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« Je n’oublierai jamais la capacité de violence de Mehdi Nemmouche », témoigne Didier François


« Je n’oublierai jamais la capacité de violence de Mehdi Nemmouche », témoigne Didier François

Notre journaliste Didier François a été retenu otage en Syrie de juin 2013 à avril 2014. Mehdi Nemmouche, l’un de ses geôliers, comparait dès jeudi devant la justice belge pour l’attentat du Musée juif de Bruxelles. Notre reporter se souvient d’un homme d’une violence inouïe.

TÉMOIGNAGE

« Ça ne fait strictement aucun doute. L’homme qui est jugé aujourd’hui à Bruxelles pour un meurtre antisémite, puisqu’il a assassiné brutalement dans le Musée juif de la capitale belge, était bien Mehdi Nemmouche, l’un de mes geôliers.

Il faisait partie des gardes francophones de la police islamique de Daech, au début du califat, dans leurs prisons secrètes. On a très longtemps été retenus dans les sous-sols d’un hôpital pédiatrique.

Il torturait les Syriens, les Irakiens, les prisonniers. Quand il les emmenait aux toilettes, il les battait sur le chemin, aller et retour. On l’a entendu des nuits entières crier en français sur des Irakiens ou des Syriens qui ne parlaient que l’arabe et ne comprenaient pas ce qui leur arrivait. Il y avait un déchaînement de violence absolument incroyable.

Quand j’entends ses avocats dire que c’est quelqu’un qui peut être très poli, très urbain… Certainement. C’est quelqu’un de malin. Mais moi, je n’oublierai jamais sa capacité de violence et sa capacité de danger.

« Mehdi Nemmouche avait un petit jeu qu’il aimait beaucoup, c’était de nous écraser les ongles avec une pince en acier »

Honnêtement, on n’était pas très bien traités, c’est le moins que l’on puisse dire. Mehdi Nemmouche avait un petit jeu qu’il aimait beaucoup, c’était de nous écraser les ongles avec une pince en acier. Pendant les déplacements aux toilettes, il nous électrocutait avec des matraques électriques. Moi, il m’avait frappé quarante fois sur le haut du crâne avec une matraque plombée. Mais ce n’était rien à côté de ce qui se passait pour les prisonniers syriens qui, eux, étaient vraiment torturés, enchaînés, mis à l’intérieur d’un pneu, menottés autour de barres de fer, puis frappés sur la plante des pieds avec du fil électrique gainé.

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  • 4 thoughts on “« Je n’oublierai jamais la capacité de violence de Mehdi Nemmouche », témoigne Didier François

    1. moi de france

      ET L’OCCIDENT LE NOURRI LE LOGE L’HABILLE LE SOIGNE IL DOIT AVOIR INTERNET DES AVOCATS IL EST AU CHAUD
      ET ONT L’ECOUTE IL A DES DROIT LE BOUGRE ET TOUTES SES VICTIMES ILS ONT EU QUOI EUX?
      FAITE LUI CE QU’IL A FAIT AU AUTRE ET PENDEZ LE!!

    2. Marcorix

      Est-ce que le journalise qui a vécu ça sera appelé à témoigner lors du procès ? Les tortionnaires sont des salauds. Souvent ils s’en tirent sans procès et continuent à vivre dans le souvenir sadique de leurs gestes abominables. Qu’ils aillent au mons en enfer monstres immondes !

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