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Les rumeurs communautaristes d’enlèvement d’enfants dans le 93 nous rappellent le Golem


Les rumeurs communautaristes d’enlèvement d’enfants dans le 93 nous rappellent le Golem

Les petits-bourgeois LREM ne comprennent pas pourquoi les rumeurs d’enlèvements d’enfants dans des camionnettes blanches sont si tenaces ! Des histoires de kidnapping circulent très régulièrement sur les réseaux sociaux jusqu’à déboucher, parfois, sur des violences physiques. Un point sur ces légendes urbaines qui n’en finissent pas de tourner. (Le Monde par Assma Maad) Les « coupables » désignés sont lynchés !

Depuis le début de l’année 2019, les rubriques faits divers de la presse rapportent la même histoire. Des rumeurs d’enlèvements d’enfants dans des camionnettes blanches circulent sur les réseaux sociaux.

La Préfecture de police de Paris est catégorique : « Les rumeurs de kidnapping d’enfants avec une camionnette sont infondées. Aucun enlèvement n’est avéré. Ne relayez plus cette fausse information, n’incitez pas à la violence ». Mais depuis Benalla, qui fait encore confiance à la Préfecture de police de Paris ?

Agressés après des rumeurs de rapts d’enfants, les Roms s’organisent dans la peur !

La recrudescence de cette rumeur a eu des conséquences bien réelles pour ceux que la vindicte désignait comme coupables. « Des Roms pris à partie sur fond de rumeur d’enlèvements d’enfant ». « Deux hommes circulant dans une camionnette blanche (…) ont été roués de coups par une vingtaine de jeunes », rapportait Le Parisien. L’histoire de la camionnette blanche revient à intervalle régulier. Les lieux et les cibles supposés varient, mais l’essence de la rumeur est analogue. Trois ans plus tôt, en 2011, Le Parisien relate « une rumeur faisant état d’enlèvements d’enfants et d’un trafic d’organes » qui envahissait les cours des écoles dans l’Oise. « Les enlèvements d’enfants font partie d’une des plus grandes peurs contemporaines, on en parlait déjà en accusant les soldats allemands de rapt pendant la guerre », explique Aurore Van de Winkel, une chercheuse spécialisée dans l’étude des phénomènes de rumeurs. « On n’a pas attendu les réseaux sociaux pour s’informer entre proches sur un véhicule suspect garé aux abords d’une école. Avant, ça se faisait par le

bouche-à-oreille ou par téléphone, aujourd’hui ça passe par les réseaux sociaux, ça se diffuse donc de manière encore plus rapide et large ». Les autorités démentent, mais la rumeur continue de circuler !

Malgré les démentis des autorités, ces rumeurs continuent de circuler aidées par des réseaux sociaux qui offrent une caisse de résonance aux rumeurs les plus infondées. Lorsque l’on creuse pour remonter à la source de ces rumeurs, c’est toujours la même histoire. Les personnes qui ont relayé ces rumeurs affirment rarement disposer de preuves concrètes. « Les internautes qui diffusent ces rumeurs le font pour montrer qu’ils sont solidaires et bienveillants, qu’ils font partie d’une communauté ». Et d’évoquer des « trafics d’organes derrière ces rapts ». Comment expliquer que malgré les démentis des autorités, ces rumeurs continuent à être relayées ? « Au fond, peu importe qu’il y ait eu ou non une tentative de kidnapping, l’important c’est que les enfants soient prudents et n’entrent pas dans les voitures d’étrangers. Les démentis des autorités, quant à eux, n’atteignent pas les gens qui relaient car ils ne suivent pas les bons comptes (???) ou parce qu’ils sont noyés sous tous les messages qui relaient la rumeur ». Selon Aurore Van de Winkel, la peur du camion blanc a plusieurs origines, mais elle a été renforcée par les affaires Dutroux et Fourniret dans les années 1990.

« Ces deux affaires ont cristallisé ces peurs de rapt, car les deux meurtriers ont effectivement kidnappé des enfants dans des camionnettes blanches. C’était une manière de se fondre dans la masse et le blanc était la couleur la plus vendue car elle était la moins chère », précise-t-elle. ‘Assma Maad)

Yohan Blavignat/AFP : « Des rumeurs provoquent des expéditions punitives contre les Roms en Seine-Saint-Denis. Après la propagation de rumeurs évoquant des tentatives d’enlèvements d’enfants par des personnes circulant en camionnette blanche, une « chasse aux Roms » a eu lieu dans le département. Après des violences visant des Roms, désignés par des rumeurs sur les réseaux sociaux comme étant à l’origine d’enlèvements d’enfants en Seine-Saint-Denis, vingt personnes en possession de battes de baseball, de couteaux ou de cailloux ont été interpellées. « Plusieurs rixes et violences » ont eu lieu à Clichy-sous-Bois puis à Bobigny « prenant à partie des personnes de la communauté du voyage », a indiqué une source policière.

Élie Wiesel nous parle de la légende du Golem pour désarmer les assassins et vaincre le mal !

Le Golem est, selon la légende, un des êtres qui vouent leur existence à une vocation unique et sacrée : celle de protéger la vie, le sommeil et l’avenir de la communauté ! C’était un saint. Plus que jamais sa présence, et peut-être même son mystère, nous sont nécessaires. Comme de coutume, l’année s’annonce sous le signe du châtiment ! J’ai vécu trop d’épreuves pour ne pas savoir prédire ce que l’avenir nous réserve.

Oh bien sûr, j’ai foi en Dieu : je ne serais pas juif si j’évoluais dans le vide. Mais je ne serais pas juif si je n’avais pas peur. Que vous dire ? Je distingue des signes et je sais les interpréter. Je sais que certains entrent dans la mort : ils ont choisi d’échapper à cet univers maudit qui nous abrite pour mieux nous dévorer.

Ah ! Si seulement le Golem était parmi nous… Mon sommeil serait plus paisible. Lui seul empêcherait le sang de couler, lui seul parviendrait à désarmer les assassins et à vaincre le mal. C’était un sauveur. Je me souviens : Nous habitions la ruelle la plus étroite du quartier juif de Prague. Nous étions pauvres, mais je n’en avais pas conscience. Le Shabbat, nous avions toujours de rutilantes bougies, des Halloth, du poisson.

Mon père semblait heureux et ma mère plus encore. Heureux, mon père l’était, c’est l’impression qu’il donnait toujours. La nuit, il chantait en travaillant à la boulangerie en chantonnant. La journée, lissant sa barbe, il étudiait le Talmud, les yeux habités d’un regard lointain. J’aimais énormément mon père.

Un jour, c’était au début du printemps, je décelai sur son visage une tristesse inhabituelle, sans que je sache l’interpréter. Nous nous apprêtions à célébrer la joyeuse fête de Pessah. « Pourquoi parais-tu si triste ? »

Il sembla ne pas m’entendre. Je répétai ma question. Alors il sourit et dit gentiment : « Tu ne peux pas encore comprendre ». « Tu es trop jeune ». « En grandissant, tu comprendras ». Mais je finis par découvrir ce qui l’attristait. Une semaine avant Pessah, notre communauté fut plongée dans l’angoisse !

Nous nous attendions à tout moment à un massacre. Pour quelle raison ?

C’était une question saugrenue. Depuis quand nos ennemis doivent-ils justifier leur soif de sang juif ?

Cette fois-ci tout était fin prêt : ils avaient caché la dépouille d’un enfant chrétien dans la cave de Shmouel le marchand.

En conséquence, nous fûmes accusés d’avoir perpétré un crime rituel. On raconta que du sang chrétien était nécessaire pour la fabrication des pains azymes. Les idiots ! Leur perversité n’a d’égale que leur ignorance. Notre Écriture le dit, nos Sages le répètent et nos Maîtres ont prouvé que depuis que les juifs furent juifs, ils ne se sont jamais rendus coupables de tels méfaits. Notre tradition exclut tout crime rituel.

Il y a des années, tous les livres juifs de Prague ont été saisis et emmenés à Vienne en vue d’y déceler la trace d’un tel rite. Pas un seul livre ne fut épargné et le chantre de la synagogue dut officier par cœur. Les livres ne furent rendus que deux ans après. Pour nous, toute vie est sacrée. Le grand Maharal parvint à en convaincre le cardinal Sylvestre en personne qui était à la tête de l’Église de Prague. Et même le roi Rodolphe, qui était notre souverain. Aucun être doué de bon sens et de discernement n’accorderait le moindre crédit à ces sordides racontars. Il en est pourtant qui continuent à répandre sournoisement ces mensonges et dans un seul but : attiser la haine, susciter la violence et verser le sang juif.

Le Maharal était notre guide, notre Maître spirituel, un exemple de sagesse et de courage. Il expliqua aux autorités que Shmouel le marchand était un homme droit et charitable. Il se porta garant de son innocence. Rien n’y fit. Le marchand et sa famille furent mis aux arrêts. Le plus jeune de ses fils, Yehoshoua fut lui aussi incarcéré. Je me souviens de son visage ou plutôt de la terreur qui s’y peignait. « N’ayez pas peur » leur dit le Maharal d’une voix ferme et sereine. « Dieu sait que vous n’avez rien à vous reprocher et ce que Dieu sait, d’autres finiront par l’apprendre« . Nous accompagnâmes les captifs le long du chemin qui conduisait au quartier chrétien, où une meute humaine houleuse massée hurlait des menaces et des obscénités.

Dans le tumulte, je pouvais percevoir le cliquettement des chaînes mais, ne pouvant plus apercevoir mon ami Yehoshoua, j’eus le sentiment de l’avoir quelque peu trahi. Le marchand et sa famille disparurent au fond d’une cour et je me demandai si je les reverrais jamais. C’est alors que le Maharal nous dit : « Rendons-nous tous à la synagogue où nous joindrons nos prières à celles de nos malheureux frères.

« Dieu nous entendra, je vous le promets ». Lentement, hommes et femmes, parmi lesquels mon père et ma mère, se mirent en marche en direction de la synagogue qui dominait la petite place de notre quartier et moi, l’un des plus jeunes, je courus en tête du cortège. J’aimais et aimerai toujours cette synagogue à nulle autre pareille. On l’appelle « Altneue shul », l’ancienne-nouvelle synagogue, mais le nom peut être vocalisé en hébreu « Altnaï », « à condition » (qu’elle soit un jour rendue à Jérusalem). Nos ancêtres édifièrent cette synagogue il y a 2000 ans, après la dispersion de la Judée et la destruction de Jérusalem.

On raconte que des anges célestes emportèrent des pierres du Temple et les insérèrent dans ce magnifique édifice qui demeure la fierté de notre communauté. La vieille synagogue avait survécu à maintes calamités. Lorsque le père de mon père était enfant, un violent incendie se déclara dans le quartier juif. Seule la synagogue ne fut pas touchée. Sur son fronton se tenaient deux mystérieuses colombes blanches qui y demeurèrent tant que les flammes faisaient rage dans le ghetto. Ni les flammes ni la fumée suffocante ne purent les déloger. Après que tout danger fut écarté, les deux colombes disparurent. (adapté de Élie Wiesel).

©  Thierry-Ferjeux MICHAUD-NÉRARD – Europe Israël News

 

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