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Les Français veulent leur part sur le marché irakien de la reconstruction


Les Français veulent leur part sur le marché irakien de la reconstruction

Alors que les forces françaises continuent à participer aux opérations US en Syrie depuis le sol irakien, le président français a téléphoné au nouveau Premier ministre d’Irak et lui a dit souhaiter avoir une part sur le juteux marché de la reconstruction de l’Irak.

Le président français Emmanuel Macron s’est entretenu ce samedi 20 octobre 2018  avec Adel Abdel Mahdi, le félicitant pour sa nomination en tant que Premier ministre irakien et l’assurant du soutien constant de la France à l’Irak, pays qui est, à l’heure actuelle, dans une phase de reconstruction, a fait savoir le communiqué publié par l’Élysée.

Les deux parties ont également discuté des affaires régionales, du soutien apporté par la communauté internationale à la reconstruction de l’Irak, ainsi que du renforcement de la coopération dans les domaines économique, éducatif et culturel, ajoute le communiqué.

Élu le 2 octobre par le Parlement irakien à la tête du gouvernement, Barham Saleh, le nouveau président irakien, a donné jusqu’au 1er novembre à Abdel Mahdi, qu’il a désigné comme Premier ministre, pour former le nouveau gouvernement.

La France a lancé depuis quatre ans l’opération Chammal pour en finir avec Daech qui, à l’époque, occupait un vaste territoire à cheval sur la Syrie et l’Irak. Dans le cadre de la coalition antiterroriste dirigée par les États-Unis, les forces françaises auraient ainsi assuré la formation de 9 500 soldats irakiens, effectué 8 477 sorties aériennes et détruit 2 249 positions et cibles ennemies.

Après des décennies de guerre, l’Irak veut sa reconstruction

L’Irak veut devenir « business friendly ». Le pays souffre d’un manque cruel de financements après des années d’effort de guerre et la baisse des cours du pétrole.

La victoire contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) à peine proclamée, ce chantier monumental  en Irak est évalué à 88 milliards de dollars. Un marché des plus prometteurs dans lequel les entreprises  françaises hésitent à se précipiter à cause de l’ampleur des risques et des défis à relever.

Le gouvernement irakien a multiplié les gages en ce sens durant la conférence à Koweït en février 2018. Il propose aux entreprises des partenariats public-privé plutôt inédits pour un pays tout juste sorti de la guerre. Les investisseurs vont pouvoir créer des compagnies de droit irakien, bénéficier d’allègements fiscaux, d’exonération de droits de douane.

L’intérêt des investisseurs est là, que ce soit dans le gaz, le pétrole, les énergies renouvelables, le transport. Les entreprises qui construiront ou reconstruiront des aéroports vont devoir ainsi s’engager à les exploiter pendant 20 ou 30 ans, sans grande visibilité à court terme sur les prévisions de trafic.

Mais la corruption, endémique en Irak, qui figure parmi les dix pays les plus corrompus au monde selon Transparency International, dissuade  plus d’une entreprise de franchir le pas. Les banques irakiennes ne sont pas assez développées, elles ne répondent pas aux standards internationaux.

Il y a des listes de projets, des centaines de ponts à reconstruire. La société française de BTP Matière a déjà un pied en Irak, où elle a construit un imposant pont au-dessus de l’Euphrate à Nassiriya (sud-est).

La société française Alstom avait signé, en 2017, un mémorandum d’accord pour la création de lignes de métro à Bagdad et à Bassorah d’une valeur de 2,5 milliards de dollars

Le gouvernement irakien de la Planification, aurait adopté un plan de reconstruction en deux phases, dont l’une avait commencer en 2018 et se terminer en 2022. Le second est prévu pour la période allant de 2022 à 2028.

De nombreux pays ont déjà manifesté beaucoup d’intérêt ou ont proposé de signer des accords pour contribuer à la reconstruction des régions libérées , notamment la Chine, le Royaume-Uni, la France et la Turquie.

Les experts de la Banque mondiale estiment à 100 milliards de dollars le coût de la reconstruction des villes irakiennes et des provinces libérées. Ils ont déclaré que les programmes de reconstruction en Iraq constitueraient un marché du travail lucratif et attrayant pour les grandes entreprises de construction du monde entier. Ils ont également confirmé que l’Irak sera le plus grand marché de reconstruction du monde à partir de 2018.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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