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Les médias ne peuvent pas s’empêcher de mentir ? Voici ce qu’ils n’ont pas dit de la rencontre Trump – Kim


Les médias ne peuvent pas s’empêcher de mentir ? Voici ce qu’ils n’ont pas dit de la rencontre Trump – Kim

Nous devons le répéter inlassablement : les médias sont en guerre pour votre cerveau et votre âme, ils ne cherchent pas à vous informer mais à vous transformer.

J’ai lu des horreurs de stupidité concernant la rencontre du président américain avec le dictateur communiste Kim Jong un. Je ne vais pas dire qu’en matière d’ignorance géopolitique et d’aveuglement stratégique, les journalistes ont touché le fond, car je redécouvre constamment avec eux ce constat d’Einstein : « j’ai fait deux constats : l’univers la stupidité de l’homme sont infinis. Pour l’univers, j’ai encore quelques doutes ».

Le contexte

Kim est arrivé à cette rencontre prêt à démanteler l’installation nucléaire de Yongbyon, mais il voulait que toutes les sanctions soient levées en premier. C’est ainsi que son père a pratiqué avec Clinton. C’est de cette façon que la Corée du Nord a roulé les Etats-Unis depuis au moins 20 ans : en promettant des choses contre une levée de sanction, et une fois les sanctions levées, Pyongyang revenait sur ses promesses. Trump a dit qu’il n’était pas prêt à refaire cette erreur, et fait inédit dans le monde diplomatique, il s’est levé et a mis fin aux négociations.

Trump a cependant insisté sur le fait que Kim et lui avaient tous les deux quitté la table des négociations dans un esprit « amical » et que, même si aucun sommet n’était prévu à l’avenir, les négociations se poursuivraient entre les équipes américaines et nord-coréennes, et il espérait que Kim et lui se rencontreraient à nouveau.

Et si, pour changer des cancans et commérages des spécialistes et des experts, nous écoutions ce que disent les principaux intéressés ?

La rencontre avec Kim, de la bouche même du président Trump

Lorsque j’ai demandé à Kim Jong, immédiatement, s’il était prêt à dénucléariser, sa réponse a été : « je ne serais pas là sinon, je ne serais pas venu ».

Vous savez, c’est peut-être la meilleure réponse qu’on ait jamais entendue, mais [c’est vrai] que nous n’avons rien signé aujourd’hui, ça n’a pas tout à fait marché. Ce [qu’il a proposé] n’était pas satisfaisant pour moi, et peut-être [que ce que j’ai exigé] ne l’était pas pour lui, ou que c’était le bon moment, mais nous avons une bonne relation, et nous allons voir comment tout cela évoluera.

L’un des éléments clés de votre livre [The art of the deal], c’est qu’il faut toujours être capable, dans une négociation, de se lever et partir, et ce jusqu’à la dernière seconde.

Je dois toujours être prêt à partir si l’accord n’est pas bon pour notre pays et, franchement, il [Kim] peut voir les choses de la même façon, mais nous nous entendons très bien. C’est un type très spécial. Je lui ai dit [en réponse à sa demande] « je ne crois pas que ça va marcher ».

Je ne veux pas dire que c’est seulement moi qui me suis levé pour partir. C’était quelque chose qu’il voulait faire aussi, mais nous allons trouver une solution.

Pouvez-vous nous donner une idée de l’endroit où se situe le problème ?

Ils veulent dénucléariser certains endroits, et je veux la totalité, et les sanctions sont toujours en place. Je n’ai pas voulu lever les sanctions à moins que nous ayons un vrai programme de dénucléarisation total.

Je ne voulais pas abandonner les sanctions à moins que nous ayons de sa part un vrai programme de dénucléarisation, et ils ne sont pas prêts pour ça. Et je le comprends, car ils passent vraiment beaucoup de temps à construire leur programme nucléaire, mais cela ne veut pas dire que le monde doit être d’accord. Mais je voulais qu’ils dénucléarisent, et ils ne voulaient pas le faire entièrement.

Ils voulaient bien dénucléariser en partie, et je suppose que si j’avais accepté, beaucoup de gens auraient dit que c’était un bon début, mais je n’ai pas senti que c’était assez bien.

Laissez-moi vous demander comment s’est passé hier soir le dîner.

Tout d’abord, je veux que Kim [rires] est un personnage, une vraie personnalité. Il est très intelligent, il est aussi aiguisé qu’on peut l’être, c’est un vrai leader.

Je ne dis pas ça nécessairement dans le mauvais sens. mais il est assez changeant. Mais il a un peu parlé à la presse et vous savez qu’il n’est pas très bavard avec la presse.

En résumé, je pense qu’il veut faire avancer les choses, mais ce n’était pas le bon moment.

Vous dites que vous voulez un bon accord, que vous n’êtes pas pressé, et que le bon accord pour vous est la dénucléarisation complète, vérifiable, avec des inspections sur place.

C’est un accord bien plus difficile à conclure [que ce que Kim a demandé], mais c’est l’accord que nous devrions avoir, et on ne peut pas abandonner les sanctions si on n’obtient pas ce que nous voulons. On aurait pu faire un accord sur une grande partie des sites nucléaires, mais ce n’est pas un résultat. Nous verrons bien ce qui va se passer. Encore une fois, la relation est très bonne, il m’aime bien, je l’aime bien, certaines personnes disent « oh vous ne devriez pas l’aimer », je réponds « pourquoi ? » Je l’aime bien, on s’entend bien, nous allons bien voir ce qui arrivera.

À ce sujet, retournons à Singapour, où j’ai eu l’occasion de vous voir à l’époque et où les otages [détenus par Pyongyang] ont été libérés, le reste des otages sont revenus chez nous. Et la partie la plus intéressante et la plus importante est que les tirs de missiles ont cessé, aucun tir au-dessus du Japon n’a été effectué, il n’y a plus de menace contre Guam.

Les progrès sont énormes, et ils ne sont pas nécessairement sur du papier, bien que nous ayons signé un très bon accord qui dit que nous aurons une dénucléarisation. Il y a aussi le fait qu’il a également dit qu’il n’allait plus faire d’essais nucléaires et qu’il me l’a dit récemment, et qu’il me l’a répété il y a peu de temps. Je le crois quand il me dit ça, et je vais le prendre au mot. Et je vais voir comment tout cela évolue.

Nous avons eu deux jours excellents, mais je ne pense pas qu’aucun de nous deux n’était prêt.

Ce qu’a déclaré Kim

Comme le précisait Trump lors de cette interview avec Sean Hannity, Kim ne parle pas beaucoup à la presse. En fait, selon le Time (1), il semble que ce soit la première fois qu’il ait répondu à une question de la presse étrangère.

Réagissant à une question pour savoir si la première journée de rencontre avec le président Trump était un succès, Kim a déclaré à David Nakamura du Washington Post :

« Il est trop tôt pour le dire, mais je ne dirais pas que je suis pessimiste. Pour ce que je ressens en ce moment, j’ai le sentiment que de bons résultats seront obtenus.

Il doit y avoir des gens qui nous regardent passer un moment merveilleux, comme une scène d’un film fantastique. Jusqu’à présent, nous avons fait beaucoup d’efforts, et il est temps de les leur montrer », a déclaré Kim.

Plus tard, assis de l’autre côté de la table de négociation en face de Trump, un reporter de l’agence Reuters a demandé à Kim s’il était prêt ou non à abandonner ses armes nucléaires.

« Si je n’étais pas prêt pour une telle chose, je ne serais pas là, répondit Kim.

Kim a ensuite demandé aux médias de passer plus de temps avec Trump pour « discuter suffisamment ».

« Même une minute est précieuse pour nous », dit-il.

« Kim Jong Un a répondu aux journalistes dans des circonstances impromptues et informelles », a déclaré Koh Yu-hwan, un expert en leadership nord-coréen de l’Université de Dongguk en Corée du Sud.

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« Il apparaît qu’il s’est senti assez en confiance pour s’exprimer ».

Ce n’était pas la première fois qu’un journaliste étranger posait une question à Kim Jong un. En 2013, un journaliste de la chaîne britannique Channel 4 News a demande à Kim Jong Un, lors d’un événement officiel à Pyongyang, « Quel message tentez-vous d’envoyer à l’Ouest ? »

Kim n’avait pas répondu.

Un détail important a également échappé à la presse. Reuters rapporte que le dictateur nord-coréen a déclaré qu’il « accueilleraient favorablement l’idée d’installer un bureau de liaison américain dans la capitale, Pyongyang. » (2)

Conclusion

Il a été établi et largement documenté que 90 % de la couverture de Trump par les médias américains est négatif. Dans le monde francophone, il semble bien que ce soit 100 %.

  1. Le 25 février, Reuters annonçait que « Le président américain Donald Trump et le président nord-coréen Kim Jong un tiendront un deuxième sommet cette semaine, et ils ne s’attendent pas à un accord final sur l’élimination des armes nucléaires » (3).
  2. La rencontre s’est produite, et aucun accord n’a été signé – comme Trump l’avait annoncé.
  3. Les médias ont donc déclaré que la rencontre a été un échec total pour Trump, qui n’a pas été capable de signer d’accord.

 © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

  1. Time
  2. Reuters
  3. Reuters




Avocate en droit international - Entre New York, Genève, Paris et Tel Aviv



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  • One thought on “Les médias ne peuvent pas s’empêcher de mentir ? Voici ce qu’ils n’ont pas dit de la rencontre Trump – Kim

    1. Salmon

      Il faut denucleariser la Corée du Nord
      Ils sont proche de l Iran
      Ont eu mbala et soral qui était la bas pour un spectacle je crois
      Il faut denucleariser

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