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Israël : la gauche de Benny Gantz, encore plus loin dans la science-fiction


Israël : la gauche de Benny Gantz, encore plus loin dans la science-fiction

Israël : la gauche de Benny Gantz, encore plus loin dans la science-fiction

Voyage dans la cinquième dimension

Cette fois, comme à peu près lors des deux dernières élections, nous avons une fois de plus le choix entre Netanyahou et Gantz.

Il est certes assez vil de s’attacher outre mesure aux noms de familles, et il est encore plus malvenu de s’en prendre à des personnages réels en faisant sur leur patronyme des jeux de mots. Néanmoins, j’ai le souvenir d’une époque glorieuse où les hautes fonctions de l’armée ou de la politique voulaient que l’on hébraïsât son nom.

Pour la petite histoire, Ben-Gourion s’appelait Green. Son nom fut désormais celui d’un homme illustre qui accueillait chez lui les Sages de la Michna, à l’époque de la révolte contre l’occupant romain. Il donna l’exemple et exigea que tout général de l’armée fût rebaptisé hébraïquement dès l’indépendance. On peut noter au passage que le journal Davar, en 1937, appelait déjà les nouveaux nationaux à se débarrasser des noms étrangers du milieu d’eux, et de prendre un nom hébreux d’origine. Le président Chazar, à titre d’exemple, portait le nom de Roubachov. En acrostiche, son nom évoqua désormais la splendeur du fil utilisé pour la confection des vêtements du Cohen Gadol ou des franges du taleth. Quant à Lévy Eshkol, il s’appelait Shkolnik, pendant qu’Ys’hak Chimchélévitch devenait Ys’hak Ben-Zwi, Obri-Ibn Aba Eben ou Moshé Schertok Moshé Sharet. Mordechaï Nimça-Bi, délégué à la direction de la commission nationale chargée d’hébraïser les patronymes en 1944, avait une conception originale de la méthode adéquate. Il s’appelait lui-même auparavant Nimtsabiski. Pour certains, le principe était encore plus simple : en supprimant certains suffixes, on tombait directement sur un nom hébreux. Golda Meir, Shimon Pérès, ou encore Rozen, se défirent d’un son ou d’un ski, Rozen tout court signifiant prince, ou Pérès certain oiseau de proie, traduit par le rabbinat français par orfraie ou identifié en hébreu moderne sous les traits du gypaète barbu.

Pour revenir à nos deux principaux candidats, le Premier ministre porte un nom pouvant signifier «Don de la Providence», tandis que son opposant principal porte toujours un nom étranger désignant au choix l’«oie» ou l’adverbe «complètement». Gantz ne parle plus de son adversaire qu’en l’affublant du sobriquet du «soupçonné de fraude».

Si la réalité géopolitique est digne d’innombrables scénarii nous faisant nager en pleine quatrième dimension, comme l’expulsion des Juifs de Gaza où la logique aurait exigé une prise de position et de décision aux antipodes de ce qui s’est produit, surtout sous l’optique de la recherche de la paix, ou le tout nouveau plan de paix américain qui offrirait à nos ennemis irrationnellement jurés un Etat en deux provinces reliées par un tunnel immense et officiel quand simultanément Israël peine à endiguer les tunnels ayant rendu possible entre autres la capture d’Ygal Chalit, le candidat au nom de palmipède «vernaculaire ambigu» (voir la définition de l’encyclopédie en ligne) risque de nous projeter en pleine cinquième dimension.

Car la cinquième dimension, c’est le nom de la société dirigée pendant les dernières années du Cv de Gantz, celles qui font défaut à son emploi de vie glorieusement chargé au service de la défense d’Israël, juste avant son entrée en politique, après la période de transition interdisant de s’y lancer directement.

Mais relevons sur l’heure, parmi les éléments quadridimensionnels de notre réalité, l’anomalie suivante : les radios libres sont interdites en Israël. Ebi Nathan, avec la «Voix de la Paix», émettait à ses dires «de quelque part en méditerranée», ou plus précisément de quelque part d’une ville de la côte méditerranéenne. Aroutz 7 émettait d’un chalutier au large de Haïfa avec un relai sur la montagne de Benyamin. Le premier cessa d’émettre car la paix – toujours quadridimensionnelle – avait enfin sonné, la Septième chaîne parce que ses dirigeants avaient été sérieusement menacés d’emprisonnement.

Nous l’avons compris, l’idée de cette entrave à la liberté d’expression est motivée par le souci d’empêcher les groupuscules idéologiques d’avoir pignon sur rue et de risquer d’influencer les esprits faibles et malléables des masses. Or, les médias autorisés, qui devraient aller dans le sens de l’idéal représenté par le pouvoir élu, puisque ce sont des médias d’Etat, sont dans les mains d’une caste extrémiste ultraminoritaire, composées de fossiles vivants et dégénérés de l’ère du pouvoir absolu du Mapam et autres gauches, ou de répliques à l’identique.

A la différence de son ancienne aspiration à s’affranchir de l’exil, politiquement parlant du moins, ses vedettes radiophoniques, telle Ilana Dayan, n’ont retenu aucune leçon des conséquences du désengagement (quel joli mot pour enrober la pilule) à Gaza. Reçue par le docteur Hagui Ben-Artsi (accessoirement beau-frère de Netanyahou), sur le site du rêve du patriarche Jacob, d’où le regard se porte au Sud sur Jérusalem, à l’Ouest sur la plaine côtière et notamment Tel-Aviv, et au Nord par temps clair jusqu’au Hermon, les monts de Moab étant pour leur part visibles à l’Est, elle ne trouve rien de plus pitoyable que de lui dire  : «Mais qu’est-ce que vous faites ici, entourés d’Arabes?»

Donc, cette caste qui continue d’accaparer les ondes, neutralise souvent le bon sens en faisant passer pour admissibles ou insolubles bien des aberrations, comme précisément cette cinquième dimension passée sous silence ou, en cas de nécessité, largement relativisée. Ainsi, celui qui taxe l’autre de suspect qui cherche à enfoncer le pays dans l’opprobre de la corruption, n’aurait pas omis de déclarer la somme fabuleuse de cinquante millions de shekels, mais seulement quatre minuscules millions. L’affaire de la «cinquième dimension» a été révélée au grand public en mars dernier, par le Contrôleur de l’Etat, qui a épinglé au passage la police.

La Cinquième dimension a contacté la police pour lui vendre un projet informatisé. Celle-ci a avancé quatre millions, promettant de signer le contrat après un essai pilote pour une valeur totale de cinquante millions. Seulement, un vice de forme a mis un terme à cette affaire, la procédure légale exigeant le lancement préalable d’un appel d’offre. La police était satisfaite de l’essai, mais le ministère des Finances s’y est fermement opposé. L’affaire s’est finie en queue de poisson. (Le cinq et le poisson se mariant aisément dans certaines cultures).

La presse mobilisée retourne l’affaire contre le Likoud. Elle lui reproche trois allégations qu’il soutient contre Gantz : une enquête en cours contre l’intéressé, la perception de cinquante millions de shekels des mains de la police, et la mise en poche par son directeur de quatre millions de shekels au passage.

Les défenseurs médiatiques de Gantz insistent sur le fait que jamais, au grand jamais, la société de Gantz n’aurait touché pareille somme. Ils le présentent en outre comme un homme intègre au-dessus de tout soupçon, la preuve : aucune enquête n’a été ouverte contre lui.

Pourtant, le Likoud et l’association Lavi ont exigé du Conseiller juridique du gouvernement de mettre Gantz en examen pour tentative de détournement d’une somme de cinquante millions de shekels. En août, la demande étant restée lettre morte, le Likoud s’est adressé au tribunal de grande instance et a interjeté appel. Le Parquet a laconiquement fait savoir que des éléments incriminants étaient en cours de vérification. En attendant, les élections approchent. L’élection de Gantz puis sa démission pour inculpation seraient-elles un scénario possible? Ou alors, de même que Gantz n’a rien eu à craindre jusqu’à présent, de même il pourra poursuivre sa trajectoire politique en toute connivence avec le pouvoir des juges? A propos, qu’est-ce qu’on reproche à Nétanyahou, au juste?

© ‪Yéochoua Sultan pour Europe Israël News

Sources : https://he.wikipedia.org/wiki/%D7%A2%D7%91%D7%A8%D7%95%D7%AA (עברות)

 

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  • 5 thoughts on “Israël : la gauche de Benny Gantz, encore plus loin dans la science-fiction

    1. robert davis

      TOUS ls généraux d’Israel à ce jour ont été de très mauvais politiciens et l’oie gantz est un crétin lui aussi. Quant au plan du Président Trump probablement conseillé par Netanyahu et/ou son crétin de gendre, il est totalement NUL et n’apporterait que du malheur s’il était appliqué. Il n’est pas impossible que le diplooomate netanyaMOU l’ait conçu pour mettre abbas en difficulté diplomatique en faisant mille fois plus de mal à Israel.Comme tous les diplomates plus ils sont stupides plus ils se croient malins et veulent jouer à machiavel un type dont les théories sont obsolètes depuis 400 ans!!! Le dernier qui a essayé de jouer à machiavel, le shah a mal fini!!!

    2. robert davis

      Le coronavirus va peut-être démontrer CE QUE JE NE SOUHAITE PAS que l’avenir n’appartient pas forcémment aux peuples comme le croit le quai des brumes pour avoir parié aussi lourdement que bêtement sur les arabes et les mus contre Israel. Cela arrivera certainement tôt ou tard mais ce n’est pas non plus souhaitable…

    3. ixiane

      Le PEUPLE d’ ISRAEL est-il vraiment stupide au point d’élire cette « GANTZ  » , je n’ose tout simplement pas y croire .
      Et avec les arabes dont un leader vient d’annoncer qu’il n’y a pas de place pour 2 ETATS dans l’ ex Palestine ( juive , il a oublié de le préciser ) elle doit devenir entièrement islamique ! C’est ce que veulent aussi les gauchistes israéliens alliés aux arabes , alors BON VENT !!!

    4. ixiane

      ……. j’ai oublié de préciser  » c’est ce que veulent aussi les gauchistes avec l’ ETAT binational  » qui finira forcément islamique …..

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