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Une erreur historique bimillénaire : Ismaël n’est pas le père des Arabes


Une erreur historique bimillénaire : Ismaël n’est pas le père des Arabes

Voici un texte majeur, fruit de l’érudition du prêtre anglican et universitaire australien, Révérend Mark Durie, qu’Alain-René Arbez a traduit. Il rétablit une erreur historique bimillénaire : la Bible associe les Ismaélites aux Madianites et non aux Arabes, et il n’existe aucune base historique à cette tradition qui associe les Ismaélites aux Arabes.

L’idée commune selon laquelle Ismaël serait le père des nations arabes n’est appuyée ni par la Bible, ni par l’histoire. Pendant des siècles, beaucoup de musulmans, de chrétiens et de juifs ont considéré comme évident que les Arabes descendent d’Abraham par Ismaël. Selon Gerald Hawting, «l’idée que les Arabes sont les descendants physiques d’Abraham par Ismaël a été reçue comme un fait généalogique et historique par de nombreux non-musulmans et musulmans».

Les auteurs et les enseignants traitent souvent le nom Ismaël comme une sorte de code équivalent à islam et musulmans. Nombreux sont les titres de livres qui reflètent cela, tel un appel aux chrétiens pour se rapprocher des musulmans. Dans le même ordre d’idée, il y a mille ans, Jean Damascène écrivait, après la conquête de la Syrie par les armées islamiques, un traité sur l’islam intitulé «l’hérésie des Ismaélites».

Beaucoup d’enseignants chrétiens ont considéré la Genèse comme l’anticipation prophétique de la trajectoire des Arabes et de l’islam. Pour une part il y a la bénédiction d’Ismaël (Genèse 17.20). Ceci, dans la ligne de la promesse accordée à Hagar que les descendants de son fils seraient trop nombreux à compter (Genèse 16.10).

En même temps, certains se sont aussi tournés vers Genèse 16.12, où un ange prophétise à Hagar, mère d’Ismaël, que son fils serait «un homme sauvage, dont la main sera contre tout homme, et tout homme sera contre lui». Et plus tard, Genèse 25.18 rapporte que les descendants d’Ismaël «vivaient dans l’hostilité envers tous leurs frères». Quelques prédicateurs y ont décelé les racines spirituelles du conflit entre musulmans et juifs à cause du rejet de Hagar et de son fils par Abraham et Sarah. Certains ont même identifié là le conflit israélo-palestinien en raison de la rivalité entre Isaac et Ismaël ainsi que leurs bénédictions concurrentes.

Réalité ou fantasme ?

Comment cela a-t-il commencé ? Selon Sir Fergus Millar, professeur émérite d’histoire ancienne à l’université d’Oxford, Josephus, un historien juif écrivant au 1er siècle avança l’idée qu’Ismaël était l’ancêtre des Arabes. Dans «les anciens temps des juifs *», Josephus établit qu’Ismaël était le fondateur de la nation arabe, et qu’Abraham était leur père. A partir de Josephus, cette connexion assumée entre les Arabes et Abraham, à travers Ismaël, est passée dans la conscience historique des chrétiens, et elle poursuivit son chemin à l’intérieur de l’islam à ses débuts.

Le Coran ne parle pas d’Ismaël ou d’Abraham comme ancêtres des Arabes – bien qu’il ait fallu qu’Abraham et Ismaël aient prié Allah pour faire de leurs descendants un peuple musulman – mais le lien est établi dans la littérature des hadiths selon les traditions sur Mahomet et sa généalogie. En ce sens, Abraham (et Ismaël) en vinrent à être considérés, dans la tradition islamique, non seulement comme l’antécédent spirituel de Mahomet et comme le prophète islamique, mais aussi comme l’ancêtre physique des Arabes et finalement l’un d’entre eux.

Que dit la Bible ?

Elle parle à la fois des Ismaélites descendants d’Ismaël, et des Arabes, mais elle ne relie pas les deux. Eph al note que dans la Bible, les références aux Ismaélites sont les plus anciennes et que les références aux Arabes sont plus tardives. Les deux se réfèrent à des populations non sédentaires et nomades, mais elles sont séparées par des siècles. Eph al en conclut que les références aux Ismaélites cessent au milieu du 10ème siècle avant JC, et que les références aux Arabes apparaissent au milieu du 8ème siècle. Ainsi, dit-il, «il n’existe aucune base historique à cette tradition qui associe les Ismaélites aux Arabes».

La Bible associe les Ismaélites aux Madianites, en utilisant leurs noms comme synonymes, en deux occurrences. Dans la Genèse, Joseph est décrit comme étant vendu à une caravane d’Ismaélites conducteurs de chameaux, également appelés Madianites (Genèse 37.25, 39.1 ; voir aussi Juges 8.22). Dans la Genèse, l’identité d’un peuple est souvent reliée à un ancêtre et le groupe est ensuite nommé en fonction de cet ancêtre. Comment les Ismaélites se sont-ils rattachés à ce modèle ? La Genèse associe divers descendants à Abraham en relation avec des groupes de populations.

Les fils d’Abraham :

Ismaël, ancêtre des Ismaélites (langage non identifié)

Madian, ancêtre des Madianites (langage non identifié)

Isaac, père de Jacob (Israël), ancêtre des Israélites (type de langage : cananéen) et père d’Esaü, ancêtre des Edomites (type de langage : cananéen)

Les fils de Lot : (Lot est le fils de Haran, cousin d’Abraham) :

Moab, ancêtre des Moabites (type de langage : cananéen)

Ben-Amm, ancêtre des Ammonites (type de langage : cananéen)

Il faut noter que les langages identifiables associés aux groupes de descendants d’Abraham et de son neveu Lot sont affiliés à une famille réduite, connue dans la linguistique sémitique comme langages cananéens. Ceux-ci étaient assez proches et mutuellement compréhensibles. Les langues moabites et ammonites associées aux descendants de Lot par ses deux fils, sont classées dans le même groupe que les Edomites, associés à Esaü, et à l’hébreu associé à Jacob ou Israël. Cela suppose que les Ismaélites auraient été locuteurs d’un dialecte cananéen semblable aux autres branches de la famille d’Abraham. Bien que l’arabe soit rattaché aux langages cananéens, la connexion est plus éloignée. Les langages cananéens sont regroupés avec l’araméen et l’amorite pour constituer un niveau sémitique supérieur dans un sous-groupe connu comme sémitique du nord-ouest. Ensuite, plus loin dans le temps, ce regroupement fut rattaché à l’arabe dans un sous-groupe dénommé sémitique central.

Les linguistes historiques ont daté la séparation de l’arabe d’avec le sémitique nord-ouest autour de mille ans plus tôt que la période à laquelle les langages cananéens se sont séparés les uns des autres. Ce n’est pas ce que nous serions en droit d’attendre si Ismaël est le père des Arabes, car la langue arabe remonte à une branche du groupe sémitique beaucoup plus ancienne que les divisions entre les membres de la famille d’Abraham.

A travers le temps, les locuteurs arabes évincèrent certaines des anciennes nations cananéennes, y compris les Moabites et les Edomites, qui avaient habité autour de la vallée du rift d’Arabah et de la Mer morte. Les Edomites furent repoussés vers le nord, à l’intérieur de la partie sud de la Judée, qui fut connue en grec sous le nom d’Idumée. Il semble que les Ismaélites furent déplacés des siècles plus tôt.

Il y a une morale dans cette histoire, pour les imprudents qui se complairaient à trouver les clés de l’actualité dans la Genèse. La voici : les dysfonctionnements dans la famille d’Abraham ne donnent pas d’indices permettant de rechercher les racines spirituelles du conflit actuel au Proche-Orient. Pour répondre à la question : «est-ce qu’Ismaël (ou Abraham) est le père des Arabes», un musulman pourrait se tourner vers ce qui fait autorité en islam et se satisfaire du hadith. Mais un chrétien ou un juif pourraient se demander s’ils ont vraiment envie que leur maître à penser soit Josephus sur ce point précis.

L’évidence indique qu’Ismaël n’est pas le père des Arabes, ni non plus Abraham. Les Ismaélites étaient probablement des Cananéens parlant non pas une forme primitive de l’arabe, mais un dialecte semblable à l’hébreu. Au cours du temps, ils disparurent ou furent absorbés par d’autres groupes, comme tant d’autres peuples anciens. Beaucoup plus tard Josephus invoqua le nom d’Ismaël pour donner consistance à une généalogie en faveur des Arabes. Ce qui le rend responsable en beaucoup de choses. Le reste, comme on dit, appartient à l’histoire.

Traduction : Abbé Alain René Arbez pour Dreuz

 

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  • 8 thoughts on “Une erreur historique bimillénaire : Ismaël n’est pas le père des Arabes

    1. Asher Cohen

      Il n’y a pas de nation arabe avant le 7ième siècle de l’ère commune, ni même d’écriture arabe avant le 6ième siècle de cette même ère. De quel écrit en langue arabe pourraît-on se prévaloir dans l’Antiquité? Comment Flavius Joseph pourraît-il parler de nation arabe au 1er siècle? De plus la langue arabe vient d’un groupe de langues sémitiques du Sud et n’a rien à voir ni avec le groupe des langues cananéennes, ni avec les dialectes araméens. Êtes-vous capable de produire un seul document probant, en écriture araméenne carrée comme l’Hébreu post-exilique, et rédigé en langue arabe? C’est du délire!

    2. Ingrid Israël Anderhuber

      Il est dit ici : « les dysfonctionnements dans la famille d’Abraham ne donnent pas d’indices permettant de rechercher les racines spirituelles du conflit actuel au Proche Orient. » Effectivement, car les racines spirituelles de ce conflit sont révélées par des passages bibliques relatifs à des conflits antiques du même genre, par exemple :

      « L’Eternel parla à Moïse (…) Il dit : Parle aux fils d’Israël, et tu leur diras : Lorsque vous aurez passé le Jourdain (pour entrer) dans le pays de Canaan,
      Vous déposséderez devant vous tous les habitants du pays, vous ferez disparaître toutes leurs idoles de pierre, vous ferez disparaître toutes leurs images en métal fondu et vous détruirez tous leurs hauts-lieux.
      Vous prendrez possession du pays et vous vous y établirez ; car je vous ai donné le pays pour qu’il soit votre propriété. (…)
      Mais si vous ne dépossédez pas devant vous les habitants du pays, ceux d’entre eux que vous laisserez seront comme des échardes dans vos YEUX et des AIGUILLONS dans vos côtés, ils seront vos adversaires dans le pays où vous allez vous établir. » (Nombres 33, 50-55 – Juges 2, 3…)

      De toute évidence, sur le sol d’Israël, Dieu établit clairement et incontestablement UN LIEN de CAUSE à EFFET entre la présence de hauts-lieux et les conflits de territoires entre les populations liées à ces hauts-lieux et les autochtones, savoir les Juifs. C’est une REALITE SPIRITUELLE qui n’a pas changé.

      Donc, par rapport à ces passages bibliques, il est clair que la CAUSE du conflit palestinien est les hauts-lieux de l’islam, Dôme du Rocher etc., et l’EFFET, les populations liées à ces hauts-lieux qui sont « comme des échardes dans les yeux des Israélites et des aiguillons sur leurs côtés ».

      Les YEUX sont situés au niveau de la TÊTE. Or, en Israël, géographiquement la TÊTE (égal capitale) est JERUSALEM et les CÔTES sont la BANDE DE GAZA ainsi que d’autres frontières. L’actualité extrêmement mouvementée, faite d’ECHARDES dans les YEUX (donc à Jérusalem) et d’AIGUILLONS sur les CÔTES (notamment dans la Bande de Gaza, et sur le Golan), ne fait que corroborer cette vérité spirituelle…

      Maintenant, étant donné que ces hauts lieux de l’islam ont été édifiés pendant l’exil des Israélites dans la diaspora au cours de ces deux derniers millénaires, et que le pays d’Israël était laissé à l’abandon, et SOUS LA SEULE GARDE DE DIEU, il est donc clair que DIEU est le SEUL à pouvoir intervenir dans cette situation conflictuelle, c’est-à-dire au niveau de sa CAUSE, pour neutraliser par ricochet les EFFETS de cette CAUSE, et ainsi régler définitivement le problème. Donc chercher à régler le conflit humainement, c’est-à-dire par l’abandon de territoires, ne réglera en rien le conflit mais, tout au contraire, portera préjudice à Israël en lui enlevant de son espace VITAL…

    3. Ingrid Israël Anderhuber

      Il est dit ici : « les dysfonctionnements dans la famille d’Abraham ne donnent pas d’indices permettant de rechercher les racines spirituelles du conflit actuel au Proche Orient. » Effectivement, car les racines spirituelles de ce conflit sont révélées par des passages bibliques relatifs à des conflits antiques du même genre, par exemple :

      « L’Eternel parla à Moïse (…) Il dit : Parle aux fils d’Israël, et tu leur diras : Lorsque vous aurez passé le Jourdain (pour entrer) dans le pays de Canaan,
      Vous déposséderez devant vous tous les habitants du pays, vous ferez disparaître toutes leurs idoles de pierre, vous ferez disparaître toutes leurs images en métal fondu et vous détruirez tous leurs hauts-lieux.
      Vous prendrez possession du pays et vous vous y établirez ; car je vous ai donné le pays pour qu’il soit votre propriété. (…)
      Mais si vous ne dépossédez pas devant vous les habitants du pays, ceux d’entre eux que vous laisserez seront comme des échardes dans vos YEUX et des AIGUILLONS dans vos côtés, ils seront vos adversaires dans le pays où vous allez vous établir. » (Nombres 33, 50-55 – Juges 2, 3…)

      De toute évidence, sur le sol d’Israël, Dieu établit clairement et incontestablement UN LIEN de CAUSE à EFFET entre la présence de hauts-lieux et les conflits de territoires entre les populations liées à ces hauts-lieux et les autochtones, savoir les Juifs. C’est une REALITE SPIRITUELLE qui n’a pas changé.

      Donc, par rapport à ces passages bibliques, il est clair que la CAUSE du conflit palestinien est les hauts-lieux de l’islam, Dôme du Rocher etc., et l’EFFET, les populations liées à ces hauts-lieux qui sont « comme des échardes dans les yeux des Israélites et des aiguillons sur leurs côtés ».

      Les YEUX sont situés au niveau de la TÊTE. Or, en Israël, géographiquement la TÊTE (égal capitale) est JERUSALEM et les CÔTES, la BANDE DE GAZA ainsi que d’autres frontières. L’actualité extrêmement mouvementée, faite d’ECHARDES dans les YEUX (donc à Jérusalem) et d’AIGUILLONS sur les CÔTES (notamment dans la Bande de Gaza, et sur le Golan), ne fait que corroborer cette vérité spirituelle…

      Maintenant, étant donné que ces hauts lieux de l’islam ont été édifiés pendant l’exil des Israélites dans la diaspora au cours de ces deux derniers millénaires, et que le pays d’Israël était laissé à l’abandon, et SOUS LA SEULE GARDE DE DIEU, il est donc clair que DIEU est le SEUL à pouvoir intervenir dans cette situation conflictuelle, c’est-à-dire au niveau de sa CAUSE, pour neutraliser par ricochet les EFFETS de cette CAUSE, et ainsi régler définitivement le problème. Donc chercher à régler le conflit humainement, c’est-à-dire par l’abandon de territoires, ne réglera en rien le conflit mais, tout au contraire, portera préjudice à Israël en lui enlevant de son espace VITAL…

    4. Malcolm Ode

      Au Révérend Mark Durie,

      Je répète ici votre dernier paragraphe car il exprime bien ma profonde conviction, mon sentiment limpide, mon acuité de la réalité : il y a trop de chaînons manquants entre Ismaël et les « arabes » pour pouvoir y « imaginer » une quelconque relation physique ou même seulement une influence culturelle.

      —- « L’évidence indique qu’Ismaël n’est pas le père des Arabes, ni non plus Abraham. Les Ismaélites étaient probablement des Cananéens parlant non pas une forme primitive de l’arabe, mais un dialecte semblable à l’hébreu. Au cours du temps, ils disparurent ou furent absorbés par d’autres groupes, comme tant d’autres peuples anciens. Beaucoup plus tard Josephus invoqua le nom d’Ismaël pour donner consistance à une généalogie en faveur des Arabes. Ce qui le rend responsable en beaucoup de choses. Le reste, comme on dit, appartient à l’histoire.—- »

      Quand les analphabètes de l’islam s’improvisent exégètes, on se retrouve avec une Sainte-Trinité carnavalesque! Le reste est à l’avenant…

      Psittt! Il paraît même que Mahomet serait le Paraclet! Mouaf!

    5. NORBERT LACHKAR

      ET DIRE QUE FINALEMENT LES ARABES NE SONT MEME PLUS LES DEMI FRERES DES JUIFS,QUEL SOULAGEMENT ET SURTOUT LE FAIT DE NE PLUS AVOIR DE SCRUPULES POUR LEUR TENIR TETE.

    6. Asher Cohen

      @Malcolm Ode
      Toutes les langues cananéennes sont incluses dans le même groupe linguistique que l’Hébreu. La langue arabe n’a jamais fait partie de ce groupe et n’a donc pas de rapport net, ni avec l’hébreu, ni même avec l’araméen utilisé par les Juifs. Les squatters arabes de la Terre Juive n’ont jamais pu être dans le pays de Canaan durant l’antiquité.

      Pour le reste, on a une mention d’Abraham en -1289, mais des Historiens spécialisés soutiennent que le mythe des trois patriarches aurait été inventé durant l’Exil Babylonien en tant que mythe fondateur de la Nation Juive. personnellement je pense qu’il y a du vrai dans les écrits concernant les patriarches, mais dans tous les cas les arabes se prétendant descendre d’Abraham n’apportent pas la moindre preuve ne serait-ce que de son existence. Ils ont, jusqu’à preuve du contraire cherché à construire un mythe fondateur d’une prétendue nation arabe en cherchant, comme l’écrivait Maïmonide, à imiter le Judaïsme dès la Genèse, puis à rejeter ensuite toute la Thora, avec la Rationalité Juive, le Décalogue fondement de toute République, et la vertu de Productivité. On le constate dans les pays gouvernés par l’islam avec la sharria au lieu de la Justice valeur pour valeur, les dictatures avec refus de l’absolutisme des Droits Naturels donnés par Dieu, et la pratique du pillage institutionnalisée et élevé au stade de vertu au lieu de la vertu de productivité.

    7. Asher Cohen

      @Ingrid Israël Anderhuber
      Selon certains Historiens les sagas des patriarches et la conquête du pays de Canaan par Josué seraient des mythes écrits durant l’Exil Babylonien pour justifier le retour des exilés en Judée. Chez les exilés de Babylone il y a 2 courants pour envisager le retour: l’un sur le modèle des patriarches préconise une installation « douce » en Judée avec compromis avec les populations locales; l’autre sur le modèle de Josué préconise une installation « dure » avec extermination totale de tout ce qui n’est pas Juif. Il semble que ce soit le courant « dur » qui l’ait emporté. Maintenant, lequel de ces 2 courants l’a emporté en 1948, après l’extermination de 6 M des nôtres? Le courant pacifique des patriarches ou le courant dur de Josué?

    8. LeClairvoyant

      Parcours et récits réels et mythiques des personnages historiques bibliques.
      Lot, fils de Haran et cousin de Abraham se sont établis en Canaan venant de Mésopotamie. Puis seulement les enfants de Jacob se sont retrouvés en Égypte (tous ou en partie mariés avec des cananéennes. Dont ils ont gardés des relations avec les descendants de Lot, car Abraham à demandé d’être enterré à Hebron) et durant 2 50 ans environ de -1450 à -1200 avec les Hyskos cananéens, phéniciens, assyriens commerçants, etc, Donc au retour d’Egypte, les israélites avaient les descendants Lot parmi les Cananéens)
      Avaris capitale fondé par les Hyksos sur le delta du Nil, par ces Pharaons asiatiques, qui avaient le monopole du commerce entre l’Asie et l’Afrique, la Méditerranée a la mer Rouge, mettait en contact tous les peuples environnants. C’est la chute des pharaons Hyksos de la Haute Egypte par Toumosis II, qui causa la fuite des hébreux en Égypte. Et naturellement les israélites retournant ver Canaan où ils ont des attaches depuis le passage d’Abraham et Lot. Si de nos jours en faisant le même parcours qu’Abraham on doit traverser des pays arabes et musulmans, ce n’était pas le cas à son époque où les arabes de l’Arabie Heureuse se trouvaient plus au sud, dans l’Arabie Saoudite, le Yémen et Oman
      (Je pense que les origines de Haran et Abraham étaient de Canaan avant de se fixer un temps en Mésopotamie, pour revenir en Canaan, puis d’Égypte, puis à Canaan. (mais cela est mon hypothèse, qui colle au personnage Abraham et sa descendance juive)

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