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Une kamikaze adepte de l’idéologie palestinienne, s’est fait exploser en Tunisie


Une kamikaze adepte de l’idéologie palestinienne, s’est fait exploser en Tunisie

Dans une attaque semblable aux attaques menées par des femmes terroristes palestiniennes contre des Israéliens, une femme s’est fait exploser à proximité de policiers, le lundi 29 octobre  sur  l’une des principales artères de la capitale tunisienne. Il y a au moins neuf blessés, dont huit membres des forces de l’ordre, selon un premier bilan

Une forte explosion avait été entendue vers 14h00 dans le centre-ville. Des témoins ont immédiatement affirmé qu’une femme s’était fait exploser. Plusieurs ambulances et d’importants renforts de police sont arrivés sur les lieux et le secteur a été immédiatement bouclé. De nombreuses boutiques de l’avenue commerçante ont rapidement baissé leurs rideaux, dans une atmosphère chaotique.

Il s’agit du premier attentat à secouer ce pays depuis le 24 novembre 2015. Une attaque suicide, commise là aussi en plein centre-ville contre un bus de la garde présidentielle, avait alors tué 12 agents.

Il faut ici rappeler que la majorité  des médias et des elites en Tunisie- même les laïques- soutiennent les kamikazes femmes palestiniennes qui sont considérées comme « des glorieuses martyrs de la résistance palestinienne. »

Dalal Mughrabi, une kamikaze du Fatah dans les années 1970, était impliquée dans le massacre  «de la route côtière» survenu le 11 mars 1978. Sur la route menant de Tel Aviv à Haïfa, en compagnie de douze autres militants du Fatah, elle avait participé à une attaque armée ayant coûté la vie à 38 civils dont 13 enfants israéliens.

De nombreux Tunisiens la considèrent, cette kamikaze criminelle, encore aujourd’hui comme une martyre de la libération de la Palestine.

Dalal Mughrabi en 1978

Les Palestiniens ont depuis longtemps intégré les femmes aux actions violentes. Au Proche-Orient, les « shahidas » (« martyres »), sont un phénomène  crée par les terroristes palestiniens. La première femme kamikaze palestinienne déclenche sa ceinture d’explosifs à Jérusalem en août 1995, et tue six personnes.

Au sein des milieux terroristes palestiniens, la participation des femmes aux opérations suicides est encouragée.

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Les attentats terroristes accomplis par des femmes sont une technique palestinienne. 

Les organisations terroristes palestiniennes ont le plus souvent utilisé cette tactique. Sur 362 attentats suicide commis par les palestiniens au cours des 25 dernières années et responsables de centaines de morts en Israël, 38 ont été réalisés par des femmes, souvent âgées de moins de 25 ans.

Cette pratique n’est guère utilisée exclusivement  par les mouvements religieux comme le Hamas ou le Djihad islamique.  Dans  presque de la moitié des cas, l’auteure de l’attentat était laïque.

De la même façon, le Fatah et le FPLP  palestiniens ont depuis longtemps intégré les femmes aux actions violentes.

Dalal Mughrabi, militante du Fatah ayant participé au massacre de 38 Israéliens en 1978 n’appartenait pas à un mouvement islamiste, mais à un parti laïc palestinien. Cette palestinienne terroriste  était impliquée dans une attaque en 1978 près de Tel Aviv. Deux heures avant de mourir, la jeune femme  expliquait vouloir « mourir en tuant des Israéliens, mourir pour [son] pays ».

Dans la plupart des cas, comme les hommes, les femmes sont motivées par des désirs de sacrifice.  La force de frappe la plus spectaculaire et la plus meurtrière étant le corps enserré d’explosifs, elles font, comme les hommes, le choix du suicide.

En 2006, l’émotion est grande lorsqu’une grand-mère palestinienne se tue près de soldats israéliens. Laissant neuf enfants et 41 petits enfants, elle a expliqué dans une vidéo filmée avant sa mort « se sacrifier pour Dieu et pour son pays ». Deux de ses fils avaient été tués quelques temps auparavant. Lors de ses funérailles, une adolescente commentait ainsi son geste : « Nous allons tous mourir, les femmes, les enfants, les hommes. »

La professeure et auteure Mia Bloom, du Centre international d’étude du terrorisme de l’université Penn State, estime que le nombre de femmes recrutées pour des opérations suicides allaient augmenter, notamment parce que celles-ci sont discrètes :

« Les femmes sont recrutées pour attaquer d’autres civils puisqu’elles se fondent mieux parmi eux. (…) Un soldat américain m’a dit qu’ils ne doivent pas les regarder dans les yeux, même s’ils ne les fouillent pas. Certains groupes ont utilisé des femmes précisément pour cette raison. »

Le 27 janvier 2002, Waffa Edris (considérée à tort par certaines sources comme la première Palestinienne à s’être fait exploser) se tue en plein Jérusalem. Une personne est tuée, des dizaines d’autres sont blessées. La mort de cette militante du Fatah, dont la branche armée les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa revendique l’attentat, a été saluée dans la presse tunisienne.

Les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa sont l’une des milices armées qui utilisent le plus des femmes pour commettre des attaques suicides. L’organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes du Canada, des États-Unis et de l’Union européenne ainsi que par l’État d’Israël.

Le 10 juillet 2006, l’agence Reuters parle d’une unité féminine responsable d’attentats suicides et faisant partie des Brigades d’Al-Aqsa dans la bande de Gaza.

Entre 2000 et 2006, l’unité des femmes a procédé à sept attentats à la bombe, causant la mort de 37 personnes et en blessant 200 autres.

Les femmes s’identifient elles-mêmes comme des membres du Fatah ; elles manifestent avec des fusils-mitrailleurs et ont le visage presque entièrement dissimulé (à l’exception des yeux) derrière un keffieh blanc et noir. Cette unité   est responsable de plus d’une douzaine d’attentats suicides contre Israël.

La femme de Marwan Barghouti, haut commandant des Brigades d’Al-Aqsa qui utilise les femmes kamikazes, Fadwa Barghouthi fait souvent  des allers et retours en Tunisie sur invitation des composantes  antisémites de la société civile tunisienne.

Le parlement tunisien avait même  proposé, le 7 avril 2016, la candidature du terroriste Marwane Barghouti au Prix Nobel de la Paix, dans une démarche qui illustre le soutien de la Tunisie au djihad féminin. En écho, les elites et la presse tunisienne avaient emboîté le pas.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël

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Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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