toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Affaire Benalla : le Sénat accable les “défaillances” de l’Élysée


Affaire Benalla : le Sénat accable les “défaillances” de l’Élysée

Après sept mois d’auditions, la commission des lois du Sénat va demander au Bureau du Sénat de saisir la justice pour “ faux témoignage ” de la part d’Alexandre Benalla et Vincent Crase.  Dans son rapport, elle estime “ que la sécurité du président de la République a été affectée. ”

La commission des lois du Sénat rend ses conclusions et un nouveau volet judiciaire pourrait s’ouvrir pour Alexandre Benalla, ce 20 février. Après sept mois et 34 auditions, la commission des lois du Sénat a demandé au Bureau du Sénat de saisir la justice pour « faux témoignage » de la part d’Alexandre Benalla et Vincent Crase, rapporte BFMTV. Dans une lettre adressée à Gérard Larcher, président du Sénat, la commission des lois met en cause le témoignage de trois hauts responsables de l’Elysée : Patrick Strzoda, Alexis Kohler et le général Lionel Lavergne. Les membres de la commission les soupçonnent d’« omissions, incohérences » et « contradictions » durant leurs auditions.  Enfin, Les sénateurs ont formulé 13 propositions pour réformer la sécurité du président de la République. « La thèse de la défaillance d’un homme s’est effacée au fil du renforcement de la thèse de la défaillance d’un système », a précisé Muriel Jourda, sénatrice et co-rapporteure de la commission.

De nombreuses erreurs ou anomalies constatées 

D’après Philippe Bas, le président de la commission, cette dernière « a réuni suffisamment d’éléments pour estimer que la sécurité du président de la République a été affectée. De nombreuses erreurs ou anomalies, défaillances, ont été constatées ». La commission reproche notamment aux autorités hiérarchiques d’Alexandre Benalla et Vincent Crase d’avoir conservé leur confiance et témoigner dans leur sens après les violences commises le 1er Mai. « Bien loin du traitement hiérarchique normal, ces dysfonctionnements témoignent d’une fébrilité de l’exécutif face à un risque politique, donne le sentiment que l’Elysée s’est réservé le traitement de cette affaire », a précisé Muriel Jourda. Les investigations de la commission ont conduit les sénateurs à renforcer leur conviction qu’Alexandre Benalla occupait un autre poste que celui décrit par les collaborateurs de l’Élysée.

De plus, les sénateurs ont mis en évidence que l’attribution des quatre passeports diplomatique et de services d’Alexandre Benalla était « ni courante, ni justifiée », et déplorent le manque de réaction pour la restitution. « Ces faits qui sont connus depuis octobre 2018 n’ont été signalés qu’en janvier et sous la pression médiatique, affirme Muriel Jourda. Seules des révélations dans la presse ont conduit l’administration à envisager bien plus tardivement des poursuites pénales », ajoute Muriel Jourda. La commission d’enquête du Sénat a mis en évidence les risques qu’on pu faire peser les contrats russes. « Dès lors qu’il s’agit de financement, de contrats qui ont été conclus pendant que M. Benalla et Vincent Crase étaient à l’Elysée ou en lien il y a là quelque chose qui est considérable pour les conséquences éventuelles de la présidence de la République mais au-delà », a pointé Jean-Pierre Sueur.

« L’existence éventuelle d’autres faux témoignages »

Comme le rappelle RTL, Alexandre Benalla a été interrogé deux fois par les sénateurs, une première fois en septembre et dans un second temps en janvier. En vertu de l’article 6 de l’ordonnance de 1958 qui régit les commissions d’enquête parlementaires, les sénateurs ont décidé de saisir la justice. Dans la lettre, Philippe Bas rappelle que « tout témoignage mensonger devant une commission d’enquête parlementaire est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende ». Lors d’une conférence de presse, le président de la commission des lois a évoqué « des contradictions apparues entre les premières déclarations de collaborateurs du président de la République sur le rôle d’Alexandre Benalla en matière de sécurité et les éléments recueillis par la suite ».

Philippe Bas a tenu à rappeler devant la presse que « l’autorité qui peut s’attacher à notre travail vient essentiellement du respect par les rapporteurs et tous les membres de la commission des lois de notre mandat mais aussi du respect des prérogatives du président de la République dont aucun acte, aucune décision, n’a été mis en cause par la commission des lois et le respect de l’autorité judiciaire ». « Nous avons confiance dans les institutions de la République », a conclu Philippe Bas.

Valeurs actuelles





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *