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Isolé, Justin Trudeau cherche à sortir de la crise avec L’Arabie Saoudite et éviter les pertes économiques


Isolé, Justin Trudeau cherche à sortir de la crise avec L’Arabie Saoudite et éviter les pertes économiques

Sous l’impulsion des Frères Musulmans canadiens, très influents dans la capitale politique à Ottawa, le Canada ne cesse depuis quelques mois de mettre son nez dans les affaires internes saoudiennes et soutenir des militants islamistes opposés à la monarchie. Les Frères Musulmans veulent renverser le régime au Royaume d’Arabie. Ce dernier, les Émirats, le Bahreïn, ainsi que l’Égypte classent cette confrérie comme une organisation terroriste mondiale.

Le Premier Ministre  du Canada Justin Trudeau a discrètement cherché conseil et soutien auprès de certains pays, dont l’Allemagne et la Suède, pour tenter de résoudre la crise sans précédent dans ses relations avec l’Arabie saoudite.

Sont estimés autour de 13 milliards de dollars de pertes possibles pour le Canada suite aux sanctions économiques de l’Arabie Saoudite.

Selon un haut responsable gouvernemental ayant requis l’anonymat, la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a échangé avec ses homologues allemand et suédois.

Mme Freeland a cherché à savoir comment ces pays étaient parvenus à régler leurs différends et leur a aussi demandé leur soutien, a ajouté le haut responsable.

Ottawa prévoit également de contacter les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni, qui entretiennent de solides liens historiques avec Ryad.

Les relations diplomatiques entre le Canada et le Royaume sont en crise depuis que Justin Trudeau, a commencé à agir comme donneur de leçon envers les Saoudiens. Ryad a expulsé l’ambassadeur du Canada et elle a rapatrié le sien.

Cette crise survient alors qu’Affaires mondiales Canada – équivalent du Quai d’Orsay en France- avait publié vendredi, le 3 août 2018, un message sur Twitter dans lequel il était indiqué que le Canada était gravement préoccupé par les récentes arrestations d’activistes pour les droits des femmes, notamment Samar Badawi, sœur de Raif Badawi dont la famille est réfugiée au Québec.

Le royaume saoudien avait créé la surprise lundi en annonçant l’expulsion de l’ambassadeur du Canada, en rappelant son ambassadeur et en gelant tout nouveau commerce ou investissement avec ce pays après la dénonciation par Ottawa de l’arrestation de militants saoudiens des droits de l’homme.

Le gouvernement saoudien dit rejeter « catégoriquement l’ingérence d’autres États dans ses affaires intérieures ».

Le Royaume d’Arabie saoudite n’acceptera pas d’ingérence dans ses affaires intérieures, a confirmé le ministère saoudien des Affaires étrangères après l’annonce du rapatriement de son ambassadeur. Sur Twitter, le ministère indique que la position du Canada est une violation grave et inacceptable des lois et procédures du Royaume.

Le Premier ministre Justin Trudeau a refusé mercredi de présenter des excuses à l’Arabie Saoudite.

Le royaume saoudien a  encore haussé le ton mercredi excluant toute possibilité de médiation et envisageant même de nouvelles sanctions contre Ottawa.

Les Frères Musulmans canadiens sont très actifs dans les cercles proches de l’administration Trudeau contre le prince héritier, Mohammed ben Salmane, l’instigateur de réformes en profondeur en Arabie saoudite.

Les cerveaux de cette crise d’ingérence contre les Saoudiens est, Omar Alghabra le Secrétaire parlementaire de la ministre des Affaires étrangères canadienne. Activiste communautaire de longue date dans les milieux islamistes, cet homme a travaillé sans relâche à travers plusieurs activités afin de soutenir des initiatives pour le compte des Frères Musulmans canadiens.

Trudeau est devenu  de mois en mois populaire, après la prolifération des erreurs, tant nationales que diplomatiques, de son administration, en particulier de certains ministres qui agissent sur des questions sensibles sans se référer toujours à leur président. La nouvelle crise avec l’Arabie saoudite a aggravé les problèmes internes de Trudeau.

La déclaration du ministère des Affaires étrangères du Canada sur les détenus en Arabie saoudite a suscité de vives critiques de la part des médias et des organismes économiques désireux de maintenir leurs relations avec Riyad.

Riyad a décrété un gel des nouveaux échanges commerciaux avec le Canada et a rappelé des milliers d’étudiants fréquentant des universités canadiennes, à la suite du gazouillis de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a également ordonné à l’ambassadeur du Canada, Dennis Horak, de quitter le pays. Le transporteur aérien national Saudia Airlines a également annoncé la suspension de ses vols à destination et en provenance du Canada à compter du 13 août 2018.

Treize  milliards de dollars de pertes du Canada suite au gel des relations économiques de l’Arabie Saoudite

Les chiffres confirment que le Canada est le plus grand perdant de la décision de l’Arabie saoudite de geler ses liens économiques, les estimations initiales des pertes avoisinant les 13 milliards de dollars.

Le Financial Times écrit  que l’Arabie saoudite a demandé aux gestionnaires d’actifs de liquider leur portefeuille canadien, dans le cadre de la guerre diplomatique que livre Riyad à Ottawa depuis quelques jours.

La banque centrale saoudienne et les régimes de retraite publics du royaume ont émis des directives à leurs gestionnaires d’actifs à l’étranger pour qu’ils cèdent les actions, obligations et actifs canadiens, peu importe les cours, selon des sources non identifiées par le Financial Times.

Cette nouvelle tombe alors que le marché boursier à Toronto a connu une vente massive d’actifs d’un courtier international inconnu.

Des sources saoudiennes ont indiqué  que l’économie canadienne avait subi des pertes de l’ordre de 13 à 20 milliards de dollars en raison du gel des relations économiques et commerciales entre l’Arabie saoudite et le Canada au début de la semaine.

Les pertes de l’économie canadienne touchent les échanges  commerciaux  entre les deux pays, qui ont totalisé environ 4 milliards de dollars en 2016,  le depart  des riches étudiants avec des bourses saoudiennes,  17 272 étudiants,  et des investissements saoudiens d’environ 6 milliards de dollars.

Chaque étudiant saoudien à temps plein dans une grande université, comme l’Université de la Colombie-Britannique ou l’Université de Toronto, a payé entre 30 000 $ et 80 000 $ pour couvrir les frais de scolarité et de subsistance, selon son domaine d’études, selon les sources saoudiennes.

Ottawa perdra donc une grande quantité de liquidité venant des étudiants saoudiens et de leurs familles, ainsi que des contrats militaires et des ventes de blé et de céréales.

En outre, les mesures saoudiennes ont immédiatement entraîné la dévaluation du dollar canadien par rapport au dollar américain et à d’autres devises, signe de l’étendue de l’impact de l’économie canadienne en cas de rupture économique avec l’Arabie saoudite. Et le plus inquiétant pour les milieux  économiques en cas d’aggravation de la crise entre les deux pays, le taux de chômage devrait revenir à la hausse, suite à l’annulation de plusieurs contrats commerciaux et d’investissement avec Riyad.

Des millers  d’emplois  et de travailleurs sont menacés au Canada

Riyad a annoncé un gel des échanges commerciaux entre les deux pays. Pourtant l’Arabie saoudite est un partenaire important du Canada dans la région.

Les Saoudiens prévoient d’annuler des investissements énormes au Canada cette année et de mettre à pied des travailleurs canadiens.

L’argent fourni par l’Arabie saoudite profite à beaucoup d’entreprises et firmes canadiennes d’armements comme Terradyne Armored Vehicles et General Dynamics Canada.

L’usine General Dynamics Land Systems installée dans la ville   de London, en Ontario, fournit des véhicules blindés légers aux forces de sécurité saoudiennes, grâce à un contrat de 15 milliards de dollars signé par le gouvernement fédéral en 2014.

En 2014, le gouvernement canadien et l’Arabie saoudite avaient conclu un important contrat pour la vente de centaines de véhicules blindés canadiens au Royaume. Le contrat avait été approuvé en 2016 par le gouvernement de Justin Trudeau.

Le précédent gouvernement conservateur avait décrit le contrat d’armement à l’époque – qui fournit des emplois directs à 2000 personnes – comme le plus important contrat d’exportation de fabrication de pointe de l’histoire du Canada.

Le contrat d’exportation de blindés de 15 milliards de dollars comprend la vente d’un nombre substantiel de véhicules d’assaut ainsi qu’un contrat après-vente de formation et de maintenance. Les employés de General Dynamics Land Systems Canada seront directement touchés par les mesures saoudiennes contre Ottawa.
L’Arabie saoudite a acheté à cette compagnie ontarienne 928 véhicules LAV 6, des blindés légers de dernière génération. Près de 40 % de ceux-ci, soit 354 véhicules, sont des véhicules standards de transport de troupes.

Le contrat suspendu inclut également 119 véhicules d’assaut avec tourelles munies de canons de calibre 105 millimètres, 119 véhicules antichars, et 119 désignés comme des véhicules de soutien de « tir direct » comprenant une tourelle à deux hommes et un canon à chaîne de calibre 30 millimètres. Le reste du contract comprend des ambulances, des postes de commande mobiles, des véhicules destinés aux gradés ainsi que des véhicules de dépannage équipés de grues.

En plus de l’équipement militaire proprement dit, le contrat de General Dynamics, suspendu par l’Arabie saoudite, comporte un programme de soutien de 14 ans comprenant le réapprovisionnement en pièces et en munitions, la formation de troupes au Canada et en Europe et des équipes de maintenance sur place.

La Corporation commerciale canadienne (CCC), société d’État ayant fait partie de la négociation de l’entente, est restée muette sur la décision du gel des échanges commerciaux entre les deux pays.
Pour ceux qui travaillent en politique de défense ou en politique étrangère, ce contrat avec l’Arabie saoudite est primordial pour le gouvernement du Canada.

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Souhail Ftouh pour Europe Israël





Avocat tunisien, auteur de nombreux articles et spécialiste des questions du Proche-Orient.



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  • 4 thoughts on “Isolé, Justin Trudeau cherche à sortir de la crise avec L’Arabie Saoudite et éviter les pertes économiques

    1. Serge

      MISTER SELFIE aura ce qu’il mérite, une immense claque qui fera du canada une risée mondiale. Avec un imbécile de cette classe le canada perdra au change. Vite il faut DÉGOMMER CE trou du c…

    2. Rosa SAHSAN

      Et dire que c’est le grand ami de Macron. C’est vrai qui se ressemble s’assemble.
      Aussi incapable l’un que l’autre.
      ROSA

    3. david

      Il s’est allongé devant les Frères Musulmans vivant au Canada depuis sa campagne électorale pour gagner les élections fédérales de 2015 : il a humilié publiquement l’Arabie Saoudite qui, n’est certes pas un pays où règne les droits de l’Homme, mais qui se débat aussi avec les mêmes Frères et il a cru que ce pays, c’était les USA des années 70 quand son crétin de père Pierre-Elliott avait fait copain-copain avec la Chine et Cuba au mépris des EU, et bien l’idiot de fils s’est trompé car les Saoudiens, ce n’est pas la démocratie américaine et il s’est pris le boomerang en pleine gueule. Que l’économie canadienne s’écroule et dans un peu plus d’un an, ce sont les Conservateurs qui reviendront au pouvoir. Chouette.

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