toute l'information et l'actualité sur Israel, sur l'Europe, les news sur Israël et le Moyen Orient

.

Bien que la Mauritanie nie la réalité de l’esclavage, « la Charia islamique permet l’esclavage de 20% de la population » selon Biram Dah Abeid


Bien que la Mauritanie nie la réalité de l’esclavage, « la Charia islamique permet l’esclavage de 20% de la population » selon Biram Dah Abeid

La Mauritanie nie la réalité de l’esclavage. Pourtant selon les statistiques, environ 150 000 personnes, soit 4 % de la population, sont réduites à l’esclavage. Un chiffre en deçà de la réalité selon les organisations de lutte contre l’esclavage.

La campagne pour les élections législatives du 1er septembre a débuté. Le candidat de l’opposition et célèbre militant anti-esclavagiste Biram Dah Abeid a été arrêté et écroué.

Le militant anti-esclavagiste Biram Dah Abeid a été arrêté le 7 août, puis incarcéré depuis le 13 août, suite à une plainte pour injures et calomnies de la part d’un journaliste. Des accusations « aberrantes » estime Fatimata Mbaye, avocate et présidente de l’Association mauritanienne des droits humains (AMDH).

Pour elle, il ne fait nul doute que les autorités mauritaniennes veulent mettre à l’écart le célèbre opposant. « Biram Dah Abeid devrait être présenté au juge le 23 août, mais même s’il est condamné à une peine de prison avec sursis, cela l’empêchera de se présenter aux élections législatives du 1er septembre, et l’écartera aussi certainement du scrutin présidentiel du printemps 2019 »,déplore-t-elle.

Prix des droits de l’homme de l’ONU en 2013

Biram Dah Abeid est l’une des bêtes noires de la Mauritanie dirigée par l’ex-général putschiste Ould Aziz depuis 2008. L’opposant a fondé il y a dix ans l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA). Il a reçu en 2013 le prix des droits de l’homme de l’ONU pour son combat, qui lui a déjà valu plusieurs séjours en prison. Son ONG n’ayant jamais été autorisée, il s’était associé à un petit parti d’opposition pour pouvoir candidater aux élections.

 La méthode Poutine »

De son côté, le comité contre la torture des Nations unies s’est dit « préoccupé »,le 6 août, par le fait que de « nombreux défenseurs des droits humains, principalement des défenseurs antiesclavagistes ont été arrêtés arbitrairement, et même parfois soumis à la torture, pour être ultérieurement poursuivis sur la base de chefs d’inculpation à la formulation vague ». Le comité trouve de plus « inquiétant » que certains parmi eux, bien qu’ils aient purgé leurs peines, restent en détention administrative pour des raisons de sécurité et sans pouvoir informer leurs proches du lieu où ils sont incarcérés.

« Tous les moyens sont bons pour museler l’opposition », dénonce Fatimata Mbaye qui redoute que la Mauritanie « expérimente la méthode Poutine ». Selon elle, le président Aziz n’entend en rien céder le pouvoir comme en attestent les affiches Oui pour Aziz distribuées dans le pays. Ne pouvant plus se représenter après un coup d’État et deux mandats, il pourrait placer un de ses proches à la tête de l’État pour garder en sous-main le pouvoir.

« Tant que le président Aziz sera au pouvoir, l’IRA ne sera pas reconnue et la réalité de l’esclavage, dans sa version archaïque, qui se transmet à la naissance par la mère, sera niée en Mauritanie, estime Fatimata Mbaye. Les autorités expliquent que l’esclavage n’existe plus et que seules persistent les séquelles d’une pratique ancienne. »

L’opposition muselée

Les lois criminalisant l’esclavage, devenu crime contre l’humanité en 2015, ont surtout vocation à nourrir la bonne image du pays sur la scène internationale. L’avocate en veut pour preuve le maigre bilan des trois tribunaux spéciaux en charge des crimes d’esclavage, créés en 2014.

Source

Bien que le pays se soit doté depuis 2015 d’une nouvelle loi plus sévère contre l’esclavage avec la mise en place de tribunaux spéciaux pour juger les crimes d’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage, ce sont plutôt les militants anti-esclavagistes qui se retrouvent toujours à être jugés et condamnés.

L’on se rappelle de la condamnation, le 18 aout dernier, à des peines allant de trois à quinze ans de prison ferme de treize militants de l’ONG anti-esclavagiste mauritanienne IRA (Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste) par la Cour criminelle de Nouakchott. Que de paradoxes. Pour mieux comprendre la situation de l’esclavage en Mauritanie et la lutte des mouvements des droits de l’homme sur le terrain, nous sommes allés à la rencontre de Biram Dah Abeid, président d’IRA – Mauritanie. Lisez-plutôt !


DROIT LIBRE TV  : Pouvez-vous nous présenter IRA – Mauritanie ?

Biram Dah Abeid  : Nous sommes un mouvement de droit de l’homme qui milite contre les pratiques esclavagistes, contre les délits de racisme notamment les délits de l’Etat en Mauritanie. Les autorités agissent par une gouvernance afrophobe et nègrophobe qui mettent au banc la société, les structures et même tous les services et les richesses de l’Etat. Nous sommes aussi engagés contre les pratiques esclavagistes à travers nos tentatives inlassables d’amener les autorités mauritaniennes à punir par la loi les criminels esclavagistes, ceux qui continuent de pratiquer l’esclavage ancestral sur 20% des mauritaniens à travers des travaux sans repos, sans salaire, sans soins, des viols sexuels, des mutilations et biens d’autres crimes similaires à l’esclavage.

DROIT LIBRE TV  : Quelles ont étés vos plus grandes actions depuis votre création en 2008 ?

Biram Dah Abeid  : On n’a mené d’abord des manifestations publiques contre l’esclavage le 13 décembre 2010. Ce qui nous a valu notre premier emprisonnement. Nous avons vécu la répression, la torture autant dans la prison que devant le box des accusés, les tribunaux où nous avons transformé notre jugement en jugement de l’Etat Mauritanien. Cet Etat est acquit au lignage esclavagiste qui continue à mettre en dehors de l’humanité plus de 20% des Mauritaniens. Nous avons aussi incinéré de manière volontaire, symbolique et public le code de l’esclavage, le code Noir en Mauritanie qui est érigé en charia islamique et en principale source de loi. Ce code légitime la pratique de l’esclavage sur 20% de la population mauritanienne. On a aussi fait le pèlerinage de IRA- Mauritanie, c’est-à-dire poser le problème de ces Noirs mauritaniens, cadres civiles et militaires qui ont été tués dans le cadre d’une épuration ethnique orchestrée par le pouvoir raciste et esclavagiste, c’est-à- dire par cette oligarchie d’officiers militaires qui se sont arrosés de pouvoir en Mauritanie depuis 1978.

Source





Journaliste québécois, pro-atlantiste, pro-israélien,pro-occidental



    Avertissement de modération: Nous vous rappelons que vos commentaires sont soumis à notre charte et qu'il n'est pas permis de tenir de propos violents, discriminatoires ou diffamatoires. Tous les commentaires contraires à cette charte seront retirés et leurs auteurs risquent de voir leur compte clos. Merci d'avance pour votre compréhension.

    Signalez un commentaire abusif en cliquant ici


    Merci de nous signaler les commentaires qui vous semblent abusifs et qui contiendraient des propos:
  • * Antisémites
  • * Racistes
  • * Homophobes
  • * Injurieux
  • * Grossiers
  • * Diffamatoires envers une personne physique ou morale

  • 2 thoughts on “Bien que la Mauritanie nie la réalité de l’esclavage, « la Charia islamique permet l’esclavage de 20% de la population » selon Biram Dah Abeid

    1. Jg

      Je ne comprend pas , il n y a pas de charges sociales sur les salaires , ni les 35 heures .
      Alors pourquoi l esclavage ?

    Laisser un commentaire

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *