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« Bienvenue en Macronie » : 150 cadres du ministère de l’économie gagnent plus de 300 000€ par an


« Bienvenue en Macronie » : 150 cadres du ministère de l’économie gagnent plus de 300 000€ par an

Les salaires des hauts-fonctionnaires de nouveau pointés du doigt. Le mouvement des Gilets jaunes fait souffler un vent purificateur de l’air politique vicié

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En pleine crise des « gilets jaunes », les révélations sur les salaires de hauts-fonctionnaires interpellent
La démission de Chantal Jouanno, poussée à abandonner le pilotage de l’organisation du « grand débat » sur fond d’indignation suscitée par son salaire, illustre un ressentiment à propos des rémunérations parfois mirobolantes des hauts fonctionnaires et dont le plafonnement est réclamé jusqu’au sein du gouvernement.

Il faut remettre à plat les rémunérations des hauts fonctionnaires, ont finalement reconnu plusieurs membres du gouvernement, des spécialistes de la prise des trains en marche : ce qui les chiffonne, c’est que certains gagnent plus que le président de la République… Ont-il seulement calculé que Jouanno continue de toucher plus de dix fois le SMIC ?

Les émoluments de la haute fonction publique, qui peuvent aller jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros annuels, sont vus comme une anomalie et un énième privilège accordé aux élites à l’heure où les « gilets jaunes » réclament davantage de justice sociale. La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) Chantal Jouanno, dont le salaire mensuel de 14.666 euros brut mensuels a provoqué une vague de critiques, a elle-même jugé « légitime », mercredi, que cela fasse débat.

En 2018, la majorité présidentielle avait rejeté une proposition proposition de loi 

Comment les Français pouvaient accepter cela » alors que l’on « demande beaucoup aux Français les plus modestes? », a réagi auprès Fabien Di Filippo, député (LR) de Moselle, qui avait déposé en mars 2018 une proposition de loi visant à plafonner la rémunération dans la haute fonction publique. Aujourd’hui, se félicite l’élu, la majorité a l’occasion de « s’en emparer ». « Symboliquement », il faut « plafonner à 12.500 euros mensuels (net), sur le niveau du président de la République » : « dans une entreprise, on ne comprendrait pas qu’un employé soit payé mieux que son dirigeant« , explique l’élu Les Républicains.

De son côté, en démagogue confirmée, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a reconnu mercredi sur RMC/BFMTV qu’il faut « probablement remettre à plat » ces conditions de rémunération, « en fonction des postes et des responsabilités ».

Ce qui dérange dans cette prise de position vertueuse, c’est qu’elle avait été rémunérée par trois laboratoires privés avant 2011, tout en occupant diverses positions dans des organismes publics, et aussi que cette belle âme est l’épouse du directeur général de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et qu’elle aurait fait « un chantage à la démission » pour renouveler son deuxième époux, Yves Lévy, à la tête de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, selon Le Canard enchaîné. Le quotidien Libération décrivit ce conflit d’intérêts qui scandalise certains chercheurs et « embarrasse les politiques ». Le Monde affirma que « la question sera tranchée au sommet de l’Etat, tant le sujet est sensible. » Yves Lévy fut reconduit le 12 juin, par interim…

« Peut-être qu’il faut faire plus de transparence sur ces niveaux de salaire, moi ça ne me pose aucune difficulté« , a hasardé, hésitant, sur France Culture le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, celui-là même qui ne trouve rien à redire au fait que Carlos Ghosn ne soit pas résident fiscal en France…

Des rémunérations épinglées par la Cour des comptes

De quels salaires parle-t-on, exactement ? Ceux des patrons des autorités publiques, comme par exemple la CNDP de Chantal Jouanno – qui s’est demandée qui a pu faire « fuiter » sa paye – sont accessibles à tous.  En consultant une annexe à la loi de finances 2019, on peut ainsi voir que la dirigeante du CNDP doit percevoir 176.518 euros brut annuels (en hausse par rapport aux 156.305 euros de 2018). Un salaire plutôt dans la moyenne à ce type de poste: 238.973 euros pour le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), 210.197 euros pour celui de la Haute autorité de santé (HAS), 223.419 pour celui de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). A noter qu’ailleurs, à l’instar de l’ARDP (Autorité de régulation de la distribution de la presse) avec 18.000 euros annuels, le salaire du patron peut être bien plus modeste. Des « rémunérations attractives et insuffisamment encadrées », avait estimé la Cour des comptes dans un rapport daté de décembre 2017.

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En revanche, pour les autres, les hauts diplomates ou les hauts fonctionnaires de Bercy, souvent énarques, silence radio. Un « manque de transparence » qui ajoute au ressentiment envers les élites étatiques, explique à l’AFP Vincent Jauvert, auteur d’un livre-enquête sur le sujet. Dans « Les Intouchables d’État » (2018), le journaliste lève le voile sur des fonctionnaires qui vivent avec des rémunérations parfois supérieures à celle du locataire de l’Elysée. Il évoque par exemple le code « REM 150 », une note compilant les noms de 150 cadres de Bercy mieux payés que François Hollande, à l’époque. L’ancien président avait fait baisser son salaire de 30% pour le fixer à 150.000 euros annuels et Emmanuel Macron a, lui aussi, fustigé pendant sa campagne « les hauts fonctionnaires qui se sont constitué une caste ».

Comme le souligne Vincent Jauvert, des ambassadeurs exposés, comme ceux à Washington (20.000 euros nets par mois), ou en poste dans des pays à risque, comme en Afghanistan (29.000 euros), sont toujours très grassement payés.

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Reste que, si l’idée d’un plafonnement a refait surface, Agnès Buzyn en a immédiatement tracé la ligne rouge: il ne faudrait pas, a-t-elle prévenu, tomber dans un « poujadisme général qui est que personne ne doit être payé plus que trois fois le Smic ». Elle a même défendu, dans certains cas comme à l’ASN, des salaires certes hauts mais qui permettent d' »éviter la corruption potentielle » face à de « très, très grosses entreprises » comme Areva ou EDF..

Des rémunérations pourtant épinglées par la Cour des comptes

De quels salaires parle-t-on, exactement ? Ceux des patrons des autorités publiques, comme par exemple la CNDP de Chantal Jouanno – qui s’est demandée qui a pu faire « fuiter » sa paye – sont accessibles à tous.  En consultant une annexe à la loi de finances 2019, on peut ainsi voir que la dirigeante du CNDP doit percevoir 176.518 euros brut annuels (en hausse par rapport aux 156.305 euros de 2018). Un salaire plutôt dans la moyenne à ce type de poste: 238.973 euros pour le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), 210.197 euros pour celui de la Haute autorité de santé (HAS), 223.419 pour celui de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). A noter qu’ailleurs, à l’instar de l’ARDP (Autorité de régulation de la distribution de la presse) avec 18.000 euros annuels, le salaire du patron peut être bien plus modeste. Des « rémunérations attractives et insuffisamment encadrées », avait estimé la Cour des comptes dans un rapport daté de décembre 2017.

En revanche, pour les autres, les hauts diplomates ou les hauts fonctionnaires de Bercy, souvent énarques, silence radio. Un « manque de transparence » qui ajoute au ressentiment envers les élites étatiques, explique Vincent Jauvert, auteur d’un livre-enquête sur le sujet. Dans « Les Intouchables d’Etat » (2018), le journaliste lève le voile sur des fonctionnaires qui vivent avec des rémunérations parfois supérieures à celle du locataire de l’Elysée. Il évoque par exemple le code « REM 150 », une note compilant les noms de 150 cadres de Bercy mieux payés que François Hollande, à l’époque. L’ancien président avait fait baisser son salaire de 30% pour le fixer à 150.000 euros annuels et Emmanuel Macron a, lui aussi, fustigé pendant sa campagne « les hauts fonctionnaires qui se sont constitué une caste ».

Comme le souligne Vincent Jauvert, cf. livre ci-dessus, des ambassadeurs exposés, comme ceux à Washington (20.000 euros nets par mois), ou en poste dans des pays à risque, comme en Afghanistan (29.000 euros), sont toujours très grassement payés. Mais la France dispose par ailleurs d’une réserve d’ambassadeurs supérieure aux besoins… et il faut bien qu’ils vivent en attendant une mission éventuellle…

Reste que, si l’idée d’un plafonnement a refait surface, Agnès Buzyn en a immédiatement tracé la ligne sous laquelle il serait fait atteinte à l’honneur de l’élite: il ne faudrait pas tomber dans un « poujadisme général qui est que personne ne doit être payé plus que trois fois le Smic« , a-t-elle grondé. Elle a même défendu, dans certains cas comme à l’ASN (nucléaire), des salaires certes hauts mais qui permettent d' »éviter la corruption potentielle » face à de « très, très grosses entreprises » comme Areva ou EDF.

« Un nouveau débat, » lit-on dans la presse. Car la moralisation des niveaux de salaires peut faire débat, si est en cause la noblesse d’Etat…

Source: Pasidupes

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  • 10 thoughts on “« Bienvenue en Macronie » : 150 cadres du ministère de l’économie gagnent plus de 300 000€ par an

    1. Vov

      c’est à eux que maqueron demande de préparer des valises avec 100 millions d’euros (100 millions c’est ce qu’ils déclarent) pour les terroristes antisémites du fatah !

      Ensuite, en plus des 300’000 euros, ils partages les rétrocommissions depuis la banque Pictet à Genève, environ 20% pour ceux qui pillent les contribuables français !

    2. la juive zélée

      « Notre jeunesse a besoin qu’on lui enseigne un métier, des gestes, des savoirs, le sens de l’effort et le sens de cet engagement qui fait qu’on n’a rien dans la vie s’il n’y a pas cet effort »
      à la jeunesse les métiers de gueux…

    3. alauda

      A la place du mot « sens », dont les connotations à géométrie variable ne sont plus à démontrer, j’aurai employé le mot « goût » moins sujet à controverse, parce que le goût se goûte en fonction de ses propres références aux choix des couleurs, en fonction de ses capacités à ressentir et à combler ses besoins, tandis qu’un sens de l’effort ressenti comme imposé peut déboucher sur une perte du sens.

    4. alauda

      Le poujadisme a bon dos !
      Un an de SMIC représente 12 fois 1 171,34 € net, soit 14 056 €.
      Certains sont au-dessus des 20 SMIC de salaires (en dehors d’autres sources de revenus). Entre 3 et 20, cela laisse une marge d’appréciation du rapport qualité/prix…

      Les histoires de mammouth à dégraisser, ou de chameau à décharger, il y a longtemps qu’on en parle. Cela alimente les gazettes depuis une vingtaine d’années.

      Au bout du compte, le sens de l’effort s’apprécie devant le compteur de la dette…

    5. alauda

      Le salaire de la présidence de la CNDP a été revalorisé de 21 533 € en 2019 (176 518 euros en 2019, contre 154 985 euros annuels en 2016)… 13,9 % d’augmentation, une paille !!!
      Info : Les chers salaires des présidents d’autorités administratives indépendantes, les décodeurs, le 09/01/19.

      A titre de comparaison, le montant de la dette par habitant s’élève à 33 116 €, soit plus de deux ans de SMIC ou l’équivalent de deux salaires médians annuels.

      A qui va–ton faire croire que la responsabilité d’organiser un millier de débats publics sur telle autoroute ou tel projet d’infrastructure mérite un salaire équivalent à celui du PR ? C’est bien gentil la transparence. En ce qui me concerne, je suis plus intéressée par l’état du macadam sous les roues de mon véhicule. Et comme les collectivités locales de mon quartier font leur boulot, je n’ai pas à me pencher sur leur gestion des deniers publics.

    6. alauda

      Le comble de ce comité Théodule, c’est que les petites mains n’y sont pas payées correctement : la CNDP propose en effet sur son site des « postes à pouvoir » de stagiaires :

      Type de contrat : stage à temps plein, 35h/semaine
      Durée : 4 à 6 mois Gratification : 546,01/mois
      Niveau de recrutement : bac + 3, avec des compétences rédactionnelles, informatiques etc.

      La gratification supplémentaire allouée à la Présidence en 2019 correspond à une quarantaine de mois de « gratification » de stagiaires, sous-payés au lance-pierres…

    7. alauda

      Rémunération de stagiaire à la CNDP : 3,90 euros de l’heure.

      Incroyable ! Ni plus ni moins que du bénévolat dans une maison où l’on consent à payer tes repas.

      Le sens de l’effort…

    8. alauda

      Je viens de lire La Lettre du PR.

      J’ai repris mes études après 10 ans de revenus non imposables, sur un constat d’échec. A l’époque, il n’y avait ni RMI, ni RSA et encore moins de CMU. Juste la famille. Un toit sur la tête, la sécu volontaire, 500 fr mensuel pour la nourriture, le papier, les stylos, les livres. Seule contrepartie : une baisse d’impôt pour les miens.

      Mon indépendance financière enfin acquise, à plus de 30 ans passés, j’ai gardé de cette époque une fêlure qui m’empêchera jusqu’à la fin de penser collectif, utopie… beaux discours. Si je travaille collectif, parce que cela fait partie du métier que j’exerce, je pense à côté ou en dehors dans ma vie perso.

      Je n’attends pas de la société qu’elle finance mes transports, ni mon logement, ni mes loisirs. Ma voiture et ma chaudière, je me les paye. Et si j’ai froid dans ma cuisine parce que je n’ai pas changé la porte, c’est mon problème, pas celui de l’état.

      Je rêve d’une maison avec un chauffage au bois, voire une cuisinière à bois. Refaire des conserves, ressortir ma machine à coudre et passer le reste du temps entre travaux manuels, livres, photographies et logiciels libres. Bref, je rêve de prendre à la retraite ma revanche sur toutes les activités créatives que j’aime vraiment faire pour améliorer mon existence au quotidien, avec mes fonds propres.

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