toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Quand les médias cachent que l’islamiste Jamal Khashoggi était un ami d’Oussama Ben Laden


Quand les médias cachent que l’islamiste Jamal Khashoggi était un ami d’Oussama Ben Laden

Non seulement les médias se sont empressés de présenter Jamal Khashoggi comme un brave journaliste du Washington Post assassiné sur ordre des Saoudiens, mais au Canada, les gauchistes exigent que Trudeau adopte des sanctions contre Riyad.

Le NPD demande que le Canada annule le contrat de 15 milliards $ pour 742 blindés légers qui doivent être livrés à l’Arabie saoudite.

Manque de pot, la députée de London-Ouest, en Ontario, la Libérale, Kate Young, n’est pas d’accord et refuse de faire perdre à ceux qui ont voté pour elle, les milliers d’emplois qui dépendent de ce contrat.

La ville de London qui a perdu de nombreux emplois manufacturier depuis la crise économique de 2009, a commencé une transition pour devenir un centre technologique axé sur le secteur de la création numérique. La compagnie General Dynamics Land Systems y construit des véhicules militaires blindés. GDLS a conclu, en 2015, un accord de 15 millards de dollars sur 14 ans, afin de fournir des véhicules blindés légers à l’Arabie Saoudite. L’entreprise emploie 2400 personnes au Canada.

Il est assez rigolo de voir Justin Trudeau se débattre pour donner l’impression à ses amis gauchistes qu’il est prêt à adopter des sanctions contre l’Arabie Saoudite tout en essayant de conserver les emplois (et les votes) en Ontario. On se souviendra que Trudeau a été élu en 2015 en reprenant des circonscriptions, notamment en Ontario et au Québec, qui avaient voté pour le NPD.

Aux États-Unis, c’est Trump qui fait l’objet de critiques à cause de sa relation avec le prince

Pour les lecteurs de Dreuz, j’ai traduit cet article de *A.J. Caschetta paru le 23 octobre sur le site du Middle East Forum.


L’exonération de Jamal Khashoggi, ami d’Oussama Ben Laden

Les experts des médias d’un peu partout ne sont pas très contents que l’amitié de Jamal Khashoggi avec Oussama ben Laden soit devenue un sujet de conversation.

Robert Costa et Karoun Demirjian écrivent dans le Washington Post à propos d’une «campagne de chuchotements» menée dans les milieux conservateurs concernant le «travail (de Khashoggi), il y a des décennies, en tant que journaliste incorporé dans une unité spéciale (en Afghanistan), qui couvrait Oussama ben Laden ».

Les gros titres de CNN affirment que Rush Limbaugh « lie faussement Khashoggi à Ben Laden ».

Le Daily Local News se plaint que « les conservateurs dénigrent le journaliste assassiné Jamal Khashoggi pour tenter de justifier la façon dont le président Trump a géré la mort du journaliste ».

Même Howard Kurtz de Media Buzz de Fox News semblait contester que Khashoggi connaissait Ben Laden dans un autre contexte que celui de journaliste.

Mais la relation de Khashoggi avec Ben Laden est antérieure à ses jours en tant que «journaliste intégré» en Afghanistan, et elle a duré après que l’Union soviétique a quitté l’Afghanistan en 1989.

La preuve ? Jetez un coup d’œil au livre de Lawrence Wright, lauréat du prix Pulitzer,  The Looming Tower: Al Qaeda and the Road to 9/11(Al Qaïda et la route vers le 11 septembre (2006).

Wright, qui n’est certainement pas un conservateur, nomme Khashoggi parmi les 560 personnes qu’il a interviewées pour son livre. Khashoggi y est largement cité. Jetons un coup d’œil.

Au chapitre 3, Khashoggi est cité au sujet de son amitié précoce avec Ben Laden lorsque, alors qu’ils étaient lycéens. Ils ont rejoint les Frères Musulmans ensemble :

« Nous espérions établir un État islamique n’importe où », a déclaré Jamal Khashoggi, un ami de Ben Laden qui a rejoint la confrérie à la même époque. « Nous pensions que le premier en amènerait un autre, et qu’il aurait un effet domino qui pourrait inverser l’histoire de l’humanité. » (p. 78)

En 1991, Ben Laden a offert de protéger, avec ses Arabes afghans, le royaume du désert, d’une autre invasion potentielle de Saddam. Lorsqu’il a été repoussé, les tensions ont monté et il a déménagé au Soudan. En 1994, il a formé le Comité de conseil et de réforme (ARC) et il se permettait de critiquer les dirigeants saoudiens, alors qu’il était bien à l’abri à Khartoum.

Khashoggi a visité la base soudanaise de Ben Laden. M. Wright décrit le chef d’al-Qaïda qui l’a emmené visiter ses jardins et ses laboratoires de génétique horticole. Ils se sont régalés de plats saoudiens pendant que Ben Laden discutait de ses projets de construction soudanais et des récents attentats contre sa vie :

« Ben Laden accusait de manière oblique les « régimes de notre région arabe » de ces agressions. Lorsque son vieil ami, Jamal Khashoggi, lui a demandé ce qu’il voulait dire par là, Ben Laden a fait référence aux services secrets égyptiens » (p. 193).

En 1995, explique M. Wright, Ben Laden « a commencé à avoir des doutes sur son choix de vie ». La famille de Ben Laden a contacté Khashoggi concernant cette situation :

« Ils se sont tournés vers un de ses amis de longue date, le journaliste Jamal Khashoggi, qui avait couvert les exploits de Ben Laden en Afghanistan. Le rôle de Khashoggi consistait à obtenir d’Oussama qu’il accorde une interview dans laquelle il renoncerait à la violence… Ben Laden a joyeusement reçu son ami. Khashoggi lui avait déjà rendu visite plusieurs fois à Khartoum. » (p. 199)

Lorsque les Saoudiens ont fini par trouver la situation insupportable, ils ont eux aussi enrôlé Khashoggi, le vieil ami de Ben Laden, pour lui parler avec bon sens. Voici comment Wright raconte l’histoire :

« Khashoggi a expliqué sa mission et, dans un langage clair et sans ambiguïté, Ben Laden a condamné l’usage de la violence à l’intérieur du Royaume. Khashoggi a sorti son magnétophone. « Pourquoi ne le dis-tu pas officiellement ? » demanda-t-il. » (p. 200)

Ben Laden a notamment, dit à Khashoggi qu’il renonçait à l’usage de la violence en Arabie saoudite. L’Amérique demeurait toujours sa cible principale. Comme Ben Laden hésitait fortement (sur ce point), Khashoggi l’a poussé :

« Oussama, c’est très dangereux », répondit Jamal. C’est comme si tu déclarais la guerre. Tu donneras aux Américains le droit de te pourchasser. » (p. 200)

Wright transmet un sentiment de désespoir, car Khashoggi semblait sincèrement préoccupé par son ami. Il a essayé d’assurer Ben Laden qu’il n’était pas un agent de la Maison de Saoud, mais plutôt un vieil ami essayant de lui prêter assistance :

« Je ne représente pas le gouvernement. Dis quelque chose, brise la glace ! Il y aura peut-être une réaction positive. N’oublie pas que tu as dit des choses méchantes sur le Royaume. » (p. 201)

Lorsque Ben Laden n’a pas réussi à prendre la bouée de sauvetage que son ami d’enfance lui tendait, Khashoggi a été exaspéré :

« Oussama, tout Saoudien aurait peur d’être vu en public avec toi», a dit Jamal. « Comment peux-tu ne pas voir ça ? »

Jamal Khashoggi était un ami d’Oussama ben Laden.

*A.J. Caschetta est boursier Ginsburg-Ingerman au Middle East Forum et maître de conférences au Rochester Institute of Technology.

© Traduction de Magali Marc (@magalimarc15) pour Dreuz.info.

Sources:

  • https://www.meforum.org/articles/2018/the-whitewashing-of-jamal-khashoggi-friend-of-osa
  • https://www.tvanouvelles.ca/2018/10/27/une-voix-dissidente-au-sein-du-gouvernement-trudeau

Puisque vous êtes là…

… on aimerait vous dire un dernier mot. Vous êtes de plus en plus nombreux à lire Europe Israël sur le web, et nous nous en réjouissons. Nous souhaitons qu’une grande partie des articles de notre site soit accessible à tous, gratuitement, mais l’information de qualité a un coût.

En n’étant rattaché à aucun groupe industriel, aucun lobby, aucun politique, Europe Israël prouve chaque jour son indépendance éditoriale. Pour nous aider à garder notre liberté de ton et notre exigence journalistique, votre soutien est précieux.

Vous recevrez un reçu CERFA pour tous dons supérieurs à 50 Euros qui vous permettra de déduire 66 % des sommes versées.

Nous soutenir





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • One thought on “Quand les médias cachent que l’islamiste Jamal Khashoggi était un ami d’Oussama Ben Laden

    1. esther

      10000 TUES dans des massacres au Yémen dont des BEBES par l’Arabie Saoudite (je n’ai pas pu regarder la photo du bébé que vous avez mis dans un de vos articles Europe Israël : il faut éviter de mettre des photos trop éprouvantes) et c’est sur un journaliste islamiste, fan de Ben Laden, tué accidentellement (c’était l’enlèvement puis le parachutage en Arabie Saoudite qui était prévu mais, comme les Services de Renseignement saoudiens, ce n’est pas, comment dirai-je, le Mossad, la capture a très mal tourné), journaliste qui a un peu, osons-le car moi, je peux, mérité ce qui lui est arrivé, c’est sur ce genre d’individu qu’on veut nous faire pleurer. SANS MOI.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    37 Shares
    Copy link
    Powered by Social Snap