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Cette jeune candidate musulmane aux élections régionales belges lutte contre l’antisémitisme en Europe


Cette jeune candidate musulmane aux élections régionales belges lutte contre  l’antisémitisme en Europe

Une jeune femme progressiste, Manel Msalmi, est candidate du parti du Premier ministre de Belgique Charles Michel (en  Photo), Mouvement Réformateur, aux élections du parlement Bruxellois qui auront lieu le 26 mai 2019. Cette candidate de confession musulmane soulève l’existence d’une “contre-culture” qui émerge à l’endroit d’Israël. Elle doit affronter cinq candidats antisionistes ou anti-israéliens dans la région bruxelloise.

Manel Msalmi, belge d’origine Tunisienne, est déterminée à combattre l’antisémitisme et la haine anti-Israël dans les milieux  de l’immigration musulmane en cas de victoire aux élections  dans la circonscription électorale de La Région de Bruxelles-Capitale.

Cette candidate fait partie de cette nouvelle vague de pensée qui tend à être recensée auprès d’un nombre – désormais croissant – de citoyens Musulmans- qui affirment publiquement leur amitié à l’égard d’Israël. Elle croit aussi à l’avènement de cette nouvelle ère.

La semaine dernière, dans un élan d’amitié pour Israël, elle a participé à Paris dans une soirée à l’occasion de la 71ème anniversaire de l’indépendance d’Israël avec un concert exceptionnel d’#EnricoMacias à la Grande Synagogue de Paris. Son message de cordialité est donc bel et bien lancé.

« Je suis musulmane et je respecte Israël, un phare de démocratie (…) dans tout le Moyen Orient » dit la jeune femme.

«  Il ne faut pas  importer le conflit israélo-palestinien en Belgique. Il faut qu’on travaille pour un monde meilleur pour la paix entre les peuples»  ajoute la candidate qui affronte cinq candidats antisionistes.

D’origine tunisienne, cette musulmane emancipée, a de fortes chances pour être elue, pour cinq ans, parmi les 150 membres de la Chambre des représentants belge. De plus elle est candidate et militante pour le parti qui est actuellement au pouvoir Mouvement Réformateur (MR) du Premier ministre Charles Michel.

 

Manel est  la candidate numéro 22 sur la liste MR de La Région de Bruxelles-Capitale, le 26 Mai prochain aux élections du parlement Bruxellois.

Manel est enseignante, doctorante en « Environmental humanities » et elle est  blogueuse angliciste à Europablog  sur les questions relatives à la région MENA et Globalgeonews.

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Elle est aussi consultante au parlement européen et ambassadrice Respect Zone Belgium, une ONG de prévention du harcèlement, des discriminations et de l’incitation à la violence, en ligne et dans l’espace public.​

Elle a participé à plusieurs projets européens sur le vivre ensemble et la paix notamment la marche des musulmans contre le terrorisme en Juillet 2017 et la marche des jeunes musulmans contre le terrorisme en Novembre 2017.

En 2018 elle est candidate du Top Young de Human Rights Awards Belgium, décernée par la Commission australienne des droits humains.

Elle a collaboré avec la Commission européenne et le Parlement européen en tant qu’experte sur les questions de changement climatique, les révoltes arabes et d’égalité des sexes et a travaillé comme traductrice à Human Rights Watch. Elle a participé à de nombreux projets associant des jeunes à la lutte contre l’extrémisme religieux  musulman  et l’enseignement de la Shoah.

Le mois dernier elle a participé à une soirée sous le signe du partage et du dialogue inter-religieux organisée par l’association Mimouna ,une association des Juifs et musulmans Belgo-marocains à l’occasion des Pâques Juives.

Manel Msalmi, à coté de Vincent De Wolf, Chef de groupe, à Groupe MR du Parlement bruxellois.

Elle a collaboré avec le centre juif européen pour des projets de vivre ensemble entre femmes juives ,chrétiennes et musulmanes.  Elle a participé à une conférence au sénat italien en Avril 2019 pour lutter contre le radicalisme religieux et pour le vivre ensemble en Europe.

Manel Msalmi, à coté de Joël Mergui, Président du consistoire central israélite de France à la Grande Synagogue de Paris, le 9 mai 2019, à l’occasion de la 71ème anniversaire de l’indépendance d’Israël.

La lutte contre le terrorisme et l’ antisémitisme, un engagement personnel pour Manel

« Rien ne m’empêchera d’être une musulmane et de se battre contre l’antisémitisme », a-t-elle promis.

Interrogée, pour Europe-Israël, sur ses intentions dans l’éventualité de sa réussite dans les élections fédérales belges du  26 mai,  Manel a déclaré que « la situation est extrêmement difficile pour les juifs en Belgique. Je trouve ça très dangereux de porter une kippa à Bruxelles ou à Anvers ».

« L’antisémitisme y est répandu, il existe partout », a elle déclaré.

Avec plus de 300 associations à Bruxelles faisant explicitement référence l’islam, Manel estime que pour  l’avenir de Bruxelles, il faut des règlements et des institutions adéquats pour organiser le monde associatif et prévenir contre la radicalisation de l’islam bruxellois.

Elle estime que les efforts de lutte contre l’antisémitisme à Bruxelles sont présentement insuffisants. Elle fait référence à la tuerie du Musée juif de Bruxelles et au djihadiste Mehdi Nemmouche.

« Malheureusement, la tragédie horrible dans le Musée juif de Bruxelles nous rappelle que l’antisémitisme est d’une force virulente », a  elle déclaré à Europe-Israël.

L’indignation soulevée par un carnaval belge antisémite 

Un antisémitisme flagrant et intolérable, selon la candidate Manel Msalmi qui s’indigne du dernier carnaval antisémite qui a sillonné,  en mars  2019, les rues d’Alost en Belgique et qui a choqué les juifs  74 ans après la Shoah.

Reprenant la symbolique anti-juif des années les plus sombres de l’Histoire, ce carnaval belge avait caricaturé des juifs orthodoxes assis sur des sacs d’or.Il avait suscité des vives condamnations des organisations juives et à la désapprobation des institutions internationales, dont la Commission européenne. L’UNESCO avait  aussi condamné cette exhibition  qui s’inscrit dans un contexte de nette hausse de l’antisémitisme en Europe (1).

En 2013, le carnaval d’Alost a fait aussi circuler un char ressemblant à un wagon de chemin de fer nazi utilisé pour transporter les Juifs vers les camps de la mort.  Pourtant ce carnaval  belge est vieux de 600 ans et il classé au patrimoine immatériel de l’UNSECO.

Écœurée par cet antisémitisme ambiant, cette jeune candidate belgo-Tunisienne veut renforcer la coopération avec des partenaires comme le Congrès juif européen,le Centre Simon Wiesenthal et le Bnai Brith International pour éviter ce genre de dérives (2).

Manel Msalmi fait face à cinq candidats antisionistes ou anti-israéliens en région bruxelloise

Manel a indiqué à Europe-Israël qu’elle avait personnellement eu vent de cas où des candidats antisémites pour les prochaines legislatives dans la région de Bruxelles – dont certains sont des Frères musulmans notoires ou membre du Hezbollah– qui avaient propagé des théories complotistes antisémites ou n’avaient pas dénoncé l’antisémitisme .

Dernier élément d’une série de scandales impliquant ces candidats antisémites belges aux législatives de mai 2019 ; la marocaine Farida Tahar de la liste Ecolo. Les islamistes Molenbeekois la connaissent bien puisqu’elle a des antécédents dans le soutien des Frères Musulmans en Egypte et en Algérie. En plus de son voile, dit islamique, elle avait multipliée les casquettes et les adhésions aux différentes structures associatives communautaristes et de lutte contre ladite islamophobie.

Nous ne parlons pas de critique légitime d’Israël, dont nous ne parlons pas si c’était le cas. Mais cette candidate qui flirte sérieusement avec le salafisme et la mouvance des Frères Musulmans, soutien les revendications pour délégitimer l’Etat d’Israël.

Henri Goldman, un autre candidat aux législatives belges de mai 2019, cherche quant  à lui de « distinguer antisémitisme et antisionisme politique« . Sauf qu’ il a refusé de dénoncer les attaques méprisables contre des fidèles dans les synagogues à San Diego et avant cela à Pittsburgh.

Zoé Genot, une autre candidate belge pour mai 2019 qui soutien le mouvement BDS elle  n’a jamais eu à faire l’objet d’observation ou de sanction quant à son emportement. En  juin 2018, elle a été brièvement arrêtée suite à une opération de désobéissance civile destinée à dénoncer la présence des américaines sur la base militaire aérienne de Kleine-Brogel, en Région flamande dans la Province de Limbourg.

Dyab Abou Jahjah, né au sud Liban dans district de Bint Jbeil, est le candidat du Hezbollah dans la région bruxelloise. Ce dernier était actif comme membre combattant  de la milice chiite  libanaise qui est classée sur la liste des organisations terroristes en Europe. Il avait participé en juillet 2006 dans des combats sur frontière libano-israélienne. Abou Jahjah place aujourd’hui sa compagne  en Belgique sur la diabolisation systématique et malhonnête d’Israël.

Emir Kir, un candidat turc dans La Région de Bruxelles-Capitale, est très proche d’Erdogan. Ce candidat a un profil purement communautariste qui invite à voter turc, peu importe le parti en mettant en avant une sélection de candidats d’origine turque de différents partis. Son équipe refuse aussi de dénoncer les clichés antisémites, ou les actes de vandalisme dans les cimetières juifs. Ce candidat est actif au  Milli Görüş (Fédération islamique belge) liée au gouvernement turc (Diyanet,Présidence des affaires religieuses).Il est militant aussi dans des groupes de négation du génocide arménien.

Pour la candidate Manel il est impossible de céder la scène politique bruxelloise aux cinq politiciens antisémites et aux agents antisionistes radicaux cités ci-dessus, qui défendent avec une obsession permanente les organisations intégristes du Proche-Orient comme le Hamas ou le Hezbollah.

 

Pour Manel Msalmi, la réponse à l’antisémitisme en Belgique doit venir des politiques. Elle compte par exemple passer une loi pour financer des voyages pour des adolescents musulmans pour participer à la Marche internationale des Vivants, entre les camps d’Auschwitz et Birkenau, où les nazis ont installé leur machine à tuer, plus de 10 000 personnes, juives et non juives, venues de 40 pays différents.

Après s’être entretenue avec des membres de la communauté juive de Belgique, elle a confié à Europe-Israël qu’ elle a essuyé un torrent de commentaires antisémites et de menaces en 2018.

La jeune candidate promet de visiter le musée de Yad Vashem de Jérusalem lorsqu’elle sera élue et elle rencontrera  des survivants, faisant preuve de solidarité envers la lutte des Juifs pour leur survie durant la Shoah. Elle envisage aussi, de rencontrer le président Reuven Rivlin, le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres dignitaire israéliens.

Manel Msalmi participait l’année dernière à une conférence du Congrès juif mondial, WJC, à la capitale belge. Elle fait partie des quelques jeunes sélectionnés en Europe pour participer aux débats de cette organisation internationale qui aide Israël, à combattre l’antisémitisme ainsi qu’à gérer l’héritage de la Shoah. Le WJC fait du lobbying auprès des organisations internationales, et notamment auprès des Nations unies pour lutter contre la délégitimisation d’Israël.

Aux côtés d’autres jeunes venus des quatre coins du vieux continent, ils ont évoqué la recrudescence de l’antisémitisme et signé un engagement pour la lutte contre la haine anti-juive et les autres formes de racisme et d’intolérance.

L’objectif est de « créer un réseau mondiale qui puisse être sollicité pour mettre en avant des initiatives destinées à combattre l’antisémitisme, l’intolérance et l’intégrisme islamique.

Durant la cérémonie, la jeune candidate musulmane a parlé de l’antisémitisme dont elle a été témoin en Belgique  Elle a évoqué les croix gammées régulièrement peintes sur les murs et les autocollants « Hitler avait raison », « La Palestine  vaincra » et  distribués  dans les quartiers islamisés de la région de Bruxelles. Mais aussi la profanation de cimetières juifs et la publications de caricatures et d’articles regorgeant de haine.

Il est admis que un quart des Bruxellois sont d’origine musulmane, soit entre 250 000 et 300 000 personnes, dont une moitié de pratiquants. Une ville dont les limites du vivre-ensemble ont semé les graines du radicalisme et de  l’antisémitisme.

Elle rappelle comment dans le célèbre commune de Molenbeek, où  30 % de la population est étrangère, ce quartier est devenu un foyer de l’islamisme radical en Europe et un territoire sur lequel  des intégristes font régner leur loi  comme des petits caïds.

Avec le communautarisme qui s’est installé dans certains quartiers de La Région de Bruxelles, le mot « Yhoudi » (juif) sonne comme une « insulte ». La candidate Manel tire  la sonnette d’alarme quant à l’inquiétante recrudescence des crimes antisémites commis dans toute la Belgique par des islamistes. Pour ceux qui les perpètrent, ces actes ont un objectif : exprimer la solidarité avec le Palestine.

Afin de faire diminuer ces actes et qui contraignent les Juifs de Belgique à migrer plus prosaïquement vers des cieux ou des quartiers plus sûrs, elle exhorte les autorités à plus de fermeté et à la sensibilisation de la population musulmane bruxelloise.

« Les islamistes haïssent mon programme politique, mais aussi le fait que je suis une femme libre, au sein de la société belge. Je ne vais pas céder » a t-elle dit.

Les chaînes de télévision et les fréquences radios des Frères musulmans ont tendance à boycotter cette candidate qui veut reconnaître la gravité du problème de l’antisémitisme et le combattre en Belgique, car il mine inlassablement la réputation du pays.

Manel Msalmi participait le 3 mai 2019 une « conférence  internationale sur les défis sécuritaires en Afrique» à l’institut Mandela à Paris.

Le 10 mai, la communauté Italienne de la Région de Bruxelles-Capitale, a exprimé son soutien pour cette jeune candidate numéro 22 sur la liste MR. 

Reproduction autorisée avec la mention suivante:

© Souhail Ftouh pour Europe Israël

(1) L’augmentation de la violence antisémite, des menaces et du harcèlement a été relevée par de multiples études, notamment de l’Agence européenne des droits fondamentaux et de l’Anti-Defamation League (ADL) américaine.

(2) Des chercheurs de l’université de Tel Aviv ont déclaré que 2018-2019 avait connu « une augmentation de presque toutes les formes d’antisémitisme, dans l’espace public et dans la sphère privée. De nombreux Juifs de la diaspora ne se sentent pas en sécurité et remettent en question leur place dans la société, disent-ils ».

 

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Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 7 thoughts on “Cette jeune candidate musulmane aux élections régionales belges lutte contre l’antisémitisme en Europe

    1. midom

      Emir Kir: un individu violent et très antisémite Il est malheureusement bourgmestre(maire) d’une des 19 communes (arrondissements) de Bruxelles,
      à majorité turque.

      Zoé Genot: autre antisémite notoire- de source pure belge……!

      etc..etc…, mais c’est comme partout aujourd’hui en Europe….!
      Je ne connais pas cette candidate, Manel Msalmi, mais je lui souhaite bonne chance!

    2. Salmon

      Jean M

      Non effectivement cette affiche est en Belgique ?
      La langue belge C l arabe ?
      Depuis quand ?
      C pas sérieux pour un parti politique en Europe
      C communautariste ?

    3. midom

      Je suis surpris de ces affiches. J’avoue ne jamais fréquenter les quartiers de certaines de ces communes bruxelloises comme Molenbeek, St Gilles, Forest,
      Anderlecht qui sont devenus des coupe-gorges et certainement un grand danger pour les Juifs!
      Nous avons pour les prochaines élections une liste de droite, philosémite,
      la liste d’un sénateur: Destexhe. J’ose espérer qu’elle rencontrera un franc succès. Le nombre de candidats islamistes à Bruxelles est devenu une véritable gangrène!

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