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Le président de SOS Chrétiens d’Orient témoigne: « Mhardeh, lumière d’espérance pour les Chrétiens d’Orient »


Le président de SOS Chrétiens d’Orient témoigne: « Mhardeh, lumière d’espérance pour les Chrétiens d’Orient »

La ville de Mhardeh en Syrie est libérée du terrorisme islamique. Le président de SOS Chrétiens d’Orient témoigne de la joie des habitants mais rappelle que le conflit est loin d’être résolu, appelant ainsi à ne pas oublier ces populations déjà si éprouvées.

Un arbre. Très défraîchi. Les portraits qui y pendent inspirent des sentiments confus. L’émotion d’abord, puisque 160 personnes ont donné leur vie pour maintenir la présence chrétienne à Mhardeh, petite ville aux confins de la ligne de front avec la poche d’Idlib,dernière province insurgée dans le Nord-Ouest syrien. La confusion aussi, devant ces visages enfantins pour les uns, martiaux pour les autres. Mhardeh est une petite Vendée dans l’inextricable conflit syrien, mais une Vendée qui aurait survécu aux colonnes infernales.

Le lecteur français peut avoir de la peine à s’imaginer le déluge de feu qui s’est constamment abattu sur ses 20 000 habitants pendant sept années. Chaque semaine ou presque, le vacarme des sirènes et le bruit sourd des explosions rappelaient aux familles le prix du sacrifice qu’elles consentaient en demeurant sur la terre de leurs pères: celui de leur sécurité et, parfois, de la vie.

Ce n’était pas le silence des processions mortuaires qui les accablait pourtant. C’était l’indifférence internationale. Qui se soucia vraiment des chrétiens de Mhardeh? Ils étaient les «hommes en trop» d’un conflit que beaucoup voulurent résumer à un affrontement entre Bachar Al-Assad et d’aimables bâtisseurs d’une nouvelle expérience démocratique. Au bout du compte, les habitants de Mhardeh connurent des voisins attifés de toutes les nuances de l’islamisme. Les uns tenaient pour les versions levantines d’Al-Quaida, d’autres se soumettaient au calife de l’organisation État islamique. Et le monde fermait les yeux, trop soucieux d’un commentaire médiatique simplificateur du conflit syrien.

Ce dimanche, toute la ville rendait grâce. Une messe et une grande procession avaient lieu pour chanter la reconnaissance d’une Cité libérée du joug djihadiste. Nous y sentions une vraie familiarité. Monseigneur Baalbaki, évêque grec-orthodoxe de Hama, remarqua la présence des volontaires de SOS Chrétiens d’Orient. En France aussi, les Te Deum succédaient aux libérations. Il y avait un peu des rejetons de la fille aînée de l’Église pour participer à ce moment historique. Mais nous y sentions aussi des relents de honte devant les fidèles qui ne pouvaient laisser la joie les submerger car ils étaient encore prisonniers du deuil. Personne ne leur rendra ces fils égorgés dans la nuit pendant qu’ils montaient la garde, ou ces filles éventrées par les mortiers qui tombaient au hasard. La guerre charrie d’abord un lot d’horreur auquel notre longue expérience des conflits orientaux ne nous habituera jamais.

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