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Paris : un festival féministe invite à “sortir de l’hétérosexualité”… Pour les féministes, la grossesse serait un « travail de reproduction » qu’il faut salarier


Paris : un festival féministe invite à “sortir de l’hétérosexualité”… Pour les féministes, la grossesse serait un « travail de reproduction » qu’il faut salarier

L’événement, qui prône un féminisme radical, voit en l’hétérosexualité un régime politique plus qu’une simple orientation sexuelle, dont découlerait la construction du capitalisme et du patriarcat.

Se revendiquer féministe revient-il à rejeter l’hétérosexualité en tant que telle ? Oui, à en croire l’interview par Les Inrockuptibles de trois militantes de la cause des femmes, venues faire la promotion d’un festival pour le moins étonnant, baptisé « Sortir de l’hétérosexualité », et qui débute mardi 24 septembre à Paris. Les théories explicitées, censées mener à l’égalité entre les hommes et les femmes, sont pour le moins radicales.

La grossesse, un « travail de reproduction » qu’il faut salarier

« On ne naît pas hétérosexuel, on le devient ». Tel est le présupposé dudit festival, qui se veut être la suite du festival « Des sexes et des femmes », qui avait entrepris l’an dernier de dénaturaliser le genre mot « femme » afin de l’amputer de son article féminin, « une ». Les chantiers auxquels le festival compte s’affairer, les idées que l’événement compte déconstruire, donnent une idée du degré de militantisme prôné : l’érotisation de la violence, la répartition raciale du travail de « care », désigné comme l’activité du soin donné à autrui, l’économie du désir, la production médicale de la binarité des sexes ou encore l’éducation à l’hétérosexualité.

Alors, pourquoi sortir de l’hétérosexualité ? La couleur est donnée. Pour la militante féministe Juliet Drouar, qui refuse de se définir comme homme ou femme, « l’hétérosexualité est la pierre angulaire de la construction du patriarcat ». Pire, « elle est au fondement de la structuration de la binarité des genres et des sexes ». Et enfin, elle est « en lien étroit avec la construction du capitalisme », puisqu’elle permet de ne pas salarier le « travail de reproduction », terme utilisé pour désigner la grossesse. Pour Tamar, autre militante interrogée, sortir de l’hétérosexualité, qui « n’a rien d’une évidence », revient s’affranchir d’un asservissement.

« Binarisation des corps »

Le public visé n’est donc pas tant les personnes LGBT que les femmes hétérosexuelles. Pour ces militantes, l’hétérosexualité s’inscrit sur une « base économique ». « Le capitalisme est une culture du gratuit qui repose sur le fait de ne pas payer un certain nombre de populations comme les femmes ou les personnes racisées », estime Juliet Drouard, qui plaide pour une négociation des « salaires de reproduction pour toutes ». « On est produites, en tant que femmes par notre dépendance et assujettissement aux hommes », affirme Tamar.

Pour Juliet Drouard, cette « politique » de l’hétérosexualité « produit » des féminités et des masculinités « qui n’existent pas de manière naturelle ». Elle dénonce la « production des morphologies, des hormones ou du génome », qui serait donc conditionnée par « des politiques de contrainte des mouvements ou de l’alimentation des femmes » menant à une « binarisation des corps ». En somme, selon elle, « les corps ne sont pas une donnée, mais des archives du sexisme et du patriarcat ». 

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  • 7 thoughts on “Paris : un festival féministe invite à “sortir de l’hétérosexualité”… Pour les féministes, la grossesse serait un « travail de reproduction » qu’il faut salarier

    1. Jacques B.

      Une belle brochette de dégénéré.e.s (le .e c’est pour être à la page)…

      L’ennui c’est que nos dirigeants, et encore plus les médias, ne cessent de les mettre en avant, comme si leur dépravation était à donner en exemple…

    2. lyseloriau

      De quel droit parlent-t-elles au nom de toutes les femmes? Quand elles disent on ne naît pas hétéro, on le devient, possible, et alors? Faudra bientôt organiser une héteropride.

    3. maujo

      Si un jour les islamistes prennent le pouvoir en France, je ne donne pas chère de la peau de ces dégénérées féministes.

    4. Marianne

      Oh Oh Oh ! On se calme !!!!!!

      Ces nanas n’ont rien à voir avec les féministes. Lorsque nous avons créé les premiers mouvements en 1967 (eh oui!) il n’y avait aucune lesbienne.
      Qu’elles soient ce qu’elles ont envie d’être, mais elles vont pas faire comme les musulmans à s’approprier tout et tout.
      Non ! Stop !
      Pauvre Mariah DERAISME – 1ere féministe militante en 1878.

      Par contre, elles me valident dans ma décision d’être une farouche combattante contre la GPÄ.
      Si connasses, la grossesse doit être désirée et non, pouffiasses, ce n’est pas un job !
      Commencez donc par vous insurger quant aux Belfégor voilées et gantées et ce que subissent leurs gamines au sein du foyer.
      Mais il est vrai que la charria, çà va vous faire tout drôle!!

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