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Comment les journalistes français vous manipulent en collant systématiquement le mot « colon » à israélien ou juif…


Comment les journalistes français vous manipulent en collant systématiquement le mot « colon » à israélien ou juif…

Le conflit israélo-arabe, devenu israélo-palestinien à force de faire croire qu’il existe un peuple palestinien dont l’histoire ne trouve aucune trace, est le plus commenté par les journalistes français, qui de leur propre aveu sont presque tous de gauche.

Et, comme vous l’avez surement remarqué, ces mêmes journalistes français collent systématiquement le mot « colon » à ceux de Juifs ou Israéliens afin de faire rentrer au forceps dans le crâne des Français que les Israéliens ou Juifs sont des colons, donc des « voleurs de terre », des « méchants colonisateurs ».

Or, la vérité et l’histoire démontrent au contraire que ce sont les Arabes, appelés aujourd’hui « Palestiniens », qui colonisent la Judée Samarie, renommée « Cisjordanie » durant les 19 années d’occupation jordanienne. Et c’est cette dernière appellation que les journalistes français ont décidée de retenir : Cisjordanie, au lieu de Judée Samarie qui était une région juive multi-millénaire.

De même, utiliser systématiquement le mot « colon » accolé à Juif ou Israélien n’a historiquement aucun sens puisque cette région, la Judée Samarie, a toujours été une terre ancestrale juive, où s’y trouve certains des principaux lieux saints du Judaïsme.

L’usage systématique du mot « colon » est un acte délibéré de propagande aux seuls fins de stigmatiser Juifs et Israéliens. Rien dans l’histoire de cette région ne peut démontrer qu’un Juif en Judée Samarie serait un « colon » qui occuperait une terre étrangère. Bien au contraire, la vérité historique démontre que ce sont les Arabes qui sont étrangers sur cette terre.

Il s’agit donc bien d’une action délibérée de propagande menée depuis plusieurs dizaines d’années par les journalistes français de gauche qui ont épousés aveuglément la « cause palestinienne ». Et l’AFP est le principal auteur des dépêches utilisant le mot « colon », reprises en coeur par tous les journalistes français.

Dans les pays anglo-saxons plus soucieux des réalités historiques et d’éthique, les journalistes emploient les termes « implantations israéliennes » au lieu de « colonies israéliennes », « West bank » au lieu de « Cisjordanie occupée »…

Yana Grinshpun, Maître de Conférences en Sciences du Langage à la Sorbonne, analyse l’usage du mot « colon » à partir d’un fait divers.

L’adjectif relationnel « israélien » ou « juif » apparié au substantif « colon » subit une contamination sémantique du nom et se stabilise dans le sens négatif.


Adultère au service de la propagande

Yana Grinshpun

 Le 3 août 2017 (18 :24) un journaliste de Libération titre son texte assigné à la rubrique Faits divers

« Un palestinien avoue le meurtre d’une colon israélienne mais nie avoir été son amant ».

Le fait divers est un genre du discours médiatique à contours flous (Lits 2001). En Analyse du Discours, on considère que le genre du discours est un dispositif de communication qui associe des formes linguistiques avec le fonctionnement social Ce dispositif, qui sert de maillon intermédiaire entre le texte et le discours s’inscrit dans le contexte socio-historique.

On y trouve, des événements relevant de la petite délinquance, de la violence urbaine, des accidents de la route, des drames conjugaux, de la criminalité etc. Selon A. Dubied (2004), ce genre s’inscrit dans le mode de fonctionnement de récit dont les personnages seraient en même temps des personnes identifiées et des figures stéréotypée. L’énonciation qui prend en charge l’information s’inscrit dans les imaginaires discursifs  qu’on suppose partagés avec ses lecteurs. En cela le fait divers excède l’impératif d’information neutre.

En quoi le drame conjugal ou l’adultère qui a eu lieu à quelques milliers de kilomètres de France pourrait intéresser le lecteur de Libération et pourquoi celui d’Israël plus que celui d’Espagne ou de Madagascar ? Après tout, l’adultère est un phénomène universel et n’est pas propre à une communauté culturelle particulière. L’explication se trouve dans les dénominations choisies par le journaliste. L’acte de nommer un événement qui exige un certain consensus social.  Les spécialistes de communication s’accordent sur le fait que les journalistes sont conscients des choix sémantiques et idéologiques, surtout lorsqu’il s’agit du conflit israélo-palestinien, car ils sont influencés par le public et leur action militante dans le cas de ce conflit. (Bourdon 2009 :89)

Dans l’affaire supposée d’adultère, nommer une jeune femme assassinée, « colon israélienne » construit la réception du texte par le public.

« Un Palestinien de Naplouse et une colon Israélienne qui coulent le parfait amour, c’est plutôt mal vu dans leurs milieux respectifs… Voilà pourquoi le couple aurait gardé sa liaison secrète. »

(https://www.liberation.fr/planete/2017/08/03/un-palestinien-avoue-le-meurtre-d-une-colon-israelienne-mais-nie-avoir-ete-son-amant_1587969

Il ne s’agit pas d’une femme et d’un homme, mais d’un palestinien et d’une colon. Imagine-t-on un titre pareil à la description d’un adultère dans des provinces du Tibet ? « Une tibétaine et un colon chinois coulent un parfait amour » ou l’inverse : « Une colon chinoise et un tibétain défient la société » ? Remplaçons « chinois » et « tibétain » par « russe » et « ukrainien » ou « français » et « comorien » et on aura le même résultat. Sauf que ces colonisations-là n’attisent pas autant de passions que celle, contestable tant sur le plan juridique que sur le plan sémantique, d’Israël dans la Judée-Samarie, que les journalistes français ont l’habitude de nommer Cisjordanie.

Le substantif « colon » renvoie à la représentation négative issue de deux types de discours  ambiants aujourd’hui : le discours post-colonial européen et le discours relatif au conflit israélo-palestinien qui se greffe sur ce premier.

La politique de colonisation est une politique honnie, elle renvoie à celle de l’impérialisme, à l’envahissement du territoire, à l’exploitation de cette dernière à des fins économiques. Voici  ce qu’en dit  le TLF

  1. [En parlant de l’action de pers.] Occupation, exploitation, mise en tutelle d’un territoire sous-développé et sous-peuplé par les ressortissants d’une métropole. Jamais colonisation n’a été plus heureuse, n’a porté de plus beaux fruits, que celle des Romains en Gaule (BAINVILLE, Histoire de France, t. 1, 1924, p. 15) :
  2. Est-ce donc un mal inévitable que toute colonisation se fasse ainsi par la violence et la ruse, et aboutisse en fin de compte à l’expropriation du vaincu?
    J. et J. THARAUD, La Fête arabe, 1912, p. 245.
  3. Voilà le style de cet exemplaire [le maréchal Lyautey] qui sut trop bien comprendre la différence qui existe entre respecter une race et la réduire en esclavage, entre la colonisationet le colonialisme.
  • COCTEAU, Poésie critique 2, Monologues, 1960, p. 166.

Même si les définitions lexicographiques ne remplacent pas la circulation des formules dans le discours, elles permettent de rendre compte de la manière dont les acteurs sociaux les utilisent en retravaillant le sémantisme des mots.

Colon est  selon le TLF,  Celui qui a quitté son pays pour aller occuper, défricher, cultiver une terre de colonisation :

ex : La Russie plus tard puisa à son tour dans l’Europe centrale des contingents de colons pour reconstituer son Ukraine, sa frontière des steppes.
VIDAL DE LA BLACHE, Princ. de géogr. hum., 1921, p. 99.

Ces définitions coïncident en effet avec la colonisation européenne des pays africains ou américaine ou espagnole des terres appartenant aux indiens. Or, l’Etat d’Israël n’est pas une métropole qui tient sous sa tutelle les territoires étrangers sans aucun lien historique et à des fins économiques, n’impose pas sa culture à d’autres peuples, n’administre pas le gouvernement de l’Autonomie Palestinienne. Voici ce qu’écrit G. Meynier en 2014 dans la revue algérienne d’anthropologie et de sciences sociales Insanyat  à propos de la colonisation française

« C’est une colonisation de peuplement dont la population atteint fin XIXème siècle presque le quart de la population algérienne. Il y a dans l’Algérie coloniale trois départements dits « français », des arrondissements, des communes : dans la logique jacobine française, il y a quadrillage du pays par une véritable administration, mais conçue pour la domination et la discrimination d’un peuple par un autre, d’une culture par une autre »

Décontextualiser les causes existentielles du conflit entre les juifs et les palestiniens, comme le font les journalistes en traitant la politique israélienne comme la politique coloniale française, recourir au lexique de colonisation de manière récurrente convertit Israël dans un état dont on met en cause la légitimité.

Par conséquent, le terme « colon » dénomme des êtres dont l’existence est illégitime, il se rapporte majoritairement à la population israélienne.

On ne peut qu’être d’accord avec Laurent Fidès qui rappelle dans son Discours intimidant

« De même que les noms des choses sont indicatifs de leur mode de fonctionnement, de même, leur mode de fonctionnement définit les choses et en fige le sens » (L. Fidès, 2014 : 110)

Dans cette perspective, l’argument de colonisation explique et justifie le meurtre des « colons ». Le seul attribut de la victime du meurtre qu’on trouve dans le titre c’est qu’elle est colon de sexe féminin. Quels que soient les motifs de ce meurtre : vol, envie de se débarrasser de la femme amoureuse, vengeance –tout cela s’efface par l’emploi du lexique installé dans la mémoire collective des lecteurs : « colons » sont des occupants, impérialistes, dominants, persécuteurs. L’adjectif relationnel « israélien » ou « juif » apparié au substantif « colon » subit une contamination sémantique du nom et se stabilise dans le sens négatif. Il faut comprendre l’exploitation linguistique du rôle de l’adjectif relationnel «israélien » qui, dans cet usage, est transposé dans la catégorie des adjectifs qualificatifs qui renvoient à des propriétés. « israélien »  et « juif » apposés au « colon » se figent en redoublant ainsi le sémantisme du mal.

Source: https://perditions-ideologiques.com/blog/

Bibliographie :

Bourdon, J. (2009), Le récit impossible. Le conflit israélo-palestinien et les médias.  Bruxeles: Ina/ De Boeck.

Dubied, A. (2004), Les dits et les scènes du fait divers, Paris :Armand-Colin.

Fidès, L. (2014), Face au discours intimidantEssai sur le formatage des esprits à l’ère du mondialisme, Paris : Toucan.







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  • 3 thoughts on “Comment les journalistes français vous manipulent en collant systématiquement le mot « colon » à israélien ou juif…

    1. Robert Davis

      Je suis entièrement d’accord avec l’auteur :les journaleux français de gauche appliquent systématiquement le système de göbbels qui consiste à inverser la réalité, pratique que göbbels tenait déjà des journaleux français dans les années 30. Et tout ceci aux ordres des gouvernements merdiques de la France 5oui avec un petit f petit comma la france). La bonne nouvelle c’est que la France n’a plus aucune crédibilité et personne ne l’écoute plus heuresement même pas les Israéliens de moins en moins à gauche comme les français d’ailleurs. Le gouvernement merdique du petit micron n’en a plus pour longtemps.

    2. Bella

      Manipulation criminelle des dhimis ou soumis/lecheurs d islamistes qui ne rêvent que D 1 deuxième shoa par l intermédiaire de leurs maîtres islamistes….
      D ou ce vocabulaire devoye et les dons astronomiques pr ces voleurs terroristes dits palestiniens peuple sans histoire en terre sainte à part celle de leurs pogroms nazis du siècle dernier!!

      Tt se paie celui qui bénie Israël sera bénie sinon ….

    3. Sam O'Var

      Il y a aussi ceux qui délibérément parlent d’entité sioniste (Zionist entity dans la presse anglophone), ce qui est une façon perverse non seulement de délégitimer l’Etat d’Israël, mais carrément de sous-entendre qu’il n’est pas légal.
      Il est toujours important de lire entre les lignes.

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