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Alors que Macron veut «une levée de toute forme d’anonymat», une enquête révèle qu’une «communauté» de faux comptes anonymes «formée autour de LREM» soutient Macron à l’approche des élections européennes


Alors que Macron veut «une levée de toute forme d’anonymat», une enquête révèle qu’une «communauté» de faux comptes anonymes «formée autour de LREM» soutient Macron à l’approche des élections européennes

Malgré le fait qu’Emmanuel Macron lui-même a souhaité mi-janvier, lors du Grand débat, «une levée progressive de toute forme d’anonymat» sur internet, Mediapart conclut à l’issue d’une enquête qu’une «communauté» de comptes anonymes «formée autour de LREM» intensifie ses échanges de messages à l’approche des élections européennes.

Analysant l’activité de certains comptes Twitter dont les titulaires soutiennent activement LREM entre le vendredi 29 mars et le matin du 1er avril, jours qui ont été marqué par l’acte 20 des Gilets jaunes, le lancement de la campagne LREM pour les élections européennes et un remaniement ministériel le chercheur indépendant Baptiste Robert a conclu que «la communauté LREM, très active sur Twitter» reposait sur «la suractivité de quelques centaines de comptes. En grande majorité anonymes».

Les détails de cette étude sont publiés par Mediapart qui donne des exemples de «l’activité débordante» de certains comptes anonymes qui soutiennent LREM. Ainsi, depuis sa création en février 2017, le compte @MamaMimi161820, qui n’a que 264 abonnés, a publié près de 54.000 tweets. Ce qui est le plus étonnant, c’est qu’au cours de la journée du 28 mars, la personne qui a envoyé les messages depuis le compte en question s’appelait soit Mireille, soit Sophie.

Dans le cadre de son étude, Baptiste Robert a calculé le coefficient de manipulation de trafic développé à l’Oxford Internet Institute. Ainsi, partant du fait que le coefficient de la communauté LREM est de 16, ce qui dépasse la moyenne observée dans le cas d’une activité normale, M.Robert, toujours cité par Mediapart, constate «une tentative de manipulation du trafic de la part de cette communauté». À titre d’exemple, précise le site, l’étude de l’activité autour de mots-clés banals, sans signification particulière, comme #vendredi ou #mercredi, donne un coefficient situé entre 8 et 10.

Toute en rappelant qu’au mois de novembre, le Président appelait à mettre la fin à l’«anonymat devenu problématique» sur les réseaux sociaux, Mediapart s’interroge sur le fait de savoir «comment LREM peut-elle imposer à la société une transparence dont elle se joue elle-même sur les réseaux?».«Depuis la présidentielle, l’exemple vient du sommet de la Macronie. Les données du chercheur Baptiste Robert viennent confirmer que l’anonymat a infusé dans toutes les strates du mouvement. Au petit jeu du qui retweete qui et qui répond à qui, la visualisation des interactions entre les comptes permet de dessiner des communautés, des « ensembles de personnes qui interagissent énormément entre elles « , dont la plus active est, dans notre étude, la communauté formée autour de LREM», écrit le site.

Source Médiapart

 

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  • 2 thoughts on “Alors que Macron veut «une levée de toute forme d’anonymat», une enquête révèle qu’une «communauté» de faux comptes anonymes «formée autour de LREM» soutient Macron à l’approche des élections européennes

    1. alauda

      Le roi dit « nous voulons ».

      Citation prononcée devant un public de jeunes à propos du cyberharcèlement : « Moi, je ne veux plus d’anonymat sur les plateformes internet » (7 février)
      Parenthèse à valeur de contre-argument : les jeunes qui s’insultent entre eux se connaissent la plupart du temps très bien.

      Contexte. La citation a été prononcée devant les maires : « je crois que l’on doit aller vers une levée progressive de toute forme d’anonymat ».

      Analyse.
      Le thème porte sur le « statut de l’information ».
      La justification de la torpille contre l’ANonymat – qui cible de facto le PSEUDonymat – s’appuie sur une métaphore hygiéniste qui se veut positive (voire positiviste) : « réussir d’abord […] une hygiène démocratique ».
      Du côté le plus problématique du volet, ces trois points enfilés comme des perles : « je crois qu’on doit aller vers des processus où l’on sait distinguer le vrai du faux et on doit savoir d’où les gens parlent et pourquoi ils disent des choses. »

      Sur le premier point, je me souviens d’un prof de lettres latines qui évoquait cette question du vrai et du faux, sous l’angle d’un rhéteur antique. Un jour, il a exposé les bienfaits de la justice à ses élèves. Le lendemain, il a proposé le raisonnement inverse. Conclusion : le rhéteur a été mis au ban de la cité.

      Des processus pour savoir distinguer le vrai du faux ? Moi, je pratique l’intuition, mais ce n’est pas rationnel et ça ne marche pas tout le temps. Errare, humanum est. Un des exemples les plus frappants qui me viennent à l’esprit, c’est une jeune fille qui est venu pleurer devant les caméras du monde entier parce qu’il n’y avait plus de couveuses dans son pays… C’était tellement gros, cet argument pathétique à souhait pour vendre la guerre ! Gros comme le nez de Pinocchio au milieu de la figure. Il a fallu tout de même quelques années pour que le faux soit officiellement démenti, avec force excuses et aveux publics.

      Comme il est très facile de retrouver cet élément informationnel majeur depuis le Web2, j’apprends à l’instant, en retrouvant en 5 secondes une vidéo, que la jeune fille qui s’exprimait alors à visage découvert – dont le masque théâtral de pleureuse de chœur antique réveille toute la révolte de ma prime intuition – était en fait anonyme : on ne savait pas alors d’où elle parlait. « Elle ne pouvait donner son nom par peur des représailles », signale en effet le sous-titrage sous sa prestation.

      Savoir le vrai du faux… C’est beaucoup de sueur.
      Savoir d’où les gens parlent… C’est pareil. Qu’ils soient anonymes, ou pas. Nos démocraties sont fertiles en idéologies de tout poil. Pour s’y retrouver, c’est un jeu de patience, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, comme le tricot.

      « Et pourquoi ils disent des choses »…
      Cette question du pourquoi ne m’a jamais intéressée. Le principe de causalité fait remonter trop haut dans la chaîne de l’évolution où il se confond avec l’enchaînement des temps et des ères . Puits sans fond.

      Seul nous importe le comment ils le disent.
      La manière, davantage que le pourquoi. Tout est affaire de style. Je sais un processus de distinction des styles, décrit il y a fort longtemps et connu sous le nom de « roue de Virgile » qui me sert tous les jours quand je « navigue » dans les méandres de l’information ; et qui me sert aussi quand j’écris sur le web sous pseudonyme, sans harceler personne et en citant la plupart du temps mes sources, c’est-à-dire là d’où je parle, de là je viens.

      Le PSEUDonymat n’est pas un ANonymat.
      Il existe un exemple fameux de pseudonyme au temps de Renaissance (XVIème siècle), dont se réclame pour notre temps et pour l’Europe LREM. Pas besoin d’expliciter cette gravure, tous les gens cultivés la connaissent.

      Je me méfie d’un temps où l’on mettrait un terme à une longue tradition littéraire française.

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