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Islamisme dans les services publics : le rapport choc de l’islamisation dans la fonction publique


Islamisme dans les services publics : le rapport choc de l’islamisation dans la fonction publique

Pendant plusieurs mois, une mission d’information parlementaire s’est penchée sur la radicalisation au sein des services publics. Un travail synthétisé dans un rapport qui pointe notamment des «dérives communautaristes» dans la fonction publique…

Rédigé par les députés Éric Diard (LR) et Éric Poulliat (LREM), un rapport consacré au phénomène de radicalisation dans les services publics a été décortiqué par plusieurs médias dans un contexte post-attentat pour le moins sensible. «Les zones d’ombre inquiétantes du service public», titre par exemple France inter ou encore «Islamisme dans les services publics : le rapport choc», informe Le Figaro. Moins exalté, Le Monde annonce de son côté «un rapport dress[ant] un constat mesuré», mais ne tarde pas à évoquer les dérives «communautaristes» et des «tentatives d’infiltration» dans certains secteurs du service public. Enfin, Eric Diard, un des deux auteurs du rapport, se confie pour sa part au Parisien, insistant sur «un phénomène de plus en plus prégnant»…

Parmi les points sensibles relevés dans les premières analyses du texte, figure notamment la question du communautarisme dans le secteur des transports publics. Le rapport évoque ainsi l’existence d’«un taux d’incompatibilité» s’élevant à 1,35 % au sein de la SNCF et de la RATP, comme l’explique Le Monde après avoir mentionné le travail du service national des enquêtes administratives de sécurité (SNEAS). Celui-ci est chargé depuis 2017 d’enquêter sur les recrutements ou les mutations de certains agents de la fonction publique, notamment pour s’assurer «que le comportement des personnes physiques ou morales intéressées n’est pas incompatible avec l’exercice des fonctions ou des missions envisagées».

«Les auteurs du rapport pointent l’absence d’enquête administrative concernant certains métiers de la maintenance [au sein de la RATP]», note de son côté France inter, avant d’expliquer que l’entreprise devait «faire face à l’obligation de reclassement des employés signalés». En outre, selon le même article, quelque 80 salariés du groupe Aéroports de Paris (ADP) basés à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle feraient l’objet d’un suivi régulier pour radicalisation, et 29 d’un suivi ponctuel.

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Certains sportifs refusent de s’incliner devant leur adversaire au motif qu’on ne s’incline que devant Allah

Egalement épinglé par le rapport, le secteur des sports. «12,5% des personnes suivies pour radicalisation islamiste sont connues pour pratiquer une activité physique et sportive», explique un ancien sous-officier de gendarmerie auditionné dans le cadre du rapport. Selon le journal Le Monde, le rapport pointe «des « zones d’ombre » […] dans le sport et l’enseignement supérieur, où ils observent des dérives « communautaristes » et des « tentatives d’infiltration »» qui seraient mal évaluées par les institutions.

Cités par Le Figaro, les rapporteurs de la mission d’information de l’Assemblée nationale mettent en effet en garde contre une radicalisation «mal contrôlée» dans le domaine sportif. «La radicalisation islamiste dans le cadre de la pratique sportive est susceptible de revêtir diverses formes […] de la prière collective dans les vestiaires […] à la nourriture exclusivement halal et à l’obligation du port du caleçon dans la douche. Certains individus refusent de s’incliner devant leur adversaire au motif qu’on ne s’incline que devant Allah», précise le texte avant d’ajouter : «Certains clubs ne sont pas ouverts aux femmes ou bien celles-ci ne peuvent s’y entraîner en même temps que les hommes.»

Le document d’une centaine de pages évoque par ailleurs le milieu carcéral où «la radicalisation de certains gardiens est plus taboue», selon France inter. Le phénomène serait «limité et contrôlé» dans d’autres secteurs. Selon Le Monde, le rapport évoque par exemple un taux de «0,05 % de cas de suspicion de radicalisation dans l’armée de terre» et seulement «une trentaine de personnes suivies au sein de la police et de la gendarmerie […] sur 130 000 gendarmes et 150 000 policiers». Et le quotidien de poursuivre : «La radicalisation est aussi « très rare » au sein de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et « semble très peu toucher » le monde des sapeurs-pompiers comme celui des affaires étrangères et des surveillants pénitentiaires (moins de dix cas sur 41 000 personnes).»


Communautarisme dans les services publics : «C’est un phénomène de plus en plus prégnant»

Le député Éric Diard a mené un rapport sur le communautarisme dans les services publics. Il appelle les autorités à une «nécessaire vigilance».

Deux députés, Éric Diard (LR) et Éric Poulliat (LREM), ont mené une mission d’information sur les services publics face au communautarisme et à la radicalisation. Le Parisien – Aujourd’hui en France dévoile, en exclusivité, ce rapport qui sera présenté, ce mercredi matin, à l’Assemblée nationale. Éric Diard, pour qui la situation « n’est pas alarmiste », mais nécessite de la « vigilance », partage les grandes lignes de son rapport.

Pourquoi vous être emparé de cette question ?

ÉRIC DIARD. Les attentats de 2015 ont été un révélateur. On entendait parler de radicalisation en permanence. J’ai voulu savoir ce qu’il en était dans les services publics. Alors que je pensais que ce sujet susciterait des réticences parmi mes collègues de la majorité, un consensus s’est dégagé pour entamer ces travaux. Nous avons travaillé en équipe avec mon collègue rapporteur de LREM, Éric Poulliat.

Qu’entendez-vous par radicalisation ?

Je considère qu’il y a trois strates de gradation dans la radicalisation. D’abord les atteintes à la neutralité du service public, ensuite le communautarisme et le prosélytisme et enfin la radicalisation en tant que telle, à partir du moment où vous êtes inscrit au Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) (NDLR : alimenté par l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste, l’Uclat). Mais il n’y a pas un parcours linéaire, on ne passe pas nécessairement d’un stade à l’autre. Et puis il faut faire attention à ne pas lier rigorisme et dangerosité, les deux ne vont pas nécessairement de pair.

Quelle situation avez-vous découverte ?

Elle n’est pas alarmiste. Je parlerais plutôt d’une nécessaire vigilance. Les chiffres indiquent que le nombre de fonctionnaires concernés est relativement faible. Dans l’armée, la proportion de suspicion de radicalisation (islamique ou politique) est évaluée à 0,05 % des effectifs de l’armée de terre et 0,03 % de ceux de la marine. Aucun cas recensé dans l’armée de l’air.

Dans la police et la gendarmerie, une trentaine de cas font l’objet d’un suivi particulier. Dans l’administration pénitentiaire, moins d’une dizaine d’agents sont inscrits au FSPRT quand les syndicats évoquent une trentaine de cas signalés. C’est donc un phénomène très limité, mais qui est de plus en plus prégnant. Le véritable problème se situe davantage au niveau du communautarisme et du prosélytisme que de la radicalisation pure et dure.

Certains secteurs sont-ils plus concernés que d’autres ?

La prise de conscience a été plus rapide chez certains. L’armée a su faire le ménage. D’une part parce que la remontée d’informations y est très rapide et, d’autre part, car c’est un secteur où, compte tenu du système des contrats courts, il est plus facile de se séparer des brebis galeuses.

Dans les hôpitaux en revanche, les informations circulent mal car il n’y a pas d’obligation de signalisation à l’agence régionale de santé (ARS) quand une personne radicalisée est repérée dans un établissement. On invoque le secret médical, cela peut concerner la radicalisation des agents ou celui des patients. Par exemple, un hôpital se voit signaler par les renseignements territoriaux un brancardier fiché FSPRT, concrètement il ne sait pas quoi faire. Il faut les encadrer ces personnels.

Quels sont les autres secteurs sensibles ?

Dans les transports – la RATP en particulier, des foyers de communautarisme ont été repérés dans certains secteurs de la région parisienne. Je rappelle que Samy Amimour, l’un des terroristes du Bataclan, était un ancien conducteur de bus de la RATP. La direction affirme lutter contre cette dérive communautariste. Mais c’est évidemment compliqué de revenir en arrière sur une situation qui s’est installée au fil des années.

Certains services publics, comme l’Éducation nationale, avaient tendance à faire l’autruche. Le renseignement ne remontait pas, il y avait la crainte de passer pour islamophobe notamment. Mais les mentalités ont changé et c’est davantage le cas aujourd’hui. Dans les aéroports, à Roissy par exemple, 80 des 80 000 titulaires d’un badge rouge font l’objet d’un suivi régulier. Mais nous proposons d’étendre le criblage des salariés aux personnels chargés de la maintenance des avions car, pour l’instant, ce n’est pas le cas.

Et dans l’univers du sport ?

C’est sans doute le secteur le plus problématique. De prime abord on n’y pense pas car on imagine que le sport est un facteur d’intégration. Or on constate que c’est aussi un terreau du prosélytisme religieux. 12,5 % des personnes suivies dans le cadre de la radicalisation islamiste pratiquent une activité physique et sportive. Daech a souvent recommandé de cultiver son physique. Les clubs de foot communautaires se développent.

Les renseignements territoriaux surveillent particulièrement les salles de musculation et les salles de futsal. On a aussi repéré une pénétration islamiste dans certains clubs de tir et de chasse. Enfin, une fédération sportive, qui accueille de nombreux Tchétchènes, est sous observation. Il ne s’agit évidemment pas de dire que tous ses adhérents sont radicalisés, mais il faut faire preuve de vigilance.

Pensez-vous que les pouvoirs publics ont pris conscience du phénomène ?

Oui. L’État prend ses responsabilités. La loi Savary sur les transports de 2016 permet par exemple aux entreprises de transport public de faire précéder les embauches par des enquêtes administratives destinées à vérifier si un salarié affecté à une tâche sensible n’est pas en cours de radicalisation religieuse. C’est très positif.

Que préconisez-vous ?

En amont, il faut étendre le criblage qui a été mis en place par la loi Savary pour les entreprises de transport à d’autres secteurs. Dans des associations sportives en région parisienne, on a eu des éducateurs recrutés qui arrivaient de Syrie, ou des gens assignés à résidence ! Il convient aussi d’améliorer la prévention de la radicalisation en mettant en place des chartes ou en nommant des référents laïcité. Mais il faut être lucide : personne n’a la recette miracle.

Et en aval ?

Il faut faciliter la révocation des agents radicalisés. La question n’est pas simple car se radicaliser n’est pas un délit. Mais certaines attitudes sont incompatibles avec l’exercice d’une fonction au service du public. En guise de preuve, l’État produit des notes blanches, plus ou moins étayées car il est impératif de protéger les sources (si une personne radicalisée est dénoncée par un membre de sa famille, il ne faut pas qu’elle soit au courant).

Les juges administratifs y sont plus ou moins sensibles. Mais les services de renseignement nous ont indiqué qu’ils étaient embêtés par la transmission de ces notes. C’est pourquoi on pourrait imaginer, comme en Angleterre, une procédure contradictoire asymétrique où les fonctionnaires visés par une procédure de licenciement ne seraient pas avisés des motifs complets de celle-ci, pour des raisons de sécurité.

Mais c’est une rupture totale du respect des droits de la défense, qui plus est dans un domaine où l’opacité est déjà de mise…

Oui, c’est une rupture. Cette mesure, je le sais, ne ferait pas consensus. Mais il s’agit d’ouvrir le débat. Tout comme nous sommes favorables au licenciement des salariés protégés radicalisés sans passer par l’inspection du travail.

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  • One thought on “Islamisme dans les services publics : le rapport choc de l’islamisation dans la fonction publique

    1. Cyrano

      Ce n’est que le début et tout n’est pas dit, il ne faut pas affoler le petit peuple…
      Comme disait Muriel ROBIN : — On n’est pas dans la merde —

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