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La Tunisie a exporté 20 milles clandestins vers l’Europe, depuis 2011.


La Tunisie a exporté 20 milles clandestins vers l’Europe, depuis 2011.

Beaucoup de jeunes tunisiens  musulmans caressent le rêve d’aller vivre en occident, même s’ils n’ont pas assez des moyens pour financer le voyage. Pour contourner cet obstacle, ils immigrent à leur risque et péril avec des faux documents ou en empruntant des moyens dangereux, car le seul but pour eux c’est celui d’arriver en Europe peu importe les conditions de voyage.

L’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques a publié, dans un rapport publié sur son site officiel, que pas moins de 20 milles tunisiens ont quitté clandestinement le pays depuis 2011 pour l’Europe.

La majeure partie de ces migrants clandestins est partie vers l’Italie plus spécifiquement. Il est à rappeler qu’après la révolte de 2011, le nombre des migrants clandestins a considérablement augmenté.

Sept ans après la chute du président Ben Ali, jamais la Tunisie n’avait connu une telle poussée d’émigration clandestine. Les promesses d’emploi et de développement des régions ­déshéritées de l’intérieur sont restées en rade.

Dans ce pays le chômage touche plus de quatre jeunes urbains sur dix, une problématique au centre des préoccupations sociales qui nourrit frustration et mécontentement populaire. L’avenir de la jeunesse est plus que jamais d’actualité  dans ce pays musulman  agité ces derniers mois par des mouvements de protestation menés le plus souvent par des jeunes au chômage.

Le pessimisme gangrène le pays

Réalisé entre le 18 et le 20 juillet 2018, le nouveau sondage d’Emrhod Consulting publié le 24  juillet 2018  dans le journal arabophone Assabah révèle le niveau de pessimisme chez les Tunisiens a atteint les 32,2%.

Il s’agit de la troisième fois consécutive que ce taux connait une augmentation, et ce depuis le mois de mars. Quant au taux d’optimisme, il est passé de 63,9% en juin à 59,7% ce mois.

Ces changements sont expliqués par la situation économique détériorée et par le flou que connait la scène politique.

La fuite des cerveaux 

Le phénomène de l’exode des cadres tunisiens vers l’étranger prend de plus en plus d’ampleur.

Environ 13.000 hauts cadres, formés dans les secteurs public et privé du pays, quittent chaque année. Ces cadres étaient en exercice dans le pays avant de présenter leur démission pour partir sous d’autres cieux.

Le président du Forum tunisien des droits économiques et sociaux, Messaoud Romdhani a affirmé que 80% des hauts cadres tunisiens et des diplômés du supérieur ont rejoint l’Europe et le Canada, précisant que depuis 2011, 94 000 compétences tunisiennes entre professeurs, médecins, ingénieurs et techniciens ont quitté la Tunisie.

« C’est une hémorragie! Les raisons sont bien connues: le système économique et social ont poussé ces compétences à quitter le pays. »a-t-il expliqué.

Il s’agit d’une grande perte pour l’économie du pays. Le gouvernement hypocrite qui milite plus pour les Palestiniens, ne trouve pas de solutions.

Ce pays qui ne dispose pas de ressources minières ni naturelles est entrain de perdre ses compétences. Exaspération, frustration, corruption, bureaucratie morbide et insidieuse, manque de potentialités, pas d’encouragements pour les jeunes, pas de vrais marchés économiques où ils peuvent s’épanouir, les cadres quittent à la recherche de  salaires consistants, des avantages et des conditions de travail attrayantes et motivantes.

La précarité de l’offre d’emploi n’encourage en Tunisie pas l’investissement des ménages dans l’enseignement de leurs enfants. Cela participe à la déperdition scolaire.

55% des étudiants tunisiens à l’étranger ne reviennent pas en Tunisie

Le journal arabophone Assabah a consacré le 23 juillet 2018 un dossier pour revenir sur la question de la fuite des cerveaux tunisiens. Les bureaux de migration régulière vers des pays comme la France, l’Allemagne ou encore le Canada connaissent une forte demande de la part des étudiants et bacheliers. Ceci est du principalement à une perte de confiance dans le système de l’enseignement local.

Les dernières statistiques sur la fuite des cerveaux inquiète en Tunisie, si on sait qu’environ 78% des compétences tunisiennes veulent quitter le pays. Toujours selon Assabah, plus que la moitié (55%) des étudiants qui font des études à l’étranger décident de s’y installer refusant tout retour en Tunisie.

Il faut rappeler dans ce sens que le coordinateur général de l’Union des professeurs universitaires chercheurs tunisiens (Ijaba) Najm Eddine Jouida avait déclaré que plusieurs laboratoires de recherche scientifique ont fermé leurs portes à cause du départ de ses compétences à l’étranger. Il a ajouté que 80% des professeurs universitaires comptent quitter le pays.

Une majorité de Français (54%) est opposée à l’accueil par la France d’une partie des migrants recueillis en Méditerranée et répartis dans les différents pays de l’Union européenne, selon un sondage Ifop pour Atlantico publié ce 18 août 2018.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 4 thoughts on “La Tunisie a exporté 20 milles clandestins vers l’Europe, depuis 2011.

    1. yacotito

      Vous comprendrez pourquoi ils en ont après Israel, petit pays minuscule qui reussit là où ils échouent

    2. Circonstances exténuantes

      Il faut cependant faire la part des choses entre les cerveaux et les émigrés clandestins.
      Dans les années 50-60 du siècle précédent, quand la Tunisie était encore un pays relativement aisé, beaucoup en voulaient aux Juifs et les accusaient de pomper les richesses du pays. C’était le cas souvent entre autres d’employés bien traités mais qui étaient jaloux de leurs employeurs.
      L’histoire a prouvé que les Juifs ne pompaient pas les richesses mais les produisaient.

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