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Santé : les hôpitaux italiens bientôt interdits aux personnes violentes


Santé : les hôpitaux italiens bientôt interdits aux personnes violentes

Le gouvernement italien veut mettre en place une mesure interdisant l’accès aux soins aux patients agressifs. Si les médecins ne contestent pas la violence dont ils sont les victimes, ils redoutent une atteinte au droit fondamental à être soigné.

*Image à la Une : Le ministre italien de la Santé, Giulia Grillo, le 2 juin 2018 à Rome

Le gouvernement italien a trouvé une parade pour lutter contre la violence envers les médecins et les personnels de santé à travers un décret-loi qui suscite la controverse. Le ministre transalpin de l’Intérieur, Matteo Salvini, veut ainsi utiliser et étendre une mesure existant dans le monde sportif italien, la «Daspo», un système mis en place pour endiguer la violence dans les stades et interdisant l’accès au milieu hospitalier à toute personne violente faisant l’objet de poursuites. Signé par le président de la République italienne, Sergio Mattarella, ce texte sera prochainement débattu au Parlement italien.

La Fédération nationale de l’ordre des médecins (Fnomceo) a depuis longtemps dénoncé un grand nombre d’agressions, en particulier chez les praticiens qui opèrent dans des services d’urgence. Mais elle reste perplexe et s’inquiète d’une telle disposition : «La santé est un droit fondamental qui doit être respecté». «Lorsque vous vous rendez aux urgences, vous ne pouvez pas être chassé à cause d’une Daspo», a déclaré Filippo Anelli, président de la Fnomceo qui juge la mesure anticonstitutionnelle.

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Nous invitons le gouvernement à trouver les bonnes mesures pour garantir notre sécurité sans porter atteinte au droit fondamental de chaque citoyen à la santé

«En tant que médecins, nous sommes souvent victimes de violence, mais nous sommes également les médecins des citoyens», a-t-il ajouté, en demandant au gouvernement de revoir sa copie : «Nous invitons le gouvernement à trouver les bonnes mesures pour garantir notre sécurité sans porter atteinte au droit fondamental de chaque citoyen à la santé.»

«Le droit à la santé est protégé par l’article 32 de la Constitution et constitue une garantie intouchable», a confirmé pour sa part l’Acoi, l’association des chirurgiens hospitaliers italien. «Cela fait des années que nous demandons des interventions pour garantir la sécurité dans les établissements de santé, mais le fait de retirer des personnes de l’hôpital ne semble pas être la meilleure solution», a poursuivi le président de l’association, Pierluigi Marini, dans le quotidien La Republicca. Le ministre italien de la Santé, Giulia Grillo, a quant à elle annoncé un durcissement des peines pour ceux qui commettent des délits pouvant blesser les médecins.







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  • 4 thoughts on “Santé : les hôpitaux italiens bientôt interdits aux personnes violentes

    1. esther

      L’Europe a baissé les bras quand le patient est devenu ROI, un client comme on le dit, donc qui pouvait se permettre d’insulter, de tripoter sans que le personnel soit en droit de lui répondre. Quand la santé devient une marchandise, il est normal que tout dérive et la santé est devenue une marchandise comme aux USA, pays que j’aime mais dont je déteste le système de santé.
      Il faut recevoir ces patients mais que l’établissement leur fasse signer une charte exigeant le respect envers le personnel et qu’on donne la possibilité au personnel d’être ferme quand ces patients deviennent agressifs.

    2. esther

      Un député socialiste avait même proposé que le personnel soignant fasse jouir les personnes handicapées et les personnes âgées et malades en les masturbant, en plus de leur charge de travail habituel, en gros donc, devenir des prostituées payées entre 1400 et 1600 euros par mois en début de carrière parce que, gageons que ces clients, le nouveau nom pour patients, auraient voulu de la chair fraîche; en Suisse, où il y a des personnes VOLONTAIRES pour ces actes, personnes qui ne sont souvent pas des soignants, les demandes viennent à 90 % d’hommes.
      Je ne trouvais plus le nom de ce député : je suis allée voir dans liste des députés de l’Essonne : c’est cette enflure de JEROME GUEDJ qui avait osé proposer cela en 2012 ou 2013 dans la précédente mandature : il n’a qu »à envoyer sa femme faire les maisons de retraite de sa ville ; il n’y a pas besoin de diplômes pour faire cela.

    3. esther

      Monsieur Jérôme Guedj avait parlé en 2013 du nom pompeux d’assistant sexuel pour personnes handicapées. Quand on lui avait demandé : Fait par qui cette assistance sexuelle ? il avait suggéré le personnel soignant. A l’époque, je travaillais encore et aucune infirmière et aide-soignante n’était d’accord.
      Aujourd’hui, je lui pose la question même s’il s’est fait battre aux dernières Législatives : Avec ou sans consentement de la soignante ? Parce que sinon, au mieux, on tombe sous le coup du harcèlement sexuel, au pire du viol vis à vis du soignant par une tierce personne, fût-elle un handicapé. Les journalistes ont très peu parlé de cette proposition dégoûtante à l’époque : ils ont préféré parler de l’affaire Weinstein en 2018.
      Sa femme au lieu d’écrire des torchons devrait s’épanouir dans les ADAPEI.

      PS : Vous vous imaginez une infirmière de 22 ans masturbant contre son gré un personne handicapée de 70 ans ? Si ce n’est pas du viol, ça y ressemble.

    4. alauda

      Jérôme Guedj… Je ne connaissais pas cette affaire, même si j’avais entendu parler de cette notion d’assistance sexuelle aux handicapés. Il ne faut pas manquer d’air pour proposer cela à du personnel soignant. Faut pas être gêné de s’approprier comme cela le corps d’autrui.

      Leurs histoires de cul à la sauce socialiste, ça me fatiguait. Je n’en pouvais plus. Et des reportages à n’en plus finir, même sur LCP le dimanche. La colonisation sexuelle des esprits ! L’overdose.

      Le paradoxe, c’est qu’à la même époque (2013), le syndicat des travailleurs du sexe montaient au créneau contre le projet de pénaliser le client. La loi a fini par passer le 13 mars 2016. Le bilan de cette belle cohérence est à lire sur Europe 1 JDD du 2 avril 2018 : « Pénalisation des clients : deux ans après la loi, prostituées et associations dressent un bilan alarmant ». Le bilan était prévisible : la clandestinité et tous les risques qui vont avec.

      Et encore peut-on s’estimer heureux d’avoir échappé à la GPA, pendant ces cinq années. Parce qu’en matière de marchandisation du corps, c’est le bouquet.

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