvelle mystique. De la sorte, nous ne sommes pas éloignés de l’idéologie, d’autant que nous apprenons que la déresponsabilisation, c’est une communauté de destin des meurtriers alors que la plupart des humains, dans les sociétés actuelles, sont les victimes bafouées de la justice soumise à ce conditionnement par l’idéologie de la déresponsabilisation, c’est-à-dire par des influences venues du monde politique socialo-communiste LREM. Cette façon d’enfumer la vérité et les observations les plus intéressantes de la psychiatrie médico-légale au moyen d’un vocabulaire psychiatrique passe-partout a presque totalement corrompu l’expertise psychiatrique. C’est ces mensonges de l’expertise psychiatrique que vient de dénoncer cette affaire lamentable des expertises psychiatriques contradictoires à propos du meurtre de Sarah Halimi.

La conscience psychiatrique malheureuse dans le monde de la misère de la justice contemporaine, c’est seulement les conclusions des experts psychiatres qui se croient tenus de montrer patte blanche, en faisant état de l’inévitable irresponsabilité pénale des délinquants. La conscience psychiatrique malheureuse dans le monde de la misère de la justice contemporaine propose et unit à la fois la vision partisane et la vision de la déresponsabilisation des délinquants qui ne sont autres que les influences islamo-gauchistes.

Pour un ex-expert psychiatre, réagissant contre la déresponsabilisation de l’expertise psychiatrique corrompue, la psychiatrie médico-légale s’efforce d’isoler, parmi les causes de l’histoire politico-judiciaire, la conscience politique de gauche de la déresponsabilisation des délinquants, dont on doit dégager l’existence et l’action perverties, indépendantes des causes et des circonstances réelles du passage à l’acte criminel.

II faut suivre le détail des expertises psychiatriques contradictoires à propos du meurtre de Sarah Halimi pour voir se dévoiler les réflexes profonds de la déresponsabilisation des délinquants, afin de pouvoir montrer patte blanche en conformité avec l’idéologie de la déresponsabilisation de la justice française.

C’est pourquoi jamais la conscience politique de gauche de la justice française ne parvient à trouver la vérité parmi les causes du passage à l’acte criminel. Pour l’unité de la justice française dans la diversité, ce n’est par le recours exceptionnel mais habituel aux experts psychiatres qui doit expliquer les échecs des juges devant la soi-disant recherche de la vérité. En effet, la conscience politique des juges de gauche dans les décisions prises soi-disant au nom du peuple français ne saurait se mesurer seulement de façon quantitative, par sa participation à des scandales judiciaires comme dans le cas du meurtre de Sarah Halimi. La qualité de la compréhension du passage à l’acte criminel ou simplement le fait d’évoquer la responsabilité pénale des meurtriers, tout cela semble bien étranger à la recherche de la vérité, ce qui ne saurait être considéré comme un progrès de la justice. En réalité, c’est l’appauvrissement de la justice par des motivations politiques !

Les Français adorent critiquer, mais un Français qui pense a généralement besoin d’être soutenu par le sentiment qu’il est dans le vrai. C’est pourquoi il doit pouvoir échapper à tous les censeurs officiels qui le trompent et le rendent infréquentable. Cette image qu’ont d’eux-mêmes la plupart des experts psychiatres français, l’image d’un divulgateur radical de la vérité psychiatrique révélée sur la base du catéchisme et des manuels de psychiatrie, est ce qui leur permet d’être sûr de durer ! C’est là ce qui confère ce tour dramatique aux débats sur les expertises psychiatriques contradictoires à propos du meurtre de Sarah Halimi.

Il n’y a guère en France de discussions à propos des affaires judiciaires, il n’y a que des ruptures. La susceptibilité des experts psychiatres n’ayant d’égale que le dogmatisme des systèmes psychiatriques, et la moindre objection déclenche aussitôt la polémique. Le point de non-retour est vite atteint dans cette situation et nul n’a d’autre choix qu’entre la critique et la soumission. Entre les deux, rien : Silence, taisez-vous !

On s’en plaint, on désire l’apparition de discussions nuancées à propos des expertises psychiatriques contradictoires dans l’affaire du meurtre de Sarah Halimi, ce que le sectarisme des potentats de la psychiatrie contre l’esprit de vérité rend précisément impossible. Cette absence de choix entre critique et soumission est parfaitement illustrée par le scandale des expertises psychiatriques contradictoires à propos du meurtre de Sarah Halimi. Seule la psychiatrie médico-légale propose une critique minutieuse et sérieuse des expertises psychiatriques contradictoires à propos du meurtre de Sarah Halimi. Elle traduit la déception de la famille de Sarah Halimi qui fait porter la critique essentiellement sur la notion de « Bouffée délirante aigüe » conforme à l’idéologie psychiatrique. Il est impossible d’affirmer la notion de « Bouffée délirante aigüe » alors qu’aucun des experts psychiatres n’a assisté et encore moins observé la réalité du comportement criminel de Kobili Traoré dans les circonstances réelles du passage à l’acte criminel. Les experts psychiatres n’ont pas à l’esprit un lien de causalité directe, alors que ce lien doit passer pour eux par une traduction dans le langage psychiatrique.

On voit ainsi que le problème soulevé par les expertises psychiatriques contradictoires à propos du meurtre de Sarah Halimi peut et doit se poser à partir de chacun des actes isolés comme justifiant le système dominant du catéchisme et des manuels de psychiatrie. Il s’agit en fait d’une série de diagnostics convenus dont chacun doit accrocher une hypothèse pathologique dans le détail la gamme des maladies mentales.

Tant que la mystification de ces accrochages en tant qu’hypothèses pathologiques abstraites n’aura pas été étudiée, il est vain de penser pouvoir asseoir la critique des expertises psychiatriques contradictoires sur des bases solides pour en démonter la théorie de l’irresponsabilité fondée sur des idéologies de gauche.

Autrement dit, le passage de la réalité du passage à l’acte criminel à ses narrations psychiatriques se fait par une suite de transpositions idéologiques constituant un code psychiatrique consciemment appliqué par les expertises psychiatriques qui l’utilisent sans retenue, comme dans le cas particulier de l’affaire du meurtre de Sarah Halimi qui tend à devenir aujourd’hui une affaire de civilisation. On doit regretter que ces expertises psychiatriques contradictoires ne fassent pas l’objet d’études sérieuses particulièrement approfondies selon les seuls critères de la psychiatrie médico-légale. C’est pourquoi, les critiques nécessaires les plus pleinement justifiées dans l’affaire Sarah Halimi sont outrageusement gommées par rapport aux considérations politiques.

Un décorticage des différents rapports d’expertise psychiatrique, un épluchage minutieux des erreurs scientifiques, la confrontation aux règles scientifiques de la psychiatrie médico-légale suppose une analyse logique rigoureuse de chaque rapport d’expertise psychiatrique. Et il n’est rien dont un étudiant en psychiatrie puisse tirer plus de profit dans ce travail que ne limite aucune considération de personne ou de carrière.

Si la psychiatrie médico-légale parvient à mettre de la clarté dans les discussions rigoureuses, grâce à ce style logique de l’expertise médico-légale où la polémique est inutile, il est alors net que le raisonnement médico-légal résulte du caractère pressant du besoin de voir clair dans la recherche de la vérité.

La doctrine de la psychiatrie médico-légale n’est qu’apparemment révolutionnaire. Mais, surtout elle dénonce la confusion dans la pensée de ceux qui ont cru voir dans les différents rapports contradictoires des expertises psychiatriques une justification de l’idéologie de la déresponsabilisation de gauche, c’est-à-dire les méfaits de l’idéologie humanitaire conforme à la tyrannie de la bienveillance pour les criminels, qui en tant que telle expliquerait véritablement les aberrations du progressisme politico-judiciaire à la mode.

L’expertise psychiatrique n’a jamais cessé d’être fidèle au progressisme politico-judiciaire à la mode.

Affirmer la notion de « Bouffée délirante aigüe », c’est-à-dire sous-entendre constamment l’irréductibilité de la maladie mentale supposée comme la cause exclusive du passage à l’acte criminel, cette mystification malheureusement en tant que telle n’est autre que l’indépassable mystique psychiatrique qui est a priori une idéologie dogmatique qui suppose une sorte de théologie. Comme quoi, la perte méprisable de la foi dans la mystique psychiatrique n’est pas concevable, car c’est une pure ou plutôt une impure mystique politique.

Le style logique de l’expertise médico-légale ne laisse pas de penser que l’expert psychiatre agit en casuiste et en idéaliste, dans le but d’ignorer sans relâche les fondements scientifiques la psychiatrie médico-légale. L’expertise de psychiatrie médico-légale mérite mieux que d’être prônée par les uns et honnie par les autres, de même qu’il y aurait intérêt, pour la santé intellectuelle de nos juges, comme pour la vie de l’esprit, à ce qu’ils admettent que l’on puisse proposer autre chose qu’une expertise psychiatrique soucieuse de montrer patte blanche, en faisant état de l’inévitable irresponsabilité pénale obligée des délinquants.

L’expertise psychiatrique soucieuse de montrer patte blanche est le parti pris avant tout de la réalité de la misère de la psychiatrie ou de la psychiatrie de la misère. Or si la misère de la psychiatrie en France n’a pas disparu, elle ne peut plus servir de base pour la recherche de la vérité du passage à l’acte criminel.

La question essentielle sera donc de savoir dans quels besoins de la justice s’enracine la nécessité de l’expertise psychiatrique en lieu et place de l’expertise de psychiatrie médico-légale. Le risque judiciaire de l’expertise psychiatrique est de créer des besoins factices et de surproduire du superflu en matière de maladie mentale tout en ne fournissant pas le nécessaire pour la recherche de la vérité du passage à l’acte criminel.

Particulièrement frappantes sont les notions psychiatriques invoquées pour tenter de justifier la notion de « Bouffée délirante aigüe », cette tarte à la crème de l’expertise psychiatrique en faveur de l’impunité pénale incompatible avec le souci scientifique. Pourtant, elle est conforme à l’idéologie culturelle de gauche actuelle d’origine bourgeoise qui aveugle les juges au lieu de les éclairer à propos du passage à l’acte criminel.

Les stéréotypes de l’expertise psychiatrique sont usés jusqu’à la racine et ne parlent ni à l’intelligence des juges ni à l’imagination des Français. Une explication possible est que le juge et l’expert psychiatre attachent beaucoup d’importance au fait que, en étant issus de la bourgeoisie de gauche, ils militent en faveur des opprimés, non pas en faveur des victimes malheureusement, mais en faveur des délinquants. Le public de beurre dont les juges se taillent de vastes tranches fait se demander si le sabre de la justice n’est pas un sabre de bois (J.-F. Revel). En formulant cette critique, je ne revendique pas une facilité pour un sujet aussi difficile. Mais, réclamant l’effort, nul n’ignore que c’est l’effort qui donne l’exemple contre la facilité en utilisant les termes de la critique médico-légale nécessaire pour la recherche de la vérité du passage à l’acte criminel.

Aussi, n’est-ce pas précisément par sa compréhension des mécanismes psychologiques du passage à l’acte criminel que l’expertise de psychiatrie médico-légale concourt à la recherche de la vérité ? C’est pourquoi l’expertise de psychiatrie médico-légale devrait pouvoir s’imposer d’elle-même au monde judiciaire.

Les poncifs de l’expertise psychiatrique n’auraient-ils pas à essayer de prouver que ses rapports sont en accord avec une idéologie d’origine humaniste ? Ils n’auraient pas alors ce côté confus qui leur fait toujours unir les diagnostics du manuel de psychiatrie et la réfutation théorique de la responsabilité morale de l’auteur, ce qui les rend quasi incapables de comprendre quoique ce soit à la motivation du passage à l’acte criminel.

La discussion de l’expertise psychiatrique éprouve souvent « le besoin d’affirmer au lieu de démontrer » leurs idées erronées sur une maladie mentale supposée, ce qui rend plutôt suspecte leur moralité ! N’est-ce pas une façon d’affirmer que la question de l’intégrité morale des experts psychiatres ne garantit pas que l’expertise psychiatrique a pour but principal de concourir à la recherche de la vérité et que ses conclusions sont vraies ? C’est pourquoi cette affaire lamentable des expertises psychiatriques contradictoires à propos du meurtre de Sarah Halimi pourrait être décrite sous l’angle de l’impopularité de la justice et des experts. Il est devenu banal d’enregistrer le phénomène des réactions antipsychiatres dans le monde de notre temps. Comme on l’a vu, l’expertise psychiatrique est une activité qui est entendue de deux manières différentes.

C’est dans le pilonnage médiatique impitoyable, dont cette activité psychiatrique est l’objet, que l’on observe une confusion entre le premier sens de l’expertise psychiatrique banale avec le second sens, celui de l’expertise de psychiatrie médico-légale. Selon le premier sens, le recours dogmatique à l’abstraction de la maladie mentale est la règle, qui ramène toute la motivation criminelle à l’idée de « Bouffée délirante aigüe », qui conteste toute spécificité à la volonté criminelle et qui s’efforce de nier les décisions logiques. C’est là une des thèses psychiatriques de la déresponsabilisation des criminels, cela en conformité avec la justification humanitaire moraliste de l’idéologie de la déresponsabilisation de la bien-pensance bourgeoise de gauche.

Voilà pourquoi l’expertise psychiatrique banale qui conteste la valeur de la réalité au profit d’une seule connaissance d’ordre abstrait, est incapable d’aboutir à la constitution de l’objectivité de la motivation et des circonstances avérées et concrètes du passage à l’acte criminel au moyen de la preuve irréfutable.

Le second sens, celui de l’expertise de psychiatrie médico-légale, ne découle nullement du premier. C’est ainsi que l’expertise de psychiatrie médico-légale est un anti-moralisme bourgeois au sens classique du terme, puisqu’elle a montré à quel point la pensée médico-légale au sens moderne du terme implique cette constatation qu’il faille renoncer à tout moralisme bienveillant pour en revenir à une pure logique scientifique.

De la critique contre une théorie psychiatrique de la « Bouffée délirante aigüe » bien particulière, on est passé à la recherche de la vérité de l’explication scientifique du passage à l’acte criminel au moyen de la preuve. Malgré cela, l’expertise psychiatrique banale en général préfère des intuitions et des productions de mythes, en vertu des options morales de la déresponsabilisation de la bien-pensance bourgeoise de gauche.

Cette position bienveillante, depuis longtemps acquise en psychiatrie, explique les doctrines les plus ennemies de la recherche de la vérité du comportement et du passage à l’acte criminel.

C’est l’intérêt d’une critique qui qualifie d’usurpateur l’expert psychiatre prétendant imposer la vérité psychiatrique faussée de la « Bouffée délirante aigüe ». Quelle est la sorte de savant que la vérité psychiatrique risque de rencontrer sur son chemin, presque toujours sous la figure du psychanalyste ou du psychiatre, qui est devenu le concurrent du prêcheur et du moraliste, c’est-à-dire l’usurpateur de la vérité psychiatrique contre la vérité criminelle. Que l’expert psychiatre, tard venu sur le terrain des sciences, assure la propagande d’un phénomène comme la « Bouffée délirante aigüe », dont précisément aucun expert de psychiatrie médico-légale ne niera le caractère purement opportuniste, à savoir l’obstination dogmatique de vouloir diagnostiquer partout une maladie mentale supposée, fait que la fréquence avec laquelle les experts psychiatres contemporains mettent en scène des maladies mentales supposées introduit le criminel comme une victime de la société.

C’est pourquoi en fonction de l’inquiétude des Français, l’expert psychiatre est décrit, presque sans exception, comme un être borné, lourdaud, naïf, sans honneur, dont les déductions psychiatriques faussées, laborieuses et sommaires, pâlissent à côté des vérités scientifiques de l’expertise de psychiatrie médico-légale dans la compréhension et l’explication logique du comportement et du passage à l’acte criminel. Cette explication scientifique permet de saisir sans arbitraire psychiatrique un trait capital du comportement criminel.

L’expertise psychiatrique banale représente l’arbitraire psychiatrique à ambition scientifique, ambition illusoire qui s’efforce de mettre en scène « le mystère de la maladie mentale » comme seule explication du comportement criminel par ailleurs inintelligible, voire incontrôlable. Ce ne sont point les échecs, les erreurs de cette tentative de mise en scène du « mystère de la maladie mentale » que le juge d’ordinaire cloue au pilori, mais le principe même de l’expertise psychiatrique banale qui représente l’arbitraire psychiatrique vulgaire.

Fréquemment, l’expertise de psychiatrie médico-légale, toute en nuances et subtile de pénétration, joue dans l’œuvre de vérité un rôle déterminant pour écraser de sa perspicacité quelque consternant rapport d’un psychiatre déguisé en expert. On comprend la conception que l’expertise de psychiatrie médico-légale se fait de l’expertise psychiatrique banale pour délivrer les juges des niaiseries des experts psychiatres comme la théorie psychiatrique de la « Bouffée délirante aigüe » qui les séparent de la vérité du comportement criminel.

En clair, les cogitations d’un psychiatre expert ne sont que le résultat prévisible de bizarreries dont les présupposés s’appliquent aussi à une foule de malades mentaux non criminels. Mais ne croyons pas que les psychiatres soient eux-mêmes dupes de ce qu’ils racontent : ils choisissent au jugé quelle histoire a le plus de chances de séduire les juges. C’est pourquoi la conclusion est sévère : « Avoir fait du cannabis la cause du comportement criminel de Kobili Traoré et de l’irresponsabilité pénale du meurtrier de Sarah Halimi constitue donc une imposture. » Ce n’est là qu’un des exemples de plusieurs affaires judiciaires soumises à la critique.

Pourtant, à vrai dire, ce problème considérable, la Cour d’Appel n’a même pas voulu l’effleurer, sans aucune pertinence autre que l’argument d’autorité convoqué au moins dans l’expression. Cet affrontement nécessaire entre l’expertise psychiatrique banale qui représente l’arbitraire psychiatrique vulgaire et l’expertise de psychiatrie médico-légale, qui représente l’activité d’une science comme une branche de la criminologie, repousse avec détermination le thème psychiatrique extraordinaire de la « Bouffée délirante aigüe », ce qui correspond à une pure condamnation de la raison à propos des motivations du passage à l’acte criminel.

En ce qui concerne l’affaire scandaleuse des expertises psychiatriques contradictoires à propos du meurtre de Sarah Halimi, la France éprouve un sentiment de bizarrerie, d’inaccoutumé, un curieux mélange fait d’incompréhension et de révolte. Quand l’expertise de psychiatrie médico-légale devrait donner une vision nette des circonstances du passage à l’acte criminel, la Cour d’Appel continue à se satisfaire béatement des hypothèses psychiatriques floues, arbitraires et approximatives de la « Bouffée délirante aigüe ». Il paraît que c’est un défaut national, ce penchant à la fois dangereux et trompeur que d’élaborer sans cesse des théories psychiatriques floues, arbitraires et approximatives pour interpréter les comportements criminels. Le résultat est que, ne lisant la plupart du temps que de mauvais rapports d’expertises psychiatriques, les juges ont pris la mauvaise habitude de se familiariser avec des explications psychiatriques mystifiées, dans lesquelles ils finissent même par se forger une conviction ! II ne s’agit pas de refaire le procès des théories psychiatriques en général, mais de signaler que la place que ces théories occupent dans le langage des sciences humaines ne vaut pas en ce qui concerne la recherche de la vérité des comportements criminels.

© Thierry Michaud-Nérard pour Europe Israël News

 

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  • 7 thoughts on “L’Affaire Sarah Halimi confrontée aux deux types d’expertises psychiatriques

    1. Levray-Dufault

      Ce n’est pas l’atrocité d’un crime qui prime pour la Justice française, mais plutôt qui est la victime ! S’il s’agit d’une vieille Juive torturée durant 2 jours et massacrée ensuite, l’assassin ne peut être qu’un malade mental qui mérite toutes les indulgences …. Mais si par contre la victime était la mère de Macron, même si l’assassin avait fumé 50 joints dans le jour qui précède ces méfaits, il aurait été même tué avant de franchir le banc des accusés, et si par hasard il aurait pu comparaître en Justice on aurait vu l’atrocité de son crime sans tenir compte du moindre état psychiatrique même le plus évident du monde !!!

    2. Sobol

      Je m’étonne que la parole n’est jamais octroyée à des psychanalystes de formation médicale et là je songe à des psychanalystes freudiens ou lacaniéd.
      Leur regard sur le sujet humain apporterait un regard logique et éthique à l’opposé de ces médiocres leçons de psychiatrie de 3ème année de fac.

    3. Sobol

      Pourquoi les psychanalystes freudiens ou lacaniéns sont EXCLUS de ces « Psychiatres qui répètent comme des perroquets l’es obsolètes manuels de Psychiatrie.sans aucune démarche logique et éthique ????
      Scandaleux!!!

    4. Marianne

      Pourquoi prend-on le problème par la mauvaise base?
      Quelle est la légitimité – hors champ corporationiste – de ces « experts » ????

      C’est simple. Ont-ils déjà fumé du hach ou de l’herbe ?

      NON ? Alors comment peuvent-ils savoir ? !!!!

    5. DUBOIS

      Voici ce que dit la loi: « L’usage illicite de l’une des substances ou plantes classées comme stupéfiants est puni d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende » (Article L. 3421-1 du Code de la santé publique).

      La consommation de stupéfiant n’est donc pas une excuse, c’est une circonstance aggravante vu que le consommateur a SCIEMMENT recherché à altérer son jugement.

    6. Jean Aimar

      Quand un tortionnaire torture , quand un assassin assassine , que viennent faire le fait d’avoir absorbé de la drogue et la psychiatrie ?
      Aucune excuse pour ces ordures : la peine de mort !
      On regrette la « roue », l’écartèlement … l’exécution passée en boucle au « 20h » , refroidirait 99 % de ces salauds et ça changerait leur « psychologie » plus rapidement qu’une séance de psychanalyse.

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