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La conférence d’Evian : « La Honte absolue ». Juillet 1938


La conférence d’Evian : « La Honte absolue ». Juillet 1938

HISTOIRE

Par Marc-André Charguéraud

Evian a peut-être été utile à l’administration américaine comme « moyen pratique d’exprimer les désaccords du gouvernement américain » envers le comportement allemand et pousser l’opinion publique américaine vers « une opposition active contre le gangstérisme international » en abandonnant un isolationnisme excessif… Mais cette conférence a encore plus servi Hitler en lui apportant la preuve que l’engagement du monde pour sauver les Juifs était au mieux négligeable. » [1](33) Hitler l’a bien compris. Il ironise le 12 septembre 1938, à l’occasion d’un discours au rassemblement du parti à Nuremberg, « Ainsi ils (les états démocratiques) estiment que l’Allemagne avec ses 140 habitants au kilomètre carré va continuer à garder ses Juifs sans problèmes, alors que les empires mondiaux des démocraties avec seulement quelques personnes au kilomètre carré ne peuvent d’aucune façon les prendre en charge. En résumé, pas d’aide, seulement le prêche de bons sentiments.»[2]

Le Dantzig Vorpost quelques jours après la clôture de la conférence d’Evian ajoute : « Nous pouvons voir que l’on ne prend en pitié les Juifs que dans la mesure où cette pitié peut servir à monter une agitation perverse contre l’Allemagne, mais aucun Etat n’est prêt à combattre la honte culturelle en Europe centrale en acceptant quelques milliers de Juifs. Ainsi la conférence n’aura servi qu’à justifier la politique allemande contre les Juifs »[3]

Cette conférence a été l’occasion pour l’Occident d’exprimer des positions racistes indignes. Le délégué de l’Australie, le lieutenant-colonel T.W. White, dans un dérapage verbal digne des Nazis, conclut que « l’on comprendra sans doute aussi que, comme nous n’avons pas de problème racial réel en ce moment, nous ne soyons pas désireux d’en introduire un chez nous. » Et son collègue de Nouvelle-Zélande de lui faire écho en ajoutant : « Toute personne qui n’est pas de naissance et de sang britannique doit faire une demande au ministère des douanes. »  Un commentaire plus subtil mais tout aussi révoltant du délégué péruvien va dans le même sens.  Il justifie ses propres restrictions à l’immigration en se référant à la législation raciste américaine des années 1921 et 1924, qui a permis depuis de défendre l’héritage nordique et la race anglo-saxonne.[4]

Lorsque, le 25 mars 1938, Roosevelt convoqua cette conférence internationale, il en fixa le but : faciliter l’émigration d’Allemagne et d’Autriche des réfugiés politiques. Il faut entendre par là principalement les réfugiés juifs. La conférence fut un fiasco total, comme l’écrivit brutalement un journaliste de Newsweek : « Le président Myron Taylor, ambassadeur représentant les Etats-Unis, ouvrit la conférence. Le moment est venu où les gouvernements (…) doivent agir rapidement. La plupart des gouvernements agirent rapidement en claquant la porte aux réfugiés juifs. »[5] Evian fut la tribune où l’Occident annonça au monde désorienté l’abandon motivé des Juifs du Reich à leurs tortionnaires nazis.

L’un après l’autre les représentants des démocraties européennes vinrent dire qu’elles avaient déjà accueilli trop de réfugiés et que dorénavant c’était ailleurs qu’ils devaient aller. Pour Lord Winterton, l’Anglais, « les réfugiés devraient un jour ou l’autre se rendre dans un pays d’établissement définitif situé outre-mer. » Pompeux, le sénateur Béranger, qui représentait la France, déclara qu’« il est dans la logique de l’histoire humaine qu’aujourd’hui l’initiative et les ressources de ces nouveaux mondes soient offertes (…) à ces nouveaux essaims de réfugiés (…).» Plus vague, de Foy, le délégué belge, ajoutait : « ils (les Anglais et les Français) ont affirmé comme nous une saturation de l’immigration avec, il est vrai, un espoir de trouver avec patience des débouchés dans certains territoires d’outremer. » Le Suédois, Engzell, fut plus direct, pour lui « si l’on veut obtenir des résultats féconds, il faut arranger une émigration dirigée vers des pays en dehors de l’Europe. »[6]

Le haut-commissaire aux Réfugiés, Neill Malcolm, réaliste, conclura « qu’en pratique il n’y a aucune possibilité en ce moment pour une émigration à grande échelle. »[7]  Quoi de surprenant ? Dans son invitation, Roosevelt n’avait-il pas spécifié « qu’il ne serait demandé à aucun pays de recevoir un plus grand nombre d’immigrants que celui permis par les lois existantes. »[8] Fort de cette assurance, chaque pays put se retrancher derrière une abondante réglementation restrictive et s’il en manquait, il s’empressa de légiférer.. Là où la porte restait entrebâillée, elle fut fermée et verrouillée.[9]

Pour s’assurer un maximum de participants à la Conférence, Roosevelt avait ajouté, en lançant son invitation, « que le financement de l’installation des réfugiés restera la responsabilité des organisations privées. » [10] La motion de clôture d’Evian insista sur ce point comme si l’un quelconque des participants avait pu l’oublier. « Les gouvernements des pays de refuge ou d’installation ne seront en aucune façon responsables d’une quelconque obligation de financer l’émigration involontaire. »[11]

Aucun engagement d’admettre un réfugié supplémentaire, ni de dépenser un franc de plus : on peut se demander quelle était la raison d’être de la Conférence. Croire encore en 1938 que Hitler financera le départ des Juifs relève de l’inconscience, on ne le répétera jamais assez. Alors que penser des plus hautes autorités occidentales qui persistent dans une demande aussi peu raisonnable ? Sont-elles sincères ou, en se cachant derrière des déclarations morales, n’essaient-elles pas de calmer par des faux-fuyants une opinion publique choquée qui demande d’agir sans rien céder ?

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Quelques jours avant la réunion d’Evian, Sir Neville Henderson, l’ambassadeur anglais à Berlin, estimait que « la meilleure politique pour le délégué anglais à Evian était de faire dépendre l’arrivée de Juifs allemands ou autrichiens en Angleterre du montant des avoirs qu’ils pourraient emmener. Une telle politique inciterait le gouvernement allemand, qui a le plus grand désir de se séparer de ses Juifs, de relâcher ses lois sévères sur l’exportation des capitaux. »[12]  Quelques mois plus tard, le 5 octobre 1938, Roosevelt écrivait à Chamberlin sur le même thème : « Il semblerait raisonnable de penser que le gouvernement allemand assistera les autres gouvernements confrontés par ce problème, en relâchant suffisamment la pression sur ces personnes (les émigrants du Reich) pour permettre une émigration organisée leur permettant d’emmener avec elles un pourcentage raisonnable de leurs avoirs. »[13]

Tous ne parlent que de capitaux que les Juifs pourraient transférer. Est-ce à dire que l’Occident abandonne les Juifs les plus nombreux, ceux qui ne possèdent pas de capital ? L’Occident n’envisage-t-il de sauver que les riches ? Non, à en croire ce que répètent tous les chefs d’état, imités par tous les délégués à Evian. Si aucun juif réfugié ne doit tomber à la charge de l’état, tous les financements nécessaires pour les plus démunis seront assumés par les organisations privées, évidemment juives pour la plupart. Or elles n’ont même pas été invitées à Evian ! On décidera pour elles…Et elles n’auront plus qu’à régler la facture !

Que décide une Conférence qui veut se survivre ? Elle crée un comité. C’est ainsi que naquit le fameux Comité Intergouvernemental. Après la guerre, le sous-secrétaire d’état américain de l’époque écrivit : « Le comité aurait pu être responsable de succès exceptionnels avant et pendant les années de guerre mais… les résultats ne dépassent guère zéro. Le gouvernement des Etats-Unis lui-même permit au comité de devenir une nullité. »[14]  Comment aurait-il pu en être autrement ? Les délégués à la Conférence confiaient à l’ IGC le problème qu’ils avaient longuement discuté, mais auquel ils avaient été incapables d’apporter le moindre début de réponse : «approcher les gouvernements des pays de refuge pour augmenter les possibilités d’établissement permanent de réfugiés et persuader le gouvernement allemand de coopérer pour établir des conditions d’émigration ordonnées et en particulier convaincre les nazis de permettre le transfert du Reich d’un montant raisonnable des propriétés des réfugiés.»[15] Une mission impossible.

Samuel Niger, un journaliste yiddish qui vécut à New-York, a des mots terribles : « On avait souvent l’impression que ce n’était pas une conférence des nations puissantes, mais plutôt une réunion bien tranquille de philanthropes mesquins et sans cœur, dont chacun pensait que c’était à l’autre de donner et que lui-même avait déjà fait son devoir. » Constatant que ces 32 pays n’avaient pas pu s’engager dans une politique concertée d’accueil aux réfugiés, il concluait que cette conférence n’avait été « qu’une provocation diabolique des nazis : que tout le monde voie à quel point les démocraties sont impuissantes, que tout le monde comprenne une fois pour toutes qu’elles ne savent que parler et ne peuvent agir en rien. » [16]  Moins polémique, le jugement que porte le New-York Times tire une sonnette d’alarme angoissante sur l’incapacité généralisée des Occidentaux: « Lorsque 32 nations qui se disent démocratiques ne peuvent tomber d’accord sur un plan qui vise à sauver quelques centaines de milliers de réfugiés, tout espoir disparaît de les voir s’entendre sur quoi que ce soit. »[17] 

Au-delà des statistiques et de la faillite de ces montages politiques, les gouvernants occidentaux semblent ignorer les drames humains sur lesquels ils se penchent. Des centaines de milliers de damnés du IIIème Reich ont cru chaque jour que la Conférence d’Evian, puis l’IGC, allaient abréger leurs souffrances et les sauver. Or ils ont vécu un espoir dont l’existence même n’était qu’une illusion, une tromperie. Peut-on jouer ainsi avec les tourments d’autrui ? C’est odieux, et l’excuse des bons sentiments est inacceptable. Anne O’Mc Cormick, éditorialiste du New-York Times, exprime ce côté dramatique du théâtre absurde qui prit place sur les bords du lac Léman puis à Londres, siège de l’IGC : « On a le cœur brisé à la pensée de ces queues d’êtres désespérés aux abords de nos consulats à Vienne ou dans d’autres villes, attendant avec impatience ce qui va arriver à Evian.» O’Mc Cormick va plus loin et ajoute : «La question qu’ils mettent en évidence n’est pas seulement humanitaire…..C’est un test de civilisation. L’Amérique peut-elle vivre repliée sur elle-même, et laisser l’Allemagne s’en tirer avec sa politique d’extermination, permettre le fanatisme d’un homme de triompher sur la raison, refuser d’engager la bataille contre la barbarie ? »[18]

© Marc-André Charguéraud pour Europe Israël News

[1] Lipstadt, Deborah, Beyond Belief, The American Press and the Coming Holocaust, The Free Press, a division of MacMillan, New York 1986. p. 91 citant Times et Newsweek.

[2] Friedländer, Saul, Nazi Geremany and the Jews, Volume 1, The Years of Persecution, 1933-1939- Harpers& Collins , New York 1997. p. 249 citant Hitler Rede und Proklamationen Volume 2 p. 899.

[3] Fein, Helen, Accounting for Genocide, National Response and Jewish Victimization during the Holocaust, New York Free Press, New York 1979. p. 167.

[4] Actes du Comité Intergouvernemental , 615 juillet 1938 à Evian .

[5] Wyman, David, Paper Walls, American and the Refugee Crisis, 1938-1941, Pantheon, New York 1985, p. 50.

[6] Actes du Comité Intergouvernemental – Op.Cit.

[7] Strauss, Herbert A. (direction) Jewish Immigrants from the Nazi Period in the USA ,K.G.Saur, New York 1992. p. 335.

[8] David Wyman, Op. Cit. p. 43.

[9] Feingold, Henry, The Politics of Rescue, The Roosevelt Adminstration and the Holocaust, 1938-1945, Rutgers University Press, New Brunswick 1972. p. 99 – Donne la liste des pays et les dates auxquelles de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur.

[10] Sherman, Ari, Johsua, Island of refuge, Britain and Refugees from the Third Reich, 1933-1939, Paul Elek, Londres 1973. p. 123

[11]  Strauss Herbert A. Op. Cit. p. 364

[12] ShermanAri Johsua, Op. Cit. p. 113.

[13] Feingold Heney, Op. Cit. p. 39.

[14] Wyman David, Op. Cit. p. 51.

[15] Wyman David, Op. Cit. p. 50.

[16] Weinberg, David, Les Juifs à Paris, 1933-1939, Calman-Lévy, Paris 1974. «Parizer Haint» du 16 août 1938. p. 220

[17] Hassler Alfred, The life Boat is full, New York Funk and Wagnalls,  La Suisse terre d’asile, La politique de la Confédération envers les réfugiés de 1933 à 1945. Lausanne. 1971. p. 38 citant le «New York Times»

[18] Levin, Nora, The Holocaust Years, The Nazi destruction of European Jewry, 1933-1945, Robert Krieger, Malabar Florida 1990. McCormick, éditorialiste du «New York Times » . p. 28.

 







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  • 8 thoughts on “La conférence d’Evian : « La Honte absolue ». Juillet 1938

    1. yacotito

      Pensez ce que vous voudrez, mais pour moi la chose est claire:
      La honte et le remord parfois inconscient des pays européens leur fait accepter aujourd’hui une immigration qui va les détruire.
      C’est la punition divine pour ce qu’ils nous ont fait: nous fermer leurs frontières.
      Le jamais plus jamais les fait tomber dans l’excès inverse.

      En fait la bonne solution est de réaliser dans leur pays d’origine une zone sécurisée où les civils puissent fuir la violence, une zone cela va sans dire gardée par des militaires ayant l’autorisation de tirer sur tout assayant ou contrevenant.

    2. Asher Cohen

      Il n’est pas certain que la conférence d’Evian en 1938 ait été « la honte » des Nations occidentales. Les Juifs devaient ne compter que sur eux-mêmes, la suite des évènements l’a clairement démontré et dès son Discours d’Haïfa d’ Août 1944, Ben Gourion affirme le concept de Jewish self Reliance qu’il tire de la Bible (Jérémie 42.3). Les premiers Sionistes comme Hess, Herzl, et même Weizmann, avaient rêvé que les puissances de l’époque aideraient à la recréation de l’Etat Juif. La génération de Sionistes qui a suivi a même commis l’erreur fatale de laisser les Juifs s’entretuer en combattant pour des puissances européennes, pour des causes qui ne les concernaient pas. Ce n’est que durant les années 1930 et la montée des périls, que les Sionistes ont compris que les Anglais répudiaient la Déclaration Balfour et le Mandat de la SDN, pour plaire aux arabes. Dès 1940, les puissances de l’Axe ont clairement annoncé aux arabes, tant radio Berlin que radio Bari, qu’elles élimineraient le Foyer National Juif de Palestine et assureraient l’indépendance des musulmans. Dès décembre 1941, donc plusieurs mois avant la conférence de Wansee, Thomas Mann a dénoncé sur les ondes de la BBC l’extermination des Juifs par les allemands, et en août 1942, le Gouvernement Polonais en exil a informé Washington des camps nazis d’extermination. Quelle a été la réponse des Alliés? Tout simplement de censurer cette information, et les Anglais ont continué d’appliquer à la lettre le Livre Blanc de 1939 et de bloquer toute immigration Juive en Palestine. On ne parle même pas de la Conférence des Bermudes d’avril 1943, convoquée par Roosevelt pour trouver une solution pour ces réfugiés Juifs fuyant la mort certaine. Elle n’a aboutit à rien. On peut donc comprendre qu’un jeune Juif du Yishuv qui voit couler le Patria dans le port d’Haïfa et mourir des dizaines de réfugiés Juifs d’europe, ait pu alors décider d’assassiner Lord Moyne, le Haut Commissaire Britannique. Les Sionistes ont alors compris qu’ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes et se sont révoltés contre les Anglais.

    3. serge027

      Les anglais portent une lourde responsabilité dans la Shoah pour NON ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER DE MORT. En fermant les frontières d’Eretz Israël au pire moment ils vouaient les juifs d’Europe à l’extermination. Lord Moyne lors des ultimes négociation en 44-45 pour sauver un million de juifs hongrois a répondu « où voulez vous que je les mettent ». C’est cette parole qui lui a valu son assassinat par des membre de l’Irgoun. Les arabes de Palestine sous la direction du Mufti grand collaborateur d’Hitler portent aussi une responsabilité directe dans la Shoah. Alors quand la propagande palestinienne émet la phrase suivante: « les palestiniens ont payé le prix d’un crime européen » et prétendent qu’Israël est une conséquence de la Shoah et qu’ils n’y sont pour rien MENTENT DOUBLEMENT!!!

    4. serge027

      ERRATA: Le 6 novembre 1944, Walter Guinness (Lord Moyne) est assassiné au Caire par Eliahou Beit Tsouri et Eliahou Hakim, deux membres du courant « cananéen » du Lehi, un groupe armé radical juif. Les deux résistants seront jugés en Égypte, et exécutés le 22 mars 1945.

      Dans les années 1970, les corps des deux résistants, enterrés en Égypte, seront échangés contre 20 prisonniers arabes, et enterrés au « monument des héros » à Jérusalem.

    5. Robert Davis

      Bien sûr que les faux palestiniens et les arabes en général portent la responsabilité de la Shoah, c’est indéniable: c’est le mufti de jerusalem haj amin el Husseini qui demanda avec véhémence à Hitler de tuer les juifs et non de les déporter pour qu’ils ne viennent pas en Palestine.

    6. Asher Cohen

      Lord Moyne était le milliardaire propriétaire des productions de bière Guiness, pouvait-il comprendre la détresse des Juifs d’europe dans la misère et menacés de mort certaine?

      En 1940, le raffiot Patria est arrivé au port d’Haïfa avec plusieurs centaines de réfugiés Juifs d’europe. Les anglais lui ont refusé le débarquement. Pour forcer le débarquement, la Haganah a crée une brèche par explosion dans la coque du navire qui a malheureusement coulé avec plusieurs centaines de Juifs tués. C’est Eliahou Hakim qui a assisté à cette scène.

      La collaboration des arabes avec les Nazi est flagrante, tant au Proche Orient qu’au Maghreb. Il y a une déclaration commune d’Hitler et Mussolini, de décembre 1941 qui promet aux arabes l’élimination et le pillage du Foyer national Juif, ainsi que leur libération du joug franco-britannique. Il y a la révolte de Rashid Ali en Irak, pro-allemand qui se fait soutenir par les troupes allemandes du Caucase. L’antijuif Pétain a permis aux avions allemands d’utiliser les aérodromes syriens pour se rendre en Irak. C’est dans la guerre en syrie contre les pétainistes merdeux que Moshe Ben Dayan a perdu un oeil. Le mufti de Jérusalem était totalement impliqué dans l’Holocauste des Juifs d’europe. De plus après la prise de Tobrouk aux Anglais, Rommel fonçait sur Alexandrie, et les égyptiens l’attendaient en libérateur des anglais. Le roi farouk a été pris cherchant à passer en Irak avec des informations sur les structures militaires britanniques. Tant par l’armée rommel que par l’Irak et la Syrie pétainiste, les allemands menaçaient clairement le Canal de Suez et la Palestine, et donc le Yishuv.

      Tout cela montre combien les Juifs étaient entourés d’ennemis, arabes, anglais, allemands, français pétainistes, etc..et en prime les anglais les empêchaient d’entrainer et armer des troupes Juives, montrant clairement qu’ils répudiaient le Foyer National Juif. On peut donc parfaitement comprendre la Résistance des combattants Juifs du Lehi, et que Begin ait fait sauter le King David par l’irgoun. Les arabes mentent parfaitement quand ils accusent ces Juifs d’actes de terrorisme. On peut comprendre qu’en 1945, quand est révélée la Réalité des camps d’extermination et l’ampleur des assassinats, les Sionistes devaient désirer la vengeance.

    7. LeClairvoyant

      Tout le mode savait le sort qu’Hitler réservé aux Juif d’Europe, mais tout le monde s’est mis d’accord pour mieux fermer les portes déjà fermés. Et maintenant ce sont les islamo-nazis et gauchistes, que de nous jours se chargent de chasser les juifs d’Europe, qu’Hitler n’a pas eu le temps d’exterminer.

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