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L’Assemblée nationale adopte la résolution «visant à lutter contre l’antisémitisme» y compris sous ses « nouvelles formes » (Vidéo)


L’Assemblée nationale adopte la résolution «visant à lutter contre l’antisémitisme» y compris sous ses « nouvelles formes » (Vidéo)

L’Assemblée nationale a adopté ce mardi soir une proposition de résolution «visant à lutter contre l’antisémitisme» mais seuls 154 députés ont voté pour, 72 ont voté contre et 43 se sont abstenus dans un hémicycle qui semblait pourtant bien plus garni. Si l’on s’en tient à l’énoncé, l’objectif devrait en théorie rassembler sur tous les bancs. D’autant que la résolution n’a pas de portée contraignante et n’introduit aucune notion nouvelle dans le droit. Mais son contenu et ce que de nombreux députés y ont lu entre les lignes ont donné lieu à un débat particulièrement pesant et clivant. Portée en premier lieu par le groupe La République en marche, l’initiative a même profondément divisé le groupe majoritaire : 84 députés ont voté pour, 26 ont voté contre et 22 se sont abstenus.

Il s’agissait pour les 130 cosignataires (LREM, Modem, mais aussi LR, UDI-Agir et Libertés et territoires) de faire reconnaître une définition de l’antisémitisme établi par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).

L’antisémitisme y est ainsi qualifié : «Une certaine perception des Juifs qui peut se manifester par une haine à leur égard. Les manifestations rhétoriques et physiques de l’antisémitisme visent des individus juifs ou non et/ou leurs biens, des institutions communautaires et des lieux de culte.» Cette définition a été adoptée par le Parlement européen en 2016, puis par une vingtaine de pays (dont 16 Etats membres de l’Union européenne). En février, Emmanuel Macron, au dîner annuel du Crif, a promis que la France la «mettra en œuvre» à son tour.

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«Une initiative transpartisane»

Dans la formulation de l’Ihra, le terme «antisionisme» est absent. Mais dans son exposé des motifs, la résolution votée à l’Assemblée estime que «les actes antisionistes peuvent parfois occulter des réalités antisémites» et appelle à reconnaître une définition permettant «de qualifier d’antisémites les attaques antisionistes motivées par une haine des Juifs».

Condamnant un antisémitisme «protéiforme, qui se réinvente sans cesse», Sylvain Maillard, premier signataire, appelle à se donner «les moyens de combattre cette haine qui avance à coups de dissimulations». «Comment lutter contre ce fléau si on ne peut pas le nommer avec précision ?» demande le député LREM de Paris. Constance Le Grip (dont le groupe LR a largement voté pour) salue «une initiative transpartisane» et appelle à son tour à «caractériser cet antisémitisme qui avance la plupart du temps sous le masque de l’antisionisme».

Mais la gauche, unanime contre le texte, dénonce une confusion entretenue entre antisémitisme et antisionisme, craignant que toute critique de l’Etat israélien et de sa politique soit frappée du soupçon d’antisémitisme. A la définition donnée par l’Ihra sont d’ailleurs accolés 11 exemples censés l’illustrer dont certains font référence à l’Etat d’Israël, pointent les opposants au texte. «Cette résolution crée du flou sur l’objectif qu’elle est censée clarifier, un brouillage à des fins politiciennes», attaque la communiste Jean-Paul Lecoq. «Une confusion préjudiciable au combat commun», complète son collègue Stéphane Peu tandis que Sabine Rubin (LFI) déplore «un amalgame persistant entre antisionisme et antisémitisme». «La tentative d’assimiler la critique d’un Etat à une forme d’antisémitisme malheureusement toujours vivant nous choque», ajoute la socialiste Michèle Victory.

«Ecrit noir sur blanc»

Faux procès, tente de rassurer Sylvain Maillard, qui rappelle que les exemples de l’Ihra n’ont pas été repris. Pas question d’«empêcher la libre critique de la politique et des prises de position des gouvernements israéliens», explique-t-il : «C’est écrit noir sur blanc». En renfort, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, appelle également à se «prononcer sur le texte et pas sur un débat fantasmé» et balaie «les prises de position et questionnements qui ne sont pas dans» la résolution.

Malgré le climat électrique, «ce débat honore l’Assemblée nationale», conclut, très optimiste, Gilles Le Gendre. Voulant calmer le jeu, le patron du groupe LREM a proposé, mardi matin, la création d’une mission d’information parlementaire sur les nouvelles formes de racisme. Une réponse à un autre grief formulé par certains – notamment dans ses rangs – qui regrettent une hiérarchisation entre les discriminations. Mais cette tentative d’apaisement a mécontenté d’autres partisans de la résolution qui refusent d’y adjoindre un «gage» ou «une condition». Ainsi de Francis Chouat qui s’est «élevé contre un relativisme ravageur» lors d’une réunion de groupe LREM, tendue. «J’aurais aimé qu’on se rassemble tous sur un sujet aussi essentiel plutôt que d’avoir des pudeurs de gazelle», abonde Aurore Bergé. Les députés LREM et Modem réticents sont nombreux, eux aussi, à déplorer cette séquence, évoquant une résolution «contre-productive» et un «timing inapproprié».

Source

Learn Hebrew online

Le député François Pupponi se félicite d’avoir contribué à l’adoption de cette résolution :

Intervention de Meyer Habib :

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  • 9 thoughts on “L’Assemblée nationale adopte la résolution «visant à lutter contre l’antisémitisme» y compris sous ses « nouvelles formes » (Vidéo)

    1. Cyrano

      Quelle unanimité !
      Et après la France veut donner des leçons aux autres, le mieux serait de laver son linge sale en famille d’abord.

    2. voltarousse

      Cela fait partie du blablabla classique de la « représentation nationale  » ,résolution qui ne résout rien !

    3. MAGUID

      TIZEKHAR LO TICHEKAR. Ne jamais oublier en 1947, le vote pour la création de l’état JUIF ISRAËL, l’abstention de la FRANCE.

    4. robert davis

      La gauche veut à tout prix détruire le seul Etat Juif au monde afin que les Juifs ne puissent pas avoir un Etat ce qui revient à empêcher leur autodétermination, c’est aussi simple que ça. Si empêcher l’auto determination des Juifs n’est pas de l’antisémitisme je ne sais pas ce que c’est. La gauche communiste et autres n’est qu’un totalitarisme ayant pour but l’esclavage de l’Homme raison pour laquelle elle hait tout ce qui tend à le libérer y compris le libéralisme qu’elle nomme capitalisme. IL N Y A PAS PIRE ENNEMI DE L HOMME QUE LA GAUCHE.

    5. Cyrano

      Après avoir vu la vidéo, une simple constatation s’impose personne à gauche n’a applaudi le discours, cherchez l’erreur.
      La France n’est pas antisémite ZARMA …

    6. paulesdesbaux

      à quand les lois contre les anti-chrétiens ? les églises brûlées taguées, les pretres égorgés,les bonnes soeurs privées de leurs voiles la liste n’est pas éxhautives…

    7. MAGUID

      Ne pas admettre que l’état d’ISRAËL est essentiellement un état JUIF, c’est l’expression la pire, la plus violente, la plus minable, la nec plus ultra expression de l’antiJUIVERIE.

    8. ulysse75010

      Le sionisme est un mouvement de libération nationale ayant pour but la création d’un pays où les juifs seraient libres de leur destin.
      L’antisionisme est donc un mouvement ayant pour but de supprimer cet état peuplé à 80 % de juifs, donc de massacrer tous ses habitants.
      CQFD l’antisionisme est essentiellement un antisémitisme.
      Ceci dit on peut être opposant à une politique, comme on peut s’opposer à la politique d’Emmanuel Macron ou d’Angela Merkel, mais il y a un grand pas entre entrer en opposition et appeler à la disparition d’un pays

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