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L’Affaire Tlaib : le coupable, Israël! Vraiment ? (2/2)


L’Affaire Tlaib : le coupable, Israël! Vraiment ? (2/2)

Israël sous le feu des critiques

L’Affaire Tlaib a pris des proportions hors norme. Elle a été montée en épingle par les médias qui, comme toujours, font feu de tout bois quand il s’agit d’Israël.

« Israël interdit l’entrée sur son territoire à deux élues américaines », un titre qui apparait plus de 25 fois sur Google.

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Avec les connotations négatives et le champ lexical du verbe « interdire » (censure, bannissement, exclusion, …) qui s’oppose dans la même phrase au mot « élues » – qui plus est au féminin- la table est mise pour que s’abatte sur Israël une pluie de critiques. Avec le tollé quasi-planétaire qui s’est élevé contre Israël, Tlaib se frotte les mains et croit avoir réussi son coup.

Évidemment, comme le titrait le Huffpost, « L’interdiction d’entrée en Israël d’élues américaines a été critiquée de toutes parts ». D’abord par un grand nombre de membres du Parti démocrate, à commencer par sa présidente, Nancy Pelosi, qui y a vu « un signe de faiblesse qui porte atteinte à la dignité du grand État d’Israël ». Et d’ajouter : « Je prie pour que le gouvernement d’Israël annule cette négation ».

Nombreux sont aussi les candidats démocrates à la présidence qui lui ont emboité le pas, que ce soit le Juif Bernie Sanders ou encore le favori au poste de Président des États-Unis, l’ancien vice-président Joe Biden, qui a twitté : « Aucune démocratie ne devrait refuser l’entrée sur son territoire à des visiteurs en se basant sur le contenu de leurs idées », ce qui laisse sous-entendre évidemment qu’Israël ne peut pas se vanter d’être une démocratie.

Un constat regrettable s’impose : Les Juifs américains ne voulaient pas être en reste, et leurs commentaires ont été du pain béni pour les médias. Le Monde diplomatique titrait, sous la plume d’Éric Alterman, « Israël s’aliène les Juifs américains ». Au Québec, La Presse s’est empressée de titrer « L’interdiction d’entrée d’Omar et Tlaib critiquée par des soutiens d’Israël »

Alors que les non-juifs reprochent aux Juifs d’être solidaires des politiques d’Israël, les faits prouvent le contraire. En effet, avec la création de l’État juif, les points de tension avec Israël ne manquent pas, surtout du côté des Juifs américains démocrates : ils sont opposés à la « colonisation des territoires », à l’élection de Trump et à chacune des décisions qu’il a prises en faveur d’Israël; à la loi « Israël, État-nation du peuple juif », etc. Et aujourd’hui, l’« Affaire Tlaib » a creusé le fossé qui sépare ces Juifs qui se disent libéraux et universalistes de ceux qui soutiennent Israël.

L’AIPAC, qui habituellement défend Israël, a twitté : « Nous désapprouvons le soutien des représentantes Omar et Tlaib au mouvement anti-Israël et anti-paix BDS, mais nous pensons également que tout membre du Congrès devrait être en mesure de se rendre chez notre allié démocratique Israël pour le découvrir en personne ».

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L’AJC (American Jewish Committee) juge que « les conséquences de l’interdiction d’entrée faite à deux membres du Congrès risquent d’être plus graves, aux États-Unis, que le choix inverse ».

Le leader de la minorité au Sénat, Chuck Schumer, un Juif, a déclaré  que l’interdiction était «un signe de faiblesse, pas de force», de la part d’Israël.  « Aucune société démocratique ne devrait craindre un débat ouvert ». Évidemment, attaquer Israël sur la démocratie, c’est toucher à une corde sensible.

Alors il serait bon de rétablir la vérité.

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Rappel à tous les ignorants qui condamnent la décision d’Israël

Premièrement, Israël n’est pas le premier pays au monde à interdire l’entrée de son territoire à des persona non grata. Il vaut la peine de se pencher sur les raisons qui, dans un pays comme le Canada, suffisent à refuser « un visa de visiteur » :

en 2016, dans 80% des cas de refus, le motif invoqué par le douanier était le suivant : « Je ne suis pas convaincu que vous ayez répondu véridiquement à toutes les questions qui vous ont été posées. »

-en 2017, le premier motif de refus dans 59% des cas se résumait ainsi : « Je ne suis pas convaincu que vous quitterez le Canada. »

Et aussi surprenant que cela puisse paraitre, pour les années 2016 et 2017, « les antécédents criminels et les risques pour la sécurité du Canada constituent un infime pourcentage des raisons invoquées par les fonctionnaires pour refuser des visas. Par exemple, en 2017, les motifs liés à la criminalité, au terrorisme et à l’espionnage ont été cités 554 fois sur un total de 739 381 motifs de refus, soit 0,075 %  ». (Source : Radio-Canada)

Par conséquent, s’il est un pays qui ne devrait pas se permettre la moindre critique concernant la décision d’Israël, c’est bien le Canada, notre beau pays qui se veut un modèle de démocratie. Deux preuves à l’appui : (1) En 2016, donc sous le règne de Trudeau, José Bové, militant écologiste, est expulsé à son arrivée au Canada. La raison officielle : son passé activiste

Et (2) En avril 2019, l’ex-Président de la Catalogne, Carles Puigdemont, est « interdit de territoire ». La raison officielle n’est pas dévoilée, mais notre beau Justin s’est empressé d’affirmer qu’« Il n’y a eu aucune ingérence politique à ce niveau ». Qui a cru ses propos? Tout le monde a compris les raisons de cette interdiction : Carles Puigdemont est un indépendantiste, il risque donc de donner des idées aux Québécois.

J’ai envie de dire à notre Premier ministre : « Monsieur Trudeau, ne croyez-vous pas qu’avec les propos infames qu’elles ont tenu sur Israël et avec le but de leur voyage, Tlaib et Omar sont infiniment plus dangereuses que les deux personnalités que votre administration a fichées « interdit de territoire »? 

L’Union européenne est aussi très mal placée pour condamner la décision de Jérusalem. Faut-il rappeler aux ignorants et à tous ceux qui ont une mémoire sélective que, dans l’espace Schengen, n’entre pas qui veut? Un visa d’entrée est indispensable pour les citoyens d’un très grand nombre de pays et nombreux sont ceux qui se le voient refuser sans que les médias ne s’en émeuvent. Les refus de délivrance de visas sont fondés sur une inscription au Système Information Schengen (SIS), et les raisons ne sont pas nécessairement dévoilées aux demandeurs. Et il ne faut pas grand-chose pour être refusé : il suffit d’avoir adressé à un pays de l’UE une demande d’asile et d’avoir été rejeté pour être inscrit sur SIS.

Parmi les 9 raisons énoncées, nous avons relevé le Motif 6 : “un ou plusieurs États membres estiment que vous représentez une menace pour l’ordre public, la sécurité nationale ou la santé publique, au sens de l’article 2.19 du règlement (CE) n° 562/2006 (code frontières Schengen), ou pour les relations internationales d’un ou plusieurs des États membres”

Cette raison n’est-elle pas similaire à celle invoquée par Israël pour justifier son refus de laisser entrer ces deux élues sur le territoire? Difficile de prétendre le contraire. Toute personne un tant soit peu intelligente et capable d’un instant de réflexion reconnaitra que délivrer un visa d’entrée à deux ennemies déclarées de l’État juif c’eût été, comme l’a dit Trump, « faire preuve d’une grande faiblesse », et j’ajouterai  à l’adresse de Nancy Pelosi que, contrairement à ce qu’elle a déclaré,  la délivrance de visas à deux ennemis d’Israël aurait été « une démonstration de faiblesse et aurait porté atteinte à la dignité du Grand Israël »!

Alors de deux choses l’une : ou l’UE et le Canada pratiquent la politique de deux poids deux mesures ou l’UE et le Canada sont aussi anti-démocratiques que l’est l’État juif.

Deuxièmement, les médias se gardent bien de rappeler que l’État juif n’exigeait rien d’autre de Tlaib que le respect de ses engagements : « Cela pourrait être ma dernière occasion de la voir » », avait-elle écrit, et elle avait précisé « Je respecterai toutes les restrictions et ne ferai pas la promotion des boycotts contre Israël lors de ma visite. »

Troisièmement, un autre fait très important et révélateur des intentions de ces deux élues a été passé sous silence. Quelques jours avant la date de leur départ, elles avaient été invitées à se rendre en voyage officiel en Israël avec une quarantaine d’autres parlementaires. Elles avaient refusé. Et pour cause : elles avaient eu une meilleure offre qui répondait en tous points à la mission qu’elles se sont donnée. Le Miftah, une organisation dont la présidente est nulle autre que Hanan Ashrawi, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), leur offrait le voyage avec des conditions à l’appui, cela va sans dire : faire la promotion du BDS, attirer les journalistes pour les apitoyer sur le triste sort des Palestiniens, salir le plus possible l’État juif, etc. Des conditions qui ne pouvaient que les réjouir.

Enfin, la loi, c’est la loi et personne ne devrait pouvoir s’y soustraire, surtout pas les fauteurs de troubles.

  Alors, la démocratie exige-t-elle pour sa sauvegarde d’ouvrir son pays aux malfaiteurs? C’est peut-être le point de vue de notre multiculturaliste Justin Trudeau, certainement pas celui du gouvernement du seul État pour les Juifs.

Les conséquences sur l’image de Tlaib

1.Une héroïne? La valeur d’un homme se mesure à ses actes. Tout acte que nous posons est révélateur de qui nous sommes, de nos valeurs morales car il est dicté par de nos pensées.

On chercherait en vain à travers ses actes les qualités de Tlaib: courage, générosité, humanisme, etc. ou tout au moins une certaine noblesse d’âme, Quel acte courageux a-t-elle posé pour susciter notre admiration?

  1. Les insultes ? Au cours d’une soirée célébrant sa victoire, elle s’est écriée: « Nous allons destituer ce fils de pute ! ».

Peut-être que pour certains proférer des insultes contre Donald Trump apparaît comme un acte de bravoure. Mais tout le monde sait que l’insulte est l’argument des faibles, de ceux qui sont incapables de débattre. Et force est de reconnaitre que Trump a su trouver la réponse à ce langage ordurier : « Elle s’est déshonorée et (…) a déshonoré sa famille ». Effectivement, si c’est sa façon d’être authentique ou de parler le langage du peuple, triste image que celle qu’elle donne d’elle et des gens du peuple. Elle a bien besoin qu’on lui apprenne les règles de la bonne conduite.

  1. Son refus d’effectuer le voyage tant attendu?

Un acte qui confirme, hélas, que, comme la majorité des Palestiniens, elle déteste Israël plus qu’elle n’aime les siens. Y a-t-il là de quoi pavoiser?

  1. La mission de cette élue? Qui représente-t-elle? Les citoyens du Michigan? Certainement pas! Les citoyens « palestiniens »? Assurément! D’ailleurs, elle ne s’en cache pas : « Lorsque j’ai remporté l’élection pour siéger au Congrès américain, de nombreux Palestiniens, surtout ma grand-mère, ont eu un sentiment d’espoir, l’espoir d’avoir enfin une voix ». 

 « Palestine, first! » tel pourrait être son slogan. En effet, on se rappellera cette phrase qui en dit long sur ses intentions « Je ne me suis jamais sentie plus palestinienne qu’au Congrès », une phrase qui n’est pas sans rappeler le Cardinal Jean-Marie Lustiger qui disait en parlant de sa conversion « Je me sentais peut-être plus israélite que je ne l’avais jamais été ; j’ai pris conscience de mon peuple, je me suis senti Israélite ».

Tlaib va donc profiter de son rôle au Congrès pour combattre de toutes ses forces l’existence de l’État juif dans l’espoir de rendre à ses frères « leur terre ancestrale » et de remplacer l’État juif par un État « palestinien ».

Et elle ose accuser les Juifs de double allégeance!

CONCLUSION

Tlaib, une héroïne? Pas le moins du monde! En renonçant à ce voyage, Tlaib n’a rien d’une héroïne, elle ne remporte aucune victoire, ni contre Trump ni contre l’État juif. En revanche, elle révèle au monde entier- sans l’avoir voulu, cela s’entend – ses véritables intentions, sa haine d’Israël et des Juifs et son besoin de faire le mal. Mais quel média osera le souligner?

D’abord, une héroïne ne se pose pas en victime, ne verse pas des larmes de crocodile pour qu’on s’apitoie sur son sort. Une héroïne a des qualités et des valeurs morales -courage, amour, bonté, persévérance- dont la pauvre Rachida ne semble pas avoir été dotée. Elle tient plutôt de l’anti-héros (l’anti-héroïne pour les féministes), elle en a toutes les caractéristiques. Comme lui, elle est manichéenne: pour elle, Israël est l’incarnation du Mal à l’inverse des Palestiniens qui symbolisent le Bien. Comme lui, elle laisse les autres décider pour elle. N’a-t-elle pas avoué que sa grand-mère et sa famille l’ont poussée à renoncer à ce voyage? Disons que ce sont surtout les critiques des Palestiniens qui l’ont poussée à renoncer à ce voyage.

Et comme l’anti-héros, elle exerce une certaine fascination : sa conduite irrespectueuse, son vocabulaire vulgaire, voire ordurier, la haine qui ronge son cœur et ce coup d’éclat suscitent l’admiration des médias et de tous les détracteurs d’Israël qui y voient une preuve de courage. En revanche, aux yeux de ceux qui sont doués de raison, elle a donné d’elle une image particulièrement dévalorisante, à cent mille lieues de celle qu’en donnent les médias. Elle aurait besoin qu’on lui apprenne les règles de la bonne conduite et celles de la politique.

Alors, au risque de passer pour raciste, au vu de leur haine paroxystique des Juifs et d’Israël, au vu de leur dévouement à la cause palestinienne, je ne puis qu’ inviter Omar et Tlaib à quitter le pays allié et ami d’Israël pour parcourir le monde, répandre la bonne parole et plaider pour la création d’un État palestinien en lieu et place de l’État juif.

Alors: Israël coupable? Nenni, point du tout! Comme toujours les médias ne ratent pas une occasion de s’acharner sur l’État juif. Israël est une démocratie dans tous les sens du terme oui, indiscutablement, mais depuis sa seconde naissance, Israël doit composer avec la guerre que lui livrent les Palestiniens et certains de ses voisins, une situation délicate dont aucun média ne tient compte.

Alors, au lieu de justifier, au nom de la démocratie, chacune de  ses décisions, Israël devrait alerter les médias sur l’absence de valeurs morales de nos ennemis, insister sur les actes répréhensibles qu’ils posent, déposer des plaintes contre eux, bref pour parler familièrement, Israël devrait rendre aux Palestiniens  la monnaie de leur pièce. Si l’État juif a été capable de gagner de rudes batailles militaires, pourquoi ne remporterait-il pas la guerre psychologique que lui ont déclaré ceux qu’on appelle des « Palestiniens »?

© Dora Marrache pour Europe-Israël

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  • 2 thoughts on “L’Affaire Tlaib : le coupable, Israël! Vraiment ? (2/2)

    1. ulysse75010

      Bel article qui, pourtant oublie deux arguments de poids :

      1.- Rachida Tlaïb n’a pas déclaré partir en Israël mais faire un voyage en Palestine.
      Elle n’a pas demandé un visa à la Palestine mais à Israël.

      2.- Israël a une loi qui interdit de séjour les partisans de B.D.S.
      Accepter cette porte-parole de B.D.S. aurait été illégal.

    2. Cyrano

      Très bon article mais qui le lit ?
      Les merdias occidentaux sont informés des articles que vous diffusez mais la grande masse des auditeurs de journaleux n’en a cure et continuent d’inonder monsieur et madame Toulemonde d’une désinformation continue.
      Si la volonté de la recherche de la vérité sur l’information existait cela se saurait depuis bien longtemps. Mr et Mme Toulemonde sont réceptifs à tout ce qui est antisémitisme et anti-Israël en particulier, preuve en est la lecture de l’article ci-dessus– N’est pire sourd que celui qui ne veut entendre—

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