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Des lycéens refusent d’étudier un livre sur la guerre d’Algérie parce que «l’auteur n’est pas français»


Des lycéens refusent d’étudier un livre sur la guerre d’Algérie parce que «l’auteur n’est pas français»

L’écrivain Akli Tadjer a posté sur son compte Facebook l’e-mail d’une enseignante d’un lycée de la Somme dans lequel elle explique que certains élèves refusent catégoriquement d’étudier l’une de ses œuvres portant sur la guerre d’Algérie.

Dans la Somme, les élèves d’une classe de lycée auraient refusé d’étudier un livre abordant la guerre d’Algérie, au motif que son auteur n’est pas français ou encore que «l’histoire ne concerne pas la France». Ces objections ont été rapportées par leur enseignante dans un e-mail adressé à Akli Tadjer, l’auteur, avec lequel l’enseignante souhaite organiser une rencontre, le 16 novembre prochain.

L’œuvre raconte la vie parisienne d’Omar, 10 ans, enrôlé au sein du Front de libération national, parti politique algérien créé en 1954 militant pour l’indépendance de l’Algérie.

Un élève a refusé de lire pour ne pas prononcer le nom « Messaoud »

«Je voulais vous prévenir […] qu’il y a eu une levée de boucliers de certains élèves, car l’auteur n’est pas français (j’aimerais qu’ils écrivent le Français comme vous), l’histoire ne concerne pas la France (ils ne savaient pas que l’Algérie avait été française) et il y a du vocabulaire en arabe», relate l’enseignante. Et de poursuivre : «Un élève a refusé de lire pour ne pas prononcer le nom « Messaoud ». J’ai dû l’exclure. Autrement dit, des réflexions vraiment racistes.»

En réaction, l’écrivain a partagé le 27 septembre l’e-mail en question et écrit en légende : «Intervention prévue dans une classe de première dans un lycée de Picardie. Merci [Eric] Zemmour. Pauvres profs de l’Education nationale.»

Contacté par France Info, Akli Tadjer a pourtant fait savoir qu’il ne renonçait pas à rencontrer les lycéens réfractaires : «Ça me donne encore plus envie de les rencontrer. Dans leur ville, il y a un mémorial dédié aux soldats de la guerre 14/18 et ils ne savent même pas que des soldats venus du Maghreb et d’ailleurs sont morts pendant cette guerre. Rien que pour ça, c’est une leçon à leur donner.»





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



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  • 5 thoughts on “Des lycéens refusent d’étudier un livre sur la guerre d’Algérie parce que «l’auteur n’est pas français»

    1. esther

      Enseigner la Guerre d’Algérie pour dire que le FLN, c’était tous des gentils avec des auréoles de saints sur la tête et des ailes d’anges dans le dos et que les pieds-noirs et les harkis, tous des méchants comme des démons : non, merci. Le FLN a tué, violé, torturé et les manuels scolaires français l’ignorent que les auteurs soient d’ailleurs français, maghrébins, javanais, chiliens, etc…

      Et il y a plus urgent : il faudrait d’abord s’inquiéter de l’impossibilité d’enseigner la Shoah aux lycéens d’origine maghrébine dans les établissements scolaires de la banlieue parisienne, impossibilité qui a pris une ampleur considérable au moment de l’affaire Al-Dura, donc en 2000, il y a 18 ans. Là, tout le monde s’en fiche et cela dure depuis deux décennies.

    2. alauda

      « Les écrivains issus de l’immigration face à la guerre d’Algérie : quelle mémoire pour quelles victimes ? », Crystel Pinçonnat, Openedition .org

      L’auteur de l’article a retenu deux romans, Le Gone du Chaâba d’Azouz Begag (1986) et Le Porteur de cartable d’Akli Tadjer (2002), parce que « ces deux romanciers prônent la victoire de la fraternité, en mettant en scène deux figures qu’ils construisent comme complémentaires : celle du fils d’immigré et celle du rapatrié d’Algérie. »

      Citation d’un passage :
      « Dans ce roman, il est clair que la communauté algérienne est présentée comme la principale victime de cette période, non seulement du point de vue des pertes humaines qu’elle subit, mais également sur un tout autre plan — moins dramatique et cependant essentiel : l’équilibre économique précaire de la famille Boulawane est menacé, les Français n’achètent plus rien au père, marchand de quatre saisons. » Toutefois, précise-t-elle, dans ce texte, le romancier refuse d’adopter une perspective unilatérale.

      Akli Tadjer est né en 1954 à Paris.
      Légèrement plus jeune que lui, je ne pourrais jamais mettre en mots le traumatisme de cette saloperie de guerre. La SFIO qui a pris la responsabilité d’envoyer les jeunes appelés de 20 ans dans ce merdier. Mitterrand ne s’est jamais excusé pour son opération de « maintien de l’ordre » qui a permis la prolongation du service militaire à 2 ans et demi.

      J’avais12 jours quand l’un des 7917 blessés d’accidents divers est rentré avec une jambe de moins chez son père et son frère. Silence radio. Motus et bouche cousue. Traumatisme avant l’apprentissage du moindre langage.

      La réécriture de cette histoire vue par un écrivain « issu de l’immigration » qui met en avant un personnage lié au FLN a-t-elle sa place à l’école ? Messaoud que le lycéen a refusé de lire, c’est le personnage lié au FLN.

      La dernière fois que je suis tombée sur un livre de Camus au rayon librairie du supermarché, il s’est ouvert sur un petit album de photographies que je connais par ailleurs. J’ai reposé le livre direct, tellement ça me dégoûte. On appelle cette horreur « la cravate ».

      Le jour où l’Algérie reconnaîtra sa part de responsabilité dans les crimes, on verra. Pour l’heure, je m’en tiens à ma position résolument anti-FLN, vu que je ne mettrai jamais les pieds dans ce pays. Il est déjà suffisamment insupportable de voir dans nos rues flotter leur drapeau plus jeune que moi.

    3. Raggio

      BRAVO AUX ÉLÈVES, MERCI À EUX ET AUX PARENTS D’AVOIR PERCUTÉ CETTE INSULTE À NOS MORTS…..
      C’est une référence aux insultes que font nos dirigeants envers notre patrie, envers nos soldats, envers les Français….
      On désire nous remplacer, nous éliminer, récupérer des réserves de voix en payant des pays étranger par des discours de pardon détournés……?????
      Comprendra qui aura du ressentiment sur les discours entendus ça et là par de la trahison…..

    4. Pinhas

      Chaque fois que nos vendus de dirigeants se répandent en excuses , en pardon face aux islamistes , à chacune d’elles ils nous mettent en danger de mort.
      La guerre s’est faite des deux côtés et les horreurs commisent aussi.
      Si excuses il doit y avoir alors elles doivent être présentées par les dirigeants des deux pays concernés.
      Ici l’algérie est présentée comme victime et la France comme son bourreau !!!
      Tout cela sent la pourriture politique électorale.
      2022, vite …….

    5. Cyrano

      C’est la politique de l’entonnoir tout d’un coté et peu de l’autre.
      Comme le faisait Thierry le LURON qui singeait Georges Marchais l’entonnoir sur la tête. Je trouve qu’il leur va bien aux branquignols qui nous dirigent droit dans le précipice.

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