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Les Musulmans en Irak assassinent des jeunes femmes célèbres du pays


Les Musulmans en Irak assassinent des jeunes femmes célèbres du pays

L’Irak, est un des pires endroits sur Terre pour les femmes.  Une entrepreneure, deux directrices de centres de beauté et une célèbre mannequin : quatre Irakiennes bien en vue dans un pays conservateur  islamique sont récemment mortes. Deux d’entre elles ont été assassinées sous l’œil des caméras, faisant naître un sentiment d’angoisse chez les femmes.

Dernier drame en date, l’assassinat jeudi  dernier à Bagdad de l’influenceuse et mannequin Tara Farès a suscité l’émoi dans le pays. Cette star des réseaux sociaux a été atteinte de plusieurs tirs alors qu’elle se trouvait dans sa Porsche blanche décapotable aux fauteuils rouges.

L’assassinat en pleine rue d’une « influenceuse » et mannequin à Bagdad, le 28 septembre 2018, a suscité l’émoi dans ce pays. Tara Fares, Miss Irak 2014, a été touchée par « trois tirs mortels » en fin de journée à Camp Sarah, un quartier du centre de la capitale, selon le ministère de l’Intérieur.

De son vivant, à chaque fois qu’elle publiait une nouvelle photo d’elle sur les réseaux, une pluie de commentaires, venant à la fois d’admirateurs et de détracteurs, tombait sur elle. La jeune femme de 22 ans avait imposé son style détonnant dans un pays conservateur, déchiré par une quinzaine d’années de violences.

 

La blogueuse, qui voyageait souvent et se signalait rarement à Bagdad où elle est née, postait régulièrement pour ses 2,7 millions d’abonnés sur Instagram des photos d’elle, blonde, rousse ou brune selon les périodes. Sur ces clichés, qui ont obtenu des dizaines de milliers de « likes » chacun, elle exhibe ses tatouages, manucures et tenues exubérantes.

Avec 2,7 millions d’abonnés, elle venait d’être classée parmi les personnalités irakiennes les plus influentes en ligne.

Deux jours avant Tara Farès, Souad al-Ali, militante et femme d’affaires de Bassorah, ville pétrolière du sud récemment secouée par des manifestations meurtrières, était abattue de plusieurs balles alors qu’elle se trouvait elle aussi dans une voiture.

La police a ouvert une enquête et accusé son ex-mari, en fuite, de l’avoir assassinée.

Plus tôt, en août, deux femmes d’affaires ont perdu la vie. Elles étaient directrices de centres d’esthétique et de chirurgie plastique bagdadis bien en vue. D’abord Rafif al-Yassiri, surnommée « Barbie » d’après le nom de son institut, puis Racha al-Hassan, qui avait fondé le Viola Beauty Center.

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Toutes deux ont été retrouvées sans vie à leur domicile. Malgré les enquêtes ouvertes, le mystère reste total : crise cardiaque, meurtre, stupéfiants… Toutes les pistes persistent.

Brimer les droits des femmes?

Si un voile de mystère demeure, pour la directrice d’Amal, une ONG qui milite pour les droits des femmes, cette série de morts est inquiétante. Elle n’hésite pas à la mettre en lien avec les droits des femmes.

« Les groupes armés, les tribus, les gangs criminels… Tous ceux-là ont des postes » jusqu’au sein des autorités et des forces de sécurité, assure  Hanae Edwar, dans les locaux de son association à Bagdad.

Ces récentes disparitions sont « un message de menace envoyé aux militantes en particulier, mais aussi à toute la société », poursuit-elle.

S’en prendre à des femmes qui sont des personnalités publiques, c’est tenter de les forcer à se cloîtrer chez elles.
Hanae Edwar.

Les forces de sécurité tentent de rassurer et de dissocier les affaires. Mais, ces derniers jours, le premier ministre Haider al-Abadi a semblé lier les événements survenus à Bagdad et à Bassora et a ordonné aux unités d’élite du renseignement de se saisir des enquêtes.

Dans un communiqué, il a évoqué « des éléments laissant penser qu’il y a un plan décidé par des parties organisées pour perturber la sécurité, sous prétexte de lutter contre la dépravation ».

Loin d’être rassurée, Safaa Nasser, une styliste témoignant sous un nom d’emprunt, avoue avoir déjà changé ses habitudes.

« Ces derniers jours, mes filles et moi sortons moins et je reste loin du milieu de la mode », explique  celle qui organisait jusqu’à récemment des défilés, entre autres événements.

Selon elle, « il y a des gens qui ne veulent pas que l’Irak se développe et que les femmes soient visibles. Ils veulent nous ramener en arrière ».
« Les forces de sécurité doivent faire la lumière sur ce qui se passe, ce sont des actions préméditées et il y a un réseau organisé », assure-t-elle. « Les femmes que je connais se disent que leur tour viendra. »

Coïncidence ou pas, trois des quatre femmes disparues sont mortes un jeudi.

« À chaque fois, ça se répète », note Hawra Walid, 29 ans, de Bagdad. « Maintenant, chaque jeudi, le stress monte », confie-t-elle à l’AFP.

Les Israéliens applaudissent Miss Irak 2017 pour son courage

En juin 2018, Sarah Idan, dont la famille a dû fuir l’Irak après avoir posté une photo où elle posait avec Miss Israël, était chaleureusement accueillie par la population au marché Mahane Yehuda.

La représentante de l’Irak au concours Miss Univers 2017 – dont la photo sur Instagram l’année dernière avec son homologue israélienne a contraint sa famille à fuir le pays du Moyen-Orient – a été applaudie et embrassée  par les acheteurs du marché emblématique de Jérusalem lors d’une visite exceptionnelle en Israël.

Alors qu’Idan parcourait le marché Mahane Yehuda, elle a rencontré de nombreux Israéliens d’origine irakienne, dont une lui a dit qu’elle aimerait retourner en Irak.

Idan a été couverte d’éloges et une Israélienne lui a raconté : « Merci d’être si courageuse, vous êtes une source d’inspiration pour toutes les femmes du monde. »

La candidate irakienne de 26 ans vit aux Etats-Unis, mais sa famille a été contrainte de quitter le pays arabe après qu’une photo sur laquelle elle avait posé avec Miss Israël Adar Gandelsman est devenue virale l’année dernière.

Idan est venue en Israël à l’invitation du Congrès juif américain, et le chef de l’AJC en Israël, Avital Leibovitz, a déclaré qu’il avait fallu « plusieurs longues conversations pour la convaincre de venir en Israël ». Elle le voulait vraiment, mais elle avait un peu peur. »

Depuis Jérusalem, Idan a déclaré que les Irakiens et les Israéliens ne sont pas des ennemis.

« Je ne pense pas que l’Irak et Israël soient ennemis, je pense que les gouvernements sont peut-être ennemis l’un avec l’autre », a-t-elle ajoutait. « Mais il y a beaucoup d’Irakiens qui n’ont pas de problème avec Israël ou avec le peuple juif. Il y a beaucoup d’Irakiens qui me soutiennent, et je crois qu’ils sont heureux que je sois ici ».

« Je ne pourrai pas aller en Irak de sitôt », a-t-elle ajouté, précisant qu’elle ne se sentirait en sécurité dans son pays d’origine que lorsque celui-ci aura de meilleures relations avec Israël. « C’est un prix que j’ai payé et que ma famille a payé depuis qu’ils ont été forcés de quitter le pays. »

En décembre, Idan avait parlé de son calvaire à CNN, racontant des menaces de mort « effrayantes » et des appels angoissés à sa mère en rentrant chez elle.

Alors que des Musulmans en Irak assassinent des jeunes femmes célèbres du pays, Assia Uhanany est devenue la première Israélienne à remporter le concours Miss monde sourde 2018

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 5 thoughts on “Les Musulmans en Irak assassinent des jeunes femmes célèbres du pays

    1. michel boissonneault

      un Pays de primate , diriger par des primates qui refuse d’accepter que les Femmes ont des droits surtout de ne pas ce faire assassiner

    2. Salmon

      Dans ces pays les femmes se battent pour être sexi
      En Europe ces pouffs se battent pour porter leur torchon
      Possible que certains irakiens n aient rien contre Israël
      En tout cas ceux qui viennent en Europe veulent islamiser le continent

      Qu ils restent en irak

    3. esther

      Dans le processus de domination du « mâle » sur la femme dans l’Islam, il existe deux facteurs importants :
      1 – La femme ne doit jamais être ni intelligente, ni cultivée ou apprendre pour le devenir.
      2 – La femme ne doit jamais être belle, ou essayer de l’être en se maquillant, en se coiffant ou en s’habillant; si elle l’est biologiquement, elle doit impérativement le cacher sous une burqa; c’est d’ailleurs, une des raisons pour lesquelles elles sont encagées.
      Car si elles sont idiotes, sous-cultivées, et/ ou moches ou mal fagotées, elles restent plus facilement sous la férule de leurs pères, maris et frères. Sinon, elles pourraient s’envoler et les « mâles », perdre le contrôle et dans l’Islam, religion misogyne s’il en est, c’est tout simplement impossible : dès lors, on préfère les assassiner.

    4. esther

      La Miss Israëlienne est sourde. Le plus beau film que j’ai vu sur les sourds, c’est : « Les enfants du silence » où Marlee Matlin (je crois que ça s’écrit comme ça), sourde elle-même, avait décroché l’Oscar de la meilleure actrice en 1987 beaucoup mieux que le très et trop encensée « La forme de l’eau » de Guillermo Del Toro : des associations américaines d’handicapés ont reproché au film de Del Toro de promouvoir que les sourds ne pourraient vivre et être compris que par des êtres différents, là, fantasmagoriques, ce en quoi elles ont raison. Dans « Les enfants du silence », c’est un professeur, nouvel arrivant dans une école pour sourds, qui cherche à comprendre une ancienne élève sourde révoltée, qui travaille comme femme de ménage dans cette école : je préfère et de loin.

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