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Le Royaume-Uni est dépassé par le nombre de cas de mariages forcés


Le Royaume-Uni est dépassé par le nombre de cas de mariages forcés

Les mariages forcés, qui se comptent en plusieurs milliers au Royaume-Uni et dans lesquels les parents jouent souvent un rôle central, font rarement l’objet d’une condamnation.

En cause, selon une enquete du Guardian, la difficile libération de la parole des victimes, femmes ou hommes.

Quatre ans et demi de prison ferme. C’est la peine à laquelle a été condamnée une mère de famille britannique, le 22 mai dernier, après avoir fait pression sur sa fille de 17 ans pour qu’elle épouse un Pakistanais de 34 ans. D’après une récente enquête du quotidien The Guardian, les autorités britanniques auraient enregistré 3.546 mariages forcés entre 2014 et 2016. Selon les associations et les organisations non gouvernementales, qui mettent en place des lignes téléphonique d’assistance, les cas de mariages forcés au Royaume-Uni seraient en fait beaucoup plus nombreux. En 2017, l’ONG Karma Nirvana aurait reçu plus de 8.870 appels et témoignages.

En 2016, une enquête du Sunday Times remarquait déjà l’écart frappant entre les chiffres des cas traités par les autorités, ceux des associations d’aide aux victimes, et le peu de condamnations. Le journal reprochait au gouvernement de fermer les yeux afin de ne pas heurter les communautés concernées ou d’être accusé de xénophobie.

Selon l’article 37 de la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (appelée convention d’Istanbul), les États ont le devoir d’ériger en infraction pénale «le fait, lorsqu’il est commis intentionnellement, de forcer un adulte ou un enfant à contracter un mariage». En Grande-Bretagne, le mariage forcé est criminalisé depuis 2014, mais le nombre de condamnations n’a pas suivi. Le verdict du 22 mai est le premier de ce genre au Royaume-Uni.

Un homme obligé de verser l’intégralité de ses revenus à sa belle-famille

«Nous savons qu’il y a des millions de femmes, de filles, mais aussi d’hommes, victimes de mariages forcés en Grande-Bretagne. Pourtant, ce crime demeure terriblement sous-estimé», déplore, dans The Guardian, Jasvinder Sanghera, le directeur de Karma Nirvana.

«La majorité des victimes sont des citoyennes européennes qui font partie de la deuxième ou troisième génération de migrants», explique au Figaro Isabelle Gillette-Faye, directrice générale de la Fédération nationale GAMS (mutilations sexuelles féminines et mariages forcés). Elle précise qu’au Royaume-Uni, les pays d’origine de la majorité des victimes sont l’Inde et le Pakistan, anciennes colonies britanniques.TheGuardian évoque également l’Afrique du Nord parmi les régions d’origine les plus fréquentes.

Dans d’autres cas, les victimes arrivent en Grande-Bretagne avec un visa d’époux ou d’épouse. Souvent incapables de parler anglais et menacées d’expulsion, elles se retrouvent alors dans un cercle vicieux propice aux abus. Parmi les cas évoqués parThe Guardian figure celui d’une adolescente originaire du nord de l’Angleterre, confinée à la maison et violée quotidiennement, ou encore celui d’un homme obligé de verser l’intégralité de ses revenus à sa belle-famille.

Une unité de police spécialisée dans les mariages forcés

Le manque de prise en charge du problème par les autorités s’explique aussi par les difficultés à détecter les mariages forcés. «Selon les communautés, des mariages traditionnels ont lieu au domicile des parents, en dehors des bâtiments administratifs», remarque Isabelle Gillette-Faye. «On ne peut connaître le nombre de mariages forcés que parce que les victimes parlent», ajoute-t-elle. Or, les rares victimes qui s’expriment s’adressent souvent à des associations d’aide afin de se mettre à l’abri. Mais elles refusent de porter plainte, pour ne pas mettre leurs parents dans une situation délicate.

Pourtant, la Grande-Bretagne est le seul pays européen à disposer d’une unité de police spécialisée dans les mariages forcés: la Forced Marriage Unit, financée par le ministère de l’Intérieur. Entre 2015 et 2016, elle est intervenue plus de 1.200 fois. L’écart entre les cas avérés, les témoignages reçus par les associations et les condamnations effectives, n’est pas propre au Royaume-Uni. En Allemagne, les structures d’accueil ont été approchées 3.443 fois en 2008, mais seuls 56 cas potentiels ont été traités par la police, et une seule condamnation a eu lieu, selon leguide de l’Union européenne sur les mariages forcés publié en novembre 2016.

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  • 2 thoughts on “Le Royaume-Uni est dépassé par le nombre de cas de mariages forcés

    1. Pinhas

      Le Royaume-Uni est dépassé !!!!!

      Mais pauvres abrutis ,C’est vous qui avez permis cela tout comme la France , l’Allemagne, etc…

      Alors que les britich fassent leur ménage et leur pays redeviendra anglais ….

    2. Pinhas

      Vive L’Europe, le paillasson des muzz.

      Allons messieurs et mesdames les soit disant dirigeants, redevenez des gens honorables et faites le ménage dans la maison Europe.

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