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Racisme palestinien : un premier débat s’ouvre à l’ONU


Racisme palestinien : un premier débat s’ouvre à l’ONU

Hillel Neuer, de l’ONG UN Watch, a salué ce premier coup de projecteur officiel de l’organisme mondial « sur le racisme, la discrimination et l’antisémitisme palestiniens »

Les démocrates qui se respectent ont célébré cette semaine – et ce, pour la première fois – l’organisation d’un débat par un important organe des Nations unies au sujet du bilan des Palestiniens dans la lutte contre le racisme. Certains responsables ont condamné Ramallah au sujet de son antisémitisme institutionnel reconnu.

Lors d’un examen de « l’État de Palestine » à la 99e session du Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale, certains responsables ont cité en exemples des contenus anti-israéliens et anti-juifs présents dans des manuels scolaires et dans des articles et programmes de médias appartenant à l’État.

« Ce qui s’est passé cette semaine était sans précédent », a déclaré Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch, organisation basée à Genève à l’origine de la session. « Depuis 1974, date à laquelle Yasser Arafat et l’OLP ont été accueillis aux Nations unies, c’est la première fois que l’organe mondial met officiellement l’accent sur le racisme, la discrimination et l’antisémitisme des Palestiniens.

Un membre de la commission, Silva Albuquerque, secrétaire spécial adjoint aux droits de l’homme du Brésil, a interrogé les représentants palestiniens sur « la présence de contenus antisémites et discriminatoires dans les manuels utilisés par les enfants et les adolescents dans les écoles palestiniennes », selon un communiqué de presse publié par l’ONG Monitor, une organisation à but non lucratif basée en Israël.

Citant des informations qu’il avait reçues de la part de groupes pro-israéliens en marge de la session, Albuquerque a déclaré qu’il lui avait été montré « divers exemples de langage, de contenus et de manuels prétendument racistes et antisémites ».

D’autres membres du comité ont également demandé à la délégation palestinienne de répondre à des allégations similaires. La délégation palestinienne, présidée par Ammar Hijazi, vice-ministre des Affaires étrangères chargé des Affaires multilatérales, n’a pas répondu aux critiques, affirmant seulement l’opposition de Ramallah à la discrimination raciale.

« Le point important est que les Palestiniens ont été confrontés à l’ONU à leur propre antisémitisme, y compris celui figurant dans leurs manuels scolaires », a déclaré le président de l’ONG Monitor, Gerald Steinberg, professeur de sciences politiques israélien, commentant la session d’examen de cette semaine.

Gerald Steinberg, fondateur de l’ONG Monitor, lors de la conférence politique annuelle de l’AIPAC à Washington. (Crédit : Ron Kampeas)

Contrairement aux « procédures habituelles du Conseil des droits de l’homme [des Nations unies] », a-t-il ajouté, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale a écouté les présentations de groupes pro-israéliens et s’est servi des arguments avancés pour confronter les Palestiniens.

« C’est un précédent majeur. »

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Marcus Sheff, responsable d’IMPACT-se, un groupe analysant les manuels scolaires palestiniens, a déclaré que la « contradiction entre la soumission palestinienne, qui prétend adhérer à la lutte contre le racisme, et son flagrant antisémitisme, sa haine et son extrémisme dans son programme scolaire », n’a pas été omis par le comité… Il est clairement inutile de nier cette haine dans les manuels. C’est là, noir sur blanc. »

« L’État de Palestine » a adhéré au Comité pour l’élimination de la discrimination raciale en 2004. Cependant, alors que les États doivent publier un an après leur adhésion des rapports sur l’application de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, puis tous les deux ans ensuite, les Palestiniens ont soumis leur premier rapport seulement en mars 2019.

Le document de 62 pages des Palestiniens rejette tout acte répréhensible, tout en accusant Israël des crimes les plus graves à plusieurs reprises.

« L’État de Palestine s’oppose au racisme et à la discrimination raciale sous toutes ses formes », est-il écrit. Dans le même temps, le rapport affirme que les principaux décideurs de « l’autorité d’occupation » – Israël – « incitent à la discrimination raciale et à la violence à l’encontre des Palestiniens sans être tenus pour responsables de leurs paroles et de leurs actes ».

Avant la session d’examen de cette semaine, les ONG UN Watch et Monitor ont établi des rapports visant à corriger ce qu’ils considèrent comme une description complètement déformée de la réalité.

Mardi et mercredi, le comité basé à Genève a examiné le bilan des Palestiniens, en entendant des responsables palestiniens ainsi qu’une poignée d’organisations non-gouvernementales.

« Il est important de noter que plusieurs experts du comité ont utilisé notre matériel pour poser des questions sérieuses à la délégation palestinienne. Malheureusement, malgré la signature des traités de l’ONU, la partie palestinienne n’a démontré aucun sens de la responsabilité et a comme excuse maintes fois pointé du doigt Israël », a déclaré Neuer au Times of Israël à l’issue de la session d’examen mercredi.

Hillel Neuer of UN Watch (photo credit: Michal Fattal/Flash 90)
Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch. (Crédit : Michal Fattal/Flash 90)

« Les Palestiniens ont refusé d’expliquer pourquoi, par exemple, leurs journaux et sites Web publient des caricatures grotesques de Juifs qui semblent tout droit sorties de Der Stürmer. »

Neuer a également noté que des dizaines d’ONG pro-palestiniennes qui s’expriment régulièrement lors de sessions de l’ONU au sujet de violations présumées des droits de l’homme par Israël et qui soumettent des rapports volumineux n’étaient pas présentes lors du débat de la semaine dernière au sujet du racisme palestinien.

« De même, les ONG internationales qui affirment se soucier des droits de l’homme des Palestiniens – notamment Amnesty International, Human Rights Watch, la FIDH et le Service international pour les droits de l’homme – étaient toutes absentes », a ajouté Neuer. « Et personne n’a osé mentionner ce boycott effectif de ces groupes d’une réunion des Nations unies sur les droits de l’homme des Palestiniens. »

Le comité devrait publier ses conclusions – intitulées observations finales – d’ici la fin du mois.





Journaliste franco-israélien spécialisé dans la psychologie et la communication politique depuis 2003.



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  • One thought on “Racisme palestinien : un premier débat s’ouvre à l’ONU

    1. Victoire de Tourtour

      Le racisme palestinien n’est qu’une composante du racisme mahométan envers les juifs, les chrétiens , les bouddhistes, et , pour faire simple, envers tout ce qui n’est pas mahométan.Et ce, depuis 1400 ans et le départ du simili-prophète à Médine.

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