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Netflix diffuse « The Angel », l’espion égyptien gendre de Nasser qui renseigna Israël sur l’imminence de l’attaque égyptienne en 1973


Netflix diffuse « The Angel », l’espion égyptien gendre de Nasser qui renseigna Israël sur l’imminence de l’attaque égyptienne en 1973

Quelles qu’en soient les raisons, Ashraf Marwan a prévenu le Mossad de l’attaque surprise arabe qui a déclenché la guerre de Kippour, sauvant des millions de personnes.

En 1993, le réalisateur Ariel Vromen faisait partie d’une unité de sauvetage de l’armée de l’air israélienne envoyée au Liban pour évacuer les soldats juifs et arabes blessés pendant une bataille. Pendant les combats, deux des plus proches amis de Vromen sont morts sous ses yeux.

Pendant plusieurs mois après, il a souffert d’un trouble de stress post-traumatique débilitant. Mais Vromen, aujourd’hui âgé de 45 ans, s’est réconforté en sachant que lui et ses camarades de troupe étaient « tenus de prendre soin des soldats du Liban et de Syrie autant que des Juifs et des Israéliens », a-t-il déclaré dans un entretien téléphonique.

Vromen se souvient aussi de la nature inattendue des combats qui se déroulaient juste au-delà de la frontière nord d’Israël, alors qu’il « riait et jouait au backgammon, et en moins de 30 minutes, nous nous retrouvions dans une zone de combat ou une zone sinistrée », se souvient-il.

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La nature contradictoire de son service militaire est l’une des raisons pour lesquelles Vromen (surtout connu pour avoir réalisé le thriller américain « The Iceman ») a été poussé à réaliser le film d’espionnage « The Angel », qui passe sur Netflix depuis le 14 septembre.

Le film met en vedette l’énigmatique Égyptien Ashraf Marwan, un confident du président Anouar el-Sadate qui s’est transformé en espion pour Israël. Il a mis en garde le Mossad contre l’attaque surprise arabe planifiée qui a déclenché la guerre du Yom Kippour en 1973, empêchant ainsi des pertes israéliennes qui auraient pu être encore plus lourdes.

Ashraf Marwan (joué dans le film par Marwan Kenzari) était le gendre du président égyptien Gamal Abdel Nasser et est devenu plus tard proche du successeur de Nasser, Sadate. Pourtant, un jour des années 1960, il a appelé l’ambassade d’Israël d’une cabine téléphonique à Londres et a offert ses services comme espion. Le Mossad a fait appel à ses services et Marwan a transmis de précieuses informations aux Israéliens, mettant sa vie en grand danger ce faisant.

En 2007, plusieurs années après avoir été publiquement dénoncé en tant qu’espion, Marwan est tombé d’un balcon à Londres à l’âge de 63 ans – ce qui peut ou non avoir été un suicide. Vromen, pour sa part, a dit qu’il croyait que la mort de Marwan était un meurtre, étant donné que les visiteurs suspects – diplomates, marchands d’armes et dissidents égyptiens – ont été surnommés les « mort par balcon », au fil des ans.

Le cinéaste – qui a grandi près de Tel Aviv mais qui vit aujourd’hui à Los Angeles – a participé au projet il y a deux ans, lorsqu’un producteur israélien lui a donné une première version du scénario, basée sur le livre populaire d’Uri Bar-Joseph, « The Angel : L’espion égyptien qui a sauvé Israël. » (Le nom de code de Marwan était L’Ange.) Mais après avoir lu le livre, Vromen a hésité au début à réaliser le film.

« J’ai trouvé que c’était une histoire très univoque… une histoire très cohérente mais racontée du point de vue israélien », dit-il. « J’ai donc commencé à utiliser beaucoup de mes relations dans le monde arabe pour entrer dans la partie égyptienne de l’histoire. »

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Egyptian spy Ashraf Marwan (photo credit: Raafat/Wikimedia Commons)

L’espion égyptien Ashraf Marwan

L’un des meilleurs amis de Marwan a finalement servi de source d’information précieuse pour le film.

Vromen considère Marwan comme un héros pour Israël qui avait des motivations plus complexes que celle de contribuer à apporter la paix au Moyen Orient.

« Très tôt, sa motivation est née du fait qu’il était un jeune homme pauvre, perdu et humilié par son beau-père », dit le cinéaste. Nasser considérait apparemment Marwan avec dédain, en partie à cause de son manque d’argent à l’époque et du manque de statut de sa famille, a dit Vromen.

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« Je suis persuadé que lorsqu’il a approché le Mossad pour la première fois, il s’agissait pour lui de se venger », a ajouté le cinéaste.

C’était aussi en partie une décision motivée par l’argent.

« Je ne connais aucun espion qui refusait d’être payé », dit Vromen.

En fait, poursuit le cinéaste, Marwan a utilisé ses honoraires du Mossad pour créer les germes de ce qui allait devenir un empire commercial de 3 milliards de dollars au moment de sa mort.

Marwan Kenzari, (à gauche), et Hannah Ware dans « The Angel ». Kenzari joue l’espion égyptien Ashraf Marwan. (Nick Briggs/Netflix)

La fortune de Marwan a commencé à évoluer après la mort de Nasser et qu’il est devenu un proche collaborateur de Sadate, avec accès aux secrets d’Etat. Au fur et à mesure qu’il réussissait dans sa carrière, sa motivation d’espion s’est déplacée vers la recherche d’un « chemin pour faire la paix entre les pays », a théorisé Vromen.

« Je pense vraiment qu’il mettait tous ses efforts au service de Sadate », a ajouté le cinéaste. « Il savait que le seul moyen pour le président de conserver le pouvoir serait de [persuader] les Israéliens de rendre le Sinaï aux Égyptiens. »

Malgré cela, un certain nombre d’Égyptiens ont jusqu’à présent critiqué le film de Vromen sur les réseaux sociaux et d’autres médias.

Les Égyptiens prétendent depuis longtemps que Marwan était un agent double rusé qui a trompé les Israéliens en les amenant à financer de coûteux efforts de mobilisation pour la guerre lors de deux fausses alertes avant la guerre de 1973.

Des Égyptiens capturés dans le désert du Sinaï, à la fin de la guerre de Kippour en 1973 (Avec l’aimable autorisation de David Rubinger / Knesset collection)

De nombreux Égyptiens ont qualifié le film de propagande israélienne et dénoncé le choix fait par Vromen d’un acteur israélien pour incarner Sadate. Vromen réplique qu’il a d’abord approché un certain nombre d’acteurs égyptiens qui ont refusé de participer au film.

« Les Égyptiens sont réticents à propos du film », dit-il. « Le postulat est que parce que je suis Israélien, je suis partial. »

Mais Vromen insiste sur le fait qu’il a essayé de montrer le point de vue des deux pays sur l’histoire.

« Quand j’ai analysé le personnage, j’ai vu que son rapport à l’argent constituait une part importante de sa personnalité », dit-il. « Mais je ne crois pas qu’il aurait pu risquer ce qu’il a risqué, s’il n’avait pas eu un plus grand idéal ».

Source: TOI







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  • 3 thoughts on “Netflix diffuse « The Angel », l’espion égyptien gendre de Nasser qui renseigna Israël sur l’imminence de l’attaque égyptienne en 1973

    1. Robert Davis

      Le scenario n’est pas invraisemblable mais sur le déroulement de la bataille j’ai un grand doute car la première partie de la bataille s’est déroulée de manière 100% défavorable pour Israel malheuresement. Je ne vois pas comment cela aurait pu être pire! L’armée n’a jamais eu la moindre chance d’arriver à T.A. et même Golda Meir était disposée à envoyr des bombes nucléaires sur l’egypte si l’armée de nasser s’avançait au sinai ce que même un demeuré comme nasser n’a jamais eu l’intention ni es moyens de faire! C’est la 2ème phase de la bataille qui a été favorable à Israel et là l’espion n’y était pour rien.

    2. Robert Davis

      Le seul mérite de ce film est d’avoir sûrement rapporté de l’argent au producteur. Tant mieux pour lui…

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