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Les Promesses de Trudeau : Autant en emporte le vent


Les Promesses de Trudeau : Autant en emporte le vent

Le 17 octobre 2018 est une date qui passera sans aucun doute à l’histoire : « grâce » à Justin Trudeau, le Canada est devenu le premier pays du G7 et le 2è au monde à légaliser le cannabis.

Certes, depuis 2001, il était autorisé,  mais uniquement à des fins thérapeutiques. Désormais, cette drogue est autorisée à des fins récréatives, au grand bonheur des adeptes des paradis artificiels et au grand désarroi des parents d’ados.

« Chose promise, chose due », dit le proverbe. La légalisation du cannabis était une de ses promesses-phares que le PM a jugé bon de tenir  contrairement à d’autres qu’il relègue aux oubliettes.

Avec la légalisation du cannabis, il croit peut-être avoir prouvé aux Canadiens qu’il est capable de joindre le geste à la parole, contrairement aux dires du politologue Jocelyn Coulon qui affirmait en avril 2018 que « (…) , pour le moment, le retour du Canada sur la scène internationale tient bien plus du slogan que de l’action. ».

Qui plus est, il réussit à faire adopter la loi alors que tout a été mis en œuvre pour l’en dissuader : chercheurs, médecins, psychiatres, professeurs, policiers lui avaient présenté les effets nocifs de cette drogue. On ne pourra pas dire qu’il n’était pas au courant des conséquences néfastes du cannabis sur la conduite automobile et sur la santé ! En revanche, force est de constater qu’il a passé  outre toutes les recommandations car, quand il a pris une décision, il s’y tient, quel qu’en soit le prix à payer.

Maintenant que cette drogue est légalisée, faut-il s’en réjouir ou s’en désoler? Faut-il crier hourra ou haro ? 

Beaucoup se sont empressés de manifester leur joie, de fêter l’événement, et ne s’inquiètent guère des conséquences que peut avoir une telle loi.  Pour les défenseurs du cannabis cette drogue ne présente aucun risque, d’ailleurs ils se disent déterminés à convaincre les sceptiques du bien-fondé de cette loi. Quand on est capable de faire preuve d’ouverture d’esprit comme notre Premier ministre, quand on est moderne, progressiste, on voit le verre à moitié plein et non à moitié vide. N’est-ce pas ?

Ont-ils seulement songé aux effets que peut avoir la consommation de ce produit dont l’emploi  est réglementé dans certains pays,  mais interdit, et non sans raison, dans la quasi-totalité des pays occidentaux ?

Les dirigeants des autres pays manquent-ils de jugement ? Sont-ils tous dans l’erreur en refusant obstinément de légaliser le cannabis? Vont-ils emboiter le pas à la star politique qui nous gouverne ou vont-ils considérer les effets sur la santé des consommateurs ? Car des effets, il y en a.

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  1. Effets sur le cerveau On peut comprendre que pendant plusieurs années les effets sur la santé mentale de la mari aient été mis en doute, mais aujourd’hui, avec les progrès de la médecine qui permettent entre autres l’imagerie cérébrale, les premiers résultats concernant la consommation de cannabis se confirment et ils sont, semble-t-il, sans appel : une dégradation du quotient intellectuel et un risque de souffrir d’une maladie mentale.

 – L’Université de Dallas a été la première à constater que « la matière grise des fumeurs de cannabis diminuait dans une région du cerveau impliquée dans la motivation et la prise de décision».

– Le CNRS  (Centre national de la recherche scientifique) a, quant à lui,  réalisé une expérience qui lui a permis d’affirmer sans l’ombre d’un doute que le cannabis a entre autres pour effet de ralentir le cerveau en « altérant  la connectivité des neurones »

– Étude néo-zélandaise Comme si cela ne suffisait pas est venue s’ajouter en 2012 une étude menée conjointement par une université néo-zélandaise et une université américaine et qui présentait un avantage indéniable sur les autres études: celui de quantifier les effets du cannabis sur le cerveau. Qui plus est, elle affirme que ces effets seraient irréversibles. Menée sur plus de 1000 enfants et ce pendant une période relativement longue – de l’âge de 13 ans (donc avant la consommation) à 38 ans- elle  a permis de constater une baisse du quotient intellectuel (QI) de 8 points chez les fumeurs de cannabis alors que, dans le même temps, le QI des non-fumeurs a augmenté.

N’y a-t-il pas là de quoi nous inquiéter? Difficile de mettre en doute la valeur de cette étude.  Notre Premier ministre en avait-il connaissance au moment de prendre une décision d’une telle ampleur?

Et ce n’est pas tout ! Selon la revue The Lancet, revue médicale britannique considérée comme la publication médicale la plus sérieuse au monde , la consommation de cannabis augmenterait de 40%, voire de 50 à 200%  chez les gros fumeurs les risques de « développer « une maladie psychotique plus tard dans la vie ».  

  1. Effets sur les poumons On nous martèle depuis des années les dangers de la consommation du tabac sur les poumons et les risques accrus de cancer. Qu’en est-il du cannabis? Ce n’est guère mieux, voire même plus dommageable non seulement pour les poumons, mais aussi pour l’environnement.

En effet, si on se fie au Journal européen de pneumologie (ERJ) qui publie une étude néo-zélandaise , on apprend que «Fumer un joint équivaut à fumer entre 2,5 et 5 cigarettes de suite, que le cannabis serait 20 fois plus dangereux pour la santé, à dose égale, que le tabac ». De plus, en brûlant, le cannabis produit davantage de gaz carbonique que le tabac, il a donc des effets sur l’environnement.

On pourrait ajouter à ces études ce qu’on peut lire sur le site du gouvernement du Québec : « Les risques et les conséquences négatives de la consommation de cannabis pour la santé résultent notamment de ses effets sur les capacités cognitives d’une personne, comme son jugement; son attention; sa mémoire; sa capacité à prendre des décisions ».

Et c’est sans parler des risques que courent et que font courir aux automobilistes les fumeurs de cannabis.

Alors, pourquoi notre PM a –t-il tenu à légaliser une drogue dont les effets sont jugés inquiétants?

Joseph Sanial- Dubay, un politicien français du 19è siècle, avait dit « Souvent c’est par intérêt qu’on fait des promesses, et c’est aussi par intérêt qu’on ne les tient pas »En effet, il est facile de démontrer que Trudeau ne tient que les promesses qui présentent un intérêt pour lui, et qu’il rejette celles qui risquent de le désavantager.

LE CANNABIS : OBJECTIF OFFICIEL : il est double : (1) « Protéger nos enfants » ; (2) Lutter contre le crime organisé

C’est l’occasion pour nous de souligner que les actes de notre PM sont en contradiction flagrante avec ses paroles. En effet, il parle de

  1. « Protéger nos enfants ». Il sait que les taux de réussite aux examens du secondaire accusent une baisse constante, en particulier chez les garçons. Au lieu de remédier au problème, il va l’aggraver puisque la consommation du cannabis aura des effets sur la concentration et sur la mémoire. En revanche, il est vrai qu’avec un QI nettement plus faible, on fera peut-être une génération très docile qui se pliera sans discuter aux décisions du gouvernement. Et si c’était ce qu’on vise ? Quel avenir pour nos jeunes ?

Bien sûr, il faut avoir 18 ans pour pouvoir acheter du cannabis. Mais quand on a été prof, on est mieux placé que quiconque pour savoir qu’il n’existe pas dans le milieu de l’éducation de cloison étanche pour séparer les moins de 18 ans de ceux qui ont atteint l’âge légal pour consommer. Quand bien même il en existerait une, comment empêcher le jeune de 18 ans de faire connaître « les délices » de ce produit à son jeune frère ou à sa jeune soeur? Qu’est-ce qui peut m’assurer que les jeunes de 18 ans et plus ne deviendront pas très bientôt des dealers ?

  1. « Lutter contre le crime organisé » : Premièrement, invoquer le besoin de mettre un terme au crime organisé est un mensonge. En fait, il va se poser en concurrent du crime organisé lequel saura trouver les moyens de sauvegarder sa part de marché et ce d’autant plus que la légalisation du cannabis lui permettra de vendre plus facilement. Peut-être même verra-t-il ses ventes dépasser celles du gouvernement, car le consommateur s’approvisionnera auprès de celui qui pratiquera les meilleurs prix.

Deuxièmement, il ose nous dire que le nombre de consommateurs n’augmentera pas, que la légalisation du cannabis  se traduira simplement par «  un transfert des ventes illicites vers des ventes licites ». C’est faux ! Non seulement 3 jours après le début des ventes, les stocks étaient déjà épuisés, mais il va tout mettre en œuvre pour augmenter le nombre de consommateurs à commencer par la légalisation en 2019 de la vente de produits comestibles infusés au cannabis parmi lesquels la bière, les boissons gazeuses, les muffins, etc.

Mais soyons indulgents: il se doit de  soutenir les valeurs en bourse du cannabis qui ont connu des hausses spectaculaires parfois jusqu’à 400% !

En réalité, si Trudeau a tenu la promesse de légaliser le cannabis, c’est parce qu’il y a vu un intérêt et non parce qu’il en avait fait la promesse. C’est une promesse qui lui apporte des bénéfices certains et sa réalisation arrive à temps, un an jour pour jour avant les élections fédérales de 2019. S’il était passé plus tôt à l’action, les effets de cette mise en marché sur la santé des consommateurs se seraient fait sentir et on lui aurait imputé les conséquences de cette légalisation. Certes, s’il est réélu il aura à rendre des comptes dans le cas où les risques  seraient avérés, mais il  saura faire taire ses détracteurs. N’oublions pas qu’il a été prof de théâtre !

OBJECTIF NON OFFICIEL : Il est double également

Indépendamment des revenus appréciables générés par la vente, le cannabis présente des  avantages indéniables pour le PM: (1) Faire oublier aux Canadiens certaines promesses ; (2) Soigner son image de chef d’état « progressiste »

Voyons quelques unes des promesses « progressistes » renvoyées aux calendes grecques parce qu’elles ne font pas l’affaire de M. Trudeau.  

  1. Un déficit limité à 10 milliards par an et à 50 milliards sur 5 ans. FAUSSE PROMESSE ! C’était une autre de ses promesses phares. Il avait promis : (1) de ne pas dépasser 10 milliards en déficit par année ; (2) le retour à l’équilibre budgétaire à la fin de son mandat. Or avec un déficit annuel qui atteint 20, voire 30 milliards par an, et 110 milliards sur 5 ans, le retour promis à l’équilibre budgétaire est compromis et le PM voit ses chances d’être réélu fondre comme neige au soleil. Où aller chercher des fonds pour renflouer les caisses de l’État ? Avec le cannabis, c’est tout trouvé ! Le gouvernement compte bien empocher les profits qui vont au crime organisé, et réduire ainsi le déficit. Rien n’est moins sûr, le crime organisé étant un concurrent de taille.

  1. La réforme du mode de scrutin : FAUSSE PROMESSE ! Des mots, rien que des mots ! Octobre 2015, il clamait : « les Canadiennes et Canadiens veulent du changement. Ils veulent voir leurs valeurs et leurs priorités reflétées au gouvernement». Alors, il avait promis de remplacer le système actuel majoritaire uninominal par le scrutin proportionnel plurinominal, un système largement répandu et beaucoup plus démocratique dans la mesure où il est le reflet de la diversité des opinions des citoyens. Mais notre PM n’a pas tenu sa promesse.

 Son argument : la ministre des Institutions démocratiques, Karina Gould, déclarait en février 2017 : «Ce que nous avons trouvé, d’après des centaines de milliers de Canadiens qui ont participé à nos consultations, c’est qu’il n’y a pas de consensus sur la façon de changer le système».

Serait-ce un mensonge? Oui, si l’on en croit un député du NPD, Alexandre Boulerice, selon qui les consultations auraient permis au contraire de dégager un consensus en faveur de ce mode de scrutin proportionnel : «Les gens veulent un système où chaque vote compte. Les gens étaient favorables à un système proportionnel. Dire que ce n’est pas le cas est un mensonge», a-t-il déclaré.

Et il n’est pas le seul à le dire, selon le président de la firme de sondage EKOS, Frank Graves, la grande majorité des Canadiens est en faveur du scrutin plurinominal.

En fait, le PM ne veut pas de cette réforme parce qu’elle ne présente pas d’avantages pour lui.  Selon le député du NPD, Trudeau «  ne voit plus la nécessité de changer un système électoral qui les a avantagés ».

  1. La lutte contre le réchauffement climatique FAUSSE PROMESSE! Des mots, encore des mots, toujours des mots ! Ainsi en avril 2018, pour soigner son image, il déclare dans son discours à l’Assemblée nationale française: « Nos deux pays sont unis dans leur ambition de lutter contre les changements climatiques, tout en faisant croître nos économies de façon durable»  ou encore «  Chers amis, nous ne pouvons pas nier le réchauffement planétaire. Nous ne pouvons pas ignorer les inégalités dans nos sociétés. Mais nous ne pouvons pas non plus nous résigner. Nous ne pouvons pas nous permettre d’accepter le monde tel qu’il est ».

Et pourtant, il se résigne! On ne peut pas dire à l’heure actuelle qu’il ait fait beaucoup pour protéger l’environnement, bien au contraire : il tient à appuyer l’exploitation des sables bitumineux en Alberta à travers l’achat de pipeline.   

Toutefois, il est satisfait de ce qu’il a accompli, c’est-à-dire rien . Il déclarait à l’Assemblée nationale française en avril 2018  : « Mon gouvernement a travaillé avec les provinces, les territoires et les peuples autochtones afin de doter pour la première fois le Canada d’un Cadre national sur la croissance propre et les changements climatiques »..

Et dans cette déclaration, il glisse un autre mensonge : sa collaboration avec les premiers ministres des provinces. En vérité,  il prend des décisions sans consultation préalable, entre autres il a décidé d’un prix plancher sur le carbone pour les provinces qui n’en ont pas.

Conclusion Pour Trudeau l’important n’est pas de tenir ses promesses,  mais bien de lancer des promesses, de manipuler les électeurs avec des mots. C’est bien la seule chose qu’il maitrise.

Il y a bien d’autres promesses qu’il n’a pas tenues, parmi lesquelles la cause autochtone et une autre promesse phare, celle d’envoyer des soldats dans les opérations de paix de l’ONU. Il invoque des raisons financières et les risques qu’il ferait encourir aux Casques bleus.

S’il n’est pas un grand premier ministre, il a tout au moins réussi à être un grand acteur, il a une parfaite maitrise de la mise en scène – ce n’est pas donné à tout le monde-  et il a l’art de  nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Mais on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. Le temps de la mise en scène, des « selfies », des promesses, des poses pour la photo, des chaussettes qui attirent le regard, ce temps-là est révolu et nombreux sont les électeurs qui se mordent les doigts de s’être laissés prendre à son jeu. Justin Trudeau  ne suscite plus l’admiration des électeurs.

Et s’il espère que d’autres chefs d’état lui emboiteront le pas et légaliseront le cannabis, il risque fort d’être déçu. D’ailleurs, la Russie a déjà réagi et rend Trudeau responsable d’avoir créé «le plus grand marché de drogues du monde». Et Poutine ne croit pas si bien dire !

© Dora Marrache pour Europe Israël

 

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  • 4 thoughts on “Les Promesses de Trudeau : Autant en emporte le vent

    1. Robert Davis

      Donc tout ce que petit trudeau de m. a été foutu de faire à ce jour est de rendre les canadiens malades grâce au cannabis dont il a obtenu qu’il soit diffusé dans son pays légalement!!! Quel haut fait d’arme! Voila le genre de choses que « réussissent » les gauchistes bons à rien!

    2. Malcolm Ode

      La pègre libéral de juste un trou d’eau vient de faire main basse sur le marché du canabis d’un océan à l’autre… Va-t-on assister à une guerre des gang?

      Peu probable puisque ce sont les mêmes qui tiennent le marché noir!

    3. c.i.a.

      Remarquez, c`est quand même, très habile de sa part, puisque TOUT LE MONDE « GELER « … grâce à l`inconscience collective engendré, il pourrait gagner les élections.
      Malgré qu`il a gagner les dernières ,dont les électeurs était très conscients, ils n`ont pas eu besoins de substances illicites ,POUR VOTER CET IMBÉCILE! DE TROU D`EAU!!! …MISÈRE.

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