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Choquant comparatif entre la situation des écoles chez les Palestiniens et en Tunisie


Choquant comparatif entre la situation des écoles chez les Palestiniens et en Tunisie

Absence d’eau potable, d’électricité, de chauffage, de transport et manque de salles et de mobiliers scolaires pour recevoir les élèves; telle est la réalité dans bon nombre d’écoles en Tunisie. Par contre dans les Territoires palestiniens, les jeunes élèves  étudient dans des milieux inspirants et dynamiques. Les Palestiniens disposent  des locaux tout beau, tout neuf et avec des nouvelles technologies,l’utilisation de supports digitaux et des écoles sponsorisées par la communauté internationale et aussi le secteur privé palestinien.

Dans la poursuite d’un plan sans précédent permettant de rénover, de construire et d’agrandir les écoles dans les Territoires palestiniens, un montant de plus de 43 millions de dollars a été investi dans les Territoires palestiniens dans les cinq dernières années. Cette enveloppe  financière découle de l’investissement de L’Union européenne pour des projets de construction et d’agrandissement d’écoles palestiniens.

Depuis 2016, plus de 12 millions de dollars ont été investis dans les infrastructures scolaires des Territoires pour l’ajout d’espace, le maintien des bâtiments et le maintien des écoles. Rappelons que plusieurs  projets de construction et d’agrandissement d’écoles sont financés par la Commission européenne dans le cadre d’une programme totalisant près de 55 millions de dollars jusqu’à 2025.

La digitalisation transforme les écoles palestiniennes 

La mutation numérique des écoles constitue aujourd’hui, l’un des l’un des enjeux stratégiques pour les Palestiniens. Cette incroyable révolution se fait alors que les pays magrébins sont très en retard par rapport aux Palestiniens. Elle est actuellement en train de bouleverser le système éducatif palestinien.

L’Autorité palestinienne a inverti  déjà 24 millions de dollars pour la numérisation des écoles et l’introduction de l’Internet dans toutes les écoles dans le cadre du Projet de modernisation des écoles.

Les Palestiniens ont commencé  à étendre le programme de numérisation à toutes les écoles palestiniennes de Cisjordanie et de la bande de Gaza avec  la distribution de plus de 10 000 tablettes dans le cadre  d’un programme spécial en coopération avec des partenaires privés comme la Société palestinienne de systèmes d’information « Peta » .

Le secteur privé palestinien a dû investir des sommes importantes pour offrir gratuitement les tablettes aux enfants palestiniens. Contrairement aux autres pays arabes, l’école palestinienne est au cœur de l’engagement des entreprises privées pour « la numérisation des écoles ».

Le Ministre palestinien de l’éducation et de l’enseignement supérieur, Sabri Sidem, a dit que son ministère veille à renforcer son partenariat avec tous les partisans du processus éducatif, en particulier la National Beverage Company, conformément à ses orientations stratégiques et à ses projets au service du programme de numérisation de l’enseignement public et à la mise au point d’outils d’enseignement technique avancés destinés aux classes.

Les Palestiniens sont les seuls dans la region arabe qui ont saisi  l’importance d’établir un partenariat avec le secteur privé et sa durabilité afin de servir le processus d’éducation et la formation des générations futures en utilisant les dernières technologies en matière de programmes et d’applications éducatifs.

La transformation numérique dans les écoles palestiniennes  a rassemblé  tous les acteurs du numérique et à leur tête, l’État, pour coordonner la transition en mettant plusieurs services à la disposition des enseignants  et des élèves.

Le numérique a permis d’accompagner rapidement écoles, collèges et lycées palestiniens afin de tester de nouvelles formes d’enseignement et mettre l’apprenant au cœur du processus digital.

L’école numérique  chez les Palestiniens a permis l’entrée en force des outils numériques dans les salles de classe : connexion à internet et installation des équipements en informatique tels que, Vidéo-projecteurs, rétro-projecteurs, ordinateurs portables, tableaux numériques, et tablettes.

L’apprentissage par le biais des technologies éducatives dans l’école secondaire de Al Bireh, région de Ramallah

A côté de cela, de nouvelles méthodes d’enseignement basées sur les nouvelles technologies, ont fait leur apparition et ont contribué à révolutionner l’enseignement à distance chez les Palestiniens.

Les MOOC, cours libres d’accès, enregistrés et diffusés sur Internet ont révolutionné les méthodes pédagogiques.     Ils ont été rendus accessibles grâce aux plateformes digitales. Dans ce contexte, le numérique a un avantage : celui d’inciter l’ensemble de ses acteurs à se surpasser pour accéder à un rythme de vie scolaire flexible, souple et pratique.

Ouverture des écoles intelligentes électroniques chez les Palestiniens

L’Autorité palestinienne avait investi, par exemple, 152 millions de shekels  pour  construite à la ville de Al Bireh une  nouvelle école  secondaire  intelligente  qui peut accueillir près de 600 élèves et répondre à la croissance anticipée de l’effectif scolaire palestinien :  tableaux numériques, store automatiques, matériels informatiques; l’essentiel est fait pour permettre à tous les enfants palestiniens de retrouver un lieu d’éducation moderne et idéal.

Cette nouvelle école, qui est le fruit d’un partenariat entre les Palestiniens et les Européens, est la première école intelligente électronique à Al-Bireh. Cette école propose l’utilisation de la tablette en classe. Les élèves palestiniens ont troqué cahiers et crayons pour la tablette et le stylet.

La numérisation des écoles se fait dans le cadre de la stratégie nationale palestinienne pour mettre à la disposition des écoles les outils informatiques nécessaires permettant aux élèves de se doter de tablettes gratuitement.C’est pourquoi des concours sont organisées  entre les différents écoles pour encourager  cette révolution numérique. Chaque année une école palestinienne est  élue comme une leader de la digitalisation.

Le digital ne cesse de marquer une évolution progressive qui met l’innovation digitale au service de l’apprenant et l’apprentissage dans l’objectif de réinventer l’école palestinienne de demain

Le « Plan numérique de l’éducation nationale palestinienne » accompagne et accélère la transition digitale de l’enseignement et de l’apprentissage. Dès lors, est enclenché, le processus « l’Ecole Numérique ». Administrations et entreprises  privées se sont joints pour coordonner leurs efforts et œuvrer ensemble au développement de nouvelles solutions liées à l’apprentissage, afin de faciliter cette intégration qui va à grand pas.

Les écoles palestiniennes offrent des cours interactives via l’utilisation de supports digitaux. Ces cours peuvent prendre la forme de classes virtuelles ou d’exercices d’auto-évaluation, tout en participant à la familiarisation des enseignants avec ces outils.

Les Palestiniens sont déjà leaders arabes de l’économie des données, incluant le Big Data .Ils sont aussi les leaders dans la cyber sécurité arabe en 2018.

L’école publique palestinienne fournit gratuitement un iPad à chaque élève palestinien.

La digitalisation de l’enseignement a permis de familiariser les écoliers palestiniens à cette nouvelle réalité.

Ici chaque élève est entièrement responsable de sa tablette. L’introduction de ces écrans dans la salle de classe est révolution technologique pour les écoles palestiniennes. L’utilisation de la tablette est également très encadrée, puisque les enfants n’ont pas accès à Facebook et ils n’ont même pas accès au App Store selon la direction de l’école. La tablette  permet aussi aux enseignants palestiniens d’envoyer des documents à chacun enfant, selon son niveau.

En classe, les résultats sont étonnants. Depuis l’introduction de la tablette, la directrice de l’école  élémentaire Al-Andalus au sud de Hébron constate que le taux d’absentéisme a baissé de moitié. Les tabelles aident surtout aux élèves en difficulté. Pour la motivation, il y  a une très grande différence. Et pour l’organisation aussi. Les élèves ne perdent pas de feuilles, tout est classé.

Imaginez un instant, des écoles où il n’y a plus de livres papiers. Avec l’ouverture des écoles intelligentes électroniques chez les Palestiniens, loin de là l’idée de vouloir supprimer celui-ci, mais pour les budgets à revenus faibles, le « livre numérique » réduirait les coûts d’acquisition des ouvrages scolaires.

En classe, l‘enseignant  peut alors projeter les pages du livre ou d’un manuel directement sur un tableau blanc. En numérisant les supports de cours, les écoles  palestiniennes rendent ceux-ci disponibles à tout moment, sur une plateforme digitale et ils allègent en même temps, le cartable de l’élève.

De même, l’accompagnement personnalisé de l’élève, à distance, après une évaluation préalable de ce dernier par un « quizz on-line »,  permet à l‘enseignant  palestinien de se focaliser sur les faiblesses et lacunes de ce denier pour pouvoir le soutenir, dans ses révisions. C’est aussi pour l’enseignant, l’opportunité d’axer son cours uniquement sur la ou les partie(s) la ou les moins assimilée(s) par l’élève.

En outre, l’accès aux mobiles et tablettes permet d’ouvrir l’établissement aux familles pour, d’une part communiquer régulièrement avec l’école. D’autre part, faciliter le travail des enseignants palestiniens pour diffuser en temps réel les contenus les mieux adaptés et organiser la vie scolaire, dans son ensemble. Les cours sont alors enseignées en classe mais aussi sur support digital pour compléter la formation grâce à des textes ou vidéos en ligne, préalablement consultés, par les élèves absents.

Grâce au digital, il ne va pas sans dire que les possibilités sont énormes. La digitalisation contribue – de manière générale, à faciliter et à réinventer la communication entre les acteurs de l’apprentissage en premier lieu, entre professeurs et élèves, puis entre parents et administration de l’école.

Pour la gestion de classe, ça aide beaucoup.

Parce que grâce au digital, le temps et la charge de travail des enseignants  palestiniens s’en trouvent considérablement réduits ainsi que les coûts de gestion et de fonctionnement des établissements scolaires. Les enseignants peuvent se consacrer davantage à l’apprenant tout en répondant à un objectif : celui du respect du programme scolaire délivré par le Ministère de l’Education palestinien  tout en maintenant leur liberté pédagogique.

Parce qu’à l’heure où Internet et les réseaux sociaux investissent notre quotidien, l’intégration du numérique au sein des écoles, représente un véritable gain de temps.

Les nouvelles pratiques et ressources offertes par l’école numérique palestinien   sont aussi variés. Tout d’abord, pour les administrateurs des écoles en simplifiant l’ensemble des process pour une gestion optimale et une rentabilité prouvée : le digital permet de gérer et contrôler une école 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 – quel que soit la localité géographique et d’obtenir des informations en temps réel. La communication est fluide et l’information est accessible sans avoir recours à ses collaborateurs.

Parce que, pour les enseignants comme pour les élèves palestiniens, on parle de vouloir mieux concilier les rythmes de travail de chacun, libérer du temps, offrir des contenus personnalisés et favoriser le travail collaboratif entre élèves, puis entre élèves et professeurs, pour faire de l’élève un acteur de son apprentissage.

Une fois l’exercice de mathématiques terminé, l’enseignent passe à l’arabe. La transition d’une matière à l’autre est donc rapide. Deux clics sur la tablette, et les élèves se remettent au travail.  Il n’y a pas de perte de temps. Les élèves ne perdent plus de temps à chercher leurs feuilles. Quand la classe est finie, les élèves rentrent à la maison avec leur iPad pour terminer leurs devoirs.

Les parents peuvent aussi voir tout ce qui se passe en classe, pour savoir ce que les enfants font en classe. Selon la directrice de l’école élémentaire Al-Andalus au sud de Hébron, la tablette a permis d’établir une meilleure communication entre l’école et les parents. La tablette est également une source d’économies, car les parents n’ont pas eu à acheter autant de fournitures scolaires chaque année.

En avril 2018, la Turquie a fait un don de 400 tablettes pour des étudiantes palestiniennes. En septembre 2018, la Turquie a fait un second don en distribuant 300 tablettes à des élevés palestiniens à Jérusalem. Des entreprises privées comme Coca Cola ont participé aussi aux efforts de numérisation des écoles palestiniennes.

En octobre 2017, le ministère  palestinien de l’Education et l’Ambassade de Chine ont signé  un accord de coopération pour soutenir le programme de numérisation de l’éducation chez les palestiniens.

Chez les Palestiniens la révolution numérique intègre l’aspect pédagogique. La révolution numérique est enclenchée dans les écoles palestiniennes.

Les Palestiniens peuvent même se permette de construire des salles de théâtres dans les écoles primaires, comme celle ouverte en septembre 2018 à Al Bireh. De plus, les quelque 600 élèves palestiniens qui fréquentent cette école ont leurs propres locaux dédiés à la lecture, en plus de la grande salle multifonctionnelle.

Dans le cadre des projets européens, il est prévu aussi de construire une salle d’enseignement de musique visant à épanouir les enfants palestiniens. Un montant de 4 M$ est réservé permettra d’augmenter la capacité d’accueil de l’école secondaire de filles de Beit Sahour.

En 2016, une nouvelle école a été ouverte à Jénine  fiancée par l’Agence des États-Unis pour le développement international (ou USAID).

Un nouvel  montant de 6 millions de dollars sera disponible en 2019 pour les établissements scolaires de la région de Jénine en Cisjordanie. Cette enveloppe permettra de soumettre dès maintenant au Ministère palestinien de l’éducation  les projets de rénovation des infrastructures scolaires qu’elles entendent réaliser au cours de l’année scolaire 2019‑2010, soit pendant la saison des travaux de l’été 2020. Par ailleurs, pour leur permettre de mieux planifier les travaux et d’en amorcer la préparation dans les meilleurs délais, les montants disponibles par la commission européenne  sont annoncés plus tôt encore cette année.

En plus de ces investissements, l’Autorité palestinienne continue également d’accélérer les processus pour permettre aux établissements scolaires de mieux planifier les travaux et d’en amorcer la préparation dans les meilleurs délais.

Des projets annoncés  permettront à de nombreux jeunes élèves palestiniens d’étudier dans des milieux inspirants et dynamiques. L’agrandissement de l’école secondaire de la ville de Bethléem, la seule école secondaire publique du quartier, compte parmi les projets retenus. Les jeunes palestiniens  pourront ainsi compter sur un nouvel environnement éducatif moderne qui mise sur la réussite.

Les meilleurs niveaux scolaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord 

L’Autorité palestinienne accorde énormément d’importance à l’état de ses infrastructures scolaires et c’est la raison pour laquelle elle annonce des investissements sans précédent pour rénover, agrandir et construire des écoles. Il est reconnu que des écoles plus attrayantes et stimulantes favorisent directement la réussite éducative des élèves et l’amélioration du quotidien du personnel qui y travaille.

Les écoles palestiniennes ont atteint les meilleurs niveaux scolaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord dans le cadre d’une évaluation complète des initiatives d’écoles internationales soutenues et soutenues par le British Council.

Il convient de noter que 118 écoles palestiniennes ont reçu le prix de l’école internationale parrainée par le British Council. Ce prix vise à fournir aux enseignants des compétences avancées dans le domaine de la communication et des moyens d’évaluation et d’enseignement fondés sur la recherche et d’autres. La Palestine est l’un des premiers pays arabes participant à ce programme. Le personnel éducatif palestinien  est le mieux encadré dans le monde arabe.

La force des performances des acteurs pédagogiques palestiniens sont cités comme exemple dans le monde arabe.

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a informatisé  depuis une semaine les examens pratiques  pour garantir la transparence, l’équité et la rapidité des procédures, conformément à sa vision et à ses orientations pour le développement du secteur de l’enseignement professionnel et technique en Palestine.

Les pays maghrébins  ont tout intérêt à prendre le tournant décisif du numérique comme les Palestiniens et interagir avec les acteurs de son environnement pour intégrer rapidement les évolutions digitales en cours et adhérer à la société du savoir.

En Tunisie, les infrastructures scolaires sont délabrées et tombent en ruines

Au moment où l’enseignement national palestinien est en quête de renouveau, le système de l’éducation s’est effondré en Tunisie, en particulier les zones rurales reculées qui souffrent d’un manque d’infrastructure. Une réalité souvent difficile à croire dans ce pays qui soutient aveuglement les Palestiniens.

La Tunisie est incapable aujourd’hui d’offrir une école de qualité pour tous.

Dans la région de Kasserine à l’école élémentaire Hassi Al-Farid (à 40 km de  la ville), l’école primaire de « Safaya » est dans une situation catastrophique, notamment à cause de l’absence de fenêtres et de portes, ce qui entraînait l’entré  de la pluie dans les salles de classe ce qui affecte les étudiants et le processus éducatif.

La cour d’école se transforme souvent en boue après que l’eau de pluie se soit mélangée au sol, empêchant les élèves d’atteindre leurs salles de classe. Mais ce qui est le plus inquiétant, c’est l’absence de mur extérieur qui protège les élèves des sangliers et autres animaux sauvages.

La plupart des élèves arrivent à l’école à pied, parcourant cinq à sept kilomètres tous les jours, aller et retour…pour se rendre en classe, épuisés et souffrant davantage lorsque les pluies. Cet éloignement, c’est le quotidien pour de nombreux élèves de la région. Sur le chemin, les dangers sont nombreux pour ces jeunes enfants souvent amenés à se déplacer seuls.

Les services de transport scolaire si elles existent en Tunisie, l’élève a encore beaucoup de mal à atteindre l’école. Les enfants sont transportés comme les bétails.

 

La façade d’une école tunisienne qui l’air déplorable

 

Pas d’eau et propagation des maladies dans les écoles tunisiennes 

De nombreuses écoles en Tunisie se plaignent de l’absence  d’eau potable. Près de 300 de ces écoles sont situées, la majorité d’entre elles sont situées dans des zones rurales, montagneuses et isolées. La majorité des écoles du nord-ouest et du sud de la Tunisie, telles que le gouvernorat de Gafsa, qui comprend 102 écoles rurales, ne disposent pas de d’eau potable.

Apporter de l’eau potable à ces écoles, compter sur des charrettes tirées par des ânes  pour transporter l’eau dans des réservoirs en fer et les placer dans d’autres récipients en plastique, en l’absence de conditions sanitaires adéquates.

L’école élémentaire Hassi Al-Farid par exemple  ne dispose pas d’eau potable comme l’école primaire de la municipalité de Sabala, dans la région  de Sidi Bouzid. Les habitants ont condamné le manque d’eau potable en particulier dans les écoles dans plusieurs zones rurales, et ont exprimé leur crainte de la propagation de maladies infectieuses parmi les élèves.

Les parents des élèves de l’école primaire Oulad Baraka Fossana à Kasserine, centre du pays, ont organisé une manifestation contre la détérioration de la situation et la propagation des maladies, après l’enregistrement de quatre cas de l’hépatite C, en plus d’autres cas enregistrées précédemment à cause de la présence d’excréments humains dans un puits situé dans l’école et l’absence de réseaux d’égouts.

Pas de toilettes dans les écoles tunisiennes

L’insalubrité des écoles en Tunisie entraine chaque année  la détérioration de l’état de santé des élèves et affecte l’hygiène personnelle des enfants. C’est pourquoi des maladies comme la gale ou la tuberculose se propagent, surtout dans le centre du pays.  Des écoles en Tunisie, comme celles dans la region de Kairouan,  sont en mauvais état et ne répondent pas aux normes sanitaires de base.

Plusieurs écoles en Tunisie et des institutions éducatives dans les régions éloignes  n’ont de toilettes où elles ne fonctionnent pas. Les étudiants et les enseignants doivent faire leurs besoins dans les champs.

Des élèves, surtout dans les régions marginalisées comme Tala et d’Ain Darham, dans le nord-ouest de la Tunisie, Kasserine et Sidi Bouzid dans le centre-ouest du pays, n’ont pas cantine à l’école. Ces enfants vivent loin de l’école et ne peuvent pas rentrer chez eux pour le déjeuner.

Mais le plus grave est que certaines écoles comme celle de  l’école « Mu’tamdiyyah » dans la région de Ain Dharam, qui date de 1905, risque de tomber sur les élevés. Récemment, elles ont été immédiatement évacuées en raison des dangers auxquels elles sont exposées, car le bâtiment est menacé de s’effondrer.

Pas d’infrastructures dignes de ce nom pour enseigner les élevés en Tunisie 

Ces zones reculées souffrent de graves carences: la pauvreté, conditions climatiques et  détérioration des infrastructures entraînent des conditions catastrophiques dans plusieurs écoles tunisiennes.

Cette situation concerne aussi certains établissement dans la capitale Tunis.

Les enseignants  aussi exercent leur travail dans des conditions difficiles. Les élèves ne disposent pas non plus du matériel nécessaire pour étudier convenablement. Ils  n’ont pas accès aux moyens modernes d’enseignement comme chez les Palestiniens.

Ces conditions de scolarisation particulièrement rudimentaires concernent de nombreux enfants dans les gouvernorats du centre-ouest de la Tunisie. A Kasserine et Kairouan, ils seraient respectivement 11,5% et 10,6% à être privés d’éducation. (Rapport Analyse de la Pauvreté Infantile, UNICEF)

En plus il n’y a aucune infrastructure digne de ce nom pour héberger un enseignant dans les écoles isolés de Tunisie.

Le calvaire des enseignants en Tunisie

Exercer le métier d’institutrice dans le monde rural en Tunisie est une entreprise bien risquée. Des femmes habitent dans une chambre à l’école, sans eau, ni électricité, ni toilettes.

Jamila, 35 ans, est une institutrice dans le rural depuis six ans. Elle a enseigné dans plusieurs écoles primaires, et  au milieu de douars et de patelins perdus, à des dizaines de kilomètres des centres urbains à Jendouba.

Loin de ses parents, elle habite sur place, en colocation avec une autre institutrice. La chambre où les deux demoiselles  séjournent manquent de tout. Ni eau courante ni électricité, même les WC se trouvaient à l’extérieur, et il était impossible pour elles de s’aventurer la nuit pour s’y rendre.

Une fois par semaine, le mercredi, jour du souk, les deux enseignantes chargeaient les gens du douar le plus proche de leur acheter les vivres. Chaque soir elles mijotent leur repas dans un coin de la chambre aménagé en cuisine. Elles boivent de l’eau emporté dans des bidons plastiques à une dizaine de kilomètres. Une fois par mois et pendant les vacances, elles parcourent la quinzaine de km de piste à pied, traversant collines et oueds, pour se rendre au village le plus proche pour faire des courses. De là, elles empruntent un transport de fortune, «souvent une camionnette qui transportait aussi du bétail, pour se rendre à un village Qalat -As-Sanan puis prendre un autre moyen de transport pour aller à la ville de Kasserine, dans l’ouest du pays.

La vétusté des infrastructures, la situation lamentables des élevés et le système éducatif défaillant, n’inquiètent pas les organisations de la société civile tunisienne, qui concentrent leur énergie sur la cause palestinienne.

Au Maroc aussi la situation des écoles seraient catastrophique, notamment au niveau de la salubrité et l’hygiène. Les conditions des services scolaires sont inadéquates, des écoles marocaines sont sans sièges ni de professeurs et elles manquent aussi d’eau potable (1).

Observerez ici la propreté et l’état neuf des toilettes dans une école palestinienne de Al Bireh, par rapport à celles en Tunisie.

L’importance de soutenir le financement local de l’éducation chez les Palestiniens 

L’éducation est un service public national chez les palestiniens, dont l’organisation et le fonctionnement sont assurés par l’Autorité palestinienne , sous réserve des compétences attribuées aux municipalités  pour les associer au développement de ce service public.

Depuis 2010, l’Autorité palestinienne a engagé une opération de décentralisation des compétences qui renforce le poids des  municipalités. Toutes les villes palestiniennes participent au fonctionnement de l’éducation nationale.

Les Palestiniens ont crée en 2010  la taxe sur la connaissance  pour soutenir les efforts de la part des  municipalités pour répondre aux  besoins des écoles et faire tout ce qui est en leur pouvoir pour améliorer l’environnement scolaire et le rendre attractif.  Les municipalités palestiniennes continuent de soutenir les projets de numérisation et d’apprentissage intelligent en fournissant par exemple  des nouveaux panneaux intelligents, des moniteurs LCD et des  ordinateurs portables.

La taxe sur la connaissance permet d’acheter des terres pour que le ministère de l’éducation construit des écoles ou elle peut être partagée à parts égales entre un donateur privée  et le ministère.

Chaque municipalité  a la charge des écoles publiques établies sur son territoire. Elle est propriétaire des locaux et en assure la construction, la reconstruction, l’extension et les grosses réparations. Elle gère les crédits d’équipement, de fonctionnement et d’entretien des écoles. Elle peut organiser des activités éducatives, sportives et culturelles complémentaires au sein de l’école.

La municipalité de Bethléem, par exemple, a lancé  avec la direction de l’éducation le projet de numérisation dans la ville de Bethléem grâce à un fond special de la taxe sur la connaissance.  Dans le cadre de ce projet, le comité de la taxe sur la connaissance de la ville a financé l’achat de 701  tablettes  pour un coût total de 750 milliers de shekels destinés aux cinquième et sixième années du primaire.

Les Tunisiens feraient mieux d’apprendre des Palestiniens 

L’Autorité palestinienne joue un rôle important dans la conduite de la stratégie de rénovation et la  digitalisation de l’école palestinienne. Les tunisiens ont tout intérêt à prendre l’exemple palestinien.

La Tunisie n’aucune vision stratégique pour reconstruire ses infrastructures scolaires et garantir  l’équité et l’égalité des chances pour ses enfants. Ce pays magrébin est incapable de promouvoir une éducation de qualité ou d’offrir une école propre.

L’école tunisienne présente des déficits de rendement pesant sur les capacités de ses écoliers à s’approprier le savoir et à l’appliquer. On cite parmi eux : la faiblesse des performances des acteurs pédagogiques et un accès limité à l’apprentissage par le biais des technologies éducatives.

Pourtant chez les Palestiniens, la révolution numérique est enclenchée.

La digitalisation de l’école palestinienne s’est appuyé  sur des entreprises locales qui ont l’habitude d’accompagner les organisations dans leur transition et qui ont l’expérience dans la conduite du changement.

Les Palestiniens ont revu et mis à niveau l’architecture technique des établissements dans le but de les rendre compatibles avec l’usage de la plateforme digitale.

Ils ont ensuite traité la structure de la gestion documentaire dans son intégralité : des questions importantes ont été anticipées, telles que le stockage, l’archivage mais aussi concernant la gestion du patrimoine documentaire de l’école, de l’enseignant et de l’élève tout au long de sa scolarité. Ils ont aussi anticipée  la question relative aux administrateurs et gestionnaires de la plateforme.

Les écoles palestiniennes se sont s’entourées de partenaires capables de les accompagner pas à pas, pour conduire ce changement, mettre en œuvre les infrastructures et les outils, gérer le déploiement de la plateforme et de sa mise en service, mais aussi en assurer la disponibilité, les mises à jour ou encore le contrôle.

Les projets de transformation sont porté, en tout premier lieu par les chefs des établissements palestiniens , en personnes : c’est eux qui se sont assuré  que cette nouvelle utilisation est à la portée de tous les enseignants, parents d’élèves, administrateurs, gestionnaires de la plateforme afin qu’elle soit utilisée par le plus grand nombre et que le projet soit une réussite.

La formation des enseignants palestiniens, était aussi la clé de succès dans la transition numérique. Digital oblige…les autorités palestiniennes  proposent une formation et supports aux enseignants à travers différents dispositifs digitaux comme du e-learning (Tutoriels on-line, vidéos, etc.), puis ils organisent des rencontres entre enseignants, en présence des experts informatiques, afin de faciliter la maîtrise des applications digitales, car si le numérique révolutionne la façon d’enseigner, il faut préciser que ce sont les enseignants qui sont la clé du succès de cette transition pour inventer l’école de demain.

Les Palestiniens ont crée une entité  The Palestinian Information Technology Association of Companies qui veille sur les mécanismes pour protéger l’importante production de données générée par les établissements, les enseignants et les élèves. Elle fait une analyse des usages et d’actions concrètes qui doivent être mises en œuvre pour assurer la sécurisation des infrastructures, postes de travail, tablettes, serveurs et réseaux informatiques, en plus elle  veille à protéger les élèves des comportements et contenus malveillants.

Aujourd’hui, l’accueil réservé par les chefs d’établissement scolaires de l’enseignement, à toutes ces nouvelles technologies a été plutôt positif et les Palestiniens s’en réjouissent.

Alors que les Palestiniens vivent cette transition à l’école numérique, en Tunisie dès lors, il est important de le préciser : chaque retard pris dans le virage du digital, risque de mener les retardataires à une double pénalisation : la première pourrait toucher, en premier lieu les élèves tunisiens, qui n’auront pas été formés à temps, à l’utilisation de l’outil numérique. Ce qui risque de causer des résultats désastreux sur le plan humain et social, sans compter une croissance économique nauséabonde à moyen long terme.

En second lieu, les établissements scolaires public en Tunisie seront  amené à céder leur place à des concurrents beaucoup plus ambitieux et compétitifs car plus à l’afflux des innovations et des changements en matière pédagogique.

Les  responsables tunisiens qui n’auront pas pris en considération, l’ampleur de leurs retards dans l’accès à l’économie du savoir, auront du mal pour rattraper le déficit et retard cumulés dans le secteur de l’enseignement qui seront extrêmement difficiles à endiguer, particulièrement dans  le secteur comme celui du numérique.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël

(1) Selon une étude récente des Nations Unies, une école primaire sur quatre dans le monde ne fournit pas d’eau potable à ses élèves et environ 900 millions d’écoliers ne disposent pas d’installations de lavage des mains dans leurs écoles.

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Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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