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Malgré les sanctions, des acheteurs chinois continuent de se fournir chez les mollahs


Malgré les sanctions, des acheteurs chinois continuent de se fournir chez les mollahs

La Chine continue à acheter du gaz de pétrole liquéfié GPL iranien malgré les sanctions américaines, a annoncé le 19 juin 2019 le site de la chaîne américaine Bloomberg. La Chine continuerait  aussi d’importer du pétrole du clergé iranien malgré les sanctions imposées par les États-Unis.

La Chine achetait aux États-Unis environ un cinquième de son GPL avant qu’elle soit frappée par Washington de tarifs douaniers de 25% sur le gaz en août dernier alors que la guerre commerciale entre les deux pays prenait de l’ampleur.

Selon Bloomberg, les acheteurs chinois se sont ensuite tournés vers l’Iran qui représentait environ un tiers des importations en avril 2019, avant que le président Donald Trump ne bloque toutes les exportations d’énergie du pays en mai.

La source américaine ajoute que certains clients chinois ont cependant continué à acheter du GPL à l’Iran. Le site américain, se référant à la base des données de suivi des navires de la société de renseignement en informatique Kpler SAS, basée à Paris estime qu’au moins cinq supertankers ont chargé du GPL iranien en mai et juin  2019 pour se rendre en Chine.

Cela équivaudrait à environ 100 millions de dollars de ce gaz, selon les calculs de Bloomberg.

« Ils ont commencé à utiliser diverses techniques pour dissimuler leur activité », a déclaré Ilya Niklyaev, analyste en GPL chez Kpler, dans une interview accordée à Bloomberg. «Par exemple, éteindre des transpondeurs, signaler intentionnellement des destinations erronées et indiquer des ports de chargement au Qatar, en Arabie saoudite ou aux États-Unis», a-t-il ajouté.

Outre de l’achat du GPL, les Chinois ont continué à acheter du pétrole iranien durant les deux derniers mois, en dépit des sanctions unilatérales des États-Unis, a indiqué Bloomberg.

En dépit des sanctions anti-iraniennes des États-Unis, le pétrolier Marshal-Z, qui transportait environ 130 000 tonnes de pétrole brut, a déchargé  le mois dernier sa cargaison dans des entrepôts près de la ville de Zhoushan,en Chine.

Il est à noter que quatre pétroliers ont transporté au cours des derniers mois du pétrole iranien vers la Chine.

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Le vice-ministre iranien du Pétrole chargé des affaires internationales a annoncé début mai 2019  que la République islamique d’Iran utiliserait tous les moyens pour assurer les exportations de pétrole dans une conjoncture où Washington a durci les sanctions contre Téhéran.

« Nous sommes en mesure de tenir tête aux sanctions injustes et illégitimes des États-Unis », s’est félicité Amir Hossein Zamaninya, le vice-ministre iranien du Pétrole. Et de poursuivre : « Nous avons mobilisé toute la capacité du pays pour vendre du pétrole sur le marché gris. »

Les États-Unis sont capables pourtant, en se faisant aider par les plus gros producteurs du pétrole au sein de l’OPEP, de compenser la baisse de l’offre du pétrole iranien après l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines contre Téhéran.

Huit pays avaient été dispensés du boycott que Washington  impose au pétrole iranien : pour trois d’entre eux, il s’agit d’économies émergentes largement consommatrices de pétrole, à savoir la Chine, l’Inde et la Corée du Sud. L’Irak, dont l’électricité est générée par des centrales fonctionnant au gaz iranien, figurait aussi sur la liste des pays ayant reçu une dérogation des États-Unis.

Mais la Maison-Blanche a récemment annoncé que le président américain, Donald Trump, avait décidé de mettre fin aux exemptions permettant à huit pays l’achat de pétrole iranien, afin de « porter à zéro les exportations » de brut iranien.

En avril 2019, le Japon et la Corée du Sud ont complètement cessé d’acheter du pétrole iranien.

Dans la foulée de sa tournée asiatique le mois dernier, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, était en Chine afin de discuter des sanctions. Zarif s’est également déplacé à la tête d’une délégation politico-économique de haut rang à New Delhi et à Achgabat (capitales indienne et turkmène) afin de mener des échanges de vues avec des responsables de ces deux pays concernant  les sanctions. Le premier diplomate iranien s’est aussi rendu à Tokyo suite à une invitation de son homologue japonais, Taro Kono.

En agissant ainsi les acheteurs  violent les sanctions américaines.

La Chine avait refusé la décision des États-Unis de mettre fin aux dérogations qui permettaient à huit pays d’importer du brut iranien allait intensifier les troubles au Moyen-Orient.

Le porte-parole de la diplomatie chinoise Geng Shuang avait fait part, le 23 avril 2019, de la ferme opposition de Pékin à la mise en œuvre de sanctions  contre l’Iran par les États-Unis, avertissant que cela allait intensifier les troubles au Moyen-Orient ainsi que sur le marché énergétique international.

Le porte-parole de la diplomatie chinoise avait annoncé que Pékin avait officiellement fait part aux États-Unis de sa plainte concernant les récentes mesures de ce pays contre le secteur pétrolier de l’Iran.

Le président  Donald Trump a décidé, 22 avril dernier, de mettre fin dès le 2 mai aux dérogations qui permettaient encore à huit marchés (Chine, Inde, Turquie, Japon, Corée du Sud, Taïwan, Italie et Grèce) d’importer du brut iranien.

La Maison-Blanche dit entendre porter à zéro les exportations du brut iraniennes pour  priver ce régime terroriste  de sa principale source de revenus. Pour chaque dollar qui va dans les caisses iraniennes, 12 cents vont aux financements liés au terrorisme.

La National Iranian Oil Company (NIOC) ou Société nationale iranienne du pétrole (SNIP) est entièrement détenue par le gouvernement iranien.  Dès la révolution le nouveau régime de l’Ayatollah Khomeiny confisque tous les biens de la société en Iran.  La prise de pouvoir par les  extrémistes mollahs a entraîné le retrait des employés étrangers de l’industrie pétrolière iranienne. Les employés domestiques ont pris le contrôle total de la direction et du management de la société.

Après des décennies de complaisance et de lâcheté occidentales avec le régime enturbanné, particulièrement sous les mandats du sinistre Barack Hussein Obama, l’actuel président américain Donald Trump, au grand désespoir des   responsables Chinois en leur qualité de soutien traditionnel du clergé chiite, semble déterminé à prendre le taureau par les cornes et étouffer la principale tête de la Bête islamiste.

Malgré l’élargissement des sanctions pétrolières à leur encontre, les mollahs restent au sommet du pouvoir clerico-mafieux et maîtrisent la quasi-totalité des secteurs stratégiques de l’économie iranienne leur permettant ainsi de constituer un véritable Etat dans l’Etat formant aujourd’hui un complexe militaro-industriel dans lequel réside le pouvoir profond de l’ochlo- théocratie.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël

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Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 2 thoughts on “Malgré les sanctions, des acheteurs chinois continuent de se fournir chez les mollahs

    1. Asher Cohen

      C’est un principe géopolitique classique que l’Empire Américain fera tout son possible pour empêcher l’Empire Chinois de lui ravir la place de première puissance mondiale, avec tous les avantages liés, qu’il détient depuis 1945. Cela fait des années que j’écris que pour les Américains le nucléaire iranien n’est qu’un prétexte pour empêcher la Chine d’utiliser le pétrole des mollahs pour son développement industriel. En économiste éclairé, Trump va beaucoup plus loin puisqu’il attaque d’autres pays émergés tels l’Inde et la Corée du Sud. Reconnaissons qu’après seulement 2 années de mise en œuvre des stratégies politiques de Trump, l’Amérique ne s’est jamais aussi bien portée et réaffirme clairement sa place de première puissance mondiale sur les plans militaire, technologique et économique si la Chine, comme l’inde voient leurs fulgurantes croissances entravées. Les mollahs l’ont parfaitement compris et ne veulent-pas faire les frais de cette compétition mondiale. Un principe fondamental de l’art de la guerre est que quand on ne fait pas le poids, on s’écrase, en attendant des jours meilleurs et une position plus favorable. Les mollahs sont bien trop orgueilleux pour cela, mais les Chinois semblent l’avoir compris puisqu’ils ne protestent pas contre une intervention américaine en Iran, même si au Conseil de Sécurité de l’Onu, ils voteront contre les USA, comme Poutine et l’Europe. Où cela mènera-t-il? Je vois mal les américains céder, contre leurs propres intérêts, face à l’Iran, que Trump considère probablement comme un état de minables shit-holes. Les mollahs feraient mieux d’acquérir un peu de sagesse.

    2. Vov

      Asher,

      Sauf que si les américains et Israël abandonne la partie, ce sera bien plus nuisible pour les clients du golfe, Iran et sunnites !

      Si US Force gère le conflit et règle le cas des mollahs, cela prendra au max quelques jours pour calmer le jeu, tandis que si les USA et Israël abandonnent les sunnites face aux chiites, c’est parti pour 20 ans !

      En ce moment, tant Donald Trump que Bibi se tâtent, finalement pour Israël mieux vaut ne pas intervenir et laisser les muzzs s’occuper pour une ou 2 générations, cela forcerait, une fois le détroit d’Ormuz bloqué, les roitelets du golfe de passer par Ashdod avec pipelines et forcera Israël de rapidement tirer profit de ses gisements en mer. Ce serait plus que rentable avec un prix du baril à 250$ !

      Que ce passerait-il si ça pète avec l’Iran, la première chose qu’ils feront, c’est s’en prendre aux sunnites d’en face et les mollahs devront rapatrier leurs danseuses de la Syrie et du Liban, c’est pour cette raison que Poutine craint un retour en Syrie et qu’il va insister aussi pour que les USA s’en prennent à l’Iran.

      Donc, pour conclure, tous les « alliés » de l’Iran vont tout faire pour ne pas voir la région s’enfoncer dans un conflit interminable !

      Asher, le conseil de sécurité de l’onu n’a pas son mot à dire dans le cas présent et aucun doute que les mollahs ne contrôlent ni leurs proxy, ni même leurs tarés aux commandes de leur « armée » !

      Donc, aucun doute que ça va péter !!

      Car si ça ne pète pas avec les sunnites, ça va implosé intérieurement !

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