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L’appel d’Erdogan à la guerre de religions et à la haine envers l’Europe après l’attentat de Nouvelle Zélande


L’appel d’Erdogan à la guerre de religions et à la haine envers l’Europe après l’attentat de Nouvelle Zélande

L’attentat contre la mosquée de Christchurch (49 morts) a secoué le monde occidental au moins autant que le monde musulman. Le président turc islamiste Recep Taiyyp Erdogan a évidemment sauté sur l’occasion pour nourrir son discours à la fois victimaire et belliciste, dans ce qui ressemble très fort à une tentative de déclencher une guerre des civilisations entre d’une part un monde islamique qu’il voudrait unifier dans la paranoïa et le ressentiment, et, de l’autre, les “ mécréants ” Européens post-chrétiens culpabilisés qu’il insulte et méprise de plus en plus ouvertement depuis des années.

Alexandre del Valle constate qu’au moment même où Erdogan profite de façon obscène du drame de Christchurch pour se poser en chef des musulmans du monde entier en affirmant que ceux d’Occident seraient tous victimes d’un racisme “ islamophobe ”, Jacinda Ardern, la Premier ministre néo-zélandaise, s’est carrément faite l’avocate des conquérants islamistes lorsqu’elle a revêtu le voile islamique par compassion pour les victimes de Christchurch, ceci au mépris de tant de femmes qui le rejettent au mépris de leur vie. 

L’attentat contre la mosquée de Christchurch du 15 mars dernier qui a fait 50 morts a donné lieu à une opération médiatico-politique planétaire de diabolisation générale sans précédent de tous ceux qui luttent même de façon parfaitement pacifique, contre l’islamisation conquérante et l’immigrationnisme. Aux termes d’une formidable instrumentalisation de la tuerie perpétrée par le « suprémaciste blanc » Brenton Tarrant – l’auteur du carnage de la mosquée de Christchurch – ce sont désormais tous les islamo-sceptiques, les populistes anti-immigration et les anti-islamistes en général, globalement assimilés à des « racistes-islamophobes », qui sont désignés comme des faiseurs de meurtriers néo-fascistes. Ainsi la « fachosphère », les Eric Zemmour, Renaud Camus, les médias « de droite » sont appelés à se repentir, à reconnaître leur responsabilité, à se « dissocier », comme jamais il ne le fut demandé aux Frères musulmans et autres islamistes officiels dans le cas des attaques islamistes perpétrées chaque jour dans le monde entier et souvent en Occident.

On pourrait gloser encore longtemps sur ce deux poids deux mesures (dont le mouvement des « gilets jaunes » fait également l’objet, sommés de prouver leur désaveu des casseurs en cessant tout bonnement de manifester !), mais ce serait vain et ce n’est d’ailleurs pas le plus inquiétant dans l’histoire. D’évidence, le fait que tueur Tarrant ait fait un passage en France, où il a renforcé son adhésion à la « théorie » du grand remplacement, a été une aubaine pour les lobbies liberticides pro-islamistes (« coupeurs de langues ») qui exigent depuis des années l’éviction médiatique et politique des Zemmour, des Finkielkraut (l’ami de Renaud Camus auteur de cette théorie), des « islamophobes » et en général des opposants à l’immigration extra-européenne incontrôlée.

Pour les Islamistes institutionnels comme pour leurs idiots-utiles islamo-gauchistes, le cas Breton Tarrant suffirait à lui seul à « prouver » la veille idée selon laquelle la droite identitaire et tout discours hostile à l’islamisme conquérant (souvent adopté par des partis de droite plus modérés et des intellectuels de renom), seraient l’équivalent haineux et totalitaire occidental de l’islamisme radical puisque chacun produirait son propre terrorisme idéologique. En réalité, à vouloir mettre dans la même balance (ce nouveau rasoir d’Ockham) des actes sur la seule base qu’ils relèvent d’une même haine, on continue de noyer le poisson. D’évidence, et selon ses propres « mémoires », Tarrant ne faisait partie d’aucune formation politique légale, il n’avait fait allégeance à personne d’autre que son « maître » psychopathe Breivik, le tueur norvégien, et il critiquait la logique parlementaire des populistes européens et de Marine Le Pen, selon lui insipides et traîtres à « la cause ».

L’obscène récupération erdoganienne du drame

De même que la gauche immigrationniste et pro-islamiste a tenté de récupérer la douleur des victimes musulmanes massacrées dans leur mosquée par le bourreau australien Tarrant, le président turc « national-islamiste » Recep Tayyip Erdogan n’a pas attendu une minute pour instrumentaliser le carnage de Christchurch. Dans le cadre de l’actuelle campagne électorale qu’il mène comme d’habitude en bête de scène populiste hors pair, Erdogan a mobilisé ses électeurs turcs et les musulmans du monde entier en diabolisant un ennemi commun : tantôt les sionistes, les Arméniens et les Kurdes, tantôt les « chrétiens occidentaux ». Citant de façon obsessionnelle le drame de Christchurch à chaque meeting, Recep . T. Erdogan a repris l’idée-force du tueur australien concernant les batailles passées entre Européens et Ottomans et son regret que Sainte Sophie et Constantinople aient été conquises en 1453 par les turco-musulmans pour affirmer que cette « haine envers les Turcs-ottomans et les musulmans » est en fait poursuivie secrètement par l’ensemble des Occidentaux.

Par cette stratégie de « paranoïsation » collective couplée à un victimisme démagogique, Erdogan fait de sa personne et de son parti panislamiste (AKP au pouvoir à Ankara) les thuriféraires de la fierté turco-islamique retrouvée face à l’adversité « mécréante ». La recette n’est pas nouvelle : en dénonçant « l’islamophobie » générale de l’Occident et les intentions diaboliques des infidèles européens, l’idée est d‘unir, mobiliser et fanatiser les masses musulmanes contre un bouc-émissaire désigné. Or le thème de l’empire ottoman est central dans toute la pensée d’Erdogan, de ses mentors, du mouvement islamiste qui l’a formé (Milli Görüs) et de ses alliés frères-musulmans arabes. N’oublions pas que le néo-sultan qui dénonce « l’impérialisme » chrétien des Européens, a publiquement affirmé qu’il faudrait rétablir en 2024 le Califat/Sultanat ottoman aboli par le laïque/renégat Atätürk un siècle plus tôt… Par sa stratégie de victimisation/paranoïsation collective, Erdogan cherche certes avant tout à renforcer son « leadership » auprès de son électorat, mais il souffle dangereusement sur des braises intercommunautaires et il ne cesse de mettre de l’huile sur le feu.

Ceux qui ont stupidement souhaité l’intégration de la Turquie dans l’Union européenne devraient faire leur mea-culpa

On se rappelle que les irresponsables politiques européens et atlantistes qui ont justifié, en 2005, l’ouverture des négociations avec Ankara en vue de l’adhésion à l’Union européenne avançaient jadis l’idée qu’Erdogan, cet « islamo-démocrate » ou « islamo-conservateur modéré », et son pays charnière étaient des garanties absolues pour conjurer le « choc des civilisations » entre l’Europe et le monde islamique, tant redouté par Samuel Huntington. Depuis que le néo-sultan – qui a refusé d’adapter son pays aux valeurs et règles européennes mais prétend être « rejeté par le club chrétien UE » – a révélé sa vraie face nationale-islamiste/dictatoriale et qu’il soutient les jihadistes sunnites en Syrie, en Libye, à Gaza tout en conspuant les Occidentaux « croisés », on se rend compte qu’il est au contraire l’un des plus fervents artisans du choc civilisationnel Islam/Occident. Pour galvaniser ses compatriotes et coreligionnaires sunnites, il a été jusqu’à diffuser de nombreuses fois et de façon autant opportuniste qu’obscène les images filmées par le serial-killer Tarrant en affirmant que cette tuerie de musulmans dans leur mosquée est le fruit de la pensée islamophobe des Occidentaux en général, lesquels souhaiteraient encore secrètement « conquérir » et rechristianiser Istanbul et Sainte-Sophie.

Ce faisant, Erdogan sème la haine dans le cœur de nombreux musulmans psychologiquement influençables et fanatisables qui vont avoir à leur tour envie de s’en prendre à ses Européens et des Chrétiens comme l’a fait le terroriste turc d’Utrecht Gokmen Tanis. Alors qu’il ne supporte aucune forme d’ingérence extérieure concernant sa politique intérieure, Erdogan a sommé la Nouvelle-Zélande à de restaurer la peine de mort contre les tueurs de musulmans, alors qu’il n’a lui-même jamais proposé de la rétablir pour les jihadistes et tueurs de caricaturistes occidentaux.

Afin de galvaniser ses électeurs turcs en flattant leur orgueil chauviniste et anti-occidental, le président turc a carrément menacé tout néo-zélandais ou australien qui reviendrait en Turquie avec des sentiments anti-ottomans d’être renvoyés dans un cercueil.

On peut certes entendre que nombre de musulmans aient été particulièrement choqués par ces événements tragiques, et l’on ose pas douter du fait qu’ils se soient également indignés d’actes terroristes islamistes (d’ailleurs bien plus fréquemment commis partout dans le monde et notamment en Occident) contre des « Infidèles ». Par cette surenchère consistant à diviser inexorablement le monde entre musulmans et non-musulmans et à exciter par son revanchisme complotiste les musulmans du monde entier contre l’Occident, l’objectif d’Erdogan est d’apparaître comme LE protecteur néo-califal de la Oumma islamique, comme le nouveau « Atätürk à l’envers », le néo-sultan justicier qui rétablit l’Honneur des Musulmans « humiliés/persécutés » par les Mécréants. Réécrivant l’histoire et mobilisant ainsi un passé ultra-sensible, Erdogan a par exemple affirmé dans des discours ultra-démagogiques faisant mine de « réagir » à l’idéologie du tueur Tarrant, que la bataille de Gallipoli durant la première guerre mondiale qui opposa Occidentaux et Ottomans (alliés à l’Allemagne perdante), et pour laquelle les troupes australiennes et néo-zélandaises, membres de la Couronne britannique, engagèrent des troupes, fut une bataille livrée au nom d’un « sentiment anti-musulman » occidental. Afin de galvaniser ses électeurs turcs en flattant leur orgueil chauviniste et anti-occidental, le président turc a carrément menacé tout néo-zélandais ou australien qui reviendrait en Turquie avec des « sentiments anti-ottomans » d’être « renvoyés dans un cercueil » comme l’ont été durant la seconde guerre les Australiens et néo-zélandais qui « agressèrent » la Turquie. Outre que l’on sait très bien que la Turquie ottomane fut combattue en raison de son alliance avec l’Allemagne et non pour « attaquer l’islam », le président turc a voulu par ce révisionnisme historique national-islamiste galvaniser le sentiment de fierté victorieuse du Sultanat/califat ottoman sachant que la bataille de Gallipoli fut un terrible désastre pour les forces britanniques. En continuant de développer le sentiment que l’Occident est toujours prêt à « attaquer l’islam », le président turc poursuit son projet de faire de la Turquie le nouveau fer de lance de la Oumma, des Croyants du monde entier qu’il serait le seul à pouvoir rassembler.

Nihil novis sub sole

En fait, les menaces d’Erdogan contre des pays d’Europe, notamment, ne sont pas nouvelles. Rappelons qu’entre 2014 et 2017, il violemment attaqué à plusieurs reprises Angela Merkel (qualifiée de chancelière d’un pays redevenu nazi) en lui reprochant de souhaiter l’assimilation des Turcs d’Allemagne (assimilation comparée à un « crime contre l’Humanité » !), puis de soutenir les « terroristes » kurdes. Il avait aussi accusé les Pays-Bas d’avoir empêché des manifestations de soutien à Erdogan sur leur territoire en insultant ses dirigeants de façon violente. Le président turc continue d’ailleurs d’encourager la « désassimilation » et la méfiance des musulmans à l’égard des sociétés occidentales, ce que d’ailleurs n’ont pas manqué de justifier nombre d’observateurs suite à l’attaque de Christchurch.

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A la suite de ses déclarations complotistes sur la proximité des idées islamophobes du tueur de Christchurch et celles de nombreux occidentaux, les commentaires sur l’islamophobie occidentale et en particulier française se sont multipliés sur le Net et les réseaux sociaux, certains médias titrant d’ailleurs – avec une irresponsabilité hallucinante – que le terroriste Tarrant avait été « inspiré » par des « idées » véhiculées par la République laïque depuis des dizaines d’années… On notera en passant le deux poids deux mesures – commun aux islamistes et à leurs idiots-utiles islamo-gauchistes – qui consiste à dénoncer la responsabilité des « idées » islamophobes laïcardes occidentales qui pousseraient par leur diffusion libre à commettre des tueries de masse islamophobe comme en Nouvelle-Zélande, tout en préservant l’immunité totale des textes officiels de la Tradition islamique – jamais démentis ou réformés – qui enseignent pourtant le meurtre ou la soumission des non-musulmans. A l’opposé des textes de « remplacistes » comme Renaud Camus et Eric Zemmour, accusés d’avoir idéologiquement produit les attentats de Nouvelle Zélande, ceux de la Charià seraient a contrario exempts de toute responsabilité et n’auraient « rien à voir » avec l’islamisme jihadiste. Bref, l’amalgame est totalement encouragé lorsqu’il s’agit d’assimiler les « islamophobes » occidentaux et les partis identitaires pacifistes aux tueurs de musulmans, tandis qu’il est moralement et philosophiquement rejeté en bloc à propos des textes islamiques guerriers officiels quant à eux purement et simplement niés ou déresponsabilisés.

Le geste de Jacinda Ardern

Recep Taiyyp Erdogan, que l’on ne tient plus pour un homme modéré, diplomate ou subtil depuis qu’il a montré sa vraie face totalitaire, s’est pour une fois fendu de remerciements pour la premier Ministre de Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, non mécontent qu’il a été de voir une leader d’un pays « mécréant » – jadis ennemi des Ottomans – s’afficher voilée en faisant une profession de foi pro-islamique en guise de « réparation ». En effet, par compassion et solidarité avec les victimes, Ardern n’a rien trouvé de mieux que de revêtir le hijab, invitant d’ailleurs ses concitoyennes à faire de même en signe de « solidarité » envers les musulmans (en fait les islamistes), mais en affichant de la sorte un incroyable mépris envers toutes les femmes musulmanes qui, en Iran, en Arabie saoudite, en Afghanistan ou ailleurs, risquent leur vie en ôtant ce foulard symbole de l’oppression des femmes victimes de la Charià. L’acte islamiquement correct d’Occidental culpabilisé de la Premier ministre néo-zélandaise a été diffusé par les médias du monde entier et loué unanimement comme un acte admirable.

Par ce geste, Jacinda Ardern a en fin de compte confirmé la vision d’Erdogan : celle d’un monde qui se divise entre musulmans et non-musulmans, les premiers étant particulièrement visés et les autres particulièrement coupables. La portée du geste soi-disant humain et empathique d’Ardern est d’une gravité exceptionnelle car ce message confirme le postulat islamiste et islamo-gauchiste selon lequel toute remise en cause du port du voile islamique serait une « attaque contre l’islam et les musulmans », une marque d’islamophobie, elle-même source de crimes meurtriers envers les Musulmans « persécutés » par les anti-voile…

Gokmen Tanis, ce récidiviste turc-islamiste s’était déjà fait remarquer en 2011 en faisant l’apologie de la Charià et en insultant en direct de « pute » une présentatrice blonde.

Extension du domaine de la lutte ?

Par ses propos démagogiques vindicatifs et bellicistes, le président turc Erdogan participe dangereusement et avec plus d’échos que quiconque, à l’extension des thèmes qui soutiennent l’idée d’une lutte entre musulmans et non-musulmans. Nous sommes en effet passés avec lui et ses discours adressés aux musulmans du monde entier de conquêtes vieilles de plusieurs siècles (et toujours mentionnées par les terroristes islamistes) à la possibilité d’actualiser ces anciennes luttes dans le temps présent face aux néo-« impérialistes judéo-croisés ». Il semble d’ailleurs que l’attentat d’Utrecht (aux Pays-Bas) perpétré le 18 mars dernier par un délinquant turc Gokmen Tanis lié à la mouvance islamiste, ne soit pas étranger aux propos d’Erdogan sur les Australiens et Néo-zélandais « anti-islam » lors de la bataille de Gallipoli et sur « l’islamophobie » congénitale des Européens. On rappellera en passant que ce récidiviste turc-islamiste s’était déjà fait remarquer en 2011 en faisant l’apologie de la Charià et en insultant en direct de « pute » une présentatrice blonde. Il faisait par ailleurs ouvertement l’apologie du terrorisme depuis des années. Comme la quasi-totalité des jihadistes criminels de nationalité étrangère ou nés étrangers qui ont commis des attentats meurtriers ces dernières années en Europe, l’homme était expulsable depuis belle lurette mais il doit essentiellement a présence à Utrecht au laxisme judiciaire et politique criminels.

Au Danemark, c’est le groupe islamo-terroriste Hizb Ut Tahrir qui s’est réuni sur la place publique suite aux propos d’Erdogan, invoquant l’attaque de Christchurch et accusant la Nouvelle-Zélande et l’Occident d’être «islamophobes » et d’en être les « vrais » responsables. Au sein des communautés turques européennes – jadis non-islamistes lorsque les militaires kémalistes contrôlaient encore les réseaux de mosquées turques en Europe via le DITIB et le ministère turc du culte (Dyanet) – les appels d’Erdogan à ne pas s’intégrer et à désigner leur pays d’accueil européen comme un ennemi civilisationnel fabriquent en fin de compte des centaines d’islamo-terroristes potentiels.

En guise de conclusion

Pour revenir à Jacinda Ardern, on peut dire que dans un contexte de tensions quotidiennes, son geste (dont l’intention était compréhensible et louable) n’a fait que cristalliser la situation sur la question de l’identité religieuse première des musulmans, au détriment de l’appartenance nationale. Bref, elle n’a fait qu’alimenter l’idée selon laquelle la religion serait le marqueur indélébile principal qui distinguerait véritablement les communautés.

Or cette distinction est le sel des discours d’Erdogan et de tous les islamistes. Au contraire de l’idée d’un choc des cultures – qui repose sur les différences d’héritage, de coutumes, de pratiques ou de mentalités – celui de choc des religions touche en fin de compte à l’idée même de liberté de conscience (le choix de sa foi). Or si le premier peut se travailler, notamment par une citoyenneté qui dépasse le fait religieux, d’ordre strictement privé, le second renverse le mouvement, faisant de la religion ce qui définit et distingue, et faisant passer la citoyenneté au second plan. En ce sens, l’attaque de Christchurch est une véritable tragédie, d’abord humaine bien sûr, mais aussi politique, parce qu’elle est prise et reprise dans un maillage de déclarations, d’analyses et de gestes (le voile islamique de Jacinda Ardern), qui donnent aux tenants de la guerre mécréants-croyants comme Erdogan la passerelle nécessaire pour arrimer l’idée d’une guerre de religion dans le monde occidental.

Or, en France du moins, la République laïque a toujours essayé d’en faire une question de citoyenneté. Enfin, la manie de chercher l’équivalence (« islamo-jihadisme = théorie du grand remplacement et identitaires ») fait l’impasse sur des différences majeures. Lors de l’attaque à Utrecht, on a fait évacuer les mosquées. Après les attaques contre Charlie Hebdo et al, on a fait fort de dénoncer « l’islamophobie » et non la haine anti-Chrétiens ou anti-Occidentaux laïques. Après l’attaque de Christchurch, le Hizb Ut Tahrir et Daech ont d’ailleurs appelé à la « revanche », et le producteur exécutif de British Muslim TV (basée au Royaume-Uni), a publié la photo d’une arme similaire à celle utilisée par Tarrant, couverte de noms de personnalités « islamophobe » (dont Douglas Murray, Donald Trump…) afin de faire pendant à l’arme de Tarrant qui portait des inscriptions de personnalités suprémacistes.

Alexandre Del Valle – Valeursactuelles

 

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  • 7 thoughts on “L’appel d’Erdogan à la guerre de religions et à la haine envers l’Europe après l’attentat de Nouvelle Zélande

    1. Robert Davis

      Excellent article et très bonne analyse de l’islam et d’erdogan, ,le nouveau caliphe de l’slam. On voit bien que plus l’occident s’abaisse à faire des courbettes aux mus et à s’islamiser plus le nouveau islamo nazisme devient agressif. S i cela pouvait déboucher sur une guerre que les arabes et la turquie perdraient aujourd’hui à coup sûr, ce serait bien. Il faudrait que les islamisants tel macron soient élimlnés du pouvoir.

    2. Cyrano

      Quand je pense que des cons voulaient que la turquie entre dans l’Europe, déjà qu’on a tous les cousins sur place. Tout est sur le point d’exploser avec un guignol pareil, nous voilà bien partis. N’y a-t-il pas un dingo dans le coin pour le faire taire. Tu parles, il est bien protégé lui …

    3. alauda

      Cela fait un moment qu’il glisse sur la pente du fanatisme, avec ses dérapages verbaux à répétition. Un voisin de l’Europe plutôt encombrant qui s’est permis, il n’y a pas si longtemps, de venir agiter ses drapeaux à Strasbourg. Bonjour l’angoisse !

      Quant à Jacinda Ardern, j’attends sa réaction concernant le sultanat de Brunei. En effet, les premières lignes de sa biographie dans Wikipédia disent ceci :

      « Élevée dans la foi mormone, elle abandonne sa religion dans les années 2000 en raison des positions homophobes de l’Église mormone ». (note 3).

      Après qu’elle ait choisi personnellement de porter un voile, ça la regarde. De là à inviter les femmes de son pays à l’imiter par « solidarité », c’est de l’abus.

    4. Robert Davis

      Erratum: le sultan qui a pris Constantinople n’était pas A. Hamid bien sûr mais mehmed II et il avait 100.000 hommes bien que certains livres d’Histoire disent 40.000 De toutes manières herr dog ne fait pas le poids.

    5. Cyrano

      Pour revenir sur ces fanatiques d’islamistes qui viennent nous parler d’application de la charia, ils feraient mieux de balayer devant leur porte. Ces hypocrites qui assassinent les homos font mine de méconnaître leur histoire l’Erdogan en premier. Dans mes souvenirs pour avoir visité Ste Sophie, sur les murs des galeries supérieurs il y a de grands portraits et dans le fond à gauche il y a celui du mignon de Méhmet II dont je ne me souviens plus le nom. Ils me font rire ces gens, ils ont des copines comme les autres, encore lui ne s’en cachait pas et poussait même ses soldats au copinage. Comme quoi sous toutes les latitudes certains poussent la camaraderie plus loin que les autres. Ils feraient mieux de fermer leur gueule, ils auraient moins froid aux dents. Même l’enturbanné de Brunei devrait regarder sous son paillasson.

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